Français de souche, universitaire retraité, militant de toujours. Dénonciateur de l'injustice, du mensonge, de la mauvaise foi. Pourfendeur de l'impérialisme capitaliste et du sionisme assassin.
Ami des obscurs, des sans-grades, de l'Afrique des pauvres, des latinos, des Palestiniens et des sans-papiers en général.
Amoureux de l'art, de la littérature, de Mozart et de l'islam shî'ite !
20-11-2009
France: diplomatie arabe en panne
La diplomatie arabe de Sarkozy en panne
Le président a eu beau se déplacer en personne pour arracher un accord, rien n'y a fait. L'Arabie Saoudite refuse d'acheter des réacteurs nucléaires français. Pour le webzine arabe Elaph, Paris commence à payer le prix d'une politique hasardeuse qui a refroidi ses traditionnels alliés au Moyen-Orient.
Le président français est reparti d'Arabie Saoudite, après sa visite [des 17 et 18 novembre], avec des sentiments oscillant entre l'inquiétude et l'amertume. Car la seule chose qu'il a réussi à arracher à ses hôtes, ce sont des formules de politesse. Il a bien essayé de profiter de son voyage pour encourager ceux-ci à signer d'importants contrats, mais ils se sont contentés de promettre d'"étudier" ses propositions.
Les revers de fortune aussi bien personnels que professionnels continuent de poursuivre Nicolas Sarkozy. Son étoile ne brille plus comme au moment de son arrivée au palais de l'Elysée en mai 2007, quand les Européens comptaient sur lui pour sortir la France de l'immobilisme des années Chirac. Désormais, son activisme n'impressionne plus ni en France ni à l'étranger.
L'insistance de Nicolas Sarkozy pour se faire accompagner par des chefs d'entreprise lors de ses voyages irrite beaucoup de monde en France. Certains y voient un abus de pouvoir. Aucun de ses prédécesseurs n'avait joué aussi ouvertement à l'agent commercial pour des sociétés dirigées par des amis. Or ceux-ci comptent beaucoup sur le marché saoudien, riche en argent et en opportunités. A l'occasion de ce voyage, Paris espérait notamment conclure un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil, portant sur un montant de plus de 40 milliards de dollars, mais Riyad semble faire doucement marche arrière sur le sujet. Et il faut savoir qu'une proposition semblable avait déjà été rejetée par Abou Dhabi.
Loin de parler des sommes faramineuses en jeu, les journalistes qui ont pu capter des confidences ont compris que les Saoudiens étaient loin d'être enchantés par la politique moyen-orientale de la France. Ils lui reprochent de vouloir tout et son contraire. Elle voudrait obtenir d'énormes marchés en Arabie Saoudite, alors qu'elle a par ailleurs œuvré à la réduction de l'influence de celle-ci au Proche-Orient, en poussant le régime syrien à se monter du col face aux pays arabes modérés [Arabie, Egypte, Jordanie] et en réconfortant d'autres pays dont on connaît la propension à contrecarrer Riyad, ouvertement ou par des voies détournées [allusion au Qatar].
Les Arabes regrettent le temps où la France était leur plus fidèle allié occidental, comme ce fut le cas pendant quarante années sous les prédécesseurs de M. Sarkozy. Les rapports avec les pays du Golfe restent froids, malgré les efforts français de les réchauffer à partir du Qatar. Un léger froid s'est installé avec Abou Dhabi depuis que Paris n'a pas donné suite au souhait de Mohamed bin Zayed Al-Nahyan [le prince héritier des Emirats arabes unis] de faire une halte à Paris sur sa route vers Washington. Côté français, il a dû se contenter d'une entrevue avec l'ambassadeur de France alors que les Américains lui ont réservé un accueil de quasi-visite d'Etat, avec des rencontres au plus haut niveau, y compris avec Barack Obama. La même attitude a dicté la conduite du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui, lors d'une réception organisée par l'ambassade de France à Riyad, a décrit la situation saoudienne en termes fort peu diplomatiques, ce qui lui a valu une réponse cinglante d'un des responsables saoudiens présents.
Je ne connais pas ce M. Van Rompuy qui vient d’être élu premier Président du Conseil de l’Union Européenne. Il est Premier Ministre de S.M. le Roi des Belges et a réussi à calmer les ardeurs régionalistes de son Royaume, c’est une référence de taille. En plus, l’homme est féru de poésie japonaise, c’en est une autre.
C’est une bonne chose aussi qu’un ressortissant d’un petit pays soit placé à un poste pareil, cela permet d’éviter le monopole des grands et donner l’impression que tous, grands et petits, agissent de concert. Impression fallacieuse, car, jusqu’à plus informé, je pense que ce M. Van Rompuy a été choisi parce qu’il ne peut ni de veut, d’une manière ou d’une autre, contrer l’influence du duo franco-allemand. Ce n’est pas un homme de paille, c’est un homme aux ordres.
