Français de souche, universitaire retraité, militant de toujours. Dénonciateur de l'injustice, du mensonge, de la mauvaise foi. Pourfendeur de l'impérialisme capitaliste et du sionisme assassin.
Ami des obscurs, des sans-grades, de l'Afrique des pauvres, des latinos, des Palestiniens et des sans-papiers en général.
Amoureux de l'art, de la littérature, de Mozart et de l'islam shî'ite !
08-02-2010
BHL se ridiculise ...
Il est des arbres qui ne devraient pas être abattus. Surtout s'il s'agit de faire du papier pour les oeuvres de BHL (Bernard-Henri Levy),ce grand philosophe que la terre entière nous envie et dont nous sommes les fils indignes de sa pensée lumineuse.
Il sort le 10 février prochain deux livres (vous avez réservé ?), fruits de ses cogitations sur le monde présent et à venir. Des magazines viennent de lui consacrer de longs panégyriques (à l'exception de Marianne et du Nouvel Observateur). Sa communication vaut celle d'un pro, d'un homme qui sait comment vendre et comment penser vendre.
Las, il y a un lézard et de taille: dans le deuxième bouquin : « De la guerre en philosophie », ce grand esprit s'en prend aux autres (d'esprits): Marx, par exemple, est un « nul », un « esprit inutile », Hegel itou: « une source d'aveuglement ».
Kant, lui, s'en prend plein la figure: « fou furieux de la pensée, enragé du concept ».
On comprend combien étaient lucides ces vrais penseurs qu'étaient Castoriadis, Deleuze et Bourdieu et pourquoi ils le tournaient dérision.
Mais survient le comble du ridicule: je cède la plume à l'article du Nouvel Obs.
« A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. (C'est moi qui souligne). Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », où il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B. ». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant », pochade aussi érudite qu’hilarante publiée en 1999 (et rééditée en 2004) aux éditions Mille et une nuits sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d’ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : « Landru, précurseur du féminisme "
BHL se targue d'avoir déserté « ce mouroir » qu'est l'Université. Heureusement pour elle !
L'Ukraine n'a pas cédé à la sirène, elle a préféré le terne mais pragmatique Viktor Ianoukovitch à l'accorte et expansive Ioula Timocheko. Cette dernière avait promis l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne dès qu'elle serait élue et autres fariboles de ce genre, le peuple a choisi, elle conteste le résultat, râle, ce doit être dans sa nature.
Souvenez, en 2004 les médias s'extasiaient devant une révolution orange qui allait voir ce qu'on allait voir: le retrait du giron russe, le relèvement spectaculaire du pays, la démocratie joyeuse, l'Otan triomphant et Mc Do à tous les coins de rue. A la place, ce fut la corruption (encore plus) généralisée, la tension linguistique entre russophones et Ukrainiens de souche exacerbée, les usines fermées, les mines vieillissantes, la déception, la gueule de bois encore plus migraineuse qu'avant.
Ianoukovitch revient aux fondamentaux, il est de ceux qui savent que l'Ukraine est un Etat, ce n'est pas une nation, elle est un composé de régions plus ou moins soudées entre elle et partagées par une langue soeur du russe, peut-être, mais fière de ses caractéristiques. Il sait que l'Histoire est là pour rappeler à tout un chacun que l'Ukraine et la Russie sont unies par une géographie et une histoire intimement entremêlées, ces deux Etats sont proches l'un de l'autre et l'Ukraine bien plus de Moscou que de Berlin ou Bruxelles.
C'est donc une victoire du réalisme. Reste à réformer des moeurs politiques qui se sont encore plus relâchés depuis que le miroir aux alouettes à fait saliver plus d'un élu. L'avenir de l'Ukraine se fera non pas dans l'U.E, illusion à paillettes, mais « la main ans la main » avec la Russie.
Et j'ajoute que l'avenir d'une Europe souveraine se fera aussi avecs l'Est ».
L'Est, c'est la Russie, un immense pays aux réserves de matières premières et d'énergie considérables, un pays peu peuplé qui a besoin de la technologie européenne, des produits, des machines de l'Europe et qui en retour lui assure son indépendance énergétique.
Un partenariat entre L'Europe (pas nécessairement celle des 27) et la Russie, cela signifie un marché de 500 à 600 millions d'habitants, un territoire qui irait de l'Atlantique au Pacifique, avec accès aux mers du Sud et l'océan Arctique qui sont des espaces faciles à contrôler.
Si, en plus, un partenariat se crée avec la Turquie, future puissance au proche orient et porte d'entrée de l'Asie centrale, vous imaginez sans peine la valeur géo-stratégique de ces partenariats.
L'Europe de l'Otan et de l'atlantisme, c'est l'Europe vassalisée, réduite à une collection de souverainetés d'opérette, toutes féales des Etats-Uns, c'est la chasse gardée des entreprises multi, très multi, nationales, c'est une Europe des marchandises où l'Européen doit être un consommateur avant d'être un acteur, et son rôle sera voisin des coulisses.
L'Ukraine se réveille au lendemain d'une ivresse mensongère.
Les marchés financiers américains attaquent l'euro
Jour après jour, il apparaît de plus en plus clair que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro : d’abord la Grèce avant le Portugal, l’Espagne, etc. Pas par idéologie, mais pour empocher un maximum de bénéfices, à l’image d’un Georges Soros qui, en 1992-93, a eu la peau de la lire italienne et de la livre britannique et a failli avoir celle du franc français… Devenu immensément riche, le banquier américain prêche désormais la moralisation du capitalisme.
Le problème est qu’il ne sert plus à rien d’expliquer que la faillite de la Grèce est totalement improbable. Les marchés sont entrés dans une zone où la rationalité n’est plus de mise. Les rumeurs les plus folles circulent, les banques calculent déjà leurs pertes en cas de défaut de la Grèce, la panique s’étend d’heure en heure, alimentée par des déclarations boute feu, telle celle du gérant obligataire américain, Pimco, qui recommande « de se tenir à l’écart de la zone euro »… Résultat : l’euro et les bourses plongent et la Grèce et ses citoyens payent le prix fort.
Preuve que l’on est dans l’irrationnel le plus total : l’écart de taux d’intérêt (« spread »)entre la Grèce et l’Allemagne, la signature la plus sûre de l’Union, sur les emprunts à deux ans, a atteint 550 points de base, et 370 sur les emprunts à dix ans, du jamais vu ! Les marchés exigent désormais d’Athènes des taux d’intérêt deux fois supérieurs à la moyenne des pays émergents…
De même, le taux des CDS sur la Grèce s’envolent. De quoi s’agit-il ? Il faut savoir que le marché des « credit default swap », c’est-à-dire l’assurance qu’un prêteur contracte pour se prémunir contre un défaut d’un État à qui il a prêté de l’argent, s’est autonomisé : on peut acheter et vendre des CDS sans acheter le titre d’emprunt qui va avec, et en fonction de la demande et de l’offre, le taux d’intérêt appliqué au CDS varie à la hausse ou à la baisse. Ce taux permet de savoir si le marché pense qu’un État va faire défaut. Or, vendredi, le CDS grec était à 428 points de bases, un niveau là aussi sans précédent, alors que celui du Liban n’était qu’à 255, celui de l’Égypte, à 263 ou celui du Maroc à 113, des économies dont la solidité n’est plus à démonter... Plus inquiétant, le spread sur les emprunts et les CDS portugais et espagnol suivent aussi une pente ascendante.
Que se passe-t-il réellement ? Selon des informations fiables que j’ai obtenu vendredi, émanant à la fois d’autorités de marché et de banques, une grande banque d’investissement américaine (qui a bénéficié du plan de sauvetage des banques US) et deux très importants hedge funds seraient derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Leur but ? Gagner un maximum d’argent en créant une panique qui leur permet d’exiger de la Grèce des taux d’intérêt de plus en plus élevés tout en spéculant sur le marché des CDS, un marché non régulé et totalement opaque, afin là aussi de les vendre plus cher qu’ils ne les ont achetés. Pourquoi ne pas citer les noms ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un faisceau de présomptions qu’un tribunal risque de juger insuffisant en cas de procès. Et comme le dit un opérateur de marché : « on ne joue pas avec ces gens là ».
D’après mes informations, les deux hedge funds qui tiennent l’essentiel du marché grec des CDS ont été furieux de n’avoir reçu que 2 % du dernier emprunt grec (lancé le 25 janvier, pour une durée de 5 ans, il a recueilli 25 milliards d’euros de demande, pour 8 milliards finalement levés). Comme ils ont acquis beaucoup de CDS, il leur fallait, pour garantir leurs gains (en cas de chute des taux desdits CDS), mettre en face du papier, c’est-à-dire des emprunts d’État (ce qu’on perd sur un CDS, on le gagne ainsi sur l’emprunt et réciproquement). Car ils ont un gros problème : pour l’instant, ils ne peuvent pas vendre ces CDS sinon ils feraient eux-mêmes baisser les cours. Pour montrer leur force de frappe, et faire grimper encore les CDS, ils attaquent donc la Grèce en créant de la panique: « les CDS, c’est un puits sans fond : avec 200 millions de dollars, vous jouez comme si vous aviez un milliard de dollars », explique un analyste de marché. Même jeu pour la banque d’investissement américaine qui espère, à terme, pouvoir prêter directement de l’argent à une Grèce devenue incapable d’emprunter sur les marchés. Une fois le pays à genoux, elle ira voir le gouvernement pour lui proposer un prêt à un taux évidemment prohibitif…
Afin d’accroître la panique, ces hedges funds et la banque d’investissement américaine se sont mis à vendre à tour de bras de l’euro, suivis par des investisseurs tétanisés. Si l’euro baisse, n’est-ce pas parce que la zone euro va éclater ? Ce qui justifie que l’on exige des taux d’intérêt toujours plus hauts de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne… Hier, la monnaie unique a presque atteint 1,36 dollar : en moins de quinze jours, il a perdu dix cents, quinze cents depuis deux mois. Une glissade qui ne correspond à rien, mais qui, effet collatéral, donne de l’air à l’économie européenne : plus l’euro baisse, plus les produits made in eurozone deviennent attractifs. « Une très bonne nouvelle dans ce marasme », ironise un analyste.
Face à une telle attaque, l’Union européenne ne peut plus rester l’arme au pied. Elle doit essayer de calmer les marchés en leur faisant comprendre qu’ils sont victimes de spéculateurs et qu’ils risquent de perdre beaucoup en les suivant. Si le message est entendu, nos deux hedge funds et la banque américaine « vont se retrouver en culotte », affirme un opérateur de marché… Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a ironisé, jeudi, sur les inquiétudes des investisseurs : « savez-vous que le FMI s’attend à un déficit budgétaire de 6 % du PIB en 2010 pour les seize pays de la zone euro ? D’autres grandes nations industrielles, le Japon comme les États-Unis, sont à lus de 10 % ». Un langage que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre.
Il devient aussi nécessaire que l’Union affirme sa solidarité sans faille avec les pays attaqués. L’heure n’est plus au rappel du traité de Maastricht qui interdit que l’on vienne au secours d’un État membre de la zone euro. Si les investisseurs ont la garantie absolue que la Grèce ne coulera pas, le calme reviendra. L’Allemagne, jusqu’ici très réticente à affirmer cette solidarité, commence à comprendre que l’euro est désormais en danger : jeudi, Angela Merkel, la chancelière allemande, a estimé, à Paris, qu’il fallait mettre en place « un gouvernement économique de Vingt-sept ». Berlin et Paris feront donc des propositions communes lors du sommet du 11 février. Enfin, il faut aller plus loin dans la régulation : Michel Barnier, le futur commissaire européen au marché intérieur, m’a confirmé hier qu’il avait l’intention de proposer une directive « sur les marchés des produits dérivés (dont les CDS), dont 80 % échappe à tout contrôle alors qu’ils représentent plus de 600 000 milliards de dollars dans le monde. Il faut inverser cette proportion ».
Les marchés ont une nouvelle fait la preuve qu’ils ne comprennent qu’un langage : celui du pouvoir, brutal de préférence.
Le tassement du nombre des chômeurs en décembre en a étonné plus d’un.Il ne fait pourtant que refléter la bizarrerie statistique qui n’a cessé de s’amplifier depuis le début 2009. Moins il y a d’emplois,plus le nombre des chômeurs quittant Pôle Emploi augmente.
C’est bien simple. Entre janvier et septembre 2009, selon le ministère du Travail, la crise économique a provoqué la destruction de 346.400 emplois, soit près de 38.500 par mois. Or, toujours selon le ministère du Travail, le nombre des chômeurs sortis de Pôle Emploi n’a cessé de grossir, passant de 411.500 en janvier à 485.900 en septembre.
Le flux des sorties a d’ailleurs encore augmenté depuis, atteignant 503.400 en décembre. Mais on ne pourra comparer son intensité au nombre des emplois créés – ou détruits – que dans quelques semaines, lorsque seront publiées les statistiques trimestrielles de l’emploi à la fin décembre 2009.
Où sont donc allés ces 503.400 chômeurs lorsqu’ils ont quitté le Pôle Emploi en décembre ? Quelque 109.000 d’entre eux seulement ont retrouvé un travail et ont été rayés de la liste des chômeurs pour le bon motif. Pas plus de 34.000 ont bénéficié d’un stage. Défalquons les 41.000 qui ont cessé de rechercher un emploi, notamment parce qu’ils en ont été dispensés ou parce qu’ils furent malades. Otons encore les 42.000 « radiations administratives » et les 57.000 « autres cas ».
Reste le gros morceau : les 196.000 « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation ».Leur nombre a dépassé 190.000 sept mois sur douze en 2009 et c’est un record décennal. Il s’agit de demandeurs d’emploiqui n’ont « pas actualisé leur déclaration de situation mensuelle », indique le ministère du Travail. Cela ne veut évidemment pas dire qu’ils ont retrouvé un emploi. Le seule engorgement du site Internet de Pôle Emploi peut en inciter plus d’un à reporter cette actualisation.
Ce n’est pas tout.Le 10 juin, Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, faisait part de ses projets immédiats dans une interviewau journal Le Monde. « J’entends, disait-il, que l’ensemble des ateliers, des activités de bilan et d’évaluation, jusqu’ici réalisés par Pôle emploi, soient confiés à des prestataires externes. »
Outre cette sorte de privatisation,il s’apprêtait, ajoutait-il, à lancer « des appels d’offres régionaux pour sélectionner les organismes qui formeront quelque 100 000 chômeurs cette année ». Or comme on le sait, un chômeur en formation n’apparaît plus dans les statistiques du chômage.
Nicolas Sarkozy étonna son auditoire, l’autre soir sur TF1, en annonçant avec aplomb une baisse du chômage « dans les prochaine semaines, les prochains mois ». Ce qui serait étonnant, c’est qu’il en aille autrement.
Il décape le monde germanopratin qui le gonfle, s'en prend à BHL, parle des éditeurs qu'il snobe, préférant vendre ses bouquins sur internet. Dit des choses justes sur Israêl, l'Iran, les "gens de lettres". Il fait tout pour qu'on le déteste, mais échoue lamentablement. Il se réclame de Céline...Il s'appelle Marc-Edouard Nabe !
La farce du sommet de Copenhague sur le Changement Climatique a confirmé la réalité d’une guerre mondiale menée par les riches contre la majorité de l’humanité. Elle a aussi révélé l’existence d’une résistance qui grandit comme jamais auparavant : un internationalisme qui associe la sauvegarde de la planète terre avec les droits de l’homme universels, et exige que justice soit faite pour tous ceux qui envahissent et dépossèdent en toute impunité.
La résistance palestinienne au vol de leur pays a atteint un tournant en 2001 lorsqu’Israël fut qualifié d’Etat d’apartheid lors d’une conférence des Nations Unies sur le racisme à Durban, en Afrique du Sud. Selon Nelson Mandela, la justice pour les Palestiniens constitue « le plus grand enjeu moral de notre époque ». L’Appel de la Société Civile Palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), fut lancé le 9 juillet 2005, dans l’esprit du grand mouvement non-violent qui a balayé le monde et provoqué l’effondrement de l’Apartheid africain. « Au cours des décennies d’occupation et de vols, » a écrit Mustafa Barghouti, une voix de la sagesse dans le paysage politique palestinien, « 90% de la lutte palestinienne a été non-violente… Une nouvelle génération de dirigeants palestiniens s’adressent au monde exactement comme Martin Luther King l’aurait fait. Ce même monde qui rejette tout recours à la violence de la part des Palestiniens, même dans les cas flagrants de légitime défense, pourrait-il nous reprocher la non-violence employée par des hommes tels que King et Ghandi ? »
Aux Etats-Unis et en Europe, les syndicats, les associations universitaires et les grandes églises ont ravivé les stratégies et tactiques employées contre l’apartheid sud-africain. Lors d’une résolution adoptée par 431 voix contre 62, l’église Presbytérienne des Etats-Unis a voté en faveur « d’un processus de désinvestissement progressif et sélectif contre les multinationales qui font des affaires avec Israël ». Cette décision avait été précédée par le jugement rendu par la Cour Internationale de Justice déclarant le mur d’Israël et ses « colonies » comme illégales. Un jugement similaire avait été rendu par la Cour en 1971 pour condamner l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud, déclenchant ainsi un boycott international.
A l’instar de la campagne contre l’Afrique du Sud, la question centrale est le respect de la loi. Aucun état ne se permet de violer le droit international avec autant de désinvolture qu’Israël. En 1990, une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui exigeait le retrait de Saddam Hussein du Koweït était pratiquement mot à mot la même que celle qui exigeait le retrait d’Israël de la Cisjordanie. Les Etats-Unis et leurs alliés ont attaqué et chassé l’Irak alors qu’Israël a toujours été choyé. Le 11 décembre (2009), le Président Obama a annoncé une « aide » de 2,75 milliards de dollars pour Israël, un acompte sur les 30 milliards que les contribuables américains en plein marasme économique devront sortir au cours des dix années à venir. L’hypocrisie est désormais bien comprise aux Etats-Unis, où les campagnes de boycott deviennent monnaie courante. Une campagne sur le thème de « la beauté volée » est menée contre les produits de beauté Ahava qui sont fabriqués illégalement dans des « colonies » de la Cisjordanie et a forcé la compagnie à se séparer de son « ambassadrice », la célèbre Kristin Davis, star de la série Sex and the City. En Grande-Bretagne, Sainsbury’s et Tesco sont sous pression pour révéler quels sont leurs produits fabriqués dans les « colonies » dont la commercialisation viole l’accord de commerce entre l’Union Européenne et Israël.
En Australie, un consortium dont fait partie la compagnie française Veolia a perdu un marché d’un milliard de dollars pour une usine de désalinisation suite à une campagne révélant le projet de Veolia de construire une ligne de tram reliant Jérusalem aux « colonies ». En Norvège, le gouvernement a retiré son soutien à une société de haute-technologie israélienne, Elbit, qui a participé à la construction du mur qui traverse la Palestine. Il s’agit du premier boycott officiel d’un pays occidental. « Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui participent aussi ouvertement à la violation du droit humanitaire international », a déclaré le ministre des finances norvégien.
En 2005, une association de professeurs d’université en Grande-Bretagne (Association of University Teachers in Britain - AUT) a voté en faveur d’un boycott des institutions universitaires israéliennes complices de l’oppression contre les Palestiniens. La campagne de l’AUT a du faire marche arrière lorsque le lobby pro-israélien a déclenché une vague d’attaques personnelles et d’accusations d’antisémitisme. L’écrivain et militant palestinien Omar Barghouti l’a qualifié de « terrorisme intellectuel » : une perversion intellectuelle qui transforme en antisémitisme toute opposition au racisme exercé contre les Palestiniens. Cependant, pratiquement tout a changé après l’attaque Israélienne contre Gaza le 27 décembre 2008. La première campagne étatsunienne pour un boycott universitaire et culturel d’Israël a été lancée, en présence de Desmond Tutu. Lors de sa conférence de 2009, le Congrès des Syndicats Britannique a voté en faveur d’un boycott de la consommation. Le « tabou israélien » venait de tomber.
Parallèlement, on assiste à un développement rapide de la loi pénale international depuis l’affaire Pinochet en 1999 lorsque l’ancien dictateur du Chili fut placé en résidence surveillée en Grande-Bretagne. Les criminels de guerre israéliens courent désormais le risque d’être traînés en justice là où s’appliquent des lois à « juridiction universelle ». En Grande-Bretagne, la Convention de Genève de 1957 est renforcé par le rapport de l’ONU sur Gaza du juge Richard Goldstone qui en décembre a obligé un juge londonien à émettre un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Tzini Livni, ancien ministre des affaires étrangères d’Israël. Au mois de Septembre, seule une immunité diplomatique a évité à Ehud Barak, ministre de la défense d’Israël lors de l’assaut contre Gaza, d’être arrêté par Scotland Yard.
Il y a un an à peine, 1400 personnes sans défense à Gaza furent assassinése par les Israéliens. Le 29 décembre dernier, Mohamed Jassier était le 367e habitant de Gaza à mourir parce que les médicaments qui auraient pu le sauver sont interdits par Israël. Gardez cela bien à l’esprit la prochaine fois qu’une chaine de télévision « équilibrera » de telles souffrances avec les protestations sournoises des oppresseurs.
Une dynamique a été enclenchée. Pour la première commémoration de l’atrocité de Gaza, une grande procession humanitaire de 42 pays – musulmans, juifs, chrétiens, athées, jeunes et vieux, syndicalistes, artistes, musiciens et ceux qui menaient les convois de nourriture et de médicaments – a convergé vers l’Egypte, et même si la dictature au Caire à la solde des Etats-Unis a empêché la majorité d’atteindre Gaza, les gens dans cette prison à ciel ouvert savaient qu’ils n’étaient pas seuls, et des enfants ont grimpé sur les murs pour hisser des drapeaux palestiniens. Et ce n’est que le début.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal...
Les charniers attirent les charognards : Sur Haïti se sont abattus des vols de vautours, des « mercernaires de la foi » venus, pour reprendre les termes d'un brave curé de Martissant, « prospérer sur la misère » et les fosses communes : évangélistes, scientologues, illuminés de toutes lueurs, sermonneurs, baptisant à la chaîne et soignant par des versets bibliques (sans concurrence coranique, on a beau être partisans du libre marché, on se satisfait de détenir le monopole de la distribution d'opium du peuple), agissant sans contrôle mais souvent sous la protection armée des troupes américaines, engorgeant l'aéroport en retardant l'arrivée de fournitures vitales (dont des médicaments)... L'un de ces charognards, cité par « Le Courrier », explique : « On va là où Dieu nous appelle, en Afghanistan s'il le faut ». Dieu est prudent : Haïti étant plus sûre, ils sévissent en Haïti.
Pillards Un groupe de baptistes américains, membre de ce qui se présente comme une organisation caritative, le Refuge pour une nouvelle vie, a été arrêté à la frontière dominicaine avec 33 enfants qu'ils tentaient d'amener aux USA sans aucune demande, et alors même que plusieurs de ces enfants n'étaient pas orphelins. Les bons apôtres se défendent : « Dieu nous (le) dicte ». Dieu a toujours eu bon dos. Surtout en Haïti : la majorité (55 %) des Haïtiens sont catholiques, un petit tiers (30 %) protestants (toutes obédiences confondues), et les autres adeptes d'un vaudou dont sont d'ailleurs également adeptes un grand nombre, sinon la plupart, des chrétiens haïtiens. En labourant les ruines d'Haïti, les talibans chrétiens qui se sont abattus sur le pays après le séisme ne prennent guère de risques, sinon celui, dont ils se contrefoutent, d'aggraver encore la situation des Haïtiens. Et en particuliier des enfants (45 % de la population). Les Américains ont « repris le chemin d'Haïti », écrit Le Monde. Ils le connaissent bien, ce chemin : ils n'ont jamais quitté Haïti depuis un siècle. Pour Obama, « nous sommes à un de ces moments où doit s'exercer le leadership américain », grandement mis à mal par ses propres échecs et la montée en puissance de nouveaux acteurs (la Chine, l'Inde, le Brésil). Sur Haïti ce leadership va s'exercer sur un champ de ruines. Obama fait de Haïti une «priorité» (moins périlleuse que l'Afghanistan), envoie 12'500 soldats dans l'île dévastée, exige une réponse « agressive » et charge Dobleyou Bush et Bill Clinton de récolter des fonds. l'ONU prétend assurer la coordination des secours, mais sur l'aéroport de Port-au-Prince flotte le drapeau des USA, et c'est l'armée américaine qui a pris les commandes de l'opération humanitaire en Haïti, qui régule l'envoi des équipes de secours, qui décide des rotations d'avions et choisit lesquels (les siens, d'abord) peuvent aterrir. Et qui donc accepte que des avions privés transportant une cargaisons de prédateurs religieux s'y succèdent. L'écrivain haïtien Dany Laferrière n'appelle pas seulement à cesser de parler de « malédiction » en évoquant Haïti (« c'est un mot insultant qui sous-entend qu'Haïti a fait quelque chose de mal et (qu'elle) le paie »), mais aussi de cesser de parler de «pillages» quand il ne s'agit que de survie. Mais cela vaut pour les Haïtiens, pas pour les vautours qui se sont abattus sur Haïti après le séisme. Laferrière a raison : Haïti n'est pas maudite. Mais détruite, et offerte au plus crapuleux des pillages : celui qui ne vole pas des biens pour survivre, mais des enfants en prêchant.
Des femmes soldats israéliennes brisent le silence
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Des femmes qui servent dans l’armée de l'entité sioniste, témoignent de leur participation à l’humiliation systématique des Palestiniens, à la vioence, au vol et à l’assassinat de personnes innocentes et même d’enfants.
« Dans l’armée israélienne, une femme doit se montrer meilleure que les hommes. Lorsqu’elle humilie un Palestinien, elle doit donc le faire plus fort. »
Neuf mois après avoir publié la confession sans fard de soldats de Tsahal (l’armée de l’Etat hébreu) ayant participé à l’offensive de janvier 2009 dans la bande de Gaza, l’organisation non gouvernementale israélienne « Brisons le silence » vient de rendre public le témoignage de cinquante femmes soldates postées à différents barrages de Cisjordanie durant leur période d’« obligation militaire » (deux ans). Quelques-unes ont également servi à Erez, le principal point de passage avec la bande de Gaza.
Sous le couvert de l’anonymat, ces témoins racontent les mauvais traitements infligés quotidiennement aux Palestiniens désireux de franchir un barrage pour se rendre d’un point à un autre de la Cisjordanie, les vols d’argent ou de marchandises perpétrés par ceux qui sont censés les contrôler, ainsi que la complicité ou le désintérêt d’une hiérarchie qui cherche avant tout à se couvrir. Publicité
« La procédure voulait que lorsqu’on laissait un Palestinien qui avait eu l’autorisation de se rendre en Israël retourner dans la bande de Gaza via Erez, on l’emmenait à l’écart sous une tente et on le battait », raconte une soldate fraîchement démobilisée. La « correction » durant une vingtaine de minutes se déroulait en présence des officiers commandant l’unité et à en croire l’ONG, « les femmes n’étaient pas les dernières à frapper ».
Le rapport de « Brisons le silence » fait du bruit en Israël. La radio publique lui a d’ailleurs consacré un long débat quelques heures à peine après sa publication. Plusieurs soldats ou ex-soldats intervenant à l’antenne ont accusé l’ONG de « monter en épingle des faits isolés car il est évident qu’il y a des brebis galeuses partout ». D’autres ont estimé qu’il s’agissait d’un ramassis de mensonges puisque « Tsahal est la seule armée disposant d’un code d’éthique ». Ce qui en fait « l’armée la plus morale du monde » a estimé le vice-premier ministre Elie Yshaï en préambule au Conseil du cabinet de dimanche.
Mais les témoins de « Brisons le silence » ont maintenu leurs propos. L’un d’entre eux a cité le cas d’un enfant en bas âge qui avait pour habitude de narguer les soldats basés à Hébron (Cisjordanie) et qui leur lançait parfois des pierres. Convoqué par l’unité de police militaire « Sachlab », le bambin a subi un interrogatoire en règle au cours duquel son bras a délibérément été cassé.
Selon une femme officier dans le Corps des gardes-frontière, les violences seraient souvent provoquées par l’ennui. Postée dans la région de Jénine où elle surveille le mur de séparation, cette soldate affirme que ses collègues, qui n’ont rien à faire, inventent souvent des agressions. « Ils affirment par radio que des Palestiniens leur ont lancé des pierres ou se sont montré agressifs et en donnent une description vague. Ce qui leur permet ensuite d’interpeller n’importe quel « suspect » pris au hasard afin de défouler leur stress sur lui. »
Parfois, ce « défoulement » va tellement loin que les victimes en meurent. Parmi les cas cités figure celui d’un enfant de 9 ans abattu d’une balle dans l’abdomen après qu’il eut tenté de grimper le long du mur de séparation. Un autre enfant tué par des snipers à proximité de la colonie de Goush Etzion n’avait lui non plus pas grand-chose à se reprocher mais les soldats qui l’ont tué se sont arrangés pour inventer une histoire qui les couvrait."
Norman Finkelstein donne une conférence de soutien aux Palestiniens à l'Université de Waterloo (Etats-Unis). Il est pris à partie par une jeune-fille qui évoque les crimes des nazis et l'Holocauste. Il réplique: "je refuse ces larmes de crocodiles... mes parens sont morts dans les camps...cela n'excuse pas les crimes d'Israël envers les Palestiniens".
Sans commentaires ! Chapeau, docteur Finkelstein !
Les récentes déclarations du dirigeant islamique palestinien Professeur Aziz Duweik quant à la possibilité d’amender ou même d’abandonner certaines clauses de la Charte du Hamas ont suscité une pléthore de réactions en Palestine occupée et à l’étranger. Quelques groupes hostiles ont été prompts à conclure que le Hamas était désormais disposé à reconnaître la légitimité d’Israël. De plus, les organes de propagande de l’Autorité Palestinienne ont délibérément déformé les remarques de Duweik, affirmant que le Hamas suivait finalement les traces de l’OLP.