Cette nomination me rappelle le papier de Bernard Henri-Levy, lu hier dans « Libération ». Avec raison – et Dieu sait que je ne suis pas toujours d’accord avec lui – M. Levy écrit à propos du débat sur l’identité nationale en France, que le véritable débat identitaire devrait être celui sur l’identité de l’Europe. Il est étonnant et révélateur que ce débat consiste essentiellement à définir l’identité française par rapport à l’autre Français qui se trouve être arabe, musulman ou africain. A aucun moment le débat ne porte sur la différence entre l’identité du Français et celles de ses voisins européens. L’identité actuelle de l’Europe des vingt-sept est celle du commerce, une identité purement mercantile. Peut-être faudrait œuvrer un peu plus afin que les européens se retrouvent autour de racines communes nées de leur culture et de l’Histoire pour forger, petit à petit, une identité européenne, qui sera celle de nos petits-enfants.
Est-ce possible dans ces deux tours de Babel qui se trouvent face à face, à Bruxelles ?
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 18 novembre 2009 à Jérusalem
De Philippe AGRET (AFP) –
TEL-AVIV — Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a "regretté" mercredi la décision d'Israël de construire à Jérusalem-est, qui a provoqué un tollé international, mais il s'est refusé au pessimisme quant à la relance du processus de paix, lors d'une visite mercredi en Israël.
"C'est évidemment une décision que nous regrettons. Mais en même temps, ça a toujours été fait ainsi. Pour le moment, il faut repartir dans des discussions humaines, face à face, les yeux dans les yeux", a-t-il plaidé après la signature à Jérusalem d'une convention de réhabilitation d'un hôpital de Gaza.
"C'est regrettable mais ce n'est pas ça qui va faire obstacle à la nécessité de bâtir un Etat palestinien", a-t-il renchéri dans la soirée à Tel-Aviv, après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Shimon Peres.
Le ministère israélien de l'Intérieur a autorisé mardi la construction de près de 1.000 logements dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est annexée, en pleine controverse internationale sur la colonisation juive.
Cette décision a déclenché un concert de protestations, les Etats-Unis et l'Union européenne faisant part de leur "consternation" tandis que l'ONU rappelait que les colonies israéliennes sont "illégales".
Le président américain Barack Obama a lui-même vivement critiqué l'annonce des nouvelles constructions israéliennes. "Je crois que cela rend les Palestiniens amers, de telle manière que cela peut finir par être très dangereux", a estimé M. Obama.
Le secteur oriental de Jérusalem, où vivent quelque 200.000 Israéliens installés dans une douzaine de nouveaux quartiers ainsi que 270.000 Palestiniens, a été annexé après la Guerre des Six jours (juin 1967). Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale qui demande un arrêt total de la colonisation.
La classe politique israélienne a défendu la décision de bâtir de nouveaux logements à Gilo, un quartier juif qui fait "consensus en Israël" selon elle. Construit sur des terres palestiniennes confisquées, Gilo compte plus de 30.000 habitants.
"Je me suis fait expliquer la décision qui appartenait à la municipalité de Jérusalem. Je pense que ce n'est pas une décision politique qui a été prise par M. Netanyahu", a assuré M. Kouchner.
La décision israélienne survient pourtant au moment où le contentieux sur les colonies entrave les efforts de relance des négociations de paix, en particulier américains.
Lors d'une escale mardi à Amman, M. Kouchner a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas pour lui renouveler la "confiance" de la France.
"Il est déterminé à retourner à un processus de dialogue politique. C'est l'urgence", a affirmé le ministre français qui a fait part de la "lassitude" du président de l'Autorité palestinienne.
Interrogé sur les rumeurs de démission prochaine de M. Abbas, M. Kouchner a toutefois répondu: "Je ne pense pas qu'il va partir".
"Nous avons parlé de la paix, de la nécessité impérative, immédiate, de revenir à des discussions politiques. La nécessité pour l'avenir, pour les deux parties, est de reprendre les négociations politiques", a répété M. Kouchner, en soulignant que la France était "déterminée à jouer un rôle" pour favoriser la relance du dialogue.
"Je ne veux pas être pessimiste", a insisté le ministre français, "je veux vivre suffisamment pour voir un Etat palestinien indépendant côte à côte de l'Etat d'Israël", a-t-il dit à la fin de sa visite.
M. Kouchner doit se rendre ensuite en Afghanistan.
Nicolas Sarkozy avec Dany Boon lors de sa remise de la légion d’honneur, s’est un peu lâché. Il se sentait bien, le président.Au discours écrit, il a ajouté des tas de petits commentaires légers mais en fait bien lourds qui en disent long sur sa personnalité et sa vision de certaines choses. On connaissait Sarko en colère révélant son agressivité, on a ici Sarko, gentil, guilleret mais capable de dire le fond de son coeur: un coeur très ordinaire en fait.
Vous pouvez regarder la vidéo qui dure 11 minutes. En fait, Sarkozy lit un texte préparé mais y glisse régulièrement des commentaires et même des petites vannes. Voici le verbatim de ces petites perles spontanées parfois censées faire rire mais qui montre souvent aussi, une sorte de condescendance par rapport aux origines sociale, géographique ou ethnique. Par exemple, les vannes et l’hilarité autour du vrai nom de Dany Boon, Hamidou, laissent perplexe.
Il y a clairement chez Sarkozy, une tendance à mépriser, à moquer les noms à consonnance d’Afrique du Nord comme chez beaucoup de gens dans la bourgeoisie de la « vieille France catholique ».
Ce qu’il raconte sur Sangatte est étonnant. Un Sarkozy très surpris de la tolérance des habitants de Sangatte envers les migrants. Il met cela sur le compte des valeurs du Nord…
Cela montre qu’il n’a jamais fréquenté des gens dans la misère, ni même des pauvres. Pourquoi un pauvre en voudrait-il à un plus pauvre que lui qui n'aspire qu'à une chose: partir ?
On voit chez Sarkozy, une vision avec beaucoup de clichés sur la dignité, la réussite sociale, le peuple, l’amour pour une femme, la façon d’affronter échecs et réussites dans la vie. Quelques réflexions amères à la fin sur ceux qui trichent pour leur image et que, lui, Président de la République est « obligé » de récompenser car leur semblable finalement.
Un peu comme si la réussite de Dany Boon, sa simplicité, sa gentillesse et l’amour qu’il suscite de la part des français intriguait Nicolas Sarkozy qui a réussi lui aussi mais d’une toute autre façon, au fond. En mordant. Il n'a pas obtenu l'amour du peuple. Elu, oui! Mais pas aimé.
Chaque commentaire fait l’objet d’un paragraphe. Entre les deux, il y a le texte que lit Sarkozy sur le parcours de Dany Boon. On ne l’a pas reproduit ici.
J’ai bien connu les valeurs du Nord, même si c’est le Pas de Calais, à Sangatte. C’est pas une plaisanterie, je ne suis pas persuadé qu’il y ait beaucoup de villes de notre pays, qui auraient accepté ce que Sangatte a vécu pendant des années ; sans qu’il y ait, une seule violence, j’veux dire, entre la population et les malheureux qui se trouvaient là. Il y a eu de la violence, j’y suis allé cinq fois mais à l’intérieur du local. A Sangatte , il y a une rue et une cabine téléphonique, mais les gens de Sangatte, ils ont supporté pendant des années sans rien dire, ce qu’aucune autre ville n’aurait été capable de supporter. Je veux dire par là que les valeurs du Nord, c’est pas quelque chose de culturel qu’on aime à décrire spécialement quand on n’est pas du Nord, en disant certes, il fait pas toujours beau bon y a la côte d’Opale mais c’est une réalité que j’ai pu moi-même mesurer et dont vous êtes l’expression.
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Vous êtes le fils d’un kabyle marié à une catholique picarde, un boxeur devenu chauffeur-routier à Armentières.. Bon ça commençait pas terrible ! Heureusement, la république vous a ouvert les portes. Disons que, question rêve, on part de loin !
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Vous avez déjà choisi la fiction à la réalité en préférant le nom Dany Boon au très joli nom qu’était le vrai : Daniel Hamidou..(rire) Bon, ça s’aggravait de plus en plus ! (rires) Moi, je peux me permettre, moi, c’est Sarkozy mais Hamidou quand-même ! Allez faire une carrière avec ça ! Day Boon, ça a quand-même une dimension internationale
« Bienvenu chez les ch’tis », c’est pas un succès, c’est un truc inouï ! C’est extraordinaire, vous dépassez « La Grande Vadrouille » et Dieu seul sait que « La Grance Vadrouille, c’est 17 millions de spectateurs et qu’on décrivait ça comme quelque chose qu’on ne retrouverait jamais. Vous faites vingt millions.
Pour la première fois depuis vingt ans que, sur le marché national, la part du cinéma français dépasse la part du cinéma américain. Faut pas qu’on s’énerve, c’est l’arbre, l’énorme arbre, le baobab qui cache la forêt mais, malgré tout, pourquoi bouder son plaisir.
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C’est pour Yaëlle que vous vous êtes converti au judaïsme. Franchement, je trouve ça passionnant parce que c’est la puissance de l’amour, l’engagement total, je veux dire, tomber amoureux de quelqu’un, se convertir, comprendre sa culture, intégrer son chemin, ne pas se comporter..enfin..dans une représentation classique. L’homme plein de succès qui conduit et la femme, derrière qui suit. Moi, je trouve que c’est assez bouleversant. Bon ! (s’adressant à Dany Boon), Faudra qu’on en parle. C’est un truc qui m’intéresse. Il y a plein trucs qui m’intéressen chez vous. Mais il faut qu’on fasse attention, il y a une caméra. Sinon, j’aurais été beaucoup plus loin. Vous pratiquez l’humour juif, maintenant vous pratiquez le judaïsme.
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Et puis, je trouve que vous savez gérer la réussite. Je vous ai observé quand vous avez eu des revers à la fois personnels et professionnels. Vous avez gardé votre ligne, vous avez travaillé encore plus. Je vous ai observé quand vous avez eu des succès personnels et professionnels ; ça vous a pas fait changer d’un centimètre. Simplement, vous avez élargi votre palette. Et au fond, j’aimerais que vous puissiez réconcilier la réussite et les français.
La réussite, c’est pas forcément mal dans notre pays. Et voilà Dany Boon. C’est l’exemple qu’on peut réussir sans faire scandale, sans insulter personne, sans se croire engagé dans ce qu’on appelle une pensée dominante. C’est assez étrange et en plus, les gens vous aiment.