Khaled Amayreh
La vérité est que rien de ceci n’est vrai, puisqu’on ne devrait jamais confondre le contournement ou même l’abandon de l’ainsi nommée « charte du Hamas » avec la position de principe du mouvement de libération islamique en ce qui concerne l’entité sioniste.
Tout d’abord, la Charte du Hamas n’est pas un « Coran » ni une constitution obligatoire d’un point de vue religieux qui doit être suivie méticuleusement. Comme elle n’est pas une constante idéologique immuable dont toute déviation consignerait le déviant aux feux de l’enfer pour l’éternité.
De fait, la charte ne fut rien de plus qu’un document de mobilisation formulé à la hâte, diffusé au début de la Première Intifada en 1988 dans le but de recruter et d’encourager la population à résister à l’occupation israélienne. La charte ne doit donc être considérée ni comme un document spécialement sacré, ni interprété comme un engagement inviolable. Et tandis que beaucoup de gens sont prêts à en accepter les principes de base, en particulier au sujet d’Israël, à savoir qu’Israël est essentiellement un organisme illégitime qui doit être éliminé, d’autres peuvent, en toute légitimité, émettre des réserves quant au vocabulaire sévère de la charte.
Sans aucun doute, les propagandistes et les chargés de relations publiques de l’entité sioniste ont exploité au maximum quelques-unes des clauses de la charte formulées en termes vagues pour répandre le bobard que le Hamas est antisémite et que sa lutte pour la liberté et la justice contre l’Etat israélien néo-nazi est en fait une forme d’antisémitisme.
Il est évident que toutes les affirmations sionistes à ce sujet sont des foutaises parce que les Juifs ont vécu en paix dans tout le monde musulman pendant près de 1400 ans, alors qu’il n’y avait pas d’Israël et pas de sionisme et pas d’Amérique pour les protéger. Ceci ne s’est produit que lorsque les Juifs vivant en Europe furent constamment persécutés jusqu’il y a peu.
Il est nécessaire de rétablir clairement les faits, à savoir que le Hamas n’est pas antisémite et ne le sera jamais. Comment le Hamas peut-il être antisémite quand le peuple palestinien lui-même est un peuple sémite et quand l’Islam, qui constitue l’idéologie du Hamas, est résolument contre toute forme de racisme ?
Pour faire court, le Hamas est contre Israël parce qu’Israël est le mal, pas parce qu’Israël est juif. Toute affirmation ou insinuation du contraire est un pur mensonge.
Ceci étant dit, il doit être clairement entendu que tout amendement à la charte du Hamas, ou même son annulation totale, n’implique en aucune façon que le Hamas reconnaisse la légitimité d’Israël. Il doit être clair que pour le Hamas et des centaines de millions d’Arabes et de Musulmans, Israël n’a aucune légitimité, point final.
Israël a toujours été et sera toujours l’enfant illégitime d’un viol, un Etat né dans le péché, une entité fondée sur le meurtre de masse, les vols de masse, les mensonges de masse et le nettoyage ethnique de masse de la population indigène. Comment un tel Etat peut-il être reconnu comme moralement légitime ? Comment n’importe quel être humain, et encore moins le Hamas, peut-il reconnaître une telle entité comme légitime ? Comment ceux qui reconnaissent la légitimité d’Israël peuvent-ils faire face à leur conscience et à leur sens de la droiture ? Comment peuvent-ils regarder dans les yeux les cinq millions de réfugiés qui ont été dispersés aux quatre vents, après avoir été expulsés de leur patrie ancestrale qui est maintenant Israël ? Comment peuvent-ils faire face à la vérité historique ? Comment peuvent-ils faire face aux centaines de milliers de Palestiniens qui ont conservé les clés de leurs anciennes maisons, dont ils ont été chassés à la pointe des fusils ?
Le mal devient-il le bien aussi facilement ? Le noir devient-il le blanc aussi vite ? Une entité illégitime et infiniment barbare devient-elle « légitime » simplement parce que les « grandes puissances » l’ont décrété ?
En outre, depuis quand tous ces colons importés d’endroits lointains deviennent-ils les « indigènes de la Palestine », alors que la véritable population autochtone, maintenant dispersée aux quatre coins du globe, devient « étrangère » ?
C’est pourquoi la reconnaissance de la légitimité d’Israël serait un acte contre-nature et illogique étant donné la manière manifestement illogique selon laquelle il a été créé.
Le peuple palestinien, dont le Hamas, reconnaît bien sûr la réalité d’Israël. C’est un Etat prospère, une puissance nucléaire qui contrôle étroitement la politique et les hommes politiques des Etats-Unis. C’est un Etat qui très souvent définit son existence même en perpétrant le génocide et le terrorisme, comme il l’a fait à Gaza l’année dernière. C’est un Etat qui ne cesse de s’adonner au mal, comme le vol de la terre palestinienne, la démolition des maisons palestiniennes et la négation du droit des Palestiniens à accéder à la nourriture et au travail.
Cependant, reconnaître la réalité physique d’Israël est une chose, mais reconnaître sa « légitimité » en est une autre, entièrement différente. La raison est simple : Israël n’a aucune légitimé, et n’en aura jamais.
Nous ne disons pas, ni même ne suggérons que les Juifs n’ont aucun droit de vivre en Palestine occupée. En tant que Musulmans et Palestiniens, notre problème n’est pas et n’a jamais été vis-à-vis des Juifs en tant que juifs. Notre problème, c’est le racisme brutal de l’entité moderne suprématiste juive appelée Israël, une entité qui a plus en commun avec les idées et les idéaux d’Adolph Hitler et de Joseph Staline qu’avec les 10 Commandements.
On peut donc dire sans se tromper que le Hamas continuera à refuser de reconnaître la légitimité de l’entité sioniste, même si ce refus lui coûte cher, comme c’est le cas en terme de capital politique, en particulier à l’Ouest. Finalement, il s’agit d’abord et avant tout d’une question morale, la question politique venant en second.
En fait, un Hamas disposé à reconnaître Israël ne resterait pas intact 24 heures. Le groupe en serait dégradé, diminué et démoralisé, se distinguant à peine du Fatah, une entité amorphe sans constantes politiques ni idéologiques.
Reconnaître Israël serait de la part du Hamas un acte stupide puisqu’Israël refuse de reconnaître non seulement un Etat palestinien dans les frontières de 1967, mais aussi l’existence même du peuple palestinien.
L’OLP, à cause de son intrinsèque stupidité, a reconnu Israël dans le cadre des infâmes Accords d’Oslo il y a plus de 18 ans, sans recevoir la reconnaissance israélienne réciproque d’un éventuel Etat palestinien.
Et nous connaissons tous la suite de l’histoire.
Une reconnaissance de l’entité sioniste par le Hamas serait en fait une action stupide et naïve parce que ceux qui n’apprennent pas des fautes d’autrui sont condamnés à être confrontés à des conséquences graves.
En bref, le Hamas ne doit jamais reconnaître la légitimité d’Israël, en aucune circonstance, car ce serait légitimer les crimes génocidaires affreux qu’Israël commet contre le peuple palestinien depuis sa création illégitime il y a plus de 60 ans. Que dirait le Hamas à tous ces réfugiés s’il décidait, Dieu nous en préserve, de commettre un adultère national en reconnaissant l’entité satanique appelée Israël ?
Allons-nous vers un nouvel 11 septembre ? (1ère partie)
Quelle que soit l’opinion que l’on se fait sur les attentats du 11 septembre 2001 (version officielle ou attentat organisé par la CIA ou le Mossad israélien), des faits incontestables découlent de ce fameux 11 septembre.
La seule grande puissance dominante après la désintégration de l’Union Soviétique (USA) s’est donnée à elle-même un chèque en blanc, un quitus moral et politique lui permettant d’intervenir partout, quand elle le souhaite et par tous les moyens, au nom de la lutte contre le terrorisme.
Ce concept « le terrorisme » dit international est assez flou pour pouvoir être appliqué à n’importe qui. Il a été défini au départ par l’axe américano-sioniste pour désigner à l’époque « l’islamisme » par opposition à l’Islam « modéré », c’est-à-dire, l’Islam des pays déjà sous la coupe américano-sioniste (pays du Golf, Égypte, Maghreb, Pakistan, etc..). Ces pays ont eu pour fonction de servir de bases et d’alliés aux États-Unis et de jouer également le rôle des «bons musulmans de service ». Cet appel à la croisade contre le terrorisme a été adressé également aux anciens ennemis des USA (Russie et Chine) afin de les embrigader sous la bannière américano-sioniste.
Le premier objectif nommément désigné a été l’Afghanistan refuge des Talibans et de l’insaisissable Ben Laden. L’invasion et l’occupation de ce pays ont donc été décidées et menées à terme avec la complicité du gouvernement pakistanais, entraînant ce pays à son tour dans une guerre tantôt ouverte tantôt larvée.
A cet ennemi fantomatique et insaisissable qu’est Al Qaida, les États-Unis et Israël en ont ajouté un autre l’Irak, un État souverain, un État sous embargo, totalement affaibli depuis la guerre du Golf. L’agression contre l’Irak a voulu être présentée comme une croisade du bien contre le mal afin d’obtenir la caution des Nations Unies (cette « respectabilité » que les puissants appellent le « droit international »). Cette fois-ci le montage mis en place par tout l’appareil propagandiste américano-sioniste s’est heurté à l’incrédulité d’une partie importante de l’opinion (les fameuses armes de destructions massives de Saddam Hussein n’arrivaient pas à convaincre) et surtout au refus de la Russie, de la Chine et de la France : membres du Conseil de Sécurité avec droit de veto.
La Russie et la Chine ne pouvant pas ou ne souhaitant pas apparaître au premier plan, ce fut à la France de Jacques Chirac et de De Villepin, dans la meilleure tradition gaulliste, que revint la mission d’« accrocher » le veto. Les États-Unis et leurs alliés ont été ainsi obligés d’agresser l’Irak sans la caution de l’ONU (ce « machin » comme disait le Général De Gaulle).
On peut considérer que depuis ce jour, les Nations Unies sont mortes même si leur siège à New-York continue à faire la fortune des grands restaurateurs locaux et autres lieux de divertissement destinés aux diplomates.
Cette agression/occupation de l’Irak a répondu à plusieurs objectifs dont le premier et sans doute le plus important est d’avoir donné satisfaction à Israël et à son lobby nord-américain. Il s’agissait de briser un État arabo-musulman disposant à la fois d’eau (agriculture) et de pétrole, et de le morceler en trois entités ethniques et religieuses (Kurdes, sunnites et chiites). On a également liquidé ses élites soit par la corruption soit par l’assassinat (plus de 70 physiciens, chimistes et techniciens de haut rang dans le domaine nucléaire disparus ou assassinés). Enfin et surtout cette occupation renforce l’encerclement de la République Islamique d’Iran, principale ennemie d’Israël et de son lobby.
A Gaza en décembre 2008, il s’est agi pour l’entité sioniste de mettre à l’épreuve M. Obama, élu en novembre avec en grande partie, les fonds du lobby sioniste mais également de vérifier par la pratique le nouvel axe régional Israël - pays arabes dits modérés, c’est-à-dire complices : Égypte, Jordanie et certains pays du Golfe. Le silence d’Obama, de Moubarak, sans parler de celui de Mahmoud Abbas, Président de l’autorité palestinienne ont bien montré la complicité unissant les USA, Israël et les gouvernements arabes assujettis au sionisme. Le silence tout aussi complice de l’Union Européenne a confirmé, si besoin en était, son alignement total sur la politique israélienne, alignement renforcé par le retour de la France dans l’OTAN, décidé par M. Sarkozy.
L’échec relatif de l’armée israélienne sur le terrain et l’indignation croissante d’une partie de l’opinion n’ont fait que suspendre provisoirement la question de Gaza. Depuis, le territoire de Gaza est soumis à un total embargo avec la complicité de l’Égypte, des États-Unis, de M. Obama et de l’Union Européenne. Pendant ce temps, la colonisation sioniste de la Cisjordanie et de Jérusalem Est se poursuit, quoi que puisse dire M. Obama pour tenter de tromper l’opinion publique, notamment arabe. La Palestine demeure le pivot de ce conflit opposant la volonté de domination sioniste au reste du monde.
Pour que tombent les dernières illusions sur la politique de « paix » de M. Obama, ce dernier a décidé l’envoi de 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan alors que toute solution militaire du problème est exclue et que la guerre contre les USA et ses alliés s’étend au Pakistan. Pendant que l’empire USraël s’enlise en s’élargissant (suite notamment au mystérieux attentat manqué du « terroriste aux sous-vêtements » et à une possible intervention américaine au Yémen), la situation économique globale ne s’améliore pas pendant que la Chine, la Russie et surtout le front de la résistance (Iran, Hezbollah, Hamas) continuent de se renforcer...
Nous reviendrons prochainement dévoiler ce qui n’a encore jamais été dit sur le 11 septembre...
Howard Zinn est mort et c'est une mauvaise chose pour lui, peut-être, pour nous certainement. Il y a des voix qui s'éteignent et qui ne sont pas relayées. Le monde est un peu plus moche et désespérant aujourd'hui... Voir aussi: justice. skynetblogs.be "De tout, de rien et de Zinn"
Al Jazeera s’entretient avec Howard Zinn, écrivain, historien de l’Amérique, critique social et activiste, de la manière dont la guerre en Irak a changé le regard des autres sur les Etats-Unis et des raisons pour lesquelles « l’Empire » serait près de l’effondrement.
Howard Zinn
Howard Zinn: Depuis un certain temps, et à coup sûr aujourd’hui, l’Amérique évolue vers moins de pouvoir et moins d’influence dans le monde.
Manifestement, depuis la guerre en Irak, le reste du monde s’est détourné des Etats-Unis et, si la politique étrangère américaine persiste dans cette voie agressive, violente et indifférente aux sentiments et réflexions des autres peuples, alors oui, l’influence des Etats-Unis va poursuivre son déclin.
C ‘est l’empire le plus puissant qui ait jamais existé tout en étant en train de s’écrouler, un empire qui n’a pas d’avenir… parce que le reste du monde lui devient étranger et tout simplement aussi parce qu’il croule sous les engagements militaires, avec des bases partout dans le monde alors qu’il est à bout de ressources sur son propre territoire.
Cette situation entraîne un mécontentement croissant au pays et je pense que l’empire américain va dès lors suivre le chemin des autres empires avant lui, c’est ce qui est en train de se produire.
Question : Y a-t-il un espoir de voir les Etats-Unis aborder sous un autre angle le reste du monde ?
HZ : s’il y a un espoir, il ne peut être porté que par le peuple américain.
Par un peuple américain suffisamment révolté et indigné par ce qui est arrivé à son pays, par la dégradation de son image aux yeux du monde, par l’épuisement de ses ressources humaines, les carences en éducation et dans le domaine de la santé ainsi que par la mainmise du monde des affaires sur la politique, avec les répercussions que cela entraîne sur la vie au quotidien du peuple américain.
Sans compter les prix à la hausse de la nourriture, l’insécurité croissante et la mobilisation des jeunes pour la guerre. Je pense que tout cela peut faire naître un mouvement de révolte.
Nous avons assisté à des soulèvements dans le passé : le mouvement ouvrier, les droits civils, la mobilisation contre la guerre au Vietnam. Je pense que si les Etats-Unis poursuivent dans la même direction, nous pourrions assister à la naissance d’un nouveau mouvement populaire. C’est le seul espoir pour les Etats-Unis.
Q : Comment les Etats-Unis en sont-ils arrivés là ?
HZ : Si nous en sommes arrivés là, je présume que c’est parce que la population américaine a laissé les choses se dégrader à ce point, c’est-à-dire qu’il s’est trouvé assez d’Américains pour s’estimer satisfaits de leur situation, juste assez.
Bien sûr, beaucoup d’Américains ne le sont pas, c’est pourquoi la moitié de la population ne vote pas, elle se sent exclue.
Mais il y a juste assez d’Américains qui sont satisfaits, qui estiment recevoir assez de petits cadeaux de l’Empire, juste assez de personnes suffisamment satisfaites pour perpétuer le système. Nous en sommes arrivés là grâce à l’aptitude du système à se maintenir en satisfaisant juste assez de monde pour maintenir sa légitimité. Mais je pense que cette époque sera bientôt révolue.
Q : Que devrait savoir le monde à propos des Etats-Unis ?
HZ : Je pense que beaucoup dans le monde ignorent qu’il existe une opposition aux Etats-Unis.
Très souvent, les gens dans le monde croient que Bush est populaire chez nous, ils pensent : « oh, il a été élu à deux reprises » ; ils ne comprennent pas la perversité du système politique américain qui a permis à Bush de l’emporter deux fois. Ils ne comprennent pas la nature fondamentalement anti-démocratique d’un système dans lequel tout le pouvoir est aux mains de deux partis qui ne diffèrent guère l’un de l’autre et dont les gens ne peuvent saisir les différences.
Dès lors, nous sommes dans une situation où il va falloir des changements fondamentaux de la société américaine si nous voulons que la population soit à nouveau en harmonie avec elle.
Q : Pensez vous que les Etats-Unis puissent se remettre de leur situation actuelle ?
HZ : Et bien, j’espère en un rétablissement mais à ce jour, nous n’avons rien vu venir.
Vous m’avez interrogé au sujet de ce que le reste du monde ignore à propos des Etats-Unis et, comme je vous l’ai dit, il ignore l’existence d’une vraie opposition. Il y a toujours eu une opposition, mais elle a toujours été écrasée ou anesthésiée, maintenue à l’ombre ou marginalisée en sorte que sa voix ne puisse être entendue.
Les gens dans le monde n’entendent que les voix des dirigeants américains. Ils n’entendent pas les voix de tous ceux qui dans ce pays n’approuvent pas les dirigeants et veulent des politiques différentes.
Je pense aussi que le reste du monde devrait savoir que ce qui se passe en Irak n’est que le prolongement d’une longue politique impériale d’expansion dans le monde.
Je pense aussi que beaucoup croient que cette guerre en Irak n’est qu’une aberration ponctuelle et qu’avant cette guerre les Etats-Unis étaient un pouvoir inoffensif. Ils n’ont jamais été un pouvoir inoffensif et cela depuis le tout début, dès la révolution américaine, depuis la confiscation des terres des Indiens, la guerre du Mexique, la guerre hispano-américaine… C’est embarrassant à dire, mais nous avons dans ce pays une longue histoire d’expansion violente et je pense que non seulement beaucoup d’étrangers l’ignorent, mais aussi beaucoup d’Américains.
Q : Peut-on améliorer cette situation ?
HZ : Vous savez, cet espoir, s’il existe, réside dans ce grand nombre de citoyens américains qui sont corrects, ne veulent pas la guerre, ne veulent pas tuer d’autres peuples.
Il est difficile d’entrevoir cette espérance parce que les Américains qui pensent ainsi sont exclus des médias, leurs voix ne sont pas entendues et on ne les voit jamais à la TV.
J’ai participé dans ma vie à nombre de mouvements sociaux et j’ai pu voir qu’au début ou juste avant le développement de ces mouvements, il semblait n’y avoir aucun espoir. J’ai vécu dans le Sud pendant sept ans, pendant les années du mouvement des droits civils, et la situation semblait désespérée mais il y avait de l’espoir en profondeur. Quand les personnes s’organisent, commencent à agir, commencent à travailler ensemble, alors elles osent prendre des risques, s’opposer à l’ordre établi et commettre des actes de désobéissance civile.
Alors l’espoir devient évident et se concrétise en changement.
Q : Pensez vous qu’il existe une façon pour les Etats-Unis de retrouver une influence positive sur la marche du monde ?
HZ : Oui mais pour cela nous avons besoin d’une nouvelle direction politique qui soit sensible aux vrais besoins des Américains et ni la guerre ni l’agression ne font partie de ces besoins.
Elle devra être également sensible aux besoins des autres peuples et comprendre que les ressources américaines, au lieu de financer les guerres, pourraient contribuer à aider ceux qui souffrent.
Il y a eu des tremblements de terre et des catastrophes naturelles partout dans le monde et aux Etats-Unis aussi, mais cela a entraîné bien peu de réactions, voyez l’ouragan Katrina. Les gens dans ce pays, particulièrement les pauvres et les gens de couleur ont été victimes du pouvoir Américain comme d’autres peuples ailleurs dans le monde.
Q : Pourriez-vous nous faire une synthèse de ce dont nous venons de débattre, le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ?
HZ : Le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ont décliné rapidement depuis la guerre en Irak parce que cette guerre a exposé, comme cela n’avait jamais été le cas dans l’Histoire, la manière dont s’exerçait le pouvoir américain dans ce type de situation et dans d’autres.
Dès lors que l’influence US décroît, son pouvoir décroît aussi. Si forte que soit la machine de guerre, le pouvoir ne dépend pas que d’elle. Au total, le pouvoir décroît. À terme, le pouvoir repose sur la légitimité morale du système et les Etats-unis ont perdu cette légitimité morale.
Mon espoir est que le peuple Américain se soulève spontanément et change cette situation pour son plus grand bénéfice et celui du reste du monde.
Ils ont soustrait des enfants d'Haïti pour les emmener aux Etats-Unis, dans leur étrange église et les éduquer dans leurs valeurs. Que sont donc ces mouvement pseudo-chrétiens qui, en dehors de toute hiérarchie, veulent faire partager- avec agressivité s'il le faut - au monde entier leur vision d'un christianisme aux antipodes de celui des Père de l'Eglise ?
Toute idéologie a intérêt à s'asseoir sur une superstructure religieuse ou spirituelle.
Nous l'avons vu avec le protestantisme qui, légitimant le prêt à intérêt, présida au capitalisme naissant et lui donna ses lettres d'accréditation.
Le communisme, lui aussi, a copié, consciemment ou non, les archétypes religieux, comme l'a démontré magistralement Shumpeter, et a, de cette manière, transcendé son matérialisme.
Il y a quarante ans, la jeune génération américaine, gâtée par le fric des parents, la vie facile, la sexualité débridée, se cherchait une légitimité et l'a trouvée dans les sectes, les unes plus exotiques que les autres. Elle a suivi le penseur indien Sree Rajnee (qui s'est appelé, plus tard, Osho) et qui l'a confortée dans l'idée qu'après tout il n'y a pas à culpabiliser si on est jeune, riche et beau....
Aujourd'hui, la vie est moins facile, la guerre s'étend, les peuples bougent et le sida ravage toujours, alors, dans cette constante interrogation métaphysique qui différencie l'homme de la bête, les mouvements para-religieux américains ont fleuri.
Ce n'est pas nouveau, déjà, avant la guerre, l'écrivain Sinclair Lewis dressait, dans son roman « Elmer Gantry », le portrait d'un prêcheur qui persuadait les laissés pour compte de la « grande dépression » que tous leurs malheurs étaient la conséquence de leurs péchés et que les riches l'étaient grâce à leur vertu. Pauvres gens qui payaient pour entendre de pareilles inepties !
Les communautés religieuses aux Etats-Unis n'ont jamais eu autant d'influence que de nos jours. Toutes les villes du pays sont entourées d'un « church belt » (une ceinture d'églises), les unes plus imposantes que les autres. Et, quand on sait qu'aux Etats-Unis, la séparation des églises et de l'Etat est rigoureuse, on imagine les sommes que les fidèles doivent verser pour les bâtir et entretenir.
Toutes les églises qui se situent dans la mouvance protestante dite « évangélique », se caractérisent par une absence de hiérarchie structurée, voire par aucune hiérarchie du tout, et un fondamentalisme absolu excluant toute forme de théologie ou d'exégèse critique des textes.
Ce qui est écrit dans la Bible est suffisant et s'entend parfaitement par tout lecteur. On mesure le danger de pareille assertion.
La plupart de ces mouvements justifient l'action économique et politique nord-américaine en extirpant des passages bibliques de leur contexte, en négligeant ceux qui leur sont défavorables (le célèbre « malheur aux riches » de Jésus par exemple). Ils soutiennent l'idée que le peuple des Etats-Unis est un nouveau « peuple élu » dont la mission est de propager ses idéaux au monde entier.
Ils sont persuadés que si tous les juifs regagnent la « terre promise », c'est-à-dire l'entité sioniste en Palestine, ils se convertiront spontanément à leur « christianisme ».
Et pour la majorité d'entre eux, l'islam est l'Antéchrist !
Tout connaisseur du christianisme aura de suite compris l'inanité de ces croyances.
Mais, pour le pouvoir américain en place, cette dernière est un gage de conformité pour une frange importante de la population, à leur manière de faire, de dire et de le diffuser.
Ils sont, quand même, plus de trente millions aux Etats-Unnis !
Que des groupes religieux accordent ainsi, sans esprit critique, leur bénédiction à « l'american way of life and thinking », muselle à moindre frais l'opinion publique, c'est déjà ça de pris.
Plus ou moins illuminés, plus ou moins fanatisés, ces groupes supportent les politiques menées par les différents gouvernements. Ils ont, dans leur immense majorité, cautionné la politique de Bush en Afghanistan et en Irak, ils s'opposent aujourd'hui à la couverture générale de santé proposée par Obama, ce qui du point de vue de la charité chrétienne est, pour le moins, curieux.
Du temps de Bush, un de leurs principaux dirigeants, Pat Robertson, avait ses entrées à la Maison Blanche, c'est lui qui a proposé, sans plus, d'assassiner Chavez; Il a été désavoué par son église, quand même ! Mais conserve toujours sa paroisse et sa parole.
Comme dans toutes sectes, les affidés ont la conviction d'être les vrais et les purs. Que le christianisme se soit manifesté depuis deux mille ans sous diverses confessions, catholiques, orthodoxes, luthériennes et calvinistes, les laissent froids, c'est leur façon de le vivre et de le répandre qui est la bonne, pas de discussion la dessus.
D'où l'envoi de « missionnaires » en Amérique latine (chasse gardée des Etats-Unis), et partout ailleurs dans le monde, y compris dans les pays d'antique tradition chrétienne, comme la Russie et la Grèce (qui les accueillent très mal, faut-il le souligner...)
En France aussi, leurs églises poussent presque comme des champignons; elles attirent du monde par leur côté populaire, quasi festif, leur manière de conduire des offices où le discours est réducteur, facile et compréhensible.
Ce succès est aussi dû à la déchristianisation de la France et donc à la méconnaissance lamentable que les gens ont de la religion de leurs pères.
Le christianisme n'est pas une morale sexuelle, c'est un message qui appelle le croyant à parfaire un monde imparfait. L'idée de justice est au coeur du christianisme et la charité n'est pas une vertu pour dames patronnesses, c'est un dépassement de soi et une remise en question.
Bien plus difficile que de pousser des « alleluia » et se trémousser au son de rythmes syncopés en laissant Dieu aux commandes de sa vie.
Dieu, précisément, n'est pas un commandant de bord. Il est Lumière. La foi peut être une carte, un programme, une force, mais c'est toujours le croyant qui assume ce qu'il fait et dit.
La liberté de croire ou non est inséparable de la responsabilité que toute liberté entraîne.
Et c'est précisément cette responsabilité que les sectaires réfutent; Dieu (et la secte) s'occupe de tout, eux préfèrent subir qu'agir.
C'est l'éternelle abstention qui tente tout homme: se laisser aller dans l'existence et ne pas y imprimer sa marque; se réfugier dans le « on » (en l'occurence la secte), plutôt que dans le « je » et préférer à la Parole, la causerie rassurante.
Si les pouvoirs en place contrent les sectes les plus marginales, elles laissent faire tous ces groupements, plus ou moins sectaires, qui se réclament de ce qu'ils appellent le christianisme (on en a vu se réclamer du bouddhisme ou de l'hindouïsme) qu'ils adaptent à leur sauce et servent tout préparé.
Il serait grand temps que la christianisation véritable reprenne force et vigueur, les gens sauraient ainsi que ne peut se réclamer du Christ n'importe qui, et ils citeraient ce passage de Matthieu, 7.15
« Gardez-vous des faux prophètes, ils viennent à vous déguisés en agneaux, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ».
Il n'est pas connu, faut dire aussi qu'il ne fait rien pour se faire connaître...Il est Texan, déteste Bush, aime les Mexicains, les vrais démocrates et (un peu trop) la bière...
Ces CD sont rarissimes, les trouver relève du parcours du combattant, le bonhomme est talentueux, mordant, poète...bref, tout ce que l'Amèrique arrogante n'aime pas
La guerre est la pire des solutions. Mieux dit: Elle est le problème N° 1. Le plus grand danger qui menace l'humanité !
Les peuples veulent vivre en paix. L'oligarchie qui s'est octroyé le droit de vie et de mort sur les peuples, programme les guerres qu'elle ne fera jamais, et qui lui permettront de réaliser de juteux profits. Les Médias criminels (d'ailleurs aux mains des industriels de l'Armement, en France) font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre; Marie Drucker et Benoît Duquesne sont parmi les plus zélés exécutants des consignes données. Melle Drucker va jusqu'à présenter la guerre comme un moyen de promotion des femmes !
Cinq grands généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures; tout est banalisé, même l'horreur absolue. Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle - une aubaine pour les partisans de la dépopulation. Derrière leurs écrans, bien à l'abri, des hommes sèment mort et désolation sur la terre. Dans les coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les industriels du Pétrole aussi. Et on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. J'écoute une vidéo de la guerre d'Irak, j'y ai appris que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir la partie de la population qui déplaît.
La 3e guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains parlent de quatrième guerre mondiale, la 3e ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante.... avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! "La der des der", évidemment ! Le dernier poilu l'a dit et répété...