Je trouve que c’est extrêmement réjouissant de voir ça. On n’a pas besoin de faire le faux intellectuel. On n’a pas besoin de cracher dans la soupe. On n’a pas besoin d’appartenir à un courant de pensée obligatoire quand on est dans un certain milieu.
On n’a pas besoin de la ramener. On n’a pas besoin de donner des leçons aux autres puisqu’on est soit même un exemple.
Je trouve que c’est extrêmement réjouissant de voir le succès qui vous arrive. Surtout quand on voit d’où vous partez. Ca prouve que la France reste un pays où tout est possible.
…/…
Et moi, je suis pas obligé de décorer des gens que je ne connais pas, des gens que je n’apprécie pas, des gens qui ont dit du mal de moi.
Alors, je vais faire un truc étrange, je vais décorer quelqu’un qui le mérite, avec qui on s’est toujours bien entendu.
Le jeudi 19 novembre 2009, la France va à nouveau honteusement recevoir sur son sol un des plus grands criminels de guerre israéliens!
En effet, c’est dans le cadre d’un dîner organisé par l’Association France-Israël Alliance Général Kœnig dans les Salons W 5 rue de Berri 75008 Paris, que Moshé Ya’alon, aussi surnommé « Bugi » ou bien encore « le boucher de Qana», ancien chef d’état major de Tsahal, vice-premier ministre d’Israël et actuellement ministre des "Affaires stratégiques" a été convié en tant qu’invité d’honneur. Seront présents aussi à cet évènement qualifié « d’exceptionnel » par ses organisateurs, des personnalités politiques françaises de haut rang tels que Jean-François Copé, président du Groupe U.M.P. député de Seine et Marne - maire de Meaux et membre du comité directeur de France-Israël ainsi que Christian Estrosi, Ministre auprès de la Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie ; ces derniers ne semblant pas avoir le moindre état d’âme à faire une petite sauterie en plein coeur de Paris avec un homme responsable de la morts de dizaines et de dizaines de Palestiniens et susceptible d’être arrêté pour crimes de guerre dans plusieurs pays européens!!!
Vous avouerez que ce genre de dîner de cons organisée le plus normalement du monde avec un criminel de guerre dans la soi-disant patrie des droits de l’homme à de quoi en laisser plus d’un "sur le derrière" !!! En tous cas, nous, cette nouvelle elle nous a donné la nausée !
Bref résumé des exploits sanglants de Moshe Ya’alon
Né le 24 juin 1950 à Kiryat Haim, près de Haïfa, dans le nord d’Israël, Moshe Ya’alon intègre l’armée israélienne en 1968 et il ne la quittera que 37 ans plus tard après s’être comporté comme un des plus grands criminels qui soient à l’encontre du peuple palestinien.
C’est en effet en 1968, que cet homme commence sa carrière militaire pour servir dans le régiment parachutiste de la brigade Nahal. Durant la guerre du Kippour, en 1973, il participe en tant que réserviste comme parachutiste à l’offensive sur le canal de Suez. En juin 1995, Ya’alon est nommé au commandement du service de renseignement de l’armée et accède au grade de général de corps d’armée.
C’est donc ce poste qu’il occupe en 1996, lorsqu’entre le 11 avril et le 27 avril, Israël lance une campagne de bombardement appeléeOpérationRaisins de la colère contre des cibles situées sur le territoire libanais à Qana, au sud-Liban. Officiellement, le but de cette opération est de détruire ou de fragiliser le Hezbollah, qui mène une guérilla anti-israélienne dans le Liban Sud, alors occupé par Tsahal. Les bombardements vont causer le massacre délibéré de plus de 105 civils libanais, hommes, femmes et enfants qui s’étaient réfugiés avec des centaines d’autres (environ 800) dans un bâtiment clairement placé sous la protection des Nations-Unies. Le rapport de l'ONU très critique pour Israël, suggérait que le bombardement avait été perpétré en connaissance de cause et que la responsabilité directe de Ya’alon, alors chef d’Etat-major, avait été établie ; l’homme responsable de ces massacres n’a jamais été condamné ni même inquiété!
Le 9 juillet 2002, Ya'alon est nommé chef d’état-major de l’armée israélienne et à ce titre responsable de la lutte contre la deuxième Intifada déclenchée en septembre 2000, dite intifada al Aqsa. C’est dans ce cadre de résistance palestinienne active, que Moshe Ya’alon prend la décision controversée d’intensifier la politique dit des «assassinats ciblés».
Une des principales cibles des israéliens est alors Salah Shehade, le leader des brigades Azzed-din el qassam, considéré comme étant le chef de la branche armée du Hamas. C’est Moshe Ya'alon qui est en charge de ce dossier. Le 22 juillet 2002, sur son ordre, un F-16 israélien largue une bombe d’une tonne sur l’immeuble où habite le leader de la branche armée du Hamas qui se trouve dans le quartier très densément peuplé d’al-Daraj à Gaza ville… Résultat, l'explosion en plus de tuer Shehade a également tué quinze civils, dont huit enfants et trois femmes ; près de 150 personnes sont également blessés ! Lors de l’enquête menée après ce carnage, « le gouvernement israélien a apparemment confirmé que le chef de l’armée (au moment des faits), le général Moshe Yaalon, était complètement conscient que la femme de Shehade et sa fille étaient près de lui au moment du meurtre et qu’il n’était pas question de procéder autrement malgré leur présence. »
A cette époque, Moshe Ya’alon fait des déclarations dans la presse qui sont restées célèbres par leur puanteur. Il déclare entre autre au journal Haaretz, le 27 août 2002, que « la menace palestinienne présente des attributs cancéreux qu’il faut traiter. Certains estiment qu’il est nécessaire d’amputer, mais pour le moment j’en suis au stade de la chimiothérapie » !!!