Alors, guerre, ou pas ? Pour moi, quoiqu'on en dise, elle est inévitable. L' "Elite" réclame du sang, elle a besoin de sacrifices vivants, et disons-le, les multinationales ne sont pas en reste, le capitalisme est un Système monstrueux qui a besoin, pour prospérer, d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à mourir pour la Patrie (voir le documentaire de Marie Drucker). Or, quand il est en crise, à bout de souffle, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie la plus florissante est la militaire. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne !
Sur mon blog r-sistons à l'intolérable, j'ai souvent évoqué le risque de la guerre contre l'Iran - un authentique scandale, d'ailleurs, puisque ce pays n'a jamais attaqué personne; quant à sa dissuasion nucléaire, elle est nécessaire: L' Iran est encerclé par des puissances hostiles.
Vous le savez sans doute, les généraux américains, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush, brûlant d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important. Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont gère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Bref, l'Iran n'est pas un adversaire facile: On hésite à l'attaquer. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les Etats-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie américaine, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait. Bref, il existe de bonnes raisons pour ne pas attaquer militairement l'Iran; il semblerait que le Pentagone songe plutôt à provoquer des tremblements de terre comme, dit-on, à Haïti.
Reste l'inconnue israélienne; les récentes déclarations de Shimon Perès au Bundestag ("L'Iran est un danger pour le monde") ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre Prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les Bushistes ne renieraient pas.
Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs me semblent prépondérants: La crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par une équipe d'irresponsables, d'extrémistes, de fanatiques. Les apprentis-sorciers sont aux aguets, tôt ou tard, à mon avis, ils commettront l'irréparable. Et un irréparable aux dimensions planétaires vite titanesques...
Quant aux partisans de la dépopulation, le moment venu, ils ne seront pas mécontents d'apporter leur soutien, quel que soit le prix payé pour l'humanité en termes de souffrances et de sacrifices.
Le monde est aux mains de fous, de psychopathes, d'irresponsables, vouant un culte à Mâmon et aux Forces de mort.
Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, je serai la première étonnée. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les Puissants sont prêts à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Alors... préparons-nous au pire ! Nous l'aurons très vraisemblablement... Et nos meilleures armes seront, sans aucun doute, la prévoyance, la solidarité et la créativité...
Ce matin, je lis que beaucoup de commentateurs s'interrogent sur l'appel que le parquet de Paris, par la voix de son procureur, va interjeter suite au jugement du Tribunal correctionnel prononcé après le procès des protagonistes de l'affaireClearstream.
Première remarque: pas un de ces commentateurs ne s'interroge sur l'identité réelle de l'initiateur de cet appel. Il est acquis que d'une façon ou d'une autre, cet initiateur n'est autre que le président de la République lui-même. En soi, c'est un élément intéressant. Et comme Villepin a porté spectaculairement l'accusation hier soir sur le plateau du Grand Journal, la cause paraît entendue.
Seconde remarque: la véritable interrogation des commentateurs relève de l'étonnement. S'il est acquis que l'actuel président, pour des raisons personnelles, est l'initiateur de cet appel, pourquoi se livrer à une opération qui relève de l'acharnement politique? Le risque est capital. Durant un an, Villepin va se livrer à une campagne violente, bruyante, et qui sera relayée comme jamais. Pensez-donc! Chirac-Balladur à la puissance 30, ça ne se refuse pas. Tout cela pourquoi? Pour subir vraisemblablement un nouveau « camouflet » à l'arrivée et constater des dégâts politiques encore plus graves que ceux de la semaine écoulée.
Pourquoi cet acharnement? Pourquoi cette violence? Pourquoi relancer une machine infernale qui ne peut qu'exploser à la face de son créateur?
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi passé est de ce point de vue éclairante. Page 2, on y raconte une réunion à l'Élysée du comité de liaison de la majorité où personne n'ose évoquer l'affaire Proglio alors que la presse entière en fait des colonnes et des colonnes. Il y a là Bertrand, Morin, Copé et Gaudin, et aucun n'ose dire au président, lancé dans une péroraison solitaire de cinquante minutes que les Régionales, la Justice, tout ça c'est bien joli, mais que l'urgence du jour, c'est l'affaire Proglio qui est en train d'exploser au nez de tout le monde.
Page 2 toujours, un ministre anonyme explique que depuis 2007, la base militante de l'UMP a été déboussolée par le Fouquet's et le yacht, les vacances américaines, le voyage jordanien avec Carla, l'affaire de l'EPAD et pour finir l'affaire Proglio. Et ce ministre de conclure que ce « comportement ne passe pas ».
« Le comportement ».
On sait que beaucoup d'observateurs ou d'adversaires répugnent à attaquer le « sarkozysme » par cet aspect là. Pour ma modeste part, je pense, que de leur point de vue, ils ont tort. A la lueur des derniers développements de l'affaire Clearstream, de ces petites anecdotes de cour, de toutes ces petits choses qui chaque jour s'accumulent dans l'inconscient populaire, il est pourtant évident que ce climat de délétère, pesant, insupportable au quotidien risque de provoquer la chute de celui qui jour après jour l'entretient.
L'exercice du pouvoir n'est pas un « job ».
Dénué de culture historique, l'actuel président, contrairement à tous ces prédécesseurs, a cru pouvoir transformer la présidence de la république en « entreprise » dirigée par un petit patron source de toute décision et de toute communication. Comment peut-on à ce point dédaigner les leçons de l'Histoire, le poids de la tradition monarchique, dont le président de la Ve République est l'héritier direct, sans risquer de se perdre?
Comment se fait-il que l'actuel président puisse ne pas voir combien son comportement est inadapté. Que ses manières, ses mœurs, sont à ce point si peu françaises (politiquement parlant s'entend) que cela le mène droit à sa perte?
Sous le Directoire, Talleyrand, ministre des Relations extérieures, l'homme qui pensait que dans les jeux de pouvoir et de diplomatie, le " bon ton ", " les bonnes manières " permettaient " d'abord se trouver ensemble, et quelquefois arriver à des rapprochements utiles"; Talleyrand donc, avait fait parvenir à ses agents une série d'instructions relatives à la bonne conduite des affaires de la France à l'étranger. Voici ce qu'il recommandait: " Gardez-vous surtout d'un défaut trop commun de nos jours, je parle de cette énergie irascible et bruyante qui, dans un diplomate, ne sera jamais regardée comme une heureuse qualité. Mesurez toutes vos démarches et n'oubliez jamais que fougue n'est pas force. "
Ce matin, je lis que beaucoup de commentateurs s'interrogent sur l'appel que le parquet de Paris, par la voix de son procureur, va interjeter suite au jugement du Tribunal correctionnel prononcé après le procès des protagonistes de l'affaireClearstream.
Première remarque: pas un de ces commentateurs ne s'interroge sur l'identité réelle de l'initiateur de cet appel. Il est acquis que d'une façon ou d'une autre, cet initiateur n'est autre que le président de la République lui-même. En soi, c'est un élément intéressant. Et comme Villepin a porté spectaculairement l'accusation hier soir sur le plateau du Grand Journal, la cause paraît entendue.
Seconde remarque: la véritable interrogation des commentateurs relève de l'étonnement. S'il est acquis que l'actuel président, pour des raisons personnelles, est l'initiateur de cet appel, pourquoi se livrer à une opération qui relève de l'acharnement politique? Le risque est capital. Durant un an, Villepin va se livrer à une campagne violente, bruyante, et qui sera relayée comme jamais. Pensez-donc! Chirac-Balladur à la puissance 30, ça ne se refuse pas. Tout cela pourquoi? Pour subir vraisemblablement un nouveau « camouflet » à l'arrivée et constater des dégâts politiques encore plus graves que ceux de la semaine écoulée.
Pourquoi cet acharnement? Pourquoi cette violence? Pourquoi relancer une machine infernale qui ne peut qu'exploser à la face de son créateur?
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi passé est de ce point de vue éclairante. Page 2, on y raconte une réunion à l'Élysée du comité de liaison de la majorité où personne n'ose évoquer l'affaire Proglio alors que la presse entière en fait des colonnes et des colonnes. Il y a là Bertrand, Morin, Copé et Gaudin, et aucun n'ose dire au président, lancé dans une péroraison solitaire de cinquante minutes que les Régionales, la Justice, tout ça c'est bien joli, mais que l'urgence du jour, c'est l'affaire Proglio qui est en train d'exploser au nez de tout le monde.
Page 2 toujours, un ministre anonyme explique que depuis 2007, la base militante de l'UMP a été déboussolée par le Fouquet's et le yacht, les vacances américaines, le voyage jordanien avec Carla, l'affaire de l'EPAD et pour finir l'affaire Proglio. Et ce ministre de conclure que ce « comportement ne passe pas ».
« Le comportement ».
On sait que beaucoup d'observateurs ou d'adversaires répugnent à attaquer le « sarkozysme » par cet aspect là. Pour ma modeste part, je pense, que de leur point de vue, ils ont tort. A la lueur des derniers développements de l'affaire Clearstream, de ces petites anecdotes de cour, de toutes ces petits choses qui chaque jour s'accumulent dans l'inconscient populaire, il est pourtant évident que ce climat de délétère, pesant, insupportable au quotidien risque de provoquer la chute de celui qui jour après jour l'entretient.
L'exercice du pouvoir n'est pas un « job ».
Dénué de culture historique, l'actuel président, contrairement à tous ces prédécesseurs, a cru pouvoir transformer la présidence de la république en « entreprise » dirigée par un petit patron source de toute décision et de toute communication. Comment peut-on à ce point dédaigner les leçons de l'Histoire, le poids de la tradition monarchique, dont le président de la Ve République est l'héritier direct, sans risquer de se perdre?
Comment se fait-il que l'actuel président puisse ne pas voir combien son comportement est inadapté. Que ses manières, ses mœurs, sont à ce point si peu françaises (politiquement parlant s'entend) que cela le mène droit à sa perte?
Sous le Directoire, Talleyrand, ministre des Relations extérieures, l'homme qui pensait que dans les jeux de pouvoir et de diplomatie, le " bon ton ", " les bonnes manières " permettaient " d'abord se trouver ensemble, et quelquefois arriver à des rapprochements utiles"; Talleyrand donc, avait fait parvenir à ses agents une série d'instructions relatives à la bonne conduite des affaires de la France à l'étranger. Voici ce qu'il recommandait: " Gardez-vous surtout d'un défaut trop commun de nos jours, je parle de cette énergie irascible et bruyante qui, dans un diplomate, ne sera jamais regardée comme une heureuse qualité. Mesurez toutes vos démarches et n'oubliez jamais que fougue n'est pas force. "
Bruxelles, Jean Quatremer, correspondant de "Libération" a rendez-vous avec Rachida Dati, eurodéputée. L'entretien durera deux minutes et quelques...Manifestement la diva, qui vit son mandat comme un calvaire, avait autre chose à faire que de répondre à des questions d'un malpropre de journaliste !
Nous vous présentons ci-dessous le papier de Quatremer et l'excellente réaction d'Olivier Bonnet (plume de presse)
Grandeurs et misères du journalisme. Le journal envisageait de faire un papier sur les multiples activités de Rachida Dati, ex-Garde des Sceaux tombée en disgrâce et envoyée en exil au Parlement européen. Sa prestation de serment, comme avocate, prévue demain, était l'occasion de faire un point sur celle qui ne cache guère qu'elle siège à Bruxelles à contrecoeur. J'avais déjà collecté pas mal d'éléments sur ses activités (en un mot, il y a eu pire comme député européen et elle apprend) et un rendez-vous s'imposait pour lui soumettre les faits que j'avais recueillis. La rencontre au sommet a eu lieu mardi matin, au bar du troisième étage du Parlement européen de Bruxelles, à 12h20. Et elle s'est terminée à 12h22'30'' très précises par un départ en fanfare de la dame, sous l'oeil rigolard de diplomates et de fonctionnaires de mes connaissances qui assistaient de loin à la scène...
Quelques minutes avant le début de l'entretien, Pascal Virot, chef adjoint du service politique de mon journal, m'appelle pour me lire une dépêche qui vient de tomber: la prestation de serment de Rachida Dati est reportée sine die, le Conseil de l'ordre considérant que la société de conseil qu'elle a fondée en juillet 2009, «La Bourdonnais consultants», doit d'abord être totalement dissoute, ce qui est en cours, car un avocat ne peut en même temps diriger une société. Le papier est donc reporté, mais l'enquête continue. Après avoir salué la députée UMP tout juste débarquée de son Thalys et nous être installés autour d'une table, je l'interroge sur cette nouvelle.
Elle se crispe immédiatement et me répond en évitant soigneusement mon regard: «je ne suis pas au courant». Moi, surpris: «vous ne savez que votre prestation de serment est reportée»? Elle: «non et de toute façon je ne suis pas là pour parler de cela, mais de mes activités européennes». Je lui fais remarquer que c'est lié. Je précise: toutes ces activités, est-ce bien compatible? Avocate, députée européenne, maire du 7ème arrondissement de Paris, cela fait beaucoup pour une seule personne, non? Elle, de plus en plus glaciale (c'est possible, je l'ai vu): «je ne suis pas là pour parler de cela. Et votre consoeur parisienne (qui enquête sur ses activités en France) m'a déjà posé ces questions». J'apprendrais quelques minutes plus tard que ma consoeur s'est aussi fait proprement envoyer aux pelotes, ce qu'hélas je ne savais pas avant l'entretien.
Pour détendre l'atmosphère, je lance: «je ne sais pas comment vous faites pour faire tout ça: moi qui suis les activités européennes depuis 20 ans, je suis encore débordé». Elle me lance, agressive: «c'est votre vie, pas la mienne». Ben justement, j'insiste lourdement, comment fait-elle, quel est son secret? «Je n'ai pas à vous répondre». Moi, étonné: «je peux vous poser des questions, non?». «Sur mes activités ici». Bon, très bien, car au fond, je ne suis pas un mauvais garçon: «combien de jours par semaine passez-vous à Bruxelles?» Elle de plus en plus agacée par cet emmerdeur, même pas en costume-cravate: «vous n'avez qu'à consulter les listes de présence». Estomaqué, je m'étonne de cette réponse. Elle, se levant, me regardant comme on regarde un insecte déplaisant: «j'ai un autre rendez-vous qui m'attend et je n'ai pas que ça à faire. Au revoir». Et elle me plante là, comme un malpropre...
C'est bien la première fois, dans ma déjà longue carrière, que je me fais ainsi jeter par un politique. Pourtant, je vous assure que j'ai été poli, que j'étais propre sur moi et que mon déodorant n'a pas lâché en plein entretien. Même Edith Cresson, à qui j'ai fait de sacrées misères, en 1998-1999 lorsqu'elle était commissaire européenne, au point qu'elle a dû démissionner, ne s'est jamais comportée avec une telle arrogance et un tel mépris et dieu sait si elle en est capable. Au plus fort de l'affaire, l'ancienne première ministre française répondait à mes questions, même si le dialogue était sans concession et proche de l'engueulade. Mais au moins, il y avait dialogue et Cresson savait qu'un politique doit répondre de son action, même si c'est déplaisant. Là, il n'y avait que de l'arrogance, une arrogance extrême, cassante, coupante, glaçante. J'avais déjà eu la puce à l'oreille lorsque j'ai écrit mes post sur l'affaire M6 et son départ après 1h30 lors de l'audition de Michel Barnier: au lieu de m'appeler directement, comme le font tous les politiques qui contestent un de mes papiers, elle m'a envoyé son assistante et son directeur de cabinet de Paris, manifestant ainsi qu'elle n'est pas au niveau de la piétaille journalistique.
Dati fait ainsi une nouvelle fois la preuve de ses limites politiques: si elle refuse de répondre à des questions simples sur son activité et de possibles conflits d'intérêts entre ses mandats publics et son activité privée, elle doit changer de métier. Surtout quand on a manifestement un gros, un très gros problème avec la liberté de la presse.
Rachida Dati : "une arrogance extrême"
Jean Quatremer règle son compte à la prétentieuse
Olivier Bonnet
que ça fait du bien de lire un confrère d’un grand média qui dit franchement ce qu’il pense sans mâcher ses mots ! Surtout s’il s’attaque à l’une de nos têtes de turc favorites, l’imbuvable Rachida Dati, dont la prestation de serment en tant qu’avocate est reportée jusqu’à ce qu’elle ne soit plus chef d’entreprise, incompatibilité qu’elle ignorait étonnamment - elle est magistrate ! -, offrant ainsi une nouvelle preuve manifeste de son incompétence crasse. Merci donc à Jean Quatremer pour l’article où il narre par le menu comment Madame l’eurodéputée, bouffie de suffisance, l’a éconduit "comme un malpropre", refusant de répondre à des questions somme toute anodines. Le récit de cette brève rencontre est à lire icidans son intégralité. En voici la conclusion, gouleyante à souhait : "Là, il n’y avait que de l’arrogance, une arrogance extrême, cassante, coupante, glaçante. J’avais déjà eu la puce à l’oreille lorsque j’ai écrit mes post sur l’affaire M6 et son départ après 1h30 lors de l’audition de Michel Barnier : au lieu de m’appeler directement, comme le font tous les politiques qui contestent un de mes papiers, elle m’a envoyé son assistante et son directeur de cabinet de Paris, manifestant ainsi qu’elle n’est pas au niveau de la piétaille journalistique. Dati fait ainsi une nouvelle fois la preuve de ses limites politiques : si elle refuse de répondre à des questions simples sur son activité et de possibles conflits d’intérêts entre ses mandats publics et son activité privée, elle doit changer de métier. Surtout quand on a manifestement un gros, un très gros problème avec la liberté de la presse."
Dans quelques mois, commentant la défaite de Sarkozy, les journalistes évoqueront peut-être ce 28 janvier 2010, jour où Dominique de Villepin échappa au « croc de boucher » et retrouva son honneur.
C'est un bonne nouvelle pour l'homme politique, une excellente nouvelle pour tous ceux qui veulent voir la France et l'Europe débarrassées d'un électron imprévisible et malfaisant.
La voie est désormais ouverte à l'ancien premier ministre pour entamer sa carrière propre et, bien qu'il nous assure du contraire, la rancune et la revanche y auront leur place. Sa capacité de nuisance n'est pas négligeable, Sarkozy doit le savoir qui a passé, je n'en doute pas, une mauvaise nuit. Autour du réhabilité va se concentrer une frange de tous ceux qui, à droite, supportent de moins en moins la morgue et l'arrogance des flagorneurs, des conseillers de la Cour, de tous ceux dont le service public est d'abord celui du Président.
Imaginez-le candidat à la présidentielle, récoltant un cinq à sept pour cent. Suffisant pour plomber le deuxième tour. Mais en attendant, vous le verrez un peu partout, serrant des mains, prononçant des discours aux antipodes de ceux de Sarkozy, jouant son « Chevènement de la droite » et semant ces petites phrases qui, en peu de mots, peuvent faire désordre sinon dégât.
Allons, le ciel, déjà plombé, n'augure rien de bon pour le futur d'une sarkozie aux abois.
Et l'appel de la décision du parquet de faire appel est là pour démontrer, une fois de plus, combien, Sarkozy, veut faire taire cette voix au risque d'étaler sa haine et sa peur.
Si seulement à gauche, une voix, une figure, une présence pouvait se détacher et sortir d'un rang exhibitionniste et chahuteur … proposer des solutions simples, logiques, compréhensibles. Est-ce si difficile ? Est-ce iconoclaste d'exiger de mettre les banques au pas en les nationalisant, comme il faut le faire pour tous les autres flux d'argent ? Et faire de même pour tous ce qui concerne l'eau et l'énergie ?
Est-ce dangereux d'exiger le refondement de l'Union Européenne ?
De mettre fin à cette législation qui permet des délocalisations, des importations inconsidérées, des positions abusives des grands surfaces ?
Et puis, faut-il que des jeunes gens sous uniforme se fassent tuer pour rien en Afghanistan ?
Faut-il, le petit doigt sur la couture du pantalon, répondre « affirmatif » chaque fois que « l'ami américain » nous convoque ?
Il y eut un temps où le Général (De Gaulle) parlait de « trop plein » à propos de son départ. Aujourd'hui, il y a un vide, un creux, une enflure, un soufflé, du vent, de l'ombre... appelez cela comme vous le voulez et ne vous plaignez pas, agissez !
Soyons un peu triste aujourd'hui, Jérôme David Salinger est mort, et pour de bon cette fois. Le jeune adolescent de « L'attrape-coeur » (The cather in the rye) continue, lui, son errance dans Mahattan, il ne veut pas retrouver sa route, vieillir c'est savoir où l'on est et où l'on va. C'est faux, bien sûr, la vie est une ivresse...quand elle n'est pas une biture triste.
Leurs campagnes haineuses contre ceux qui les critiquent ayant de moins en moins d’effet, les sionistes sont maintenant passés à la « propagande positive » en exploitant de façon cynique le drame haïtien, écrit Sarah Irving.
Israël a exploité la crise en Haïti pour les besoins de sa propagande, tout en travaillant à expulser les organisations humanitaires de la bande de Gaza - Photo : les Palestiniens de Gaza organisent la collecte de dons pour la population sinistrée d’Haïti [Wissam Nassar/MaanImages]
En dépit des difficultés logistiques, le tremblement de terre du 12 janvier en Haïti a vu une grande partie de « la communauté internationale » se rassembler pour envoyer de la nourriture, des médecins et tout type d’aide d’urgence pour ce pays déjà frappé de misère.
Mais le désastre a également fourni à ceux qui font l’apologie de l’Etat d’Israël, connu pour ses abus concernant les droits de l’homme, une occasion de tenter de gagner une haute stature morale. Par chance, une remarque faite par le comédien juif anti-sioniste Ivor Dembina m’a alertée à ce sujet. « Il y a une immense campagne de courriers électroniques disant ‘regardez ce que fait Israël, ceci est ce que nous voulons dire par une réponse disproportionnée’, » a-t-il dit tandis que je l’interviewais le 22 janvier pour un article dans The Electronic Intifada.
L’email dont Dembina fait mention semble provenir de Lynn Sharon, une citoyenne israélienne qui écrit de courts et occasionnels articles sur les sites Web de langue anglaise en lsraël, et envoie des lettres aux journaux locaux. Les affirmations qu’elle profère — comme « le monde arabe et musulman » n’ont « rien » donné - sont incontestablement fausses, alors que les informations font mention de donations venant du Maroc, des Emirats Arabes Unis, du Qatar, de l’Egypte, du Liban, de la Jordanie et de l’Indonésie. Même les Palestiniens de Gaza, qui vivent sous le blocus israélien, ont rassemblé des dons pour Haïti.
L’article de Sharon commence par une affirmation biaisée selon laquelle « beaucoup de pays et de dirigeants dans le monde ont accusé Israël de répondre d’une façon disproportionnée à l’agression du Hizballah au Liban et du Hamas à Gaza. » Peu de « pays et dirigeants mondiaux » ont réellement eu le courage de se lever et de tenir un tel discours, bien que beaucoup d’individus et d’organisations l’aient fait. Mais ce qui est tordu dans cette déclaration, c’est que c’est l’ancien premier ministre israélien Ehud Olmert qui a rendu l’expression « réponse disproportionnée » si fameuse, afin de paraître dur devant les électeurs israéliens extrémistes dont fait partie Lynn Sharon elle-même.
« La réponse disproportionnée » a été, justement, l’expression utilisée par Olmert à la suite des attaques d’Israël l’hiver dernier, afin d’essayer de gagner l’appui des électeurs lors des élections de février passé. C’était une menace destinée au Hamas que toute fusée mise à feu attirerait une répétition des 22 jours de mort et de destruction que les militaires israéliens venaient juste d’infliger à Gaza. L’expression « réponse disproportionnée » est devenue un cliché par l’insistance d’Israël de disposer du droit de choisir le niveau de ses actions militaires contre des civils, et pour que ses actions se situent sur une échelle complètement différente de mort et de destruction que tout ce que les groupes armés palestiniens pourraient infliger.
Mais le principal contenu de l’email de Sharon, expédié sur beaucoup de listes de diffusion et depuis signalé sur des blogs, pages de commentaire sur les informations et envoyé comme « lettre » aux journaux autour du monde, est que « les USA ont envoyé des approvisionnements et du personnel, la Grande-Bretagne a envoyé 64 pompiers et 8 volontaires, la France a envoyé des troupes pour la recherche et le secours aux victimes. Beaucoup de grandes et riches nations du monde ont envoyé de l’argent. Le monde arabe et musulman — rien. Israël, une nation de 7.5 millions de personnes a envoyé une équipe de 220 personnes dont du personnel médical et a établi le plus grand hôpital de campagne en Haïti, traitant jusqu’à 5000 personnes par jour avec une équipe expérimentée de secours et des fournitures médicales. »
Le courrier électronique poursuit en critiquant les Nations Unies, le juge Richard Goldstone, et quiconque critique Israël tout en épargnant d’autres pays accusés de « crimes contre leurs minorités [sic], » comme « le Soudan, la Chine [et] la Russie ».
Selon l’analyse faite le 21 janvier par Catherine Philp, correspondante à l’étranger pour The TimesAmericanThink, qui a inséré des liens supplémentaires aux pages pour soutenir son argumentation. Cependant, à partir du 25 janvier, la page des statistiques du journal The Guardian ne citait aucune liste d’aides venant d’Israël, mais incluait les donations des Emirats Arabes Unis et du Maroc (le Canada vient en tête en nombre de dollars versés par individu). Les copies conformes de cet email paraissent insérées dans le champ « commentaire » d’innombrables histoires au sujet de l’aide pour Haïti, particulièrement celles citant l’aide venue des pays arabes comme cela apparaît largement sur le site Web de CNN. de Londres, les journaux et magazines « ont été inondés avec des courriers identiques. » La circulaire a été incorporée dans un article par Peggy Shapiro sur le site largement relayé
Sur quelques sites Web israéliens et sionistes, l’exploitation de la tragédie d’Haïti pour des raisons de propagande dépasse les « faits » mensongers cités dans le court article de Lynn Sharon. Beaucoup citent le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tandis qu’il entremêle la communauté juive plus large avec l’état d’Israël en déclarant : « je pense que c’est dans la meilleure tradition du peuple juif ; c’est le vrai engagement de l’état d’Israël et du peuple juif... en dépit d’être un petit pays, nous avons répondu avec un grand coeur. » Les commentateurs tels qu’Arlene Kushner, « experte auto proclamée sur les questions du Moyen-Orient, » parle du manque de soins médicaux adéquats pour les survivants du tremblement de terre. « Il y a apparemment d’autres installations hospitalières, mais les équipements sont maigres, » dit-elle, contente de pouvoir ensuite proclamer qu’Israël avait à partir du 18 janvier établi le seul hôpital de campagne, en dépit des difficultés avec les malades et blessés.
Cuba volontairement oublié
Les principaux reportages ont été également touchés par la propagande israélienne. Time Magazine, Sky et Fox News parmi d’autres, ont fait la pub de l’hôpital de campagne. C’est naturellement un sujet aussi légitime que n’importe quelle autre aspect de l’aide apportée, et la couverture « disproportionnée » pourrait être attribuée au fait que les Israéliens étaient véritablement l’une des premières équipes sur le terrain (bien que pas la première , car c’était Cuba, l’état communiste dont l’assistance médicale n’est jamais mentionnée dans beaucoup de médias occidentaux).
La BBC était à signaler de son côté pour sa couverture des sommes massives venues du public britannique au profit du Comité de secours pour les désastres (DEC), la coalition des organisations non gouvernementales britanniques qui mettent leurs moyens en commun pour éviter « les collectes de fonds concurrentielles » en cas de désastre majeur. C’était en contraste frappant avec la même époque l’année dernière, lorsque la BBC avait de façon tout à fait volontaire refusé d’annoncer le lancement d’un appel du DEC pour collecter de l’argent afin de venir en aide aux victimes des bombardements israéliens sur Gaza. C’était la première fois que la BBC avait refusé de relayer un appel de la coalition DEC depuis 1963.
Quelques rares médias ont relevé les anomalies dans « l’auto-louange » sioniste. The Times a fait remarquer dans le même article qui notait le paquet d’email « identiques » s’inspirant de l’article de Lynn Sharon, que tandis que le rôle israélien en Haïti était glorifié, « les efforts là-bas pour l’amélioration de l’image d’Israël sont en complète contradiction avec les barrières qu’il dresse maintenant devant les mêmes organismes d’aide et qu’il harcèle dans les ruines [de Gaza]. » Philp se rapportait au refus de plus en plus fréquent par Israël de délivrer des visas pour le personnel des organisations d’aide et de développement travaillant en Palestine. L’article était également l’un des rares, sans mentionner les agences de presse ou la presse pro-palestinienne, à reprendre les commentaires de Max Gaylard, coordonnateur humanitaire pour l’ONU en Palestine, déclarant : « nous sommes profondément préoccupés par l’état du système de santé à Gaza aujourd’hui et en particulier par sa capacité à fournir des soins appropriées aux habitants ... Cette grave situation n’est pas comme celle en Haïti. Haïti a été détruit par un tremblement de terre. Les circonstances [à Gaza] sont entièrement le fait de l’homme et peuvent être résolues en conséquence. »
Donnons à Ivor Dembina le mot de la fin. « C’est tellement cynique, » dit-il à propos de la campagne sioniste de courriers électroniques. « Les sionistes se sont rendus compte que les campagnes de haine contre ceux qui les critiquent deviennent inefficaces, aussi passent-ils à la propagande positive, comme toute cette affaire sur l’aide médicale envoyée en Haïti. Évidemment n’importe quelle aide pour Haïti doit être relevée, mais c’est un exercice tellement évident de propagande. S’ils sont tant intéressés à aider des gens dans des crises humanitaires, ils peuvent aller juste à la porte à côté et aider ceux sur lesquels ils ont versé leurs bombes. »
* Sarah Irving est écrivain et vit à Manchester au Royaume-Uni. Elle a travaillé avec le mouvement international de solidarité [ISM] en Cisjordanie en 2001 et 2002 et avec Olive Co-op pour le commerce des produits palestiniens, et l’organisation de visites de solidarité de 2004 à 2006. Elle écrit maintenant à plein temps sur une série de sujets dont la Palestine. Son premier livre, Gaza : Sous les bombes [Gaza : Beneath the Bombs], écrit en collaboration avec Sharyn Lock, a été édité en janvier 2010.
Sur le même thème :
La compassion d’Israël pour Haïti ne peut pas cacher notre hideux visage à Gaza - 20 janvier 2010
25 janvier 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
Il est beau, le pays de l'égalité et de la liberté, des droits de l'homme et de la laïcité (air connu !)...
La presse française moins crédible que celle du Surinam !!!
C'est Reporters sans Frontières qui le dit !!! Classée au 43° rang Mondial pour 2009, la situation se dégrade d'année en année (35° en 2008, 31° en 2007)... Les donneurs de leçons du pays des Droits de l'Homme, si prompts à évoquer la Liberté et les Lumières... ne valent pas mieux qu'un pays Bananier ! Voilà ce qu'est la Presse Française, financée par les Grands Industriels, celle qui sert de Baromètre à l'opinion publique.
Le journalisme à la papa est mort hier et on ne le pleurera pas. Finies les investigations laborieuses et les thunes de l’État gaspillées pour que des types jouent l’Albert Londres en des terres mêmes pas françaises : place au journalisme responsable ! Les mesures gouvernementales vont enfin mettre de l’ordre dans une profession qui se croyait au-dessus des lois. Revue de détails.
Journalisme, année zéro
Ça couvait depuis un moment. Le Président, en ébullition, avait de plus en plus de mal à contenir son courroux. Et les Français, conscients du problème, étaient prêts à embrayer. Trop longtemps que quelques apprentis Tintins en goguette coûtaient bonbon à la nation pour des clopinettes, sous-Kessel de pacotille incapables de lire correctement leur Guide du Routard.
L’affaire desdeux journalistes retenus en otage en Afghanistanparce qu’ils se croyaient dans un remake de SAS nique le Mollah Omar a mis le feu aux poudres. Et l’ordre de l’Élysée est tombé hier : puisque les journaleux sont irresponsables, ils resteront désormais là où on peut les contrôler : en France ou dans les environs (Suisse, Liechstenstein et peut-être Monaco si la situation y reste stable).
Sage décision.
Car les deux reporters inconscients qui batifolaient en terre afghane comme s’il c’était la Creuse ne sont que les derniers d’une longue lignée. Claude Guéant l’a rappelé hier dans une conférence de presse : « Le contribuable français va encore devoir raquer un max parce que deux irresponsables sont allés faire les débiles en territoire barbu. Cette fois, c’en est trop. Après Aubenas, Malbrunot, Kieffer et tous les autres, on en tire les conclusions nécessaires : interdiction absolue de vadrouiller en zone dangereuse. Finie l’époque des boys-scouts et des Rouletabille. On réinvestira l’argent ainsi économisé dans la moralisation du capitalisme, c’est du gagnant-gagnant. ».
Ce que le contribuable ne verra plus. Merci qui ?
Le raisonnement est limpide. Puisque les journalistes ne savent pas suivre les plus élémentaires consignes de sécurité et que leurs rédactions ne mettent pas les freins nécessaires à leurs dérives, il convient que l’État lui-même leur fixe des interdits, et pas seulement géographiques : d’autres données seront prises en compte (état de santé, présence à la garden-party de l’Élysée, couleur politique etc…). « Ce sera une sorte de code de la route pour journalistes, a déclaré François Fillon. Plus question de leur laisser faire n’importe quoi , on va veiller à ce qu’il n’y ait plus de sortie de route. C’est pour leur bien. »
Devant la levée de boucliers chez certains des vieux grognards de la corporation, toujours prêts à crier à l’abus de pouvoir, Jean François Coppé a embrayé dans la soirée : « J’entends déjà les critiques qu’on va nous faire, sur la baisse de qualité de l’info, la fin des enquêtes, le nivellement par le bas de l’info, blablabla… Mais on a de quoi répondre ! À l’heure de Twitter et de Facebook, un journaliste n’a plus besoin de partir loin pour accumuler les informations : il suffit qu’il fasse semblant d’être sur place, et tout le monde s’en contente. Regardez Bernard Henry Lévy : la Géorgie, la Yougoslavie, Gaza… il n’a rien vu et pourtant il raconte plein de choses fascinantes. Et puis, avec de bons décors, on recrée facilement une ambiance… Quelques tubes de gouache, une heure de boulot, et on a un arrière-fond parfait pour un direct depuis Tora-Bora. Les journaux vont faire de réelles économies et les réinvestir dans de la vraie info. »
Un Journaliste, lui ? Peuh, il n’avait même pas Twitter…
Interrogés, les principaux directeurs de journaux hexagonaux se sont félicités de la décision du gouvernement. « Franchement, notre métier n’est pas de s’inquiéter pour notre personnel mais de le protéger. De toute manière, la plupart du temps, on faisait semblant d’avoir quelqu’un à l’étranger et on pompait l’AFP. Ces mesures ont l’avantage de clarifier les choses », remarque ainsi Laurent Joffrin, visiblement ravi. Du côté des chaines de télé, même son de cloche. Nonce Paolini, directeur général de TF1 déplore simplement que l’on autorise la Suisse comme terrain d’enquête : « Même s’ils ont légiféré sur les minarets, ils restent assez poreux aux fondamentalistes, ça peut être un danger. Pourquoi pas autoriser la Belgique tant qu’on y est ? »
Autre innovation, l’Élysée songe à instaurer un prix Pulitzer hexagonal basé sur un système de loterie. Fini le temps où quelques casse-cous raflaient les récompenses et les honneurs ; un simple journaliste à la Gazette de Triffouillis pourra bientôt remporter la récompense suprême en matière d’enquête. Nul doute qu’une saine émulation s’instaurera entre les rédactions et que l’Investigation avec un grand I en sortira gagnante.
Enfin, cerise sur le gâteau, le gouvernement prépare la sortie d’un Guide du Routard du journalisme responsable (et durable) afin de conseiller au mieux les chasseurs d’images et de témoignages. Tous les cas de figure seront abordés. Besoin urgent d’une vidéo de pirates somaliens ? Allez-donc faire un tour à Disneyland, les Pirate des Caraïbes y sont criants de vérité. Un plan manquant pour compléter un reportage sur les écoles en Afghanistan ? Foncez dans les squares parisiens ou à Calais, les Afghans y sont encore nombreux (juste, dépêchez-vous avant qu’il n’en reste plus, ils se font de plus en plus rares en nos contrées). Pas d’adresse pour aller déjeuner avec votre boss Christophe Barbier mardi prochain ? Pas d’inquiétude, il adore les vermicelles de truffes de chez Marco Piunzinelli, dans le 16e. Des bons plans à foison…
Marre des plans galères, ami journaleux ? Le gouvernement est là pour toi.
L’homme nommé rédacteur en chef de ce guide, meilleur journaliste de France depuis plusieurs décennies, PPDA, nous en dit plus : « C’est toute une organisation qui se met en place. On va faire comme pour les plages : il y aura les zones vertes (journalisme autorisé sans restriction), les zones oranges (journalisme autorisé si embedded, Twitter conseillé), les zones rouges (réservées à BHL, Twitter + Facebook conseillés, attendre les conférences de l’Élysée avant d’écrire son billet) et les zones noires (no comment…). Je sais que certains craignent qu’on ne puisse plus faire notre boulot mais c’est du pipeau : comment vous croyez que j’ai interviewé Fidel Castro ? En y allant comme un mercenaire ? Laissez-moi rire… Le journalisme d’aujourd’hui se conjugue différemment, avec une bonne dose d’inventivité et de créativité. »
Un modèle
Pour finir, le gouvernement ne compte pas en rester là. Fidèle à la devise de Bernard Tapie - Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ? - , le Président a décidé que les revenus des journalistes seraient désormais indexés sur leur capacité à respecter les règles édictées en la matières. Le blaireau de journaliste de base y pensera désormais à deux fois avant de prendre des initiatives contre-productives. Nul doute que l’information en sortira gagnante et que des dérives du type Denis Robert/Clearstream ne devraient plus se reproduire. C’est à ce prix - seulement - que notre démocratie pourra renouer avec les vertus d’une véritable presse d’investigation responsable.
Lettre de Lord Balfour à Lord Lionel Churchill, le 2 novembre 1917.
En accord avec M. Chaïm Weizmann, président de la Fédération sioniste.
Nous somme le 2 novembre 1917.
Notez l'appellation vague de "foyer national juif", qui est inconnue du droit public international.
Il ne s'agit donc pas de'un "Etat" au sens que l'on entend aujourd'hui.
De plus, il est clair que ce "foyer national" ne peut porter atteinte aux droits des colmmunautés déjà existantes sur le sol de la Palestine !
Bref, le moindre étudiant en droit comprendra que ce texte est tout sauf une base juridique valable pour fonder un Etat de droit. Le terme "foyer national" est inconnu du droit public international.
Il s'agit, ni plus ni moins, d'un témoignage de sympathie à portée générale.
Il y en a qui vivent encore, très mal, cette "sympathie" !
Texte de la Déclaration
La déclaration.
« Cher Lord Rothschild,
J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui.
Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.
Arrêtons l’escalade agressive impérialiste contre l’Amérique Latine et les Caraïbes (Pétition) par le Réseau des Réseaux en Défense de l’Humanité
Lors de la Xème Réunion de la Commission Intergouvernementale Cuba-Venezuela de La Havane et durant le VIIIème Sommet de l’ALBA, les chefs d’État et de Gouvernement ont débattu et ont évalué la situation internationale à la suite des événements les plus récents qui ont eu lieu dans notre région.
L’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis, de l’Administration Obama a supposé la possibilité d’une remise en question des positions de la puissance du Nord en ce qui concerne l’Amérique Latine et les Caraïbes. Toutefois, il est évident que pour les forces progressistes et aimantes de la paix, cette possibilité était seulement une illusion.
Les menaces quant à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de nos pays persistent et ont augmenté. Comme l’a signalé le commandant Fidel Castro, « le coup d’État au Honduras et l’établissement de sept bases militaires en Colombie, sont des faits récents qui se sont produits après la prise de possession du nouveau Président des Etats-Unis. Son prédécesseur avait déjà reconstitué l’IVème Flotte, un demi-siècle après la fin de la dernière guerre mondiale et que n’existaient plus ni la Guerre Froide, ni l’Union Soviétique. Les intentions réelles de l’Empire, cette fois, sous l’aimable sourire et le visage afro-américain de Barack Obama sont évidentes ».
Les plans de l’empire sont clairs pour les forces du progrès et invisibles pour les grands médias. L’hégémonie médiatique sert à l’impérialisme pour tromper l’opinion publique, pour la confondre et pour l’utiliser pour ses fins de domination.
Nos peuples veulent la paix pour travailler et créer des sociétés plus justes et plus équitables. L’agression impérialiste oblige à des efforts qui nous distraient de ces objectifs.
Face à l’escalade agressive de l’impérialisme, la mobilisation des écrivains et des artistes, des professionnels, des moyens alternatifs de communication, des organisations et des mouvements sociaux et de tous les hommes et des femmes de bonne volonté qui soient disposées à combattre pour la paix et pour la survie de l’espèce humaine devient indispensable.
Nous appelons toutes les personnes et toutes les organisations articulées dans le Réseau des Réseaux en Défense de l’Humanité, à dénoncer par toutes les voies possibles les plans belliqueux de l’impérialisme, à adhérer à cette convocation et à la faire connaître aux organisations internationales, aux gouvernements, aux Parlements et aux partis politiques.
Pour la paix et l’humanité, arrêtons l’escalade agressive impérialiste contre l’Amérique Latine et les Caraïbes.
M. Kouchner, c'est ce ministre de la République qiu a déclaré un jour: "le fait pour moi d'être demi-juif me rend doublement juif". La République laïque n'apprécie toujours pas ! Connaissant Sarkozy, Israël et les juifs, ce jugement ne nous étonne pas !
Kouchner justifie les violations israéliennes du Liban
Ses déclarations dénoncées et accusées de justifier une guerre sioniste
Conséquence de L’Opération Plomb Durci : La Société Israélienne Manifeste Une Tendance Fasciste Croissante Lors de son entrevue avec le premier ministre libanais, Sa'd al-Harîrî, à Paris, le ministre français des affaires étrangères a nié que l'Etat sioniste représentait une menace sur le Liban osant effrontément déclarer que c'est le Hezbollah qui représenterait cette menace. Il a jugé que les craintes libanaises étaient infondées, puisqu'Israël est l'ami de la France!!! Un communiqué du Hezbollah a dénoncé les déclarations de Kouchner:
""Nous décelons dans ces déclarations les empreintes claires de la voix israélienne et un déni entier de l'histoire de la France et de sa résistance à l'agression et l'occupation". Le communiqué ajoute: "le Hezbollah s'étonne que les déclarations du ministre des affaires étrangères contredisent les rapports des Nations-Unies au sud-Liban, où son pays est représenté, à propos des agressions israéliennes quotidiennes et des violations de la souveraineté libanaise. Il considère cette attitude comme une tentative d'innocenter l'ennemi israélien et de camoufler ses violations incessantes contre la souveraineté libanaise, ce qui est considéré comme une protection de l'occupant israélien et un encouragement pour poursuivre ses attaques". Le communiqué termine: le Hezbollah dénonce cette attitude complice et déséquilibrée et appelle les autorités françaises à adopter un rôle conforme aux responsabilités qu'elles ont longtemps proclamées envers la sécurité et la souveraineté du Liban".
Les déclarations de Khouchner ont été vivement dénoncées par une partie de la classe politique libanaise, à commencer par le Hezbollah. le député Ali Ammar (bloc de la fidélité à la résistance) a déclaré que "le ministre français des affaires étrangères nous a habitués au déséquilibre de sa personnalité politique, au moment où l'admnistration française adopte une position, nous voyons Kouchner adopter une autre, notamment en ce qui concerne son alignement sur l'ennemi israélien", affirmant que "la position de ce responsable reflète un double standard chez les Occidentaux, qui est considéré comme un alignement sur les positions de l'administration américaine, qui soutient l'agression et l'oppression sionistes". "Kouchner a oublié ce que vit cette région du fait de la présence d'Israël et de ses pratiques agressives, tout comme il fait semblant d'oublier que l'entité sioniste continue à occuper des terres arabes de Syrie, du Liban et de la Palestine et qu'il y a des millions de Palestiniens exilés hors de leur pays".. Le député Marwan Fares (parti nationaliste social) ne s'est pas étonné, pour sa part, des déclarations du premier ministre français, puisqu'il est un "allié de l'entité sioniste", considérant qu'il s'agit de positions personnelles qui ne peuvent être celles de l'administration française. Il a déclaré que l'alignement clair de Kouchner aux côtés d'Israël montre que la politique américaine est toujours influente et active en France, ajoutant qu'il ne faut pas "oublier, dans tous les cas, que la politique française n'est pas si éloignée de la politique européenne au Moyen-Orient". Le député Qâsim Hâshim (bloc du développement et de la libération) a déclaré que "les paroles de Kouchner dénotent un alignement clair et une tentative de masquer les ambitions et les intentions agressives de l'entité sioniste envers le Liban et la région arabe, il a passésous silence les violations de l'ennemi sioniste, ses multiples survols du territoire libanais et la poursuite de la judaïsation et de la colonisation des terres palestiniennes occupées." Les commentateurs libanais insistent surtout sur le fait que Kouchner a entièrement nié le rôle de la résistance du Hezbollah et sa place dans l'Etat et le gouvernement libanais, l'accusant de vouloir mener une aventure pour soutenir l'agenda de l'Iran, si une guerre était déclenchée contre ce pays musulman. Il a de plus considéré que les violations et les agressions sionistes ne représentent pas un danger sur le Liban, le danger viendrait selon lui du Hezbollah. Il a voulu insinuer que l'Iran pourrait utiliser le Liban pour désserrer l'étau et les pressions par rapport au dossier nucléaire. De plus, Kouchner a jugé qu'une guerre israélienne n'était pas prévue "maintenant", ce qui veut dire qu'elle est possible dans l'avenir et qu'elle serait justifiée alors.
J'ai de la peine à croire certains qui prêtent aux francs-maçons un pouvoir occulte extraordinaire, quand je lis ce genre de communiqué. Qu'ils s'occupent du sexe de leurs Frères, de celui des anges et de leurs colifichets dorés, c'estle spectacle le plus plaisant qu'ils puissentt nous donner, et puis baste ! A nous les affaires sérieuses !
Si certaines obédiences franc-maçonnes sont mixtes et d’autres strictement féminines, celle du Grand Orient de France (GODF) a pour règle de n’accepter aucune femme en ses rangs. La principale organisation maçonnique française vient pourtant d’accepter le changement de sexe d’un de ses frères. Passé d’homme à femme, ce transsexuel est donc la première femme du GODF. Mais Pierre Lambicchi, grand maître du GODF, ne voit pas les choses de la sorte : « Pour nous, même si elle est juridiquement devenue femme, il a été initié comme frère et reste génétiquement un homme. », a-t-il déclaré à L’Express. Notons l’alternance du elle (juridique) et du il (génétique). Selon le GODF, c’est donc la génétique qui fait le genre. Une acceptation toute relative, donc, pourrait-on être tenté d’en déduire… Mais la principale intéressée, Olivia Chaumont de son nom, défend le GODF dans une interview au site Yagg : « Le président du GODF a officiellement annoncé que j’étais maintenant une sœur, reconnue comme telle au sein du GODF, un membre de sexe féminin sous mon nom féminin. Du coup, l’article qui est paru dans L’Express jeudi dernier ne me convient pas du tout. Ils écrivent: “pour ses frères, qui n’acceptent pas la mixité, il reste un homme”. Ce n’est pas vrai, ils viennent au contraire de m’intégrer comme femme, avec mon sexe et avec mon nom de femme. Et c’est très courageux de leur part. J’ai effectivement été initiée comme homme, mais aujourd’hui ma vie est une vie de femme. »
Sur le fondement d’une étude des armées russes, le président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a évoqué la possibilité que les Etats-Unis aient provoqué la série de tremblement de terre de la semaine dernière aux Caraïbes, dont celui qui a dévasté Haïti. Avec ses homologues bolivien et nicaraguayen, il a demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité pour examiner ces imputations et l’invasion « humanitaire » d’Haïti par les troupes états-uniennes.
Un rapport de la flotte russe du Nord [transmis au gouvernement du Venezuela] indiquerait que le séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par l’US Navy de son arme sismique ».
La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur atomique lance-missiles Pierre le Grand, interrompus depuis la fin de la Guerre froide.
Depuis la fin des années 70, les Etats-Unis ont considérablement avancé leurs recherches sur les armes sismiques. Selon ce rapport, ils utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à résonance combinés à des bombes à onde de choc.
Un rapport russe précis, une intervention d’Hugo Chavez et d’autres éléments d’informations troublants expliqués avec des schémas … Nous sommes loin d’une nouvelle théorie conspirationniste abacadabrante comme on en trouve trop souvent sur internet …
Cette affaire est d’autant plus curieuse quand on sait que, le lendemain du passage de Chavez sur la télévision russe, l’Iran a été victime d’un séisme de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter suivi de quarante répliques (chiffre rond) dans une ville à une centaine de kilomètres de Téhéran … VOIR SUR : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/21/01011-20100121FILWWW00558-iran-panique-apres-un-seisme-de-42.php
Massachusetts : La Perte D’Un Siège Au Sénat Par Obama Est Une Victoire Pour Netanyahou
Dans l’élection du remplaçant au Sénat du libéral Edward M. Kennedy, qui a occupé le siège du Massachusetts pendant un demi-siècle, la victoire des Républicains reflète non seulement une immense victoire pour les opposants du président US Barack Obama mais aussi une victoire pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Oui je peux le faire : baiser Obama et Co
scott Brown a battu la candidate favorite, Martha Coakley, remportant le siège sénatorial du Massachusetts alors même que le Président Barack Obama s’était précipité Dimanche à Boston pour essayer de sauver la candidature de celle-ci.
Ces derniers mois, Netanyahou a réussi à faire baisser la pression d’Obama, qui bénéficie d’une majorité Démocrate dans les deux Chambres du Congrès. Maintenant cependant Obama sera plus dépendant du soutien de ses rivaux Républicains, les supporters et amis de Netanyahou.
Aucun politicien israélien ne lui arrive à la cheville lorsqu’il s’agit de savoir ce qui se trame aux Etats Unis. Netanyahou a retardé les négociations sur le gel des colonies et puis a décidé que cela durerait 10 mois jusqu’à fin Septembre - en temps voulu pour les élections au Congrès US où on s’attend à ce que les Démocrates subissent de lourdes pertes.
Netanyahou a compris qu’il devait résister à la pression jusqu’à ce que ses supporters de droite récupèrent leur position de force à Capitol Hill et agissent pour freiner les activités politiques de la Maison Blanche. L’élection au Massachusetts, l’un des états les plus libéraux d’ Amérique, sera à partir de maintenant un poids pour Obama.
Ceux qui soutiennent le processus de paix considéreront qu’Obama a manqué une opportunité, passant sa première année de mandat à des actions diplomatiques qui n’ont pas porté leurs fruits et n’a pas réussi à relancer les discussions entre Israël et les Palestiniens. A partir de maintenant ce sera plus dur pour Obama. Le soutien du Congrès est essentiel au processus politique et dans l’actuelle atmosphère politique aux US - les partis politiques étant extrêmement polarisés - Netanyahou peut compter sur le soutien Républicain pour saboter la pression mise sur Israël.
Si la popularité d’Obama continue de plonger et si les Républicains récupèrent au moins l’une des deux Chambres au Congrès en Novembre, Netanyahou et ses partenaires pourront respirer tranquillement et continuer d’étendre les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
C'est une journaliste israëlienne qui s'interroge sur cette dichotomie entre la brutalité sioniste à Gaza et sa compassion en Haïti...
La compassion d’Israël pour Haïti ne peut pas cacher notre hideux visage à Gaza
Akiva Eldar
Qui a dit que nous sommes enfermés dans notre bulle à Tel-Aviv ? Il y a combien de petites nations entourées d’ennemis qui montent des hôpitaux de campagne à l’autre bout du monde ?
Donnez-nous un tremblement de terre en Haïti, un tsunami en Thaïlande, ou une attaque terroriste au Kenya et le bureau du porte-parole des FID triomphera. On peut toujours trouver un avion-cargo pour transporter des journalistes militaires qui donneront les nouvelles des admirables jeunes gens du commandement militaire.
Tout le monde fait vraiment un travail admirable : les secouristes qui cherchent des survivants ; les médecins qui sauvent des vies et même les journalistes qui leur donnent à tous des tapes méritées dans le dos. Après que le vice ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, nous a représentés devant le monde, toute la communauté internationale peut maintenant voir le bon côté d’Israël.
Mais l’identification remarquable avec les victimes de la terrible tragédie frappant le Haïti lointain ne fait que ressortir davantage l’indifférence devant la souffrance actuellement endurée par le peuple de Gaza. À un peu plus d’une heure de voiture des bureaux des grands journaux israéliens, 1,5 million de personnes vivent sous siège, sur une île déserte, depuis deux ans et demi. Qui donc se soucie de savoir que 80 % des hommes, des femmes et des enfants vivant si près de nous sont tombés sous le seuil de pauvreté ? Combien d’Israéliens savent que la moitié de tous les Gazaouis sont tributaires de l’aide, que l’opération plomb durci a laissé des centaines de personnes handicapées, que les eaux usées se déversent directement dans la mer ?
Les lecteurs des journaux israéliens connaissent l’histoire du bébé tiré des débris à Port-au-Prince. Il en est peu qui ont entendu parler des enfants qui dorment dans les ruines de leur maison à Gaza. Comme les forces israéliennes de défense interdisent l’entrée dans la Bande de Gaza aux journalistes nous avons une excellente excuse pour nous enfouir la tête dans le sable des plages de Tel-Aviv ; c’est à la dernière page des journaux que l’on retrouve, les jours fastes, les rapports cliniques sur la situation à Gaza établis par des organisations de défense des droits humains tels que B’tselem, Gisha, le centre juridique pour la liberté de mouvement et les médecins pour les droits humains - Israël. Pour avoir une idée de la vie dans la plus grande prison du monde, il faut contourner « Big Brother » et passer à une des grandes agences de presse étrangères.
En Haïti le désastre est naturel ; celui qui a frappé Gaza est l’oeuvre honteuse de l’homme. C’est notre oeuvre. Les FID n’envoient pas d’avions-cargos remplis de médicaments et d’équipement médical à Gaza. Les missiles que les avions de combat israélien ont tirés il y a un an ont frappé près de 60 000 maisons et usines, réduisant 3500 d’entre eux à l’état de gravats. Depuis, 10 000 personnes vivent sans eau courante, 40 000 sans électricité. 97 % des usines gazaouies ne fonctionnent pas en raison des restrictions imposées par le gouvernement israélien à l’arrivée de matières premières pour l’industrie. Bientôt, cela fera un an que la communauté internationale a engagé, lors de la conférence d’urgence de Charm el cheikh, des sommes d’un montant de 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Comme Israël interdit l’arrivée de matériaux de construction, ces sommes sont sans valeur.
Quelques jours avant que les médecins israéliens ne se précipitent pour sauver les vies des Haïtiens blessés, les autorités du poste de contrôle d’Erez ont empêché 17 personnes de se rendre à l’hôpital de Ramallah afin d’y recevoir d’urgence une transplantation de cornée.
Peut-être ces gens avaient-ils voté pour le Hamas ? Alors que des psychologues israéliens soignent des orphelins haïtiens avec dévouement, des inspecteurs israéliens font en sorte que personne n’essaie de cacher une poupée, un cahier ou un bâton de chocolat dans un conteneur apportant des marchandises essentielles à Gaza. Et quoi si la commission Goldstone exigeait qu’Israël lève le blocus de la Bande et mette fin à la punition collective de ses habitants ? Seuls ceux qui haïssent Israël pourraient exiger que l’on fasse justice contre le premier pays qui a établi un hôpital de campagne en Haïti.
Il est vrai que les milices haïtiennes ne tiraient pas de roquettes sur Israël. Mais le siège de Gaza n’a pas mis fin aux tirs de Qassams. L’interdiction frappant les arrivées de coriandre, de vinaigre et de gingembre dans la Bande depuis juin 2007 avait pour but d’accélérer la libération de Gilad Shalit et de faciliter la chute du régime du Hamas. Comme chacun sait, aucune de ces deux missions n’a été spécialement accomplie et malgré les critiques internationales, Israël continue à fermer les portes de Gaza. Même les images de nos excellents docteurs en Haïti ne peuvent pas dissimuler notre hideux visage dans la Bande.
En décembre dernier, Ben Pavone, avocat de San Diego, a reçu son relevé bancaire mensuel. En ouvrant l'enveloppe, il a constaté que le taux d'intérêt de sa carte de crédit Bank of America venait de bondir à 27,99%.
La plupart des clients du géant bancaire américain auraient lancé quelques jurons avant de passer à autre chose. M. Pavone s'est mis au travail.
Il a envoyé une mise en demeure à Bank of America qui disait ceci: «Je ne payerai pas le solde de ma carte de crédit tant que vous ne ramènerez pas l'intérêt à un taux raisonnable. Si entre-temps vous baissez ma cote de crédit, je vous poursuivrai.»
M. Pavone dit ne pas avoir encore reçu de réponse de Bank of America. Or, sa prise de position lui a valu d'être cité et interviewé à la télévision nationale. Dans une crise économique qui n'en finit plus, son message porte: pourquoi les banques qui ont causé la crise auraient-elles le droit d'en exploiter les victimes?
Pour M. Pavone, qui dit avoir fait ses paiements à temps, c'est une question de respect. «Quand on fait affaire avec une banque, on devient partenaires. Les deux parties ont l'obligation d'agir de bonne foi. Quand une banque fait exploser son taux d'intérêt à près de 30%, c'est de la mauvaise foi. C'est ce que je tente de faire valoir.»
Selon lui, les banques imposent des règles qu'elles n'accepteraient pas elles-mêmes. La preuve: les milliards de dollars que Washington a prêtés aux institutions financières à des taux d'intérêt variant entre zéro et 0,25%. Bank of America a ainsi reçu 45 milliards en fonds publics. À ce jour, elle doit rembourser plus de la moitié de cette somme.
«Je suis dans une position où je peux faire quelque chose, alors je vais essayer, dit M. Pavone. La plupart des gens n'ont pas ce choix.»
En cette période de crise économique, les banques américaines sont passées maîtres dans l'art d'imposer de nouvelles pénalités. Depuis peu, elles demandent 39$ de frais pour chaque retrait qui excède le solde disponible, même de quelques dollars. Achetez un café, un journal et un sandwich sans savoir que votre compte est à découvert et votre banque exigera des frais de 117$. Une récente enquête du New York Times a révélé que les banques ont touché 27 milliards en 2009 grâce aux frais liés aux comptes à découvert, une façon de faire que le Congrès juge abusive et qui sera illégale dans quelques mois.
Ceux qui choisissent de dénoncer ces pratiques en paient le prix. Au mois de novembre dernier, Jackie Ramos, une employée de Bank of America à Fairburn, en Géorgie, a permis à des clients sans emploi de bénéficier d'un programme de taux d'intérêt réduits, ceux imposés par l'entreprise atteignant 30%. Deux semaines plus tard, elle a été renvoyée.
«J'ai agi selon ma conscience, j'ai fait mon travail de façon à pouvoir dormir la nuit, a-t-elle dit. Pour cela, Bank of America m'a mise à la porte.» La vidéo qu'elle a réalisée pour faire connaître son histoire a été vue plus de 224 000 fois sur YouTube.