En février 2005, le ministre de la défense israélien Shaul Mofaz prend la décision controversée de ne pas reconduire Ya’alon dans ses fonctions ; les deux hommes sont en effet en désaccord sur le plan de désengagement de la bande de Gaza, Ya’alon y étant fermement opposé. C’est ainsi que le 1er juin 2005 Ya’alon se retire de l’armée sioniste après 37 ans de service au service de l’extermination des Palestiniens !
C’est alors que débute une traque internationale en vue de faire arrêter et condamner Ya'alon. Moshe Ya’alon fait partie des dirigeants actuels et des anciens hauts responsables tant militaires que politiques que des avocats ainsi que des groupes pro-palestiniens cherchent à conduire devant la justice.
A la fin de 2006, alors qu’il se trouve en Nouvelle-Zélande pour une levée de fonds organisée par le Jewish National Fund, une juge de la District Court d’Auckland émet à son encontre un mandat d’arrêt eu égard au rôle qu’il a joué dans le crime de guerre qu’est susceptible de constituer l’assassinat de Salah Shehade et les autres meurtres de 15 autres Palestiniens qui en ont résulté.
Le 24 juin 2008, une action en justice a été intentée devant la Cour Nationale d'Espagne dans le but de lancer des mandats d'arrêt de responsables israéliens de haut rang dont l’ancien chef d’état major de l’armée.Le PCHR a en effet déposé sa demande au nom de six Palestiniens qui ont survécu à cet assassinat « extrajudiciaire » mené par le F-16 des forces armées sionistes.
En octobre 2009, c’est sur les conseils de l’équipe juridique du ministère des Affaires étrangères que Ya’alon, qui avait été invité à Londres pour assister à un dîner de bienfaisance pour les bénéfices de Home Benji, un foyer qui regroupe les soldats sans famille en Israël, n’avait pas fait le déplacement de peur d’être arrêté et cela en dépit de son statut de ministre qui ne lui permettait pas apparemment de jouir de l’immunité diplomatique ! Cette arrestation aurait été possible parce que la Grande-Bretagne a elle aussi adopté le principe juridique de «compétence universelle», en vertu duquel les tribunaux nationaux dans les pays du monde entier peuvent juger les suspects de crimes de guerre, même si le crime a eu lieu en dehors du pays et que le suspect n'est pas un citoyen britannique et c’est pourquoi en tant que chef d’état major des Forces de défense israéliennes entre 2002 et 2005, Moshe Ya’alon aurait pu faire l’objet d’une arrestation sur le territoire anglais.
Il est scandaleux qu’au moment où des gens se battent honnêtement et courageusement à travers le monde pour que la justice soit rendue envers les Palestiniens victimes des crimes de guerre sioniste commis par des hommes comme Moshe Ya’alon et bien dans notre pays, il est parfaitement normal que les ministres de la République se mettent à table sans le moindre sentiment de culpabilité avec les bourreaux du peuple palestinien !!!
Nous disons NON à cette infamie et nous viendrons manifester notre sentiment de honte ce jeudi 19 novembre 2009.
Lieu du rassemblement 5 rue de Berri 75008 Paris à partir de 19 heures (métro Georges V) Soyons nombreux!
Ce journaliste, Gideon Levy est vraiment un type honnête et courageux, il ne cesse de dénoncer l'arrogance des gouvernements sionistes qui se succèdent et ne changent pas d'un iota leur politique criminelle. Il y a des gens dont il faudra se souvenir le moment venu !
C’est Peres le petit homme, pas Goldstone
Gideon Levy (Ha’aretz)
publié le lundi 16 novembre 2009.
Le président Shimon Peres considère Richard Goldstone comme « un petit homme, dépourvu de tout sens de la justice, un technocrate sans réelle intelligence de la philosophie du droit ». Pareil pour toi, avions-nous l’habitude de répondre quand nous étions gamins. Effectivement, il est incroyable de constater à quel point ces remarques cruelles décrivent avec justesse Peres lui-même, un petit homme, dépourvu de tout sens de la justice.
Un président qui critique de façon aussi cinglante un juriste de renommée internationale, un haut représentant des Nations-Unies, dévoile ainsi surtout son propre caractère. Les attaques contre Goldstone ont dégénéré : elles sont devenues personnelles et n’ont plus de retenue. Et quand elles sont proférées par le président lors d’une réunion avec son estimé homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, pas moins, cela montre que nous nous égarons complètement. Peres fulminait en notre nom à tous. Ce n’est pas seulement une question de bienséance personnelle, où Peres excelle normalement. Il s’agit de l’image d’un pays dont le citoyen numéro Un parle aussi grossièrement d’un émissaire mondial. C’est une « mission de relations publiques » de Peres que tout le monde ici est en train d’applaudir.
Goldstone a déjà remporté un succès impressionnant : nous allons maintenant devoir y réfléchir à deux, voire à trois fois avant de lancer les soldats israéliens dans des agressions de violence telle que l’opération Plomb durci. Son rapport va résonner aux oreilles des politiciens et des généraux avant qu’ils ne donnent l’ordre d’y aller. Peut-être la brutalité n’est-elle pas terminée car ce n’est pas un adieu aux armes, mais il y aura plus de réflexions et de retenues. Sans nous l’avouer, Goldstone est devenu le promoteur d’un nouveau code moral de Tsahal.
Israël devrait lui en être reconnaissant. Contrairement au président, les Forces de défense israéliennes ont pris le rapport Goldstone un peu plus au sérieux : la semaine dernière, un avocat général de l’armée a ordonné une enquête sur 12 incidents du rapport. Après tout, même en se basant sur les chiffres largement minimisés des FDI, près d’un tiers des personnes tuées dans Gaza étaient d’innocents civils. En outre, les FDI ne peuvent nier les bombardements de minoteries, d’élevages de poulets, de réseaux d’eau et d’eaux usées, de postes de police, d’une école et d’un hôpital. Goldstone nous dit tout là-dessus. La demande de créer une commission d’enquête à la suite du rapport ne fut formulée que grâce à Goldstone. Le sens de la justice du président, en revanche, ne l’a même pas amené à demander une enquête sur les incidents que les FDI ont reconnus.
Dans la course à « lequel est le plus grand », Peres se retrouve à la seconde place, loin derrière. Peres a dénigré le sens de la justice et la compréhension de la philosophie du droit de l’ancien juge de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud, président du conseil d’administration de l’Institut des Droits de l’homme d’Afrique du Sud, procureur général de la Cour pénale internationale des Nations-Unies pour l’ancienne Yougoslavie et le Rwanda, membre de la commission d’enquête sur les activités nazies en Argentine et président de la commission d’enquête indépendante internationale sur le Kosovo. Cette critique contre Goldstone, qui vient d’un homme qui n’a jamais ouvert la bouche pour condamner les violations des droits humains dans son propre pays, porte l’audace israélienne à de nouveaux sommets. Autre prouesse regrettable : le président a demandé une enquête sur Goldstone.
Le sens de la justice de Peres, qui parcourt le monde comme un homme d’Etat chevronné et un homme de paix international, est certainement, et de loin, bien moins développé que celui de Goldstone. Goldstone a fait ses preuves. Pas Peres. Lui se tait. Il s’est toujours tu. Peres ne sait pas ce qu’il s’est passé réellement à Gaza. Goldstone y est allé et a interrogé près de 200 témoins. Il peut avoir, ou ne pas avoir, exagéré un peu dans son rapport, mais le silence de Peres sur ce qu’il s’est passé est beaucoup plus honteux.
Peres est notre visage superbe, et trompeur. Doté de la faculté de duper, celui qui fut l’un des fondateurs du mouvement colonial s’est transformé en Mr Paix d’Israël. Il parcourt le monde, provocant l’admiration pour son endurance physique, répandant de vaines promesses et des slogans creux. Il demande au président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas démissionner, alors qu’il sait que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a aidé à sa démission par son attitude de refus. Il demande à Bashar Assad de venir à la table de négociation, sachant que le président syrien implore pratiquement la paix. Et un appel du président Peres au Premier ministre Netanyahu pour qu’il gèle la colonisation ou réponde au défi syrien ? Bien sûr que non. Cela pourrait mettre certains en colère. Peres ne prêche la morale qu’au monde entier. Un petit homme ? Si c’est Peres qui le dit.
............. l'Europe entre la poire et le fromage
Written by Marianne Ranke-Cormier
Thursday, 12 November 2009
Lu dans l'Euobserver ce jour: "Meanwhile, a Polish suggestion that candidates should give job interview-type presentations at the dinner before the final choice is made is gaining in popularity." Un dîner??? Le 19 novembre? La semaine prochaine? L'Europe entre la poire et le fromage... L'histoire vous rattrape souvent de façon inattendue.
Justement en rentrant de Dresde j'ai écouté une émission très intéressante sur l'avènement d'Hitler, avec lecture de rapports écrits dans les années 30 et notamment ceux faisant référence à un fameuxdîner organisé en 1933 par les pouvoirs pour décider de la politique générale de la chancellerie. Hitler y a tenu un discours de 2h1/2 exposant ainsi son programme en tant que chancelier (mais auquel personne n'a voulu croire, tout le monde étant persuadé que Hitler ne représentait rien, n'est-ce pas?). Dans l'exposé de son programme Hitler ne préconisait rien de moins que: - délivrer la société des dommages causés par le cancer de la démocratie... - procéder à un lavage de cerveau du peuple dont s'occuperont des organismes politiques internes - lancer la politique de conquête vers l'Est et la germanisation du sol, à l'exemple des Français et des Polonais (sic)...