Abandonnez votre banque
Depuis le début de l'année, un groupe américain propose une idée radicale: abandonnez votre banque. Au lieu d'encourager des institutions qui ont provoqué la crise économique, les citoyens sont invités à placer leur argent dans une banque plus saine, comme les coopératives, ou credit union.
Intitulée Move Your Money, la campagne a été popularisée par le site progressiste Huffingtonpost.com. L'animateur et comédien Bill Maher a aussi fait campagne pour appuyer le groupe.
Des milliers de personnes auraient déjà répondu à l'appel. Ce n'est pas encore beaucoup, mais leurs actions sont significatives: c'est avec les économies de leurs clients que les banques peuvent bâtir des empires capables de changer la direction de l'économie.
Andrew Leonard, journaliste à Salon.com, a délaissé sa banque pour déposer son argent dans une coopérative. «C'est une façon d'affirmer mon indépendance dans un monde trop souvent façonné par des forces sur lesquelles je n'ai aucun pouvoir, note-t-il. Pour les petites banques, chaque client compte. C'est en soi une bonne raison de faire le saut.»
Dans sa déclaration sur le tremblement de terre d’Haïti, le président américain Barak Obama a parlé de la « longue histoire qui lie [nos deux pays] ». Ni lui ni les médias américains ne se sont cependant montrés très enclins à regarder de près l’histoire de ces relations et son influence sur la catastrophe que doit actuellement affronter le peuple haïtien.
On présente comme une situation naturelle et même comme la faute des Haïtiens eux-mêmes l’état d’arriération et de pauvreté du pays ayant joué un rôle si important dans la multiplication des victimes. Celles-ci se comptent en dizaines et peut-être même en centaines de milliers. Les Etats-Unis sont présentés comme des bienfaiteurs, prêts à venir en aide à Haïti avec des dons, des équipes de secours, des navires de guerre et des Marines.
Un éditorial cynique et malhonnête du New York Times de jeudi commence ainsi : « Une fois de plus le monde pleure avec Haïti » ; ce pays est ensuite décrit comme étant caractérisé par « la pauvreté, le désespoir et le dysfonctionnement qui seraient un désastre partout ailleurs mais qui, à Haïti, sont la norme. »
Et l’éditorial de poursuivre : « Regardez Haïti et vous verrez ce que des générations de mauvais gouvernement et de conflit politique font à un pays. »
Dans un article destiné à montrer les dessous du désastre haïtien, le New York Times dit encore que ce pays « est connu pour ses nombreux malheurs qui sont le produit de l’homme – sa grande misère, ses conflits politiques internes et sa propension à l’insurrection ».
Dans un court éditorial plus dédaigneux encore, le Wall Street Journal célèbre le fait que c’est l’armée américaine qui va jouer le principal rôle dans la réaction de Washington au tremblement de terre, ceci étant « un nouveau rappel que l’étendue de la puissance de Washington correspond à l’étendue de sa bonté ».
Il poursuit en faisant une comparaison indécente entre le tremblement de terre d’Haïti et celui qui a frappé le sud de la Californie en 1994 et au cours duquel sont mortes soixante-douze personnes. Le journal déclare que « la différence réside dans la fonction d’une société créatrice de richesse et respectueuse de la loi qui peut se permettre, entre autres choses, les dépenses liées à de véritables normes de construction ».
Le message est clair : s’ils ont à déplorer des centaines de milliers de morts et de blessés, les Haïtiens n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes car ils n’ont pas su créer des richesses suffisantes et ils ont manqué de respect vis-à-vis de la loi et de l’ordre.
Ce qu’on cache délibérément à l’aide de cette comparaison c’est le rapport véritable qui s’est établi en plus d’un siècle entre la « création de richesse » aux Etats-Unis et la pauvreté d’Haïti. C’est là un rapport basé sur l’usage de la force à la poursuite des intérêts prédateurs de l’impérialisme américain dans un pays opprimé au cours de l’histoire.
Si l’administration Obama et le Pentagone réalisent les plans rapportés dans la presse de déployer un corps expéditionnaire de Marines à Haïti, ce sera la quatrième fois en quatre-vingt quinze ans que les forces armées américaines auront occupé cette nation appauvrie des Caraïbes. Cette fois-ci encore, l’objectif principal d’une telle opération militaire sera de défendre les intérêts des Etats-Unis et de se prémunir contre ce que le Times appelle la « propension à l’insurrection », plutôt que d’aider le peuple Haïtien.
La nature de ces relations remonte à la naissance d’Haïti en tant que première république noire indépendante en 1804 et qui fut le résultat d’une révolution d’esclaves dirigée par Toussaint Louverture et de la défaite ensuite d’une armée française envoyée par Napoléon.
Les classes dirigeantes du monde n’ont jamais pardonné à Haïti sa victoire révolutionnaire. Haïti fut soumise à un embargo international dirigé par les Etats-Unis qui craignaient que l’exemple haïtien n’aille inspirer une révolte similaire dans les Etats esclavagistes du Sud. Ce ne fut qu’avec la sécession du Sud et la Guerre civile que le Nord reconnut Haïti – quelque 60 ans après son indépendance.
Au début du vingtième siècle, Haïti passa sous la domination des Etats-Unis et des banques américaines, dont les intérêts furent défendus par l’envoi des Marines et une occupation de plus de 20 ans, maintenue au moyen d’une répression sanglante de la résistance haïtienne.
Les Marines ne quittèrent l’île qu’après avoir réalisé une « haïtianisation » -- comme le New York Times l’appela à l’époque – de la guerre contre le peuple haïtien en construisant une armée vouée à la répression interne.
Par la suite, Washington appuya la dictature des Duvalier qui dura trente ans et commença avec l’arrivée au pouvoir de Papa Doc en 1957. Des milliers d’Haïtiens moururent aux mains de l’armée et des redoutés Tontons macoute mais l’impérialisme américain considérait cette dictature meurtrière comme un rempart contre le communisme et la révolution dans les Caraïbes.
Depuis les soulèvements de masse qui ont entraîné la chute des Duvalier en 1986, des gouvernements américains successifs, républicains comme démocrates, ont cherché à reconstituer un Etat satellite fiable et capable de défendre les marchés et les investissements de sociétés américaines, attirées par des salaires de famine, et la propriété et la richesse de l’élite dirigeante haïtienne. Cela voulait dire empêcher tout défi lancé à un ordre socio-économique maintenant 80 pour cent de la population dans une pauvreté extrême.
Cet effort continue à ce jour sous la tutelle de Bill et Hillary Clinton – respectivement représentant spécial des Nations Unies pour Haïti et secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis – et qui ont tous deux du sang haïtien sur les mains.
Washington a appuyé deux coups d’Etat et a par deux fois envoyé des troupes en Haïti ces vingt dernières années. Les deux coups d’Etat furent montés pour renverser Jean-Bertrand Aristide, le premier président haïtien à être élu par un vote populaire et sans l’approbation de Washington. Les coups d’Etat de 1994 et 2004 ont fait 13.000 victimes haïtiennes. Lors du renversement du gouvernement en 2004, Aristide fut transporté de force hors du pays par des agents américains.
Parce qu’ils avaient besoin des troupes en Irak, les Etats-Unis les ont retirées en 2004, déléguant le travail de répression à une force de maintien de la paix des Nations unies, forte de 9.000 soldats et placée sous la direction de l’armée brésilienne.
Malgré la capitulation d’Aristide aux demandes du Fonds monétaire international et malgré sa disposition à faire des compromis avec Washington, le soutien de masse qu’il mobilisa avec son discours anti-impérialiste en firent une abomination pour les élites dirigeantes tant à Washington qu’à Port-au-Prince. Sur les ordres de l’administration Obama on lui a interdit de retourner en Haïti et son parti politique, Fanmi Lavalas, demeure en réalité hors la loi.
C’est là l’histoire réelle et continue qui « lie », selon la formule d’Obama, Haïti à l’impérialisme US et qui est principalement responsable des conditions terribles ayant fortement aggravé l’hécatombe due au tremblement de terre.
Mais il existe aussi d’autres liens, profondément ressentis devant le déroulement de cette tragédie. Il y a officiellement plus d’un demi million d’Haïtiens résidant aux Etats-Unis et sans aucun doute des centaines de milliers d’autres qui n’y ont pas d’existence officielle. Leur présence est la manifestation des intérêts de classe et de la solidarité qui unissent les travailleurs haïtiens et américains. Leur tâche est d’éliminer ensemble les conditions de pauvreté et de ruine existant dans les deux pays et le système de profit capitaliste qui les a créées.
Article original, WSWS, publié le 15 janvier 2010.
Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.
Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.
Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.
Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.
Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet enEspagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.
Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0′ de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.
La pression monte pour plus de transparence
Le traité ACTA a donné lieu a 6 réunions de négociation jusqu’ici, une septième se tient à la fin de ce mois à Mexico. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour.
Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.
Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).
Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).
L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.
En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir.
A votre bon cœur messieurs dames…
Sans Wikileaks, ce traité serait encore à ce jour secret, nous ôtant la possibilité de comprendre ce qui se trame réellement en France, en Espagne, et en Italie en ce moment. Si vous aussi vous pensez que le rôle joué par Wikileaks est essentiel pour la démocratie, faites un don, ils ont besoin de notre soutien. Vous pouvez également adresser vos don à La Quadrature du Net, qui joue un rôle indispensable pour la défense des citoyens face à ACTA auprès, entre autre, de la Commission Européenne. http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/
Nous ne partageons pas toutes les opinions du site "Les Intransigeants", qui sont celles du catholicisme traditionnel, parfois aussi appelé "intégristes". N'empêche que son analyse de la position des chrétiens dans des pays où ils sont minoritaires est également la nôtre à quelques nuances près. Nous le relayons donc avec plaisir.
Les Chrétiens forment la communauté religieuse la plus persécutée au monde. En Occident, les Catholiques et les Orthodoxes sont persécutés moralement par les tenants du libéralisme, du sionisme, du laïcisme, de l’homopholie, du féminisme, … etc … toutes catégories confondues. En Orient, ils sont persécutés plus physiquement par les bouddhistes, les hindous, les communistes, et très régulièrement par des musulmans imbéciles du fait de leur nombre. Personne ne s’en étonnera, du fait que ces persécutions de Chrétiens (“gens du Livres”, comme disent les musulmans) de leurs propres peuples ont lieu en plein moment où certains s’obstinent à lancer toute la planète dans un choc des civilisations. C’est la dure Loi du Coq rappelée par le Rav Ron Chaya. Une vieille tradition sioniste. Le fait est que certains imbéciles assimilent les Chrétiens à l’Occident libéral, soit au courant néoconservateur américain qui s’impose et qui s’est illustré par les manipulations sionistes durant la guerre en Irak … Voilà ce que cela donne … De la haine, du rejet, des provocations, des persécutions …
2000 ans de persécutions … Sachons y faire face avec les bonnes armes …
Le Vatican le dénonce enfin en convoquant un synode sur le Moyen-Orient pour souder la diaspora chrétienne. Pas trop tôt, se diront certains … Une feuille de route pour le Synode a été diffusée : ces courants extrémistes sont une menace pour tous, chrétiens et musulmans, et nous devons les affronter ensemble. Car, avec la montée de l’intégrisme islamique, les incidents contre les chrétiens augmentent un peu partout. Jusqu’ici, cela est très bien …
La feuille de route dénonce donc l’occupation israélienne des Territoires palestiniens qui en est évidemment pour quelque chose, le fait que les Chrétiens sont les premières victimes du désastre de la guerre en Irak, que les mentalités islamiques égyptiennes se radicalisent inconsciemment contre les Chrétiens, le problème de la conception turque de la laïcité (sans en dire plus) … etc … Jusqu’ici, pas de soucis …
Que la feuille de route ait pour objectif que les Chrétiens d’Orient ne tombent pas dans l’attitude de ghetto ni se laissent tenter par l’émigration qui s’est accentuéeafin de maintenir la foi chrétienne en ces terres saintes, tout le monde est d’accord.
Le problème de la Rome conciliaire, ce sont les armes qu’elle propose pour souder Chrétiens et musulmans contre l’extremisme islamique. Voici les mots clés de la feuille de route :
- Liberté religieuse - Liberté de conscience - Droits de l’homme
Anti-catholique, anti-catholique et anti-catholique. On ne peut pas combattre l’extrémisme islamique avec les armes du Diable, ces mêmes armes qui imprègnent l’Occident libéral, ces mêmes armes qui ont fait couler historiquement le sang de bon nombre de Catholiques. Une fois de plus, la Rome post-conciliaire persiste dans l’erreur. Ceci n’est pas un jugement de valeur, c’est un jugement objectivement doctrinal.
Pour lutter contre les gens qui leur veulent du mal, nos frères Chrétiens d’Orient ont deux choix :
- Soit se battre afin de se faire respecter (Guerre Sainte), mais il faut savoir faire le poids … Ce n’est probablement pas la meilleure solution en pleine période de tentative de choc des civilisations …
- Soit plaider pour la Paix, en démontrant par tous les moyens légitimes aux musulmans appartenant à leurs différents peuples que la religion Chrétienne (la vraie) et ses valeurs sont bien plus proches de celle des musulmans que celle de l’Occident libéral. Les Chrétiens d’Orient doivent démontrer qu’ils ne sont pas des protestants évangélistes et que tout ce qu’ils demandent c’est de pouvoir vivre en Paix. L’Eglise aurait un grand rôle à jouer dans cette démonstration si elle le désirait …
Or, aujourd’hui, l’Eglise conciliaire propose aux Chrétiens (et également aux musulmans) de se défendre avec des armes d’hérétiques protestants. L’Eglise se ment à elle même depuis quarante ans, c’est cela qui est grave. Comment peut-on espérer défendre les Chrétiens avec les armes qui les endorment ? Ces mêmes armes qui ont servit aux ennemis de Dieu pour attaquer et éclipser l’Eglise Catholique ? Quel poison ce Vatican II !
Le plus grand problème auquel doit faire face l’Eglise Catholique de Toujours, ce n’est ni les musulmans, ni les hindous, ni les bouddhistes, ni les communistes, ni autres communautés philosophico-religieuses qui nous en font parfois baver … Le plus grand problème est la doctrine philosophique appelé “libéralisme” et qui régit le monde. Doctrine défendue par tous les maléfiques sionistes, protestants et franc-maçons, plus grands ennemis historiques de l’Eglise. Doctrine condamnée depuis Pie IX, assumée depuis Vatican II pour plaire au Monde. Nous ne parlons pas de complot au sein de l’Eglise (même s’il s’est certainement passé des choses dans les années 60), nous dénonçons avant tout la bêtise humaine ! Quand l’Eglise aura compris cela, quand elle pourra à nouveau assumer pleinement la Vérité, quand elle sera redevenue totalement Catholique, elle pourra enfin se redresser tant en Occident qu’en Orient pour la plus grande gloire de Dieu !
Nous devons réinstaurer le Royaume de Dieu, le Règne Social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sur toutes les Terres nous appartenant ! Que certains comparent cela à un projet de forme de charia version Catholique, cela ne nous gêne aucunement ! Que crèvent la liberté religieuse, la liberté de conscience, les droits de l’homme et toutes les autres hérésies libérales qui sont totalement antinomiques à la Sainte Chrétienté ! VATICAN II ? AU BÛCHER !
Le ministère de la Justice britannique, dirigé par l’ancien ministre des Affaires étrangères Jack Straw, veut transférer le pouvoir de délivrer des mandats d’arrêt des juges aux procureurs, sous prétexte de mettre à l’abri les dignitaires étrangers visitant la Grande-Bretagne d’une arrestation et d ‘une traduction en justice comme criminels de guerre.
Les seuls dignitaires étrangers accusés de crimes de guerre susceptibles de visiter la Grande-Bretagne sont israéliens. Les modifications législatives envisagées sont donc faites sur mesure pour eux et sont le résultat de la campagne de pressions organisées par le gouvernement de Benjamin Netanyahou et son défenseur, le lobby juif britannique, après qu’un groupe d’avocats respectés ont demandé à un tribunal l’arrestation de Tzipi Livni, l’ancienne Première ministre israélienne accusée d’avoir commis des crimes de guerre lors de la dernière agression de son armée contre la Bande de Gaza, au début de l’année dernière. Le chantage israélien a réussi à atteindre les résultats souhaités : en changeant la législation britannique, adoptée pour punir les nazis sur la base des Conventions de Genève et des droits humains et sous la pression des Juifs, qui continuent à vouloir venger les victimes de l’Holocauste commis par les criminels de guerre allemands à l’époque nazie.
Plus de 70 députés ont déposé une requête à la Chambre des Communes, critiquant sévèrement ces propositions d’amendements. Ils ont été rejoints par des dizaines de lords, acteurs, écrivains et juristes souhaitant empêcher leur adoption. Ces propositions constituent en effet une insulte à la justice et aux valeurs de la démocratie occidentale.
La pétition signée par ces députés, avocats et défenseurs de droits humains dit : « Nous avons été choqués par les propositions du ministre des Affaires étrangères Ivan Lewis et du secrétaire d’État David Miliband pour modifier la législation britannique afin d’éviter à l’avenir toute tentative de poursuivre des personnes accusées d’avoir commis des crimes de guerre, qu’elles soient israéliennes ou autres, devant des tribunaux britanniques. Nous rejetons toute tentative de porter atteinte à l’indépendance de la justice britannique et tout juge disposant de preuves de crimes de guerre devrait avoir le pouvoir d ‘ordonner l’arrestation d ‘un suspect. »
Le célèbre avocat britannique John Hardy relève que l’abrogation de cette loi permettant de poursuivre les criminels de guerre est une décision politique qui constitue une ingérence dangereuse dans les droits fondamentaux des citoyens. Ce que Hardy n’a pas dit, c’est qu’Israël et ses criminels de guerre sont au-dessus de toute loi, et que leur protection est plus importante que les droits des citoyens britanniques et que l’indépendance du pouvoir judiciaire, source de fierté et modèle pour le monde entier.
Madame Scotland, procureur général, s’est exprimée très clairement, lors d’undiscours à l’Université de Jérusalem la semaine dernière : « Notre gouvernement examine en toute urgence les moyens de changer le système judiciaire afin d’éviter l’arrestation des responsables israéliens, qui devraient avoir la possibilité de visiter la Grande-Bretagne en permanence et sans entraves. »
Si les criminels de guerre étaient arabes ou du Tiers Monde, et particulièrement hostiles aux USA ou au Royaume-Uni, ces lois ne seraient pas modifiées mais appliquées sans retard, mais il semble que les criminels de guerre israéliens sont sur le point d’obtenir un blanc-seing du Royaume-Uni et de tous les pays occidentaux pour tuer qui ils veulent et quand ils veulent, des enfants de Gaza au Liban, utiliser des civils comme boucliers humains – comme indiqué dans le Rapport Goldstone – sans être craindre d’être traduits en justice.
L’odieux chantage israélien et l’humiliante soumission britannique conduiront peut-être la Grande-Bretagne à rejoindre les États du Tiers Monde et à lui faire perdre ses meilleurs traits distinctifs civilisationnels, car ce n’est que dans les pays qui ne connaissent pas de justice indépendante ni le principe de la séparation des pouvoirs ni les traditions démocratiques occidentales, que l’on modifie les lois suite à des pressions extérieures, sans étude idoine ni clarification minutieuse fondée sur l’intérêt du pays et des citoyens.
Les lois contre les criminels de guerre ne sont pas des lois britanniques à l’origine, mais des lois universelles élaborées par le « monde libre » après la Deuxième Guerre Mondiale. Ce monde libre a enjoint tous les États à les adopter. Le Royaume-Uni n’a donc pas le droit de les modifier tout seul, car ces amendements sont contraires aux Conventions de Genève et au droit humanitaire international.
Le monde entier a pris fait et cause pour les victimes du nazisme et il a pris les dispositions nécessaires pour châtier les criminels de guerre en les traduisant en justice, ceci afin que ne se reproduisent plus leurs crimes et un Holocauste collectif. Pourquoi donc ce monde est-il de connivence avec les criminels de guerre israéliens ? Tout simplement parce que leurs victimes sont des Arabes et des Musulmans ? Cette sélectivité odieuse révèle un effondrement de la morale et des valeurs.
La Grande-Bretagne, qui prévoit de modifier sa législation cette semaine afin de protéger les criminels de guerre israéliens, prend une responsabilité morale et juridique vis-à-vis du peuple palestinien, en permettant une effusion de son sang et en donnant le feu vert pour que le carnage continue. Le Royaume-Uni, par ce geste, réitère son agressivité à l’encontre du peuple palestinien et continue à la persécuter, même dans son exil, en s’alignant de manière honteuse sur ses bourreaux, que la Grande-Bretagne a aidé à installer leur État sur son dos. Le gouvernement britannique, plutôt que d’expier son grand crime contre le peuple palestinien – il est responsable de ses Nakbas depuis 60 ans -, il continue encore ce crime, en fournissant une protection légale et politique à ceux qui ont pris sa terre de force et l’ont marginalisé sur la terre entière, se faisant ainsi leur complice.
Nous joignons notre voix à celles des parlementaires, politiciens, artistes, militants des droits humains et de tous les Britanniques honorables qui s’opposent à ce changement de loi visant à maintenir l’impunité pour les criminels de guerre israéliens.
Et s’il y a vraiment un besoin urgent de modification législative, ce serait pour conserver un minimum d’indépendance à la justice.
La vidéo en ligne en Italie, c’est fini. Désormais, il faudra obtenir une autorisation préalable, sous forme de licence, auprès du ministère des communications Italien.
L’opposition locale a eu beau s’opposer de toutes ses forces, le gouvernement de Berlusconi, connu pour son intégrité et son respect du droit, s’est contenté de dire qu’il ne faisait qu’appliquer une directive européenne sur le placement de produit. On imagine la tête de Margot Wallström, la commissaire Européenne chargé de la communication, également vice présidente de la Commission Européenne, d’origine Suédoise, connue pour avoir une toute autre vision de la liberté d’expression.
Jeudi l’opposition Italienne a tenu une conférence de presse pour signifier son mécontentement, et expliquer en quoi cette nouvelle loi était selon eux une atteinte à la liberté d’expression.
“La loi assujetti la retransmission d’images sur le web aux mêmes règles caractéristiques de la télévision, qui requièrent une autorisation préalable à toute diffusion par le ministère de la communication, c’est une limitation incroyable de la façon dont l’internet fonctionne jusqu’ici” a rappelé Paolo Gentiloni, membre de l’opposition.
L’article 4 de la loi,qui entrera en vigueur à la fin du mois, précise que “la diffusion et la distribution sur internet d’images animées, accompagnées ou non de son” nécessitera désormais une autorisation ministérielle, mettant tout internaute diffusant une vidéo sur un site comme YouTube ou Dailymotion dans les mêmes obligations réglementaires que la RAI. On imagine la quantité de paperasse administrative à remplir avant d’obtenir un tel sésame.
De nombreuses organisations ont condamné cette loi : Articolo 21, qui défend la liberté d’expression garantie dans l’article 21 de la constitution Italienne, déclare que “ces mesures ressemblent à une tentative d’un gouvernement précédent [déjà sous Berlusconi], qui avait tenté d’imposer aux bloggeurs les mêmes obligations et responsabilités que les journaux”. Dans un appel lancé vendredi dernier, Articolo 21 affirme que “ces restrictions empêcheront le témoignage de la vie des Italiens sous forme d’images animées sur internet”.
Nicolas D’Angelo, l’un des commissaires de l’autorité des communications, appelée à jouer un rôle dans la police des droits d’auteurs à travers cette nouvelle législation, a déclaré à la radio durant une interview que cette loi était contraire à l’esprit de la directive Européenne qu’elle est censée décliner dans la législation locale. Il a ajouté que l’Italie devenait “le seul pays occidental dans lequel une autorisation gouvernementale préalable serait nécessaire avant d’utiliser ce genre de service”, ajoutant que “cet aspect fait planer un risque pour la démocratie, quelque soit la personne au pouvoir”.
D’autres critiquent la loi comme étant le résultat d’un conflit d’intérêts entre Silvio Berlusconi, qui exerce un contrôle politique sur les chaînes de télévision nationales en tant que premier ministre, et qui est également l’actionnaire principal du plus grand réseau de télévision du pays, Mediaset.
Sous cette nouvelle législation, les internautes ne pourront plus partager des clips extraits d’emissions de télévision, faisant ainsi table rase de la concurrence à l’heure où Mediaset s’apprête à inverstir la télévision sur IP. Alessandro Gilioli, un blogeur bien connu en Italie, a écrit que cette loi n’avait pour seul but que celui d’écraser la concurrence des webTV indépendantes, tant que celles-ci sont encore embryonnaires. “C’est la méthode Berlusconi”, commente-il, “Tuez vos ennemis tant qu’il sont petits”, “Voilà pourquoi tous ceux qui font des webTV, même dans leur garage, doivent obtenir une autorisation gouvernementale et franchir une multitude de barrages administratifs”.
De son coté, Paolo Romani, le rapporteur de la loi, insiste sur le fait que « cette loi n’est que l’application d’une directive Européenne”.
La fin d’une époque
Tout comme en Italie, les webTV indépendantes sont encore dans leur petite enfance en France, leurs moyens très réduits font que très peu d’entre elles disposent de leurs propre CDN [système de diffusion] et reposent sur YouTube ou des services similaires, réduisant d’autant leur indépendance.
La plupart d’entre elles vont disparaitre sous peu, car il va leur falloir trouver très rapidement d’importantes ressources financières pour survivre et franchir ne serait-ce que le cap des formalités administratives à remplir.
La similarité des situations médiatiques Française et Italienne laisse présager qu’une telle loi arrivera tôt ou tard en France, probablement, comme cela a déjà été évoqué par de nombreux politiciens, par le biais d’un contrôle du CSA sur la vidéo sur internet.
C’est tout l’écosystème des webTV qui en sera affecté, car bien peu d’entre elles survivront, sans même parler d’une hécatombe dans les clips issus d’émissions qui font la joie des internautes sur YouTube.
Une occasion de regarder une dernière fois ce clip, extrait d’un reportage de Canal+ de 2006, qui éclaire les dessous de tout ce qui arrive aujourd’hui sur le net Français et Européen. Profitez-en, et faites en une copie en local, car sous peu, ce genre de choses sera tout simplement censuré. Il y a aussi celles-ci, où l’on s’apperçoit que tout cela semble planifié de longue date (les clips datent de 2008)
Dix jours avant la conférence internationale sur l’Afghanistan, prévue à Londres le 28 janvier prochain, les états-majors subalternes des États-Unis ont en main un rapport alarmant de l’OTAN qui démontre que Barack Obama s’engage de plus en plus dans cette guerre lointaine et multiplie les bombardements, puis les opérations clandestines, bien au-delà des frontières du seul Afghanistan.
« Bush est dépassé par son successeur », remarque un diplomate français, cité dans la dernière édition de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné. « Cette évolution de la stratégie, on peut l’approuver ou la critiquer… Mais force est de constater que nous sommes impliqués dans ces opérations, sans y participer et sans avoir et consultés. »
Un document récent de l’OTAN, qui a été escamoté par les médias, donne raison à ce diplomate. Les analystes de « l’Alliance » se sont notamment intéressés aux « engins explosifs improvisés », utilisés par la résistance afghane. En 2009, ils en ont recensé 6′440, soit 17 ou 18 attentats quotidiens, et « quatre-vingt fois plus » qu’en 2003. Quant au décompte des militaires alliés tués en Afghanistan, il a augmenté de 400% en deux ans, et le nombre de blessés de 700%. Pas de quoi pavoiser, donc « et cette guerre ne fait que commencer » selon un analyste des services français de renseignement, cité par Le Canard enchainé.
Tueurs à distance
Après avoir envoyé 30′000 soldats supplémentaires, Obama vient d’autoriser une intensification des bombardements par avion sans pilote. Ces drones, sorte de robots espions guidés à distance par la CIA ou les armées US, peuvent surveiller plusieurs zones, enregistrer des conversations, filmer des cibles et tuer quand on leur en donne l’ordre.
Aujourd’hui, ces engins perfectionnés se promènent au-dessus de l’Afghanistan, bien sûr, mais aussi dans le ciel du Pakistan et du Yémen, qu’ils bombardent de temps à autre, ou de la Somalie, qui connaitra sans doute bientôt le même sort que que l’Afghanistan.
« Assassinats ciblés »
« L’Amérique est en guerre ». Les diplomates français en poste à Washington se l’entendent dire aujourd’hui plus souvent qu’au temps de Bush. Et le recours aux « assassinats ciblés », apanage de ces drones, est en train de devenir la politique officielle des États-Unis. Un exemple, découvert dans une étude d’un centre de recherche US, New America Foundation : celui de l’assassinat de Baithullah Meshud, présumé chef des talibans au Pakistan. Il aura fallu neuf bombardements guidés par la CIA, et on e ne sait combien de victimes civiles non comptabilisées, pour « atteindre la cible ». Mais, au pays du hamburger, quand on déteste, on ne compte pas.
Agata Kovacs, pour Mecanopolis
Avec les informations du Canard enchainé du 13 janvier 2010, dont nous vous conseillons vivement la lecture
Il force le respect, Gideon Levy. 25 ans qu’il s’échine à dénoncer de sa plume les exactions israéliennes en Palestine et à remettre en cause une meurtrière stratégie de l’engrenage sans jamais baisser les bras. Jeudi dernier et alors qu’un recueil de ses articles vient d’être publié à La Fabrique, le journaliste israélien donnait une conférence à Paris. On y était : compte-rendu.