En ce qui concerne les deux premiers points, je considère que nous y sommes presque: - Tout est mis en œuvre pour lutter contre le pouvoir du peuple Tous les processus politiques décisionnels européens se font sans consultation des citoyens en Europe ou du moins n'ont-ils aucun contrôle sur ces processus. Parce que renvoyer tous les 5 ans de nouveaux députés européens, qui jouent aux marionnettes au sein d'une structure qui n'a aucune influence sur la gouvernance de l'Union européenne, n'est pas pour moi un pouvoir de décision et certainement pas de contrôle. D'ailleurs nombreux ont déjà oublié leur promesses, et sont déjà tournés vers leurs prochaines échéances, nationales! Que peuvent faire les citoyens européens contre la désignation de telle ou telle personne en tant que président ou ministre des affaires étrangères? Rien. Quels pouvoirs ont-ils? Aucun. Pourtant, et contrairement à ce que nos politiques et nos médias véhiculent ce ne sont pas des postes représentatifs mineurs. Ce sont les premiers postes représentatifs dont se dote l'Union européenne non seulement auprès de ses citoyens mais, et essentiellement, en tant que l'une des plus grandes puissances mondiales. Ce sont des postes clés de la politique internationale de l'UE et de la cohésion de la gouvernance européenne. Alors est-ce que la nomination à ces postes doit rester un pur marchandage entre états, ou une jeu de chaises tournantes? On arrive à ce stade à une véritable caricature de ce que la politique et la démocratie représente en Europe et dans nos principaux pays européens, notamment en France et au Royaume-Uni. L'Allemagne est encore bercée par les douces illusions des Allemands de l'est qui se sont voici 20 ans "libérés" d'un régime qui leur déniait tous droits et libertés. A vous dégoûter de la politique et des plats qu'elle vous sert. Le droit à pétition établi par le traité de Lisbonne est une farce démocratique, une distorsion bureaucratique dans un processus démocratique, une "communautarisation" des citoyens en Europe qui véhiculera toutes les revendications communautaires et minoritaires plutôt qu'une vision sociale (diviser pour mieux régner). Peut-on réellement croire qu'en voulant rapprocher la Commission européenne des desiderata des citoyens en Europe on la rendra plus démocratique? C'est donc reconnaître que c'est cet organe, issu d'aucun processus politique et démocratique qui détiendrait le véritable pouvoir décisionnel. Peut-on vraiment croire que la démocratie passe par les arcanes bruxellois, et le bon vouloir de fonctionnaires européens non "limogeables" et immunes à vie?
La démocratie, un cancer...
- Tout est mis en œuvre pour lutter contre la parole du peuple Dès que celui-ci s'exprime on s'offusque de tant de malhonnêteté et de tant d'absence de reconnaissance envers des chefs d'état et un système qui font tout, mais tout pour leur peuple. Nos "bons petits pères des peuples" qui n'ont pas vu venir la crise, qui manipulent les chiffres du chômage, des licenciements, des fermetures d'usine, des ventes d'automobiles, qui se laissent gruger par des pouvoirs financiers qui les terrorisent en agitant des spectres des gouffres financiers si on ne les laisse pas continuer à creuser nos fosses. Qu'on laisse donc mourir GM de sa petite mort, qui est inéluctable et sauvons ce qui reste encore de l'automobile européenne. Que l'on taxe les banques ou les systèmes financiers pour participer à la solidarité sociale. Qu'est-ce que cela veut dire de se retirer des paradis fiscaux? Plutôt que de lutter contre on va laisser le champ libre à d'autres établissements bancaires et financiers du monde. Les Etats-Unis s'en frottent déjà les mains! Les Bahamas, et les Iles Caïmans ont de l'avenir devant eux. Qu'on arrête de vouloir concurrencer le monde avec une Europe sociale à la baisse, qui s'abaisse justement au plus petit dénominateur commun. La proposition du gouvernement français d'embaucher des salariés roumains ou polonais à 3 ou 4 euros de l'heure, bouée-test lancée pour connaître de la réactivité de la société sur la question, est proprement scandaleuse (d'ailleurs elle a scandalisé l'ensemble des exploitants agricoles). Nous ne nous sommes pas battus pour cela! mais bien pour Europe du bien-être, de l'égalité des chances et du développement, et pour que ces valeurs là nous puissions en faire bénéficier le monde, de façon pacifique, à l'exemple de ces 50 dernières années de construction européenne. Nos "bons petits pères des peuples" qui, comme Pétain, nous engluent de leurs débats sur l'identité nationale à l'heure où justement il faudrait innover en matière d'intégration socio-politique européenne. Un ministre franco-allemand? Mais pourquoi faire? (Et pourtant qu'en ai-je rêvé en tant que franco-allemande!). Alors que nous sommes en pleine crise européenne! Vous l'avez lu vous le questionnaire français sur l'identité nationale? La France vs l'Europe, la Français vs les immigrés, et que l'on fasse chanter "tous les enfants de France" (Hitler parlait bien de "germanisation...à l'exemple de la France...) haut et fort un hymne national qui appelle à la guerre, que l'on conspue ceux qui osent critiquer et s'opposer à la fierté d'être français. L'opposition? Y en a-t-il encore une. Nos partis conservateurs ont aspiré au sein d'un même organe depuis la gauche à l'extrême droite toutes les velléités de conspiration, mettant à l'index du terrorisme/anarchisme tout mouvement déviant (les exemples ne manquent pas en France: depuis Rocard (PS) à de Villiers (Libertas), en Allemagne: coalition Jamaïque rassemblant CSU/CDU/FDP/Die Grünen... à vos souhaits!). Cela vous donne une image de nos hommes politiques d'aujourd'hui marchandant un siège à la table royale, contre une défection sur le terrain, pourtant ce sont des élus ayant reçu un mandat spécifique des citoyens... Sans oublier qu'ils "marient" avec aisance leur influence avec le pouvoir médiatique, on est en droit de s'inquiéter de leur sens de l'éthique. Les médias sous chape, où l'on a pris soin de placer nombre d'amis, ne sont autres que les relais des bonnes actions et des bonnes pensées de l'état. Sitôt un journaliste ou un intellectuel (si, si, il en existe encore!) ouvre une gueule un peu trop grande, sitôt la première injonction d'un porte-parole gouvernemental ou d'un ministre de la Cul-ture relayée sur tous les supports.