Gideon Levy : "J’essaye de raconter au peuple israélien une histoire qu’il ne veut pas entendre"Je suis un « bon garçon » typique de Tel Aviv, un produit banal du système éducatif israélien. Je ne viens pas d’une famille engagée et j’ai fait mon service militaire quand j’ai eu l’âge. J’ai même fait pire que ça : j’ai travaillé pour Shimon Perès pendant quatre ans... Pendant tout ce temps, on m’a dit que les Arabes étaient mauvais et cherchaient à nous détruire, qu’Israël était David et faisait face au Goliath Arabe. J’ai écouté Golda Meir quand elle disait qu’après la Shoah, les Israéliens pouvaient tout se permettre. J’aurais dû rester dans cet état d’esprit, normalement. Mais voilà, je suis allé dans les territoires palestiniens, j’y ai rencontré des gens, et j’ai évolué du tout au tout. Depuis 25 ans j’essaye de raconter au peuple israélien une histoire qu’il ne veut pas entendre.
L’homme qui parle ce soir [1] et décrit ainsi son parcours s’appelle Gideon Levy. Israélien, il est journaliste à Haaretz, unique grand quotidien du pays à laisser s’exprimer des voix discordantes sur la question palestinienne. Le dernier sanctuaire d’une presse qui a abdiqué toute velléité de discours critique pour servir la soupe au gouvernement et à Tsahal. Il y tient une chronique hebdomadaire intitulée « Twilight Zone » (Zone d’ombre). Par ses papiers aussi limpides que glaçants, il tente de sortir la population israélienne de son apathie et de son indifférence au sort des territoires occupés. Avec sa confrère Amira Haas, il fait partie des rares Justes à ne pas baisser les bras devant l’horreur, à tenter de stopper cette machine de guerre qui toujours se relance. Tâche ingrate : « Ce supplice de Sisyphe que nous nous étions imposé pendant des années – couvrir l’occupation israélienne pour le lecteur israélien qui ne veut rien savoir, rien voir, rien entendre. », écrit-il.
« Un journaliste modèle », voici comment le présente son éditeur Éric Hazan, présent ce soir. Et d’avoir lu le recueil d’articles publié par La Fabrique, Gaza, Articles pour Haaretz, 2006-2009, on ne peut qu’acquiescer. Sélection forcément impartiale, incomplète, des articles coup de poing de Gideon Levy, ledit recueil n’en reste pas moins bouleversant. Chaque chronique tonne, hurle, s’indigne. Contre les médias à la botte du régime. Contre ces hommes politiques qui consolident leur popularité sur le sang des Gazaouis. Contre une société qui mène la belle vie alors qu’on tue en son nom. Et contre des guerre à répétition, surtout, des déluges de bombes contre des populations sans défense. Les catastrophes s’abattent sur Gaza (opération Pluie d’Été en 2006, opération Plomb Durci lancée en décembre 2008) et Gideon Levy fait le décompte macabre des dommages collatéraux, égrène les crimes de guerre. Ce soir, il revient d’une voix mesurée et calme, sans haine, sur son rôle de mauvaise conscience de tout un pays. À ses côtés, le documentariste Eyal Sivan (réalisateur notamment de Route 181, fragments d’un voyage en Israël Palestine), autre révolté israëlien [2] anime le débat. Extraits entrecoupés de passages du livre.
Michel Warchawski le disait à Article11 (ici) il y a maintenant plus d’un an : avec l’opération Plomb Durci, les Israéliens semblaient « punir les Palestiniens du seul fait qu’ils continuent à exister ». Une idée semblable se dégage des articles de Gideon Levy. Soumis au blocus économique, aux bombardements, au refus de considérer le Hamas démocratiquement élu comme un interlocuteur valable, les habitants de Gaza – et à moindre mesure ceux de Cisjordanie – vivent dans l’obscurité, affamés et massacrés par leurs voisins. Gideon Levy le rappelle dans l’avant-propos de ce recueil : « L’occupation n’est pas terminée, loin de là. Elle est aujourd’hui plus brutale, perverse et inhumaine que jamais. » Et de continuer en rappelant les terribles événements enclenchés en décembre 2008, faisant environ 1 300 morts, dont un tiers d’enfants : « Des bombes au phosphore qui brûlent les chairs vives, des bombes à fragmentation qui dispersent des clous dans tous les sens, des avions avec ou sans pilote, qui lancent des missiles, des bombardements à tout va, des centaines d’innocents tués, dont la seule faute était d’être des Gazaouis. »
« [C’est] peut-être la seule guerre de toute l’histoire menée contre un territoire entièrement enfermé derrière des grillages. », écrit-il [4] le 12 janvier 2009. Une autre journaliste israélienne, Amira Hass, résumait la situation il y a deux semaines, en affirmant : « Gaza est un camp de concentration dont nous sommes tous les gardiens. » Des gardiens qui dans leur grande majorité ont la conscience tranquille, convaincus de la justesse des agressions de Tsahal. C’est une guerre contre le terrorisme qui est menée, affirment-ils, donc une guerre juste. Dans « Qui a commencé » (9 juillet 2006), Gideon Levy écrivait : « Israël coupe l’électricité, impose un siège, bombarde, fait sauter, liquide et emprisonne des gens, tue et blesse des civils, dont des enfants et des bébés en nombre terrifiant, mais "ils ont commencé." »
C’est là, dans la connaissance de l’horreur et la dissymétrie des situations, que se trouve la clé de l’engagement journalistique de Gideon Levy. Ne pas se taire car cela reviendrait à cautionner. Revenir à l’humain, à la vie. Ne pas attendre, comme tout le monde, que le bruit des canons cesse pour critiquer. « Les articles rassemblés dans ce livre ont été écrits à l’heure où, partout, le mot d’ordre était "silence, on tire" », écrit-il également. Dans le black-out médiatique, il choisit de dénoncer, décrire l’horreur. À une personne de l’assistance l’accusant de « diaboliser Israël et de ne pas parler des pleurs de ses habitants », il répond ainsi : ,
Il est très important de soulever cette question. Mais avant de critiquer qui que ce soit d’autre, il faut avoir les mains propres. Ce n’est pas le cas. Il n’y a aucune symétrie entre les deux cas, ce ne sont pas deux peuples qui luttent sur un pied d’égalité. D’un côté il y a l’occupant surpuissant, et de l’autre l’occupé, sans défense. L’occupant continue à faire ce que pas un pays au monde ne reconnaît comme légitime. Ne me demandez pas de comparer ces deux situations, d’avoir une position équilibrée.
Médias démissionnaires
Si en Israël les tenants de la force trustent le pouvoir et gardent un grand crédit auprès de la population, c’est que les médias israéliens ne sont, selon Gideon Levy, plus du tout engagés dans un travail journalistique. Simples relais de Tsahal, les journaux refusent, à l’exception d’Haaretz, de laisser s’exprimer des voix divergentes sur le sujet. Au contraire, ils semblent s’enthousiasmer des prouesses militaires de l’armée israélienne, faire œuvre de propagande. Deux mois après la fin de l’opération plomb durci, Gideon Levy dénonçait [6] l’immense responsabilité de ces médias à la botte du pouvoir : « L’écho de leurs voix a résonné dans tout le pays : il faut frapper un bon coup ! Ils ont décrété qu’il n’y avait pas de guerre plus réussie ni plus juste. Ils ont décrit avec enthousiasme des avancées militaires qualifiées de géniales, et passé volontairement les atrocités sous silence. Ils ont fait passer pour une guerre une attaque débridée contre un ennemi sans combattants. »
Ce soir, le journaliste israélien revient sur cette question des médias aux abonnés absents :
Eyal Sivan : « En Israël, on nous dit tout le temps qu’il n’y a plus d’occupation, et que les Palestiniens sont des ingrats de ne pas se réjouir des avancées. Comment est-ce possible ? »
Gideon Levy : « Israël dispose de tout un réseau pour donner à ses citoyens des informations qui les rendent fiers d’eux-mêmes. Et les médias pratiquent l’auto-censure sur ces sujets. Sans leur collaboration depuis le début, l’occupation n’aurait jamais duré tant de temps. Vous savez, les Israéliens ne sont pas des monstres, ils ont des valeurs pour la plupart. Quand ils voient une vieille dame dans la rue, ils l’aident à traverser, parfois même quand elle ne veut pas (rires). Et je suis sûr qu’en ce moment même des avions d’aide humanitaire s’envolent pour Haïti. Mais tout change quand on parle de l’occupation et des Palestiniens. C’est en grande partie dû à une intense campagne médiatique de déshumanisation des populations arabes visant à montrer qu’elles sont en dehors des droits de l’homme, des normes internationales. Comme ce ne sont pas des êtres humains, personne ne s’émeut de ce qui arrive.
Beaucoup de gens là-bas pensent qu’Israël est l’armée la plus morale du monde. Pas la deuxième, la première ! Ils en sont convaincus. Et pour eux, Gaza n’est qu’une seule chose : une base du terrorisme. Si on les écoute, Gaza regorgerait d’armes, serait un des plus grands arsenaux du monde, l’égal des États-Unis ou de la Russie. C’est ridicule. »
« Quand le 27 décembre 2008, Israël a lancé l’attaque contre Gaza, cela s’est confirmé. On ne peut désigner cela comme une guerre, c’est une agression. Et personne n’a bronché. Le samedi, les familles partaient en jeep sur les collines pour montrer aux enfants les nuages blancs des bombes au phosphore. »
Eyal Sivan : « Il y a deux semaines, je regardais la télévision israélienne, et je t’ai vu dans une émission, un talk-show très violent. Tout le monde criait, personne ne t’écoutait vraiment. Les autres te regardaient un peu comme l’agitateur de service, celui qui embête tout le monde en parlant de Gaza. »
Gideon Lévy : « Je déteste participer à ce genre d’émission, mais j’aimerais y apparaître tous les jours. C’est mon rôle. Il n’y a que là ou à Haaretz que j’ai cette possibilité. C’est dur, car personne ne veut entendre ce que je dis. J’essaye de rendre les Israéliens furieux, de les sortir de leur léthargie. Ce à quoi je fais face, c’est un pays dans le coma, apathique. »
Eyal Sivan : « Une chose surprenante, c’est que les journalistes n’ont pas d’accès à Gaza depuis trois ans. »
Gideon Levy : « Tout le monde en Israël est content de cette interdiction : le gouvernement, l’armée, les éditeurs de journaux, les journalistes, et le public qui ne veut pas savoir. C’est une coalition pour laisser la réalité dans l’ombre.
Un jour, le ministre de la Défense Ehud Barak est venu au journal et je lui ai demandé la raison de cette interdiction. Il m’a répondu qu’il n’était pas au courant et il a vérifié auprès de ses conseillers. Si ça trouve, il ne faisait pas semblant… C’est vu comme un détail, sans importance. »
« J’aime vraiment Gaza, il y a des personnes qui me manquent là-bas, que je voudrais voir. Mais ce n’est pas possible. Depuis trois ans, j’essaye d’accomplir mon boulot avec les rares outils à ma disposition. Je discute avec les journalistes étrangers, j’appelle mes amis de Gaza. Dans les heures les plus noires de l’agression contre Gaza, j’appelais mes deux chauffeurs là bas. Mais évidemment, pour un journaliste ça ne remplace pas le travail sur le terrain, la visualisation de toutes ces destructions. C’est plus difficile de faire ce qui est essentiel : dire qu’à Gaza il y a des êtres humains… »
Éric Hazan : « Ce n’est pas seulement en Israël. Il y a cette histoire avec le journaliste de TF1, celle que tu racontes dans le livre… »
Gideon Levy : « Oui, c’était au moment le plus sombre de la deuxième Intifada, en allant à Rafah avec d’autres journalistes. Nous sommes tombés sur une maison détruite, une ruine. Dans une chambre minuscule, dans l’ombre, il y avait une vieille dame paralysée et traumatisée. Jusque là, elle n’avait eu qu’une seule chose qui comptait dans sa vie, sa fille, avec qui elle dormait la nuit précédente. Un missile a frappé la maison d’à côté et le mur de leur maison est tombée sur elles. Sa fille est morte. En sortant, le journaliste français m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai répondu, face à sa caméra, que j’avais honte d’être israélien. Que le pilote qui avait lancé ce missile l’avait fait en mon nom. Plus tard, il m’a appelé pour m’expliquer qu’il ne pouvait pas diffuser mes propos. Sur le coup, j’ai pensé que c’était un problème technique, et je lui ai répondu que j’étais prêt à le redire. Mais non, le problème était ailleurs. Il m’a dit : "Ma rédaction ne veut pas, parce que les spectateurs français ne toléreraient pas une telle phrase." »
Plus tard dans la soirée, d’autres personnes présentes à la conférence posent des questions au journaliste israélien. Notamment sur son travail à Haaretz et l’importance de ce journal dans le monde médiatique israélien :
Q : « Vous avez une liberté totale quand vous écrivez dans Haaretz ? »
Gideon Levy : « Nous avons une machine à café dans nos bureaux de Tel Aviv. Et quand je veux la faire fonctionner, je dois ouvrir un placard situé à côté. Au-dessus, il y a un très gros dossier contenant tous les "abonnements résiliés à cause de Gideon Levy". Ils ne m’aiment pas trop au service distribution… (Rires) Plus sérieusement, j’ai une totale liberté. Je suis en minorité mais ils me laissent faire mon travail. C’est le seul journal israélien digne de ce nom qui comprenne les enjeux du journalisme dans une société démocratique. Il a d’ailleurs publié le rapport Goldstone et je peux y écrire que j’ai honte d’être israélien sans peur d’être renvoyé. »
Q : « Quel est l’impact de Haaretz sur les lecteurs ? »
Gideon Levy : « Je me le demande souvent. Ai-je une quelconque influence ? Est-ce que je n’écris pas uniquement pour les archives ? Reste qu’Haaretz garde une certaine influence. Ça a toujours été un journal d’élite. Mais cette dernière est en train de changer, le journalisme n’y est plus vu comme essentiel. »
Stopper l’engrenage ?
Le 23 mars 2008, Gideon Levy publiait une chronique intitulée Avec de tels amis, dans laquelle il écrivait : « En évitant toute allusion au blocus de Gaza affamée, les dirigeants européens ne remplissent ni leurs obligations politiques, ni leur devoir moral. » Depuis, l’opération Plomb Durci de 2008-2009 est venue prouver que l’Europe n’était pas prête à remettre en cause les exactions d’Israël. Israël défend les « valeurs du monde libre » en attaquant le terrorisme, il n’est donc pas question de prendre position contre un allié de cette importance… [7]
Eyal Sivan : « Que penses tu du soutien européen ? Il y a notamment eu ce grand voyage de dirigeants venus soutenir Olmert pendant l’opération Plomb Durci. »
Gideon Levy : « Oui, des délégation européennes sont venues soutenir Olmert et Livni, comme si de rien n’était. C’était un moment honteux, un black-out moral sur l’Europe. Aucun n’est allé voir Gaza, la réalité de ce qui se passait.
En ce moment, on parle beaucoup de l’Égypte qui construit un mur à Gaza. Mais il faut bien parler de ce mur que construit l’Europe. L’Union Européenne participe au blocus économique et au boycott du Hamas. Et au niveau humanitaire, elle n’a rien réalisé des promesses antérieures. »
« À mes yeux, la seule bonne nouvelle c’est que les politiques et l’état-major israélien y réfléchiront peut-être désormais à deux fois avant d’attaquer. C’est en grande partie la conséquence de l’action d’un homme : Richard Goldstone.
Mais tout ce qu’Israël a trouvé à répondre aux accusations de cet homme, sioniste déclaré et juriste très réputé, c’est de déclarer qu’il était antisémite et que c’était un traître. Goldstone leur a proposé de mener eux mêmes le travail d’enquêtes, sur les bombes au phosphore, les écoles détruites, les 1 400 morts. A cela, Israël a répondu non, très brutalement, d’une manière qui rappelle l’Iran ou la Corée du Nord. Cependant, certains commencent à penser que des dirigeants israéliens pourraient être arrêtés à l’étranger pour crimes de guerre. Il y a des juriste qui en ce moment même montent à l’étranger des dossiers concernant le massacre de Gaza. De là à dire que les enfants de Gaza peuvent dormir sur leurs deux oreilles… »
Eyal Sivan : « Pour toi, tant que les Israéliens ne pâtissent pas eux mêmes de leurs actions, rien ne pourra changer [9] ? »
Gideon Levy : « Il faut rappeler que le coût de l’occupation pour Israël est actuellement égal à zéro. La vie là-bas est belle. Tant qu’il n’y pas de terrorisme, les Arabes n’existent pas.
Même quand Israël payait le prix de ses actions, lors de la deuxième Intifada par exemple, quand des bombes explosaient dans les bus, aucun Israélien ne faisait le lien entre occupation et terrorisme. De toute manière, la majeure partie de la société, y compris la soi-disant gauche, pense qu’il n’y a pas d’interlocuteurs chez les Palestiniens. »
Q : « Non seulement ils ne payent pas le prix, mais ils y gagnent (en matière d’armement, d’accès à l’eau, etc.) ? »
Gideon Levy : « Je ne crois pas que l’occupation se poursuive pour des raisons économiques. Il est facile de prouver que la paix apporterait des bénéfices économiques. C’est une question de nationalisme, de religion, de racisme, de terre. »
Eyal Sivan : « Penses-tu que le boycott soit une solution ? »
Gideon Levy : « Je suis très embarrassé pour parler du boycott, parce que je ne le fais pas moi-même. Je continue à vivre en Israël, malgré tout, et du coup je ne me sens pas le droit d’appeler à faire ce que je ne fais pas. J’admire les refuznik et les exilés courageux comme Eyal. Mais tant que je reste là-bas, je n’appellerais pas au boycott.
Ceci dit, l’histoire a montré, notamment concernant l’apartheid en Afrique du sud, que le boycott pouvait être utile. Si le boycott était choisi par le reste du monde, les Israéliens embrayeraient sur leur refrain habituel : « Le monde entier est contre nous. Ils sont tous anti-sémites. » Et puis, avec le temps, ils seraient surement forcés de changer… »
Eyal Sivan : « Toi qui connais la classe politiques, comment expliques-tu que ça continue ? L’annexion avance tous les jours, les colonies se multiplient, tout continue… qu’est ce qu’ils veulent ? »
Gideon Levy : « Ce n’est pas à moi qu’il faut le demander… Israël est un pays très étrange qui ne connait pas ses frontières, géographiques et autres. C’est aussi le seul pays au monde qui peut se permettre d’avoir un rapport de superpuissance avec les EU.
Et puis, tous les hommes politiques sont de droite, parlent d’une seule voix [11]. Dans les années 1970, il y avait une blague qui disait : "Deux Israéliens partagent trois opinions." Aujourd’hui, ce serait plutôt : "Trois Israéliens ont une seule opinion."
Il y a une expérience simple. Si vous demandez à n’importe quel homme politique quelles seront les conséquence dans dix ans d’une politique continuant à augmenter les colonies et à poursuivre l’occupation, il ne saura pas quoi répondre. Vous lui demandez : vous voulez quoi, au fond ? Il ne peut pas répondre. Tous les hommes politiques que je connais pensent à court terme, deux semaines, un mois, un an tout au plus. Ils sont incapables d’avoir une vision d’avenir. »
Notes
[1] Jeudi 15 janvier, lors d’une conférence donnée à Paris.
[2] Actuellement en procès avec Alain Finkielkraut, ce dernier ayant déclaré en 2006 qu’il était un des « acteurs de l’antisémitisme juif ».
[6] Dans un article intitulé « Jusqu’à la prochaine partie de plaisir » (21 mars 2009).
[7] A lire sur le sujet, sur la scène hexagonale, ce bon billet d’Olivier Bonnet : « La bise aux criminels de guerre ».
[9] Le 19 juillet 2009, Gideon Levy écrivait : « Ce ne sont pas les Israéliens qui souffrent de l’injustice de l’occupation, c’est pourquoi elle ne risque pas de cesser de sitôt. Elle ne cessera pas tant que les israéliens n’en payeront pas le prix. » (Qui a besoin de ça ?)
[11] Le 25 janvier 2009, Gideon Levy publiait une chronique intitulée « Tous les candidats sont d’extrême droite. »
Haïti recolonisée par les Etats-Unis qui prennent prétexte du drame d'aujourd'hui pour imposer leur influence, contrer les secours étrangers, contrôler les infrastrcutures de l'île.
Tout est bon à prendre, y compris la misère re quand il s'agit d'asseoir son empire...
tremblement de terre a ravagé Haïti, l'ancienne terre des esclaves français affranchis du joug de leur maître au 19ème siècle et qui durent pendant des décennies verser une indemnité de compensation à la France de 21 milliards de dollars (valeur actualisée) pour éviter une nouvelle répression militaire, indemnité à l'origine de la spirale d'endettement du siècle suivant. Le tremblement de terre a pu avoir causé entre 50 000 et 150 000 morts, 250 000 blessés, et laissé 1,5 millions de personnes sans abri après la destruction de 10 % des logements.
La mise en scène de l'aide humanitaire intenationale est l'occasion d'une véritable "pornographie compassionnelle néocoloniale" dans les médias occidentaux comme le souligne un article d'un site vénézuélien en français.
La France n'a pas été en reste en matière d'hypocrisie en demandant l'annuation de la dette d'Haïti, après avoir protégé pendant des décennies la dictature de la famille Duvalier (elle y a trouvé refuge en 1986 avec sa fortune personnelle volée à Haïti). La dictature duvaliériste a joué un grand rôle dans l'apauvrissement du pays, et la France a par ailleurs organisé, en 2004, avec les Etats-Unis (voir Atlas alternatif) le renversement d'Aristide, qui signait le refus de laisser à Haïti sa souveraineté - ce pays depuis lors est de fait sous tutelle de l'ONU.
Sur le terrain, le néocolonialisme était aussi à l'oeuvre. Le 16 janvier, à Port au Prince, des soldats américains de la 82ème division aéroportée se sont déployés sur l'aéroport pour empêcher une foule désespérée de fuir le pays. Les soldats américains, premiers arrivés sur les lieux, d'autorité ont sélectionné les réfugiés titulaires d'un passeport américain, refoulant les autres (y compris les titulaires de passeports européens), les condamnant ainsi à rester bloqués au milieu de l'enfer haïtien.
Aujourd'hui l'Etat haïtien sort ruiné du tremblement de terre, ce qui réduit à néant de nombreux efforts des ONG mais aussi des pays voisins membre de l'ALBA (Cuba, Venezuela) qui l'avaient associé à leurs programmes de coopération (notamment Pétrocaribe), pour redonner à ce pays une souveraineté. Les médecins cubains ont été parmi les premières équipes de secours sur place. Après les dons d'urgence, quand les caméras se seront éloignées, l'heure sera bientôt de nouveau à la remise en cause des raisons structurelles de la pauvreté d'Haïti qui la rend si démunie face aux catastrophes naturelles - la remise en cause du système impérialiste qu'elle subit depuis plus de deux siècles.
Faisons un distinguo, voulez-vous ? Il y a, d’une part, la morale : le bon et le mauvais.
De l’autre, il y a l’éthique : le bien et le mal.
Trop souvent, on confond morale et ethique, or le bon n’est pas toujours bien et le mauvais, mal.
La violence est un usage agressif ou excessif de la force. Curieusement, il y a dans violence, la racine vie. La vie est-elle violente par nature ou, si vous préférez : la vie est-elle un usage agressif voire excessif de la force ?
La réponse, évidente, est non.
Une fois de plus, c’est l’étymologie grecque qui nous sauve. En grec « bios » ; vie, a la même racine que « bia » violenceet force.
C’est donc dans ce dernier sens de force que nous devons comprendre la racine identique à vie et violence.
La vie est une expression de la force. Bergson nommait cette force « élan » : l’élan vital.
L’expression de la force dans la vie est constante. L’anémie est l’affaiblissement de cette force.
Cette force se manifeste dans tous les stades de la vie. La naissance, à travers l’accouchement est une manifestation quasi excessive de la force. L’amour est un sentiment fort, parfois violent, c’est-à-dire excessif. La relation sexuelle peut, elle aussi, revêtir pareille particularité. Et que penser des manifestations d’opinions, de foi, de croyances, de protestation dont, pour chacune d’elles, on peut dire qu’elle ont « force de foi » ?
Pour revenir à notre premier paragraphe, posons-nous la question. Peut-on,pour rétablir l’éthique, le bien, utiliser un moyen réprouvé par la morale, le mauvais ?
Ou : peut-on utiliser la violence pour rétablir le bien ?
C’est le principe de la « guerre juste » reconnu par le droit public international, par l’Eglise catholique, par l’ONU et récemment introduit dans la « théorie du devoir d’ingérence humanitaire ».
Est-il juste de sauver, un pays et une population menacés en utilisant la force ?
La réponse va de soi !
Mais cette force, dans les limites de la définition, pour ne pas être violente ne doit pas être excessive et agressive.
C’est ici que survient la difficulté : quelles sont les limites de la force et de la violence ?
Peut-on, dans le cadre d’actions humanitaires limites, comme on en a vécu au Liberia ou au Ruanda imposer sans agressivité ou excès un ordre pacifique ?
S’abstenir de transgresser ces limites est-ce encore une manifestation de la force ?
Et la force, dans son expression ultime, n’est-elle pas de la violence ?
Peut-on répondre à la violence (excès, agressivité) par la violence ?
J’ai l’impresssion que ces distinguos font le bonheur des philosophes mais pas nécessairement celui de ceux auxquels la force devrait rétablir des droits bafoués.
Car les fait sont là dans leur criante nudité. Des situations intolérables, dans lesquelles des populations innocentes font les frais, persistent dans le monde. Je pense à la pauvreté endémique en Amérique du Sud et en Afrique, à la violation des droits de l’homme dans la plupart de nos continents. A la violence économique subie par les travailleurs en Europe et dans le monde. A la violence industrielle subie par la planète.
A toutes ces violence nous devons opposer notre force.
Rien que notre force ?
Si cette dernière ne réussit pas (les exemples abondent : fiasco d’organismes internationaux en ex-Yougoslavie ou en Afrique, ne faut-il pas passer à l’étape suivante et opposer l’excès à l’excès ?
On me rétorquera que la non-violence (qui est une expression autre de la force)a fait ses preuves. Indépendance de l’Inde grâce à la non-violence prônée par Gandhi ; déségrégation aux Etats-Unis par l’action, non violente, de Martin-Luther King.
C’est vrai, ce fut nécessaire, mais ce ne fut pas tout.
En 1947, la Grande-Bretagne était épuisée par la guerre et la perspective d’un nouvel affrontement en Inde impensable. De plus, elle subissait de la part des Etats-Unis une pression forte pour mettre fin à son Empire. Ce fut le cas aussi pour les autres puissances coloniales européennes.
Quant à Martin-Luther King, il a fait du bon travail mais aussi avec l’aide des médias américians ralliés à sa cause et à l’opinion de la majorité de ses compatriotes. Les ségrégationistes du Sud ont, donc, dû abdicquer.
Mais ailleurs ?
Vous imaginez le régime capitalo-communiste chinois se remettre en cause parce que quelques étudiants manifestent place Tien-An-Men ? Vous avez vu comment cela s’est terminé.
Même constat dans cette Afrique de feu Mobutu ou au Chili de Pinochet.
Dès lors, faut-il que la violence, plutôt que la force. devienne inéluctable ?
13 septembre 2009: ouverture de la chasse...seul le gibier peut être chassé...
Si dans la vie on était tous intelligents, cultivés, curieux, ouverts aux uns et aux autres... non mais, je rêve...
La vie, la vraie, c'est la cohabitation avec des types des deux sexes qui sont pas forcément malins, intelligents, cultivés, qui s'imaginent que leur vérité est là une fois pour toute et pour toujours ou qui se foutent de toute vérité comme de leur première chemise... le loto, le porno, le pernod et le foot...fermez les bans !
Il y en a d'autres qui s'imaginent que leur heure est arrivée. Ils ont eu comme une illumination, ils ont vu quelque chose, ils ne savent pas dire quoi au juste mais, cette fois ci, à eux de jouer, ils sortent de l'anonymat et hop ! ils y vont à fond la caisse, tout le monde doit y passer, leur révélation est celle de tous et si ces derniers n'en veulent pas, ce sera comme le foie de morue, on forcera à l'avaler.
L'enfer c'est les autres, comme disait le père Sartre... quelle sagesse en dix-huit lettres !
Mais à y réfléchir...
Autant vivre avec des cons, au moins ils sont l'assurance de notre supériorité... un con, à l'abord, cela intrigue, on se demande comment on peut être con, nous on ne sait pas puisque con, on ne l'est, alors forcément cela nous interpelle , on se dit que le con va se rendre compte de sa connerie, qu'il va se reprendre, se corriger... mais non, il continue à tisser inlassablement ses conneries comme d'autres des perles... et là il arrive, quand de la connerie on n'est pas l'aficionado béat, que l'on perde pied et qu'on se se demande si des fois le con ce n'est pas soi ...
Honnête introspection...
Car se poser la question: suis-je con ? ce n'est pas si con que ça...
Et comme à ce type de question toute réponse est subjective, autant répondre par la négative, c'est comme la charité, soi d'abord, les femmes et le pastis ensuite...
Donc, je ne suis pas con, ce sont les autres qui le sont.
Et je les en remercie du fond du coeur.
Car si, par miracle, je ne vivais qu'au milieu de types brillants, mon manque de connerie ne serait pas si patent... même qu'il faudrait que je le mette en exergue, que je me pousse un peu du col, que je fasse remarquer que je fais partie de la famille, de la grande fraternité des élus, que tous les jours que le bon Dieu nous donne, je sois astreint à justifier de ma brillance, de mon charisme, de mon aura...
Quelle corvée !
Alors, les cons, merci beaucoup ! Vous me permettez de souffler, de prendre des chemins de traverse, d'admirer le paysage et de lutiner la crémière... merci !
Ma gratitude vous serait totale et même infinie si votre connerie était inoffensive... là, la vie serait belle..mais les meilleurs choses on leur part d'ombre, car votre connerie engendre des malheurs.. et, ces derniers, bande de cons ! vous ne les réalisez pas, vous les niez, vous regardez ailleurs si du moins, aveugles ! vous pouvez encore voir...
Parfois je me dit: qu'ils aillent faire leurs conneries loin de nous, comme on demande aux enfants d'aller jouer au jardin.
Mais non ! Les cons, c'est fou ce qu'ils veulent se coller à ceux qui ne le sont pas, c'est même chez eux une pulsion. On reconnaît un type brillant à la foule de cons qui l'entoure...
Et même qu'ils insistent; ils veulent rester dans le jeu, bien montrer qu'ils sont là, qu'ils ont leur mot à dire, le brailler, revendiquer leur droit de parole, insister lourdement et coucher leurs conneries par écrit dès qu'ils savent tenir une plume ou taper sur un clavier...
Conneries d'un jour, conneries toujours...
Faut faire avec, comme disait ma grand-mère qui n'était pas conne et a emporté sa recette du cassoulet dans la tombe...
Faut pas qu'elle soit entre toutes les mains, qu'elle disait...
Dès fois qu'ils me la salopent...
Elle avait raison, la mamé, au moins ils n'auront pas le cassoulet !
La classe dirigeante britannique fut, une fois de plus, la première à s’aligner en bloc derrière la dernière provocation militaire actuellement en préparation de Washington. Après avoir participé aux guerres d’agression contre l’Afghanistan et l’Irak et après avoir soutenu les agressions commises sur le territoire pakistanais, l’Angleterre s’est jointe aux Etats-Unis pour faire du Yémen la prochaine cible d’une attaque.
Washington a la ferme intention de se servir de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre pour en faire le prétexte d’une intervention dans ce pays très pauvre. S’appuyant sur les relations rapportées par la presse entre l’étudiant nigérien Omar Farouk Abdulmutallab et des éléments d’Al-Qaida au Yémen, le président américain Obama s’est engagé à ce que « toutes les composantes de la puissance américaine » soient mobilisées contre ce pays, alors que la presse rapporte également qu’on est déjà en train de sélectionner les cibles devant être attaquées.
Le premier ministre anglais Gordon Brown répondit avec grand empressement à la belligérance américaine. Il ordonna immédiatement l’introduction de scanners corporels dans les aéroports, malgré le fait que l’Europe ait déclaré que ces instruments représentaient une violation des droits de l’Homme.
Brown a aussi annoncé la tenue d’une réunion internationale à Londres à la fin du mois de janvier afin de discuter du Yémen en disant que l’Angleterre participerait à un programme antiterroriste commun avec les Etats-Unis dans ce pays. Cette réunion doit se tenir en liaison avec une conférence prévue sur l’Afghanistan et destinée à renforcer l’engagement militaire des Etats européens dans l’occupation de plus en plus sanglante conduite par les Etats-Unis.
Le premier ministre s’est empressé d’appuyer les menaces de Washington vis-à-vis du Yémen malgré les interrogations sérieuses qui existent sur la tentative d’attentat aérien. Une question et qui n’est pas des moindres concerne le fait qu’Abdulmutallab ait réussi à monter à bord de l’appareil alors qu’il figurait sur une liste de surveillance et que son père avait fait savoir aux autorités nigériennes et américaines qu’il constituait un risque terroriste potentiel.
L’attitude de Brown confirme le fait qu’aucun changement de politique réel n’a eu lieu au cours du transfert de pouvoir entre lui et Tony Blair. Le Royaume-Uni continue de fonctionner en Europe comme le relais de la CIA, à Langley en Virginie (siège de l’agence, ndt), et de la Maison Blanche.
Pour Brown, ce qui est en jeu ici c’est plus que la campagne électorale en vue de la prochaine élection législative ou que de s’incliner devant les exigences d’un allié plus puissant du Royaume-Uni. Ce que les annonces frénétiques de sa part ont montré c’est à quel point l’Angleterre et les Etats-Unis sont déjà militairement engagés au Yémen.
Le premier ministre avait d’abord affirmé qu’il avait décidé de participer à un programme antiterroriste commun avec Washington après une conversation personnelle avec Obama. Mais, dans une interview accordée dimanche à Andrew Marr, journaliste de la BBC, Brown admit que cette opération était déjà en train de se dérouler. « La vérité est que nous faisons déjà cela depuis un certain temps » dit-il.
Quand on lui posa des questions sur ce programme antiterroriste, un responsable américain resté anonyme dit à l’agence Associated Press qu’il n’y avait pas là d’initiative nouvelle. Les forces américaines et britanniques aidaient déjà les forces de sécurité yéménites dans des opérations « antiterroristes ». Le sénateur américain Jospeh Lieberman qui est président de la Commission sénatoriale sur la sécurité intérieure fut cité en ces mots dans le quotidien britannique Daily Telegraph: « Notre présence dans ce pays s’accroît – c’est ce que nous devons faire – opérations spéciales, bérets verts, renseignement ».
L’implication de l’admission de Brown est qu’il y a au Yémen aussi, aux cotés des forces spéciales américaines des forces spéciales britanniques sur le terrain.
Quelques jours avant l’attentat manqué du 25 décembre il fut révélé qu’Obama avait personnellement donné l’ordre de frappes aériennes contre le village d’Al-Maajala dans la province d’Abyane. Ces frappes qui ont tué quelque cent vingt personnes le 17 décembre étaient apparemment coordonnées avec la dictature du président yéménite Ali Abdallah Saleh qui est soutenue par les Etats-Unis.
Brown, tout comme Blair, est déterminé à ne pas manquer la « guerre de demain ». S’il peut sembler aberrant que l’Angleterre qui, plus que tout autre pays développé, est embourbée dans les dettes et d’ores et déjà débordée militairement, aille s’empêtrer dans une nouvelle guerre, pour l’élite dirigeante il n’y a pas d’autre choix que de suivre les Etats-Unis. En fait, c’est la situation économique et financière désespérée de l’Angleterre qui la pousse dans de nouvelles aventures militaires.
L’Angleterre peut vraisemblablement apporter au Yémen une expérience très appropriée. Elle y a mené dans les années 1960, sous le gouvernement travailliste de Harold Wilson, une de ses dernières guerres coloniales dans la partie du territoire qui est devenu le Yémen. Et ce fut une guerre brutale.
Brian Barron, qui a suivi ce qu’on appela « la crise d’Aden » en tant que correspondant de la BBC, se souvient qu’« en arrivant par un matin brumeux dans le district du Crater [le district arabe du port d’Aden] il a trouvé le lieutenant Colin Mitchell - connu dans les médias comme Mad Mitch (Mitch le Fou) à cause de ses excès de zèle - en train de donner des directives à un groupe de bidasses qui empilaient sur le trottoir les corps de six arabes comme s’il s’agissait d’un arrivage de carcasses. Ils avaient été tués alors qu’ils essayaient de tendre une embuscade à une patrouille. ‘C’est comme une chasse aux perdrix’ dit le lieutenant, ‘deux oiseaux par-ci, deux oiseaux par-là. Cela n’a duré que quelques secondes. ‘»
Cette désinvolture face à la propre brutalité coloniale fut caractéristique de l’occupation britannique. Ce que Brown et Obama décrivent à présent comme un « Etat manqué » est en grande partie le résultat de cette expérience coloniale.
L’engagement britannique est aussi dicté par l’importance géostratégique du Yémen. Aden, un port important en eau profonde, est situé directement sur la principale route maritime du monde, celle qui relie l’Extrême-Orient à l’Europe et à l’Amérique. Aden contrôle l’accès à la mer Rouge et au Canal de Suez. C’est pourquoi ce port était si important pour l’Angleterre et c’est aussi pourquoi, lorsque l’Angleterre fut finalement forcée de se retirer en 1967, les Etats-Unis s’efforcèrent à leur tour de contrôler le Yémen à travers leur représentant dans la région, l’Arabie Saoudite.
Entre 1962 et 1970, l’Arabie Saoudite a appuyé des forces royalistes contre la République du Yémen, qui avait le soutien de l’Egypte et de l’Union soviétique dans la guerre civile au Yémen du Nord. Après le retrait anglais, le Yémen du Sud s’est aligné sur l’Union soviétique. Il n’y eut pas de Yémen uni avant 1990.
Lorsque le Yémen refusa de soutenir la première Guerre du Golfe au début de 1991, l’Arabie Saoudite répondit en expulsant un million de travailleurs yéménites, ce qui accrut la pauvreté et l’instabilité du pays. L’héritage du colonialisme et des conflits de la guerre froide fait en sorte que, malgré le fait qu’il dispose d’un des meilleurs ports du monde, le Yémen reste le plus pauvre des Etats arabes. La plus grande partie de la population dispose de moins de deux dollars par jour pour vivre.
Le réel objectif de l’Angleterre et des Etats-Unis n’est pas Al-Qaida mais la population civile du Yémen. L’utilisation de l’armée de l’air contre des civils est une version moderne de la tactique anglaise qui consiste à bombarder les villages de tribus rebelles. Si l’on a atteint une nouvelle dimension dans les effets destructeurs de cette terreur d’Etat le but reste à peu près le même. L’intention des Etats-Unis est d’étendre leur contrôle colonial sur cette région stratégique. L’Angleterre qui est l’ancienne puissance coloniale est déterminée à s’assurer une part de butin.
L’ouverture d’un nouveau front dans la soi-disant « guerre contre le terrorisme » aura des conséquences incalculables. Brown déclara explicitement que l’Angleterre allait aider le Yémen à développer ses garde-côtes. Au mois d’octobre, les garde-côtes yéménites ont arraisonné un navire iranien dont il fut dit qu’il transportait des armes destinées aux rebelles Houthis au Yémen du Nord. Alors qu’une grande partie du fret maritime passe par Aden, une telle politique navale a des implications globales explosives. Nombreux sont les conflits internationaux que pourrait déclencher un Yémen arraisonnant des navires marchands avec le soutien de l’Angleterre et des Etats-Unis.
Yahia Gouasmi et le Parti Antisioniste rencontrent Hassan Nasrallah
Lors d’un récent séjour au Liban, M.Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste(France), a rencontré M. Seyyed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah.
Daniel Bensaïd, philosophe fondateur avec Alain Krivine de la LCR et théoricien du NPA, est mort mardi 12 janvier. Il était un des moteurs de la gauche de la gauche.
Lundi 11 janvier, au hasard d’un bar parisien, j’ai croisé Gérard Filoche, cet inspecteur du travail socialiste, qu’on aime bien à Bakchich. Après de brefs échanges sur les élections régionales, l’ancien militant de la LCR a parlé de l’Amérique latine. « La sillonner est un vieux rêve », disait-il. « L’occasion d’aller là-bas ne s’est encore jamais présentée, et quand dans les années 70, la LCR envoyait quelqu’un pour y étudier l’état des luttes, c’était toujours l’ami Bensaïd qui partait » !
– Daniel Bensaïd, as-tu des nouvelles ? L’ai-je interrogé.
– Non, je sais seulement qu’il est très malade.
A la rédaction le lendemain, dans le brouhaha qui précède souvent l’heure du déjeuner, un gars du journal a chuchoté : « Je crois que Daniel Bensaïd est mort ». C’est le genre de mauvaise blague qui peut mal finir. J’ai donc demandé à Renaud de répéter. « J’ai dit : Daniel Bensaïd est mort ». Putain de mardi. Bensaïd était un prince de la pensée. Et un bagarreur sacré. Pour lui, ne rien faire eut été la honte. Avant tout parce qu’on n’est pas engagé par posture intellectuelle mais « corporellement engagé, avant d’avoir trouvé les raisons de nos passions ». Ses passions, Daniel Bensaïd les a comprises jeune, dans le bistrot familial toulousain, à force d’écoute et d’observation. « Un comptoir de café, c’est le divan du pauvre », avait-il confié au micro de Là-bas si j’y suis (France Inter) en 2004.
Bensaïd, sa vie est un éternel combat, de celui pour connaître la vérité sur les morts à Charonne en 1962 – en pleine guerre pour l’indépendance de l’Algérie, des policiers réprimaient dans le sang une manifestation anti-OAS (Organisation armée secrète) – à son soutien au Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot en 2009. En passant par les luttes avec l’Espagne en résistance contre Franco, la création des Jeunesses communistes révolutionnaires (66), Mai 68, la création de la Ligue communiste révolutionnaire avec Krivine (73), les grandes manifs de 95, l’Europe, les services publics…
Chaque événement historique important, chaque marque que le capitalisme apposait sur la marche du monde, était pour le philosophe, enseignant à l’université de Paris VIII, le sujet d’un texte ou d’un livre. Le dernier, Prenons parti, écrit à quatre mains avec Olivier Besancenot, est une réflexion sur ce que pourrait être le socialisme du XXIe siècle. Alors, inévitablement, pour ceux qui ont la fâcheuse habitude de ne pas se laisser faire, Daniel Bensaïd était un moteur.
A l’université où je m’inscrivais au début des années 2000, il était, sûrement sans le savoir, un repère essentiel pour les étudiants qui voulaient penser leur révolte, contre le score de Le Pen au premier tour des présidentielles en 2002, les réformes des retraites en 2003, le Traité européen en 2005, le CPE en 2006… Souvent, dans les AG, ses livres circulaient. Une amie de l’époque m’en avait prêté un, que je mis des nuits à comprendre vraiment. « C’est du Bensaïd, il faut s’accrocher ». On s’encourageait, on lisait. Et on l’écoutait sur France Inter. En 2004, on a eu les moules qu’il nous lâche, « Bensi ». Il était malade, et son livre sur les raisons de l’engagement, Une lente impatience, s’apparentait à un signe d’adieu. Mais c’était reparti…
Et maintenant ? La gauche vient de perdre un grand penseur, également acteur de la vie politique, qui aimait rappeler qu’on peut « agir sur la partie non fatale du devenir ». Il y a des vides dont la nature a horreur.
L'homme dans son existence est confronté à deux axes, l'un vertical, l'autre horizontal.
Il ne vous échappera pas que ces deux axes forment une croix, symbole connu depuis la plus haute antiquité.
L'axe horizontal est celui des fins matérielles de l'homme; il doit se nourrir, se loger, assurer son confort et le pérenniser, se prémunir des maladies et les soigner.
Il se positionne aussi sur le plan de la cité, donc sur le plan politique.
Cet horizon, on l'aura compris, sur le plan matériel n'a pas de limite, plus on pense le toucher, plus il se dérobe à notre empreinte. La tentation est grande alors de le poursuivre, mais en vain.
Il y a ensuite l'axe vertical, celui qui fait regarder l'homme vers le ciel, vers une transcendance.
Ce regard s'explique très naturellement; l'homme sait qu'il va mourir, alors il se pose des questions sur « l'après »; l'homme est le seul animal qui ait conscience de son existence et de la finitude de cette dernière.
Dans cette confrontation entre deux axes, l'homme doit se positionner. D'une part, il doit se placer par rapport à l'axe horizontal, de l'autre par rapport au vertical. Mais où exactement ?
La réponse est le juste milieu, soit le point où les deux axes se croisent, le centre de la croix.
Il est clair que la tentation est forte pour ceux qui veulent diriger le regard de l'homme de le fixer vers l'un ou l'autre de ces axes.
Longtemps, ce fut le vertical qui eut leur préférence. Il était, en effet, plus facile d'éduquer l'homme à accepter son sort sans se plaindre, en lui faisant miroiter une vie après la vie, une vie meilleure, plus juste, celle qu'il subissait ici bas n'étant que l'ombre de celle qu'il devait espérer au terme de ses bonnes actions, au premier plan desquelles il y avait, bien sûr, l'acceptation de son sort.
C'est le Moyen-Age et la toute puissance de l' Eglise. Un temps qui relativise la vie et en fait une salle d'attente de l'éternité. Les choses changent avec la Renaissance qui va placer l'homme au centre de toutes choses. L'homme, dans cette optique, n'est pas fait pour la religion, la religion est faite pour l'homme, mais l'homme n'est pas fait non plus fait pour assouvir sa soif de matérialité, il est aussi un être qui assume et vit son intellect et sa spiritualité.
Juste milieu, donc, mais qui ne tiendra qu'un temps.
Avec la révolution industrielle il faut placer toutes ces marchandises que les machines produisent, il faut des clients, qu'on appellera « consommateurs » par la suite, il faut les inciter à acheter, à, acheter encore plus.
D'où l'insistance portée sur la légitimation de la poursuite des biens matériels.
Il est bon que l'homme consomme des marchandises, il donne ainsi du travail aux usines, lesquelles en donnent aux ouvriers; pour travailler, il faut que la paix règne entre les nations, il faut donc que la paix soit organisée, de préférence au niveau mondial par des organismes supra-nationaux qui permettent que la « concurrence joue », comme ils disent, entre les producteurs des différentes nations.
Et comme toute paix doit être protégée, autant qu'il y ait des forces armées supra-nationales pour l'assurer. Ces forces armées, ils vont les appeler « forces de paix », ce n'est pas très orignal, mais révélateur.
Je viens d'écrire « ils », mais qui est cet « ils » ?
Ce sont tous ceux qui ont intérêt à, ce que les comportements changent, précisément pour que ces derniers s'adaptent à leurs productions de biens matériels. Alors ils vont mettre en oeuvre un ensemble de techniques nouvelles dont le but est de subjuger l'homme à leurs desseins. Ils appellent cela « marketing », et le conditionnement de leurs clients, ils l'appellent « publicité ».
Pas besoin de mettre des noms, il vous suffit de regarder les pages de pub sur le petit écran pour savoir de qui je parle.
Reste que l'homme persiste à regarder vers le ciel, vers cet espace éthéré où les valeurs matérielles sont méprisées; à quoi sert-il d'amasser des richesse si c'est pour perdre son âme ? Et que vaut le bonheur terrestre, toujours relatif, comparé à celui de l'éternité du paradis ?
Il faut donc que les superstructures mentales soient en osmose avec les infrastructures industrielles.
Marx l'avait compris, il fut entendu et suivi, y compris par ses pire détracteurs.
D'où, l'émergence depuis une cinquantaine d'années de mouvements plus ou moins religieux, plus ou moins philosophiques dont le prêche est une légitimation de la matérialité, une abstention vis-à-vis du « prochain », une distanciation quasi stoïcienne par rapport à la souffrance d'autrui.
Une espèce de fondement spirituel de sa propre béatitude.
Le bénéfice pour la société de consommation est évident: le consommateur riche est conforté dans la légitimité de sa richesse, mieux même, elle procède non point de l'exploitation du travail d'autrui, et notamment des peuples les plus pauvres, mais est le fruit de son génie propre.
Le pauvre se voit reprocher ses défauts, connus ou inconnus, et sa pauvreté comme une punition divine.
Il y avait deux grands opposants à cette manière de voir. Le christianisme et le communisme.
Le premier méprisait les biens de ce monde et ces marchands que Jésus avait chassé du temple. Le protestantisme, malgré des réformes audacieuses et nécessaires, allait réhabiliter ces deux parias. Le mouvement était lancé; à partir du moment où l'homme, avec comme seul repère sa propre conscience, pouvait lire et surtout interpréter les Ecritures, vite vint le moment où ces dernières servirent de faire-valoir à ses entreprises les plus profanes, celles qui lui faisaient gagner de l'argent et la puissance qu'il apporte.
Mais il fallut aller plus loin. Comme le monde entier n'est pas chrétien et encore moins protestant, petit à petit des idéologues de tout milieu s'attaquèrent à « désacraliser » Dieu. Ils en firent un référent lointain, détaché des choses de ce monde et, à la limite, étranger à sa création. C'est la théologie de la « mort de Dieu », inaugurée par certains théologiens protestants et portée au pinacle par de petits philosophes.
Et puisque Dieu était mort ou supposé tel, autant faire de l'homme un dieu.
On le vit dans ces orientalismes importés qui fleurirent durant les années soixante-dix. Mouvement hippy, hindouïsme de pacotille, invasion de sectes pratiquant un syncrétisme douteux et réducteur.
L'église catholique, anémiée par Vatican II , vit ses fidèles filer à gauche ou à droite, mais toujours dans le sens le plus rassurant pour leur bonheur terrestre.
Et puis, on masqua une bonne fois pour toute la mort. Alors que durant des siècles les hommes avaient vécu avec la mort pour horizon, subitement on l'effaça d'un futur certain pour en faire une inéluctabilité malheureuse que la science, un jour, corrigera. La mort n'étant plus qu'une faillite de la vie !
Aujourd'hui, certains philosophes, je pense à Ferry et à Comte-Sponville, n'imaginent qu'un seul axe, l'horizontal, ils en font une espèce de « spiritualité laïque », une sacralisation de l'humanité de l'homme. Au mieux, une incitation à ne pas se poser de questions métaphysiques, à laisser les choses aller et venir, comme le ferait la méditation d'un moine zen.
Pas besoin de noircir encore beaucoup de pages pour comprendre tout le bénéfice que les puissants de ce monde peuvent retirer en imprimant dans la conscience de l'homme qu'il ne doit de compte qu'à lui-même. Que sa vie, encore limitée pour le moment, se doit d'être vécue en conformité avec ses aspirations fussent-elles exclusivement profanes. Que tout ce qui s'oppose à ses aspirations se doit d'être refusé, même si l'opposition procède de la nature des choses elles-mêmes. Ainsi, l'âge ne doit plus freiner l'éternelle jeunesse de nos fantasmes, les rides sont une disgrâce autant que la pauvreté et la mort. Et ainsi de suite.
Et si la conscience de l'homme s'accorde avec les désirs de ceux qui le gouvernent, la voie est ouverte pour une acceptation sans réserve du futur « sur mesure » qui l'attend.
Mais il y a un hic. C'est que dans cette perspective, seul un axe se présente dans l'aventure humaine, celui d'un bien matériel plus ou moins sacralisé. Or il est dans la nature humaine de regarder le ciel, de dépasser son enveloppe de chair et d'os, et de se poser des question sur la mort et son « après ».
Une génération, quelques peuples, seront subjugés par l'axe matériel, d'autres peuples, d'autres générations voudront rester ou revenir à l'équilibre premier, précisément parce qu'il est conforme à ce que l'homme attend comme destin, même s'il le craint.
La recherche de cet équilibre entre spirituel et matériel est complexe, difficile et éminemment subjective, c'est là que réside sa difficulté et sa grandeur. Elle a le grand mérite de faire en sorte que l'homme se pose des questions; un homme qui s'interroge l'est vraiment, un homme qui s'interroge n'est pas vraiment dangereux.
Des mystiques allemands du 16em siècle avait nommé ce point d'équilibre entre les deux axes: « rose-croix ».
De ce point, l'homme se transcendait, comme le Christ, mort homme, ressuscite et retourne dans son Royaume éternel.
Mais cette fin dernière pour l'homme, comme pour le Christ, qui fut condamné à mort, ne l'oublions pas, est absente des tablettes de ceux qui nous veulent tant de bien. Un homme tout simple, qui mange et boit, rêve de sa future voiture ou maison, et ne se pose pas de questions sur ses fins dernières, voilà l'horizon qu'ils vous proposent.
Dans notre société actuelle, il est de bon ton d’estimer que nous avons l’honneur et la chance incommensurables de vivre dans un système démocratique soucieux des droits de l’homme et de la justice. Il se passe rarement une semaine, d’ailleurs, sans que les médias ne nous rappellent à tous Ô combien nous serions ingrats d’émettre des critiques envers un système qui peut se targuer de tant de mérites, à tel point qu’il serait malsain de manquer une occasion de lui dresser un panégyrique. Or, la dimension humaine et le bien-être de tous sont-ils réellement les préoccupations majeures de notre société, ou n’est-elle pas plutôt essentiellement vouée à la consommation, aux dépens des droits humains fondamentaux ?
Pour pouvoir juger la valeur d’une société, il me semble que le critère prédominant est le niveau du respect du genre humain, ce qui ne peut s’apprécier que par les actions que met en œuvre cette même société, et non par ce qu’elle est censée appliquer. En effet, quel est le but premier d’une société, quelle est sa raison d’être ? La définition qu’en donne le Larousse est une « association de personnes soumises à un règlement commun ou réunies pour une activité commune, la défense de leurs intérêts, etc. Milieu humain dans lequel chaque personne est intégrée. » On peut supposer que, d’après cette notion, plus une société défendra les intérêts des personnes qui la constituent, plus l’intégration qu’elle permettra à ces derniers sera profonde, plus le nombre d’activités communes qu’elle mettra à leur disposition sera élevé, et plus cette société sera de meilleure qualité. Comment pouvons-nous évaluer notre société si nous faisons des observations en rapport avec ces critères, et quel contraste pouvons-nous constater entre ce qu’elle prétend faire ou est censée faire et ce qu’elle fait réellement ?
Partons d’un constat simple : chez les deux pays les plus riches et les plus industrialisés (les Etats-Unis et le Japon) et dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de suicide est plus élevé que partout ailleurs, au point que le suicide y est une des principales causes de décès. La consommation d’antidépresseurs et de tant d’autres médicaments luttant contre les idées noires, déjà portée à un niveau anormalement haut, ne cesse de progresser. Ce simple fait montre d’une façon assez éloquente que peu de personnes vivant dans nos sociétés de consommation peuvent prétendre bénéficier d’un bien-être toujours satisfaisant et inaltérable. Si notre société faillit à défendre correctement le bonheur humain, assure-t-elle les intérêts matériels de chacun d’entre nous ? Face à la disparition de la classe moyenne qui a lieu depuis les années 1975 et à la paupérisation de la population qui en résulte, nous pouvons difficilement prétendre que notre société réussit mieux dans ce domaine. En effet, une majorité des personnes qui étaient considérées comme faisant partie de la classe moyenne a été reléguée vers les classes populaires de 1975 à aujourd’hui, alors qu’une moindre part accédait à la classe aisée. Au-delà de ses implications économiques, ce phénomène est également une menace inquiétante pour la bonne marche de la démocratie. Si les richesses sont de plus en plus concentrées entre les mains d’un petit nombre de possesseurs de multinationales, de banques, d’industries de la santé et autres, ne peut-on pas légitimement craindre que le système dans lequel nous vivons ne se transforme en ploutocratie, où une minorité oppresse et exploite une majorité servile et impuissante, qui doit s’efforcer de produire pour assurer, tant bien que mal, sa survie ? Le taux de chômage, qui dépassait les 10% en France avant la crise économique, n’est pas non plus un indicateur de bonne intégration de tous dans la société.
Nous venons de mettre en exergue des failles flagrantes de notre société. Maintenant, interrogeons-nous sur les causes qui ont provoqué ces effets.
Si la société ne répond pas de façon décente aux attentes que l’on est en droit d’avoir de la part d’États si riches et si désireux de paraître bienveillants que les nôtres, n’est-ce pas parce que cette même société est fondée sur des bases qui n’ont rien à voir avec l’éthique et l’humanisme ? Le fluide qui circule dans les veines de notre société et qui lui permet de subsister est-il autre chose que l’argent ? Or, comment est obtenu cet argent ? N’est-ce pas à la fois par les moyens les plus nobles, comme le travail de chacun de nous, et par des procédés plus discutables, comme le blanchiment de l’argent du commerce de la drogue, qui est la troisième source de revenus mondiaux (après le commerce des hydrocarbures et celui des armes. Les revenus obtenus sont de 5,65 milliards de dollars par jour, ce dont l’économie mondiale ne saurait se passer) et ce, malgré la soi-disant et hypocrite guerre contre la drogue ? Que dire des délocalisations qui ne visent que plus de profits immédiats et travaillent à la perte de nombre d’emplois et au déclin de l’industrie de nos pays ? Que dire, aussi, de l’innovation potentiellement créatrice d’emplois qui est muselée par le rachat de brevets de nouvelles inventions par des entreprises puissantes qui, d’un commun accord, souhaitent étouffer malhonnêtement toute concurrence qui serait réellement dangereuse pour leurs intérêts et leur servie ? En somme, peu importe la façon dont les richesses affluent dans les bras des ploutocrates, occidentaux ou internationaux ; seul le fait de toujours avoir plus d’argent compte, alors que les seuls pays du G20 possèdent un PIB de 48 000 milliards sur un total de 54 000 pour l’ensemble du monde.
En conclusion, nous pouvons dire que notre société européenne fonctionne comme une post-démocratie (pour reprendre les mots du président tchèque Vaclav Klaus, poussé par les pressions exercées sur lui à parapher le traité de Lisbonne) depuis le passage de nos pays d’une société de production à une société de consommation. Le processus démocratique est en voie de disparition, et seules des apparences démagogiques à l’hypocrisie suave peuvent encore convaincre les moins informés d’entre nous de la réalité de l’application de la démocratie. Un nombre toujours croissant de secteurs doivent devenir rentables parce qu’ils sont privatisés : on se soucie de moins en moins de l’aide sociale. Chacun d’entre nous doit devenir un automate, formaté par les diverses formes d’enseignement pour accomplir des tâches précises et prédéterminées avec une régularité mécanique. Il y a de moins en moins de possibilités de s’accomplir personnellement et, n’y ayant pas de recours possible, la dépression fait des ravages. Cela continuera d’arriver, tant que tout ce que notre société espérera de nous sera que nous nous renfermions dans une bulle de naïveté, de docilité et d’ignorance pour pouvoir travailler, faire du fric et la fermer sans se rebeller, comme il se doit.
Attentat à Téhéran: Les Sionistes donnent leur 'version'
Voici un article du Haaretz, organe de presse Sioniste, donnant sa version des faits de l'acte terroriste commis hier à Téhéran et qui a coûté la vie à un scientifique du nucléaire Iranien, Ali Mohammadi.
A l'image de cet article, vous reconnaîtrez aisément l'empreinte Sioniste dans les médias grand public, en effet, ils cherchent tous à donner la même version des faits inconcevables à propos de cet acte terroriste:
* Ali Mohammadi n'était pas attaché au secteur du nucléaire * Ali Mohammadi est un militant de l'opposition et un partisan public de Mousavi
Voila les 2 mensonges invraisemblables que les médias Sionistes veulent nous faire gober. En cherchant à mentir pour montrer que cet attentat profite au régime Iranien, les Sionistes veulent en fait renvoyer la balle dans le camp Iranien.
1- Le régime Iranien n'utilise pas ces méthodes de barbouzes et d'assassins si courantes chez les États Sionistes.
2- Le régime Iranien n'a pas besoin de dissimuler l'élimination d'un de ses soi-disant opposants par un vulgaire acte terroriste et qui plus est, en l'attribuant à un vague groupe monarchiste basé aux USA.
3- Le procédé utilisé rentre parfaitement en ligne avec les pratiques bien connus des USA et d'Israël.
Il est donc invraisemblable que le régime Iranien ait commandité cette acte terroriste comme le disent les Sionistes, nous sommes en présence d'un acte de mauvaise foi et de mensonge flagrant de la part de l'Occident, ce qui représente la suite logique de la mascarade des émeutes en Iran et de la campagne médiatique de propagande sans précédent tournée contre l'Iran.
Les Sionistes ne savent plus quoi faire, ils tuent, ils mentent, ils brisent des vies et des familles, ils ne supportent pas d'accroc à leur plan Satanique, mais il faudrait qu'ils s'y fassent car leur défaite s'approche au fur et à mesure qu'ils complotent.
Au lendemain de l'assassinat d'un scientifique du nucléaire Iranien, le porte parole du Parlement Iranien a déclaré ce Mercredi que l'Iran avait reçu il y a quelques jours l'information que les services secrets Israéliens et Américains prévoyaient de mener des actes terroristes à Téhéran.
Washington a rejeté les allégations de l’Iran sur l’implication des États-Unis dans l’attentat de Mardi qui a tué le Professeur Massoud Ali Mohammadi près de sa maison dans la capitale Iranienne et les a qualifié d’absurdes. Israël n'a pas commenté l'incident.
Mohammadi a été tué par l’explosion d’une puissante bombe alors qu'il quittait sa maison au Nord de Téhéran pour se rendre à son travail.
Les représentants de l’Etat et des médias Iraniens ont décrit le scientifique assassiné comme étant un physicien en nucléaire, mais un porte-parole a indiqué qu'il n'a pas travaillé pour l'Organisation de l'Energie Atomique au centre du programme nucléaire contesté de l'Iran.
L’influent porte parole du Parlement Iranien, Ali Larijani, a dit qu'un groupe pro-monarchie basé aux États-Unis avait revendiqué la responsabilité de l'attaque, ajoutant que ce groupe était contrôlé par la CIA. L'agence de presse Iranienne Fars a indiqué Mardi qu'un tel groupe en exil avait revendiqué le bombardement dans une déclaration, sans dire comment ils avaient obtenu cette information.
« Un groupe monarchique basé aux USA… a revendiqué la responsabilité de cet acte terroriste, » a déclaré Larijani. « Peut-être que la CIA et le régime Sioniste [Israël] ont pensé qu'ils pouvaient nous tromper avec une déclaration aussi absurde. »
« Nous avons eu l'information claire il y a plusieurs jours que l'appareil du renseignement du régime Sioniste et la CIA voulaient monter des actes terroristes dans Téhéran, » a-t-il dit.
L’utilisation d’un tel « groupe sans aucune base » en tant que couverture est un nouveau « déshonneur » pour le Président Américain Barack Obama, a déclaré Larijani. « Pourquoi hébergez-vous ce groupe terroriste en Amérique ? » a-t-il demandé.
Israël a refusé Mardi de réagir aux accusations Iraniennes comme quoi eux ou les Etats-Unis étaient derrière la mystérieuse explosion qui a tué un physicien en nucléaire Iranien à Téhéran Mardi.
L'Iran a blâmé Mardi Israël et les États-Unis pour la mort du Dr. Massoud Ali Mohammadi, 50 ans, un professeur en physique nucléaire dont on pense qu’il a publiquement soutenue le Chef de l'opposition, Mir Hossein Mousavi.
Le cabinet du Premier Ministre et le Ministère des Affaires Etrangéres ont tout deux refusé de commenter l'explosion ou les accusations Iraniennes. Le porte-parole du Département d'Etat US, Mark Toner, a nié l’accusation que les Etats-Unis étaient derrière l’explosion d’hier, la qualifiant d’« absurde ».
Mais le Ministère des Affaires Etrangéres Iranien a eu une vue différente sur cette explosion.
« On peut voir des signes, dans l’enquête préliminaire du triangle du mal que sont le régime Sioniste, l'Amérique et leurs mercenaires placés en Iran, dans cet incident terroriste, » a déclaré le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères Iranien, Ramin Mehmanparast.
« De tels actes terroristes et l'élimination physique des scientifiques nucléaires du pays n'arrêteront certainement pas le processus scientifique et technologique mais l'accéléreront, » a-t-il ajouté.
« Compte tenu du fait que Massoud Ali Mohammadi était un scientifique en nucléaire, la CIA et les services et les agents du Mossad ont très probablement leur part la dedans » a déclaré le Procureur Général de l’Iran, Abbas Jafari Dolatabadi.
La télévision d'Etat en lanque Arabe, Al-Alam, a identifié Mohammadi en tant que professeur du « Hezbollah » - un terme utilisé pour les défenseurs dévoués du régime Iranien. Cependant, les sites Web d'opposition ont décrit Mohammadi comme un franc partisan de Mousavi.
Le Washington Post a publié Mardi le fait qu'Ali Mohammadi était impliqué dans un projet de recherche régional qui compte également des scientifiques Israéliens. Le projet, appelé « Lumière-Synchrotron pour la Science Expérimentale et Applications dans le Moyen-Orient », ou SESAME, est basé en Jordanie et fonctionne sous l’égide des Nations Unies.
Des scientifiques Iraniens et étrangers ont déclaré au Washington Post que le projet a des applications dans l'industrie, la médecine, la nanotechnologie et d’autres secteurs indépendants de l'énergie nucléaire.
Les Palestiniens participent également au projet, dont la dernière réunion s'est tenue en Novembre en Jordanie.
Un scientifique Israélien présent lors de la réunion a dit au Washington Post qu'il a parlé à Ali Mohammadi au cours d'une réunion informelle du groupe. « Nous n'avons pas discuté de politique ou de sujets nucléaires, car notre projet n'est pas lié à la physique nucléaire, » a indiqué Rabinovici au journal.
Un scientifique Iranien impliqué dans le projet a nié le fait qu'il y ait eu des réunions directes entre sa délégation et les Israéliens. « Ils sont présents dans la même salle, mais il n'y a aucune réunion directe, » a déclaré au Washington Post, Javad Rahighi, un chercheur nucléaire. « Nous sommes tous choqués, » a-t-il dit. « Je ne pourrais imaginer personne en vouloir à sa vie. C’était un scientifique, rien plus. »
L’histoire ne fait pas grand bruit en France : il est vrai que l’homme d’affaires Jean-Marie Kuhn a vu sa plainte chez nous "classée en quatre jours à peine !", ce dont il protestait en février 2008 dans une lettre ouverte adressée à Nicolas Sarkozy (relayée par AgoraVox). Il a plus de chance outre-Quiévrain, comme nous l’apprend Eco89 : "En Belgique, un procureur s’est associé la semaine dernière à la plainte d’un Français, en y ajoutant de nouvelles charges. Le Français Jean-Marie Kuhn soupçonne la Caisse des dépôts et consignations (CDC), holding contrôlée par l’Etat français, d’avoir racheté à un ami de Nicolas Sarkozy, le milliardaire belge Albert Frère, la chaîne de restaurants Quick à un prix largement surévalué. L’objectif ? Permettre à Frère de monter au capital de Suez, et peser ainsi sur la fusion de ce groupe avec GDF (...) le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, a demandé à la juge d’instruction d’instruire sur les chefs de faux et usage de faux, faux bilans et infractions au code des sociétés. Soit deux chefs nouveaux par rapport à la plainte pour faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance déposée « contre inconnu » par Kuhn en juillet, et instruite depuis par la juge France Baeckeland".
Les charges semblent solides : Kuhn "a constaté que Quick, évalué en 2004 par son propre PDG à 300 millions d’euros, a été vendu en octobre 2006 à la CDCCI pour 800 millions environ. Dans sa plainte, qu’il a communiquée à Eco89, il montre que plusieurs montants (chiffres d’affaires et bénéfices 2004, par exemple) changent entre le rapport d’activité de 2004 et celui de 2005 : « Sur base des éléments produits, on peut donc constater que la valorisation boursière de la société de droit belge SA Quick Restaurants était, au 31 décembre 2005, de l’ordre de 437 millions d’euros et, au début du mois d’octobre 2006, de l’ordre de 550 millions d’euros. » Kuhn s’interroge sur la raison du « bonus » de quelque 150 millions d’euros accordé à Albert Frère. Il s’interroge par ailleurs sur la vente d’une participation de la Compagnie nationale à portefeuille (CNP, autre société d’Albert Frère) dans le groupe de BTP Eiffage à la même Caisse des dépôts, en décembre 2006, avec là encore une plus-value de 30%. La CDC avait acquis cette participation seulement neuf mois plus tôt, en même temps et pour un montant équivalent qu’une première participation d’Albert Frère. Jean-Marie Kuhn fait un lien avec la montée de Groupe Bruxelles Lambert (GBL), une autre société d’Albert Frère, dans le capital du groupe Suez en janvier 2007 : « J’ai donc pu constater qu’au travers des trois opérations financières évoquées ci-dessus, dont les deux premières, […] il existait des indices sérieux d’irrégularité visant à privilégier des intérêts économiques particuliers." L’ancien associé de Frère chiffre le cadeau dans sa lettre ouverte précitée : "le Groupe Albert Frère a réussi à faire débourser à la Caisse des Dépôts et Consignations 1,25 milliard d’euros au travers d’opérations troublantes concernant Eiffage et Quick. Vous étiez le n° 2 du gouvernement, président du parti majoritaire, et votre influence était telle qu’évidemment ces opérations n’auraient jamais pu se faire sans votre assentiment."
Pour Kuhn, l’explication de ces largesses tient aux rapports entretenus par Nicolas Sarkozy et Albert Frère, comme il l’explique en commençant par citer le premier nommé : "Si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. En 1995... il me disait : il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi" (extrait du discours prononcé le 16 février 2008 lors de la remise de la Grand-Croix de la Légion d’honneur à Paul Desmarais). Monsieur le président de la République, de votre propre aveu, vous devez donc - en partie - votre élection à M. Paul Desmarais. Or, la devoir « en partie » c’est la devoir en totalité. Etant donné la personnalité de Paul Desmarais et celle de son associé Albert Frère, on imagine que dans la stratégie qui a été bâtie pour vous rien n’a été laissé au hasard et rien n’aura été hors de prix...Vous dites devoir votre élection... ce devoir a-t-il un prix ? (...) Dans le cadre du préjudice que j’ai subi suite aux agissements d’une société du Groupe Albert Frère, des faits gravissimes m’ont été révélés et je vous en ai tenu informé - ainsi que vos proches collaborateurs et vos avocats - sans que vous agissiez. La seule incidence est d’avoir remis en catimini, loin des fastes que vous aimez, les deux décorations à vos amis. Peut-être ces amitiés deviennent-elles trop lourdes à porter, en ces temps difficiles ?" Kuhn synthétisait sa pensée en mars dernier dans un article de Libération, attaqué en justice par la société Quick finalement déboutée en appel : "tous les avantages accordés à Frère et Desmarais seraient une façon, pour le Président, de renvoyer l’ascenseur". La justice française, grâce à un parquet prompt à étouffer l’affaire, n’a rien trouvé à y redire, sans même prendre la peine d’entendre le plaignant. Que soit mis en cause un membre de la bande du Fouquet’s - Frère était des invités à la fameuse sauterie des grands patrons venus festoyer avec celui qui allait servir avec zèle leurs intérêts depuis l’Elysée - et que le chef de l’Etat l’ait en outre décoré de la légion d’honneur n’a sans doute rien à y voir... Souhaitons que l’enquête belge apporte, enfin, quelques réponses.
P.-S.
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Disciple de Jacques Bainville, Pierre Hillard est un géopoliticien reconnu, certaines de ses analyses ont même été publiées dans quelques médias officiels. Il faut dire que sa démonstration oblige les plus honnêtes de nos journalistes à remettre en cause leur vision idéalisée du processus de mondialisation. Dans « La marche irrésistible du Nouvel Ordre Mondial », ce docteur en sciences politiques critique l'’idéologie qui façonne les relations internationales depuis la seconde guerre mondiale. De nombreux documents, rapports, cartes et notes de bas de pages permettent au lecteur de remonter aux sources de l’'étude.
Selon Pierre Hillard, la volonté d'’élargissement de l'’UE et de l'’Otan constitue une étape décisive dans l'’unification politique de l'’hémisphère occidental. Après la monnaie unique, le système confédéral actuel de l'’UE va permettre, contre l'’avis des peuples, l'’instauration d’une politique commune en matière de défense et de politique étrangère, prélude à l’'établissement d'’un Etat Européen. La logique marchande anglo-saxonne s'’associe au fédéralisme germanique afin de constituer une nouvelle zone d’'influence. A partir des Fonds structurels européens émergent des Euro-régions en relation directe avec des autorités supranationales, ce mécanisme autorise une régionalisation économique qui, en affaiblissant la souveraineté des États, fait le jeu de ses adversaires mondialistes.
La balkanisation de l'’Europe déjà en oeœuvre au Kosovo ou en Espagne, orchestrée par Bruxelles et Washington, va se généraliser afin de broyer les résistances des États-Nations, seuls obstacles à une Europe fédérale sous domination américaine. De nouvelles entités politico-économiques sont appelées à émerger pour devenir des régions émancipées de toute tutelle nationale. Cette promotion du communautarisme s'’appliquera tôt ou tard aux populations extra-européennes non intégrées, sur le long terme ce sont ces populations qui seront les véritables gagnantes de l'’Europe ethnicisé.
Les USA et ses alliés œoeuvrent au remodelage dans d'’autres régions du monde, principalement au Moyen -Orient avec le succès que l'’on connait. La décomposition et la recomposition en fonction des intérêts de la politique étrangère anglo-saxonne constituent le véritable objectif de la guerre contre la terreur. Déjà en oeœuvre en Irak, le plan « Nouveau Moyen-Orient » prévoit de refaçonner les nations sur le critère ethnique ou confessionnel dans l’espoir de limiter les conflits dans une zone économiquement stratégique. Le militaire théoricien Ralf Peters, dans la revue Armed Forces Journal, a d'’ailleurs publié une carte du nouvel ensemble en juin 2006. Ce remodelage doit surtout faciliter la réforme de l’'Islam sur le modèle de Vatican II pour l'’adapter à la philosophie mondialiste.
Ces vastes entités continentales standardisées constitueront le premier ciment de l’'Etat Mondial globalisé facteur de paix et de croissance éternelles : un mélange réjouissant de globalisation et d’'identités aseptisées.
Dans son roman « la Destruction libératrice » le célèbre écrivain de science fiction H.G. Wells annonçait l’'émergence d’un gouvernement mondial seul capable de prendre en main la destinée du genre humain. Quelques années plus tard, Aldous Huxley écrira le Meilleur des mondes. Sous couvert de démocratie et de droits de l’homme, les néo conservateurs tentent d’imposer au monde entier leur vision «pacifiée » de l’'histoire, un projet qui n’a rien à envier à l’imagination des deux auteurs britanniques.
"L'européen, l'américain ont peut de la mort. Le musulman pas !
Le catholicisme s'est paganisé..."
« L’Islam est l’ennemi du Nouvel ordre mondial », a indiqué le géopoliticien, auteur du livre La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale. « Les musulmans ne se concentrent pas sur la société de consommation (…) Ce principe existait chez les catholiques, mais depuis Vatican II, les catholiques sont paganisé (…) L’Islam est le dernier carré à s’opposer à un esprit matérialiste mercantile. (…) Il ne reste plus que l’Islam qui essaie de résister au Nouvel ordre mondial »
C'est quoi d'autre un banquier sinon un commerçant qui vend de l'argent ?
Il y a cependant une différence de taille: le banquier n'achète pas son stock, il le reçoit
Alors que le moindre savetier doit payer son stock, le client du banquier dépose chez ce dernier son argent et, en remerciement, la banque lui facture des frais de garde.
Le commerce est libre dans toute l'Union de 27. C'est la règle, mais il y a des exceptions. Si rien ne vous empêche d'avoir un compte à l'étranger et d'y emprunter de l'argent, les banques étrangères ne sont pas autorisées à prendre hypothèque en France. Si donc une hypothèque est réclamée comme garantie, vous êtes obligé de passer par une banque française.
Si le banquier vend de l'argent , il a aussi voulu en faire. Avec les résultats que l'on sait tous, lui excepté.
C'est ainsi qu'un consortium de banques anglaises et néerlandaises ont proposé à leurs clients de placer de l'argent en Islande dans une banque qu'ils contrôlaient.
Pas une banque publique islandaise, une banque privée établie en Islande. C'est très clair.
Et si les déposants anglais et néerlandais ont mis leurs billes dans cette banque, c'est sans doute aucun attiré par les intérêts élevés et aussi, il faut bien l'écrire, par la discrétion, pour ne pas employer le mot secret, de cette banque.
L' Islande est une île peuplée de trois cent mille habitants. Peuple de pêcheurs jaloux de leur indépendance, amoureux de leur rude pays et de son austère nature. Elle n'est pas dans l'Europe des 27, mais bien dans l'Otan.
Des petits malins ont cru exploiter cette situation un peu hybride pour y terrer leurs affaires, sinon louches, du moins marginales. Les banquiers, cela n'étonnera personne, étaient du lot.
Allez vous en savoir ce qu'ils ont dû raconter à ces épargnants pour leur faire placer leur économies dans cette banque islandaise qui, de facto, n'était qu'une excroissance de la leur ?
Alors, quand la crise est arrivée et que le système financier l'a reçue en pleinegueule figure, les banques les moins solides se sont écroulées. Les états, c'est connu, ne soutiennent que les plus forts. Et ces banquiers anglo-néerlandais ont laissé filé leur filiale islandaise.
Alors aujourd'hui, toute honte bue, ils exigent de l'Islande qu'elle rembourse leurs épargnants.
Il ne leur vient même pas à l'esprit d'avouer à leurs clients que le placement conseillé était à risque et que tout risque couru peut s'avérer hasardeux. Non, ils exigent que les islandais remboursent leurs clients.
Ils se disent sans doute que l'Islande est un pays, peuplé de quelques dizaines de milliers de péquenots auxquels il imposeront leur loi.
Eh bien, non ! Les députés islandais ont voté pour le remboursement (33 pour, 30 contre); cette mesure représentait un débours de 12.000 euros par habitant.
Une dette à rembourser, comparable, toute chose étant à leur place, à celle imposée à l'Allemagne après la première guerre mondiale !
Le président islandais, M. Olafur Grimson a refusé de ratifier la loi. Il prend en compte une pétition signée par vingt pour cent de la population islandaise qui s'oppose à ce remboursement. Et il a décidé de poser par referendum la question au peuple. Si c'est pas démocratique, so what ?
« La seule chose que j’ai décidée, c’est d’accorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est conforme à nos principes démocratiques fondamentaux »
Colère des Britanniques et des Néerlandais. Ces braves gens, toujours prompts à nous donner des leçons de morale et de démocratie, ne supportent pas qu'on leur rende la pareille.
Ils menacent de mettre l'Islande au ban des nations, mettront leur veto à la candidature islandaise à l'Europe des 27 etc...Tant qu'à faire, qu'il déclarent la guerre !
Moi, à la place des Islandais, je reprendrai toutes mes billes, je quitterai l'Otan, je resterai maître chez moi, comme l'est le cordonnier et j'enverrai paître tous ces donneurs de leçons, banquiers voleurs, menteurs, exploiteurs.
Il y avait, jadis, l'Arcadie mythique. Aujourd'hui au bout de l'aurore boréale islandaise ?
Ce qui s'est passé en Calabre la semaine dernière, ce racisme violent, réducteur et meurtrier, n'est pas un cas isolé ou extraordinaire. Le racisme finit toujours comme ça, il ne faut pas se faire d'illusions.
Et cela peut nous arriver aussi. Suffit de pas grand chose, un débat sur l'identité nationale, par exemple, qui peut donner des idées, extirper un racisme latent. Une étincelle, et c'est parti !
Chez moi, ce sera bientôt la taille des vignes; de quoi travailler penché des heures durant, dans le froid mordant qu'attise le mistral.
Qui croyez-vous, s'attelle à cette tâche ?
Un calme précaire régnait samedi 9 janvier 2010 à Rosarno en Calabre du Sud. Les violences raciales depuis jeudi ont fait, selon un dernier bilan, 68 blessés. Vendredi, une véritable « chasse à l’homme » a été lancée contre les migrants par la population locale, au cours de laquelle plusieurs étrangers ont été blessés. Près de mille d’entre eux auraient déjà quitté les lieux, évacués vers des centres d’accueil à plus de 100 km de la ville, note Anne Le Nir, la correspondante de RFI en Italie.
“Nous sommes venus pour travailler et, maintenant, on nous tire dessus”, explique Francis, un Ghanéen de 25 ans, à Anne-Sophie Legge de l’AFP , peu avant de partir de son logement de fortune dans une usine désaffectée vers Naples, sans les 200 euros que son employeur lui doit. “Nous avons peur, il n’y a plus rien pour nous ici”, dit Ali, la trentaine, prêt à s’embarquer sur une navette avec quelques affaires dans une petite valise. Son employeur lui doit 500 euros. Son salaire: 20 à 25 euros par jour pour 12 à 14 heures de travail.
Au moins 4000 migrants sont employés, en général illégalement, chaque année à Rosarno pendant deux mois pour cueillir des fruits. Lire à ce sujet ce reportage de l’AFP : “La misère des ouvriers agricoles immigrés de Rosarno” publié par La Tribune de Genève .
Le climat de haine raciste ne cesse de s’amplifier en Italie. “La situation se dégrade. Tous les jours, un noir se fait tabasser. On ne peut pas continuer comme ça”, explique à Ann-Sophie Legge, Gian Antonio Stella, journaliste spécialisé dans les mouvements de droite et auteur du livre “Nègres, tapettes, youpins & co. L’éternelle guerre contre l’autre”, paru début décembre (“Negri, froci, giudei & Co. - L’eterna guerra contro l’altro”). Parmi les derniers exemples relevés, la nuit de la Saint-Sylvestre: un Ethiopien tabassé à Florence, parce que son amie protestait contre des jets de pétards, et un Egyptien frappé aux cris de “pédé de merde”, selon l’organisation Arcigay. Ou encore ces annonces immobilières qui stipulent “Pas d’animaux, pas d’étrangers”. Quelques jours plus tôt, c’était le “Noël blanc” organisé par un maire de la Ligue du Nord, parti anti-immigrés membre de la coalition de droite au pouvoir, qui défrayait la chronique. L’opération visait à recenser les étrangers de Coccaglio (3.000 habitants) et à dénoncer les clandestins en préfecture. Des responsables de la Ligue du Nord ont également proposé de réserver des wagons de train ou des prestations sociales aux Italiens.
Régulièrement, le footballeur italien d’origine ghanéenne, Mario Balotelli, 20 ans, attaquant surdoué de l’Inter de Milan, se fait insulter et huer sur les stades italiens. Cris de singes et chants racistes accompagnent ses dribbles. Mais, toujours le joueur a voulu garder son sang-froid et ne pas répondre. Sauf mercredi dernier, en déplacement à Vérone. Excédé, Mario Balotelli avait insulté les supporters du Chievo Verone qui, eux, n’ont pas été punis. Car c’est Mario Batoletti qui a été sanctionné d’une amende de 7.000 euros par la fédération italienne de football ! (Metro )
“La Ligue est décidée à exploiter le sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’immigration”, commente Sergio Romano, éditorialiste du quotidien Corriere della Sera. “Comme (le Premier ministre) Silvio Berlusconi a besoin du soutien de la Ligue, elle peut dire tout ce qu’elle veut”. Le chef de la Ligue, Umberto Bossi a qualifié les noirs de “Bingo Bongo” à plusieurs reprises”, relève M. Stella, en rappelant ce film de 1982 où Adriano Celentano incarne un homme-singe.
C’est à ce point que la direction du Ku Klux Klan imagine de créer une succursale en Italie, un pays qu’elle trouve “génial” en raison de son racisme… (Aglio e Cipolla ) Lire aussi La Repubblica .
Cinq cents connards sur la ligne de départ Cinq cents blaireaux sur leur moto Ca fait un max de blairs Aux portes du désert Un paquet d'enfoirés Au vent du Ténéré
Le rallye mécanique Des Mad Max de bazar A r'commencé son cirque Au soleil de janvier
Vont traverser l'Afrique Avec le pied dans l'phare Dégueulasser les pistes Et revenir bronzés
Ravis de cet obscène Et pitoyable jeu Belle aventure humaine Selon les journaleux
Cinq cents connards sur la ligne de départ Cinq cents couillons dans leur camion Ca fait un max de blairs Aux portes du désert Un paquet d'enfoirés Au vent du Ténéré
Passe la caravane Et les chiens n'aboient plus Sous les roues des bécanes Y'a du sang répandu
C'lui des quelques sauvages Qui ont voulu traverser Les rues de leur village Quand vous êtes passés
Comme des petits Rommel Tout de cuir et d'acier Crachant vos décibels Aux enfants décimés
Cinq cents connards sur la ligne de départ Cinq cents guignols dans leur bagnole Ca fait un max de blairs Aux portes du désert Un paquet d'enfoirés Au vent du Ténéré
Combien d'années encore Ces crétins bariolés F'ront leur terrain de sport D'un continent entier
Combien d'années enfin Ces bœufs sponsorisés Prendront l'sol africain Pour une cour de récré
Dans leurs joutes odieuses Les bonbons bien au chaud Au fond de leurs délicieuses Combinaisons fluo
Cinq cents connards sur la ligne de départ Cinq cents blaireaux sur leur moto Ca fait un max de blairs Aux portes du désert Un paquet d'enfoirés Au vent du Ténéré
Mes amis, voici que l'on a osé faire sur un territoire minuscule ce qui a été fait au Vietnam, hypothéquant la vie de tout un peuple !
Mes amis, on a lancé tant de bombes, et tant de bombes interdites, et tant de bombes expérimentales, que maintenant les mamans palestiniennes accouchent d'enfants difformes, handicapés, malformés, monstrueux ! Quand elles accouchent, car combien d'entre elles seront à jamais dans l'impossibilité de transmettre la vie !
Mes amis, on nous parle de 1400 ou 1500 morts à Gaza, l'an dernier, à cause de Plomb durci et du coeur endurci des Israéliens, mais on oublie tous les blessés, les handicapés, physiques ou mentaux, et puis tous les meurtris, tous les angoissés, tous les stressés, et puis toutes ces enfances volées, toutes ces vies envolées, et puis, et puis... et puis le pire de tout !
Mes amis, on est en train d'exterminer tous les Gazaouis, mes amis, on est en train d'anéantir tout un peuple, toute vie à venir, lentement mais sûrement, bientôt il ne restera plus un Gazaoui ! Oui, voici la "Shoa" des Palestiniens pendant qu'on honore ses auteurs en déroulant le tapis rouge devant eux, en sablant le champagne dans les salons dorés des Chancelleries, pendant que l'Europe s'ouvre à Israël pendant qu'elle se lave les mains des crimes accomplis sur les Palestiniens, pendant qu'elle se donne bonne conscience en envoyant l'émissaire de l'inutile, Blair l'ami de Bush, pendant qu'elle songe à criminaliser ceux qui s'élèvent contre les crimes !
Sarkozy et Kouchner les belliqueux néocons, non contents d'être complices de l'intolérable, s'en font les avocats et les soutiens ! Ici un navire destiné à armer la résistance légitime est intercepté, là des instructeurs français aident les Egyptiens à construire un mur souterrain pour asphyxier les Palestiniens, les priver même du strict nécessaire !
Que font les Arabes ? Pour une poignée de lentilles, leurs dirigeants corrompus arment le bras criminel, l'encouragent, le soutiennent ! Que fait le Pape, héraut de la chrétienneté, porte-parole du Dieu de l'Evangile, juste, aimant, miséricordieux ? Il s'enferme dans ses salons dorés, pérore de son balcon, se laisse encenser par ses adorateurs, se tait scandaleusement pendant qu'on extermine les Palestiniens (comme jadis un autre Pape pendant qu'on exterminait les Juifs) au lieu de tonner contre les criminels, au lieu de brandir la colère de Dieu contre les assassins de la vie... sacrée ! Que font nos Zélus ? Ils accourent au moindre signal du CRIF, ils s'agenouillent devant l'intolérable, ils sacrifient leur âme à leur carrière, à leur ré-élection ! Que font les Médias ? Ils sont les veules laquais d'un Chaos planétaire inique, sanguinaire, immoral, contraire à tous les Principes divins confiés à Abraham et à ses descendants sémites juifs et musulmans, ainsi qu'aux chrétiens ! Que font les citoyens, que faisons-nous, sommes-nous anesthésiés, abêtis, paralysés, au point de tolérer l'intolérable ?
Mais alors, de quoi sera fait demain ? Et s'il n'y a plus d'avenir pour les Palestiniens innocents boucs-émissaires de la folie générale, y aura-t-il un avenir pour l'humanité ? Et si la tragédie qui se joue au Proche-Orient était le prélude à la tragédie planétaire qui emportera l'humanité ?
Eva R-sistons à l'intolérable
Uranium appauvri sur Gaza
Merci Eva, pour ces mots justes, nobles et vrais !