Lavage de cerveau de nos élites politiques, médiatiques...
Lavage de cerveau des citoyens par l'intermédiaire d'organes et d'instrument politiques qui viennent peu à peu ronger nos libertés de pensée, d'expression, de communication, de déplacement, au nom d'une guerre contre le terrorisme auquel plus personne ne croit, tellement nos hommes d'état ont éculé la notion, ce qui rend la situation encore plus dangereuse. Des médias de plus en plus sous influence, Reporters sans Frontières a constaté que l'Europe en général est en recul sur la liberté de la presse. Des instruments qui nous condamnent à évoluer de plus en plus dans une liberté factice: fichés depuis le petite enfance, jusque dans notre inimité (carnet de santé - MST (Sida), sexualité, religion, fichier Edvige ...) écoutés, espionnés (caméras vidéos dans les rues, Hadopi, directive Telecom, stockage de tout appel téléphonique, tout email, toute recherche sur le net, twitter...), vendus (accès des services "publics" à l'ensemble des données, transmission des informations aux pouvoirs américains, ventes frauduleuses des données à des entreprises privées...), l'étau se resserre sur le citoyen. Et si cela ne vous rappelle rien, demandez à nos chers concitoyens qui ont fait sauter les murs voici 20 ans. L'espace Schengen n'est plus qu'un leurre, au cours de mes derniers voyages trans-frontaliers par le train en Allemagne nous avons été fouillés par des "policiers" auxquels ils ne manquaient plus que les chiens, en voiture, j'ai été interrogée à la frontière italienne sur le but de mon voyage... Nous devons nous soumettre au traitement de choc de la grippe H1N1, parce que le gouvernement en a décidé ainsi, mais dont le déferlement se laisse désirer, et dont la psychose mise en place par les pouvoirs publics permet d'occulter tout les dysfonctionnements des services de santé. Combien de morts par la grippe "normale"? Combien de personnes qui ne se font pas soignées, tout simplement les dents par exemple, parce que les soins deviennent trop chers? Et que dire des visites médicales scolaires non effectuées, inefficaces, parce que les autorités ne sont pas dotées de moyens.
Alors? L'Union européenne ne lancera certainement pas de politique de conquête du sol vers l'est - quoique, imposer les élargissements de la Turquie, de l'Ukraine etc... n'est-ce pas une certaine perception colonialiste de l'Europe? Elle ne réalisera certainement pas une "européanisation du sol". Actuellement nous sommes plus près d'un morcellement européen, et d'une récupération par des forces nationalistes (que ce soit économiques: cf l'Allemagne, militaires: cf la Pologne, ou encore identitaires: cf la France...), sauf si demain elle concentre effectivement ses pouvoirs entre les mains de politiciens, comme Blair, Brown (avec son candidat David Miliband), Rasmussen, le danois, à l'Otan, Merkel et ses visites d'intronisation aux USA, et tous les autres, qui ne peuvent pas concevoir l'Union européenne indépendante de toute vision transatlantique. Alors, comme cela est déjà en gestation en Pologne ou en République tchèque, flottera sur nos sols européens un autre drapeau. D'ailleurs le traité de Lisbonne n'a-t-il pas tout simplement supprimé toute référence au drapeau européen comme symbole de l'Europe?
Alors? Pouvons-nous nous contenter d'un simple dîner, organisé dans la précipitation (la présidence suédoise ne voulant surtout pas se laisser doubler) pour le choix de ceux qui seront demain nos deux plus hauts représentants de l'Union européenne sur la scène mondiale, être conduits pendant 5 ans par des figures de proue dont les noms sont tombés sous le couperet entre la poire et le fromage, sans que nous ayions notre mot à dire, sans que nous puissions en influencer les initiatives politiques, sans une once de contrôle et de droit à sanctionner, ne serait-ce par un vote les engagements politiques qu'ils seront amenés à prendre et à défendre? Le 19 novembre, ce n'est pas l'Union européenne qu'il faut sauver, mais nous-même, les citoyens européens et les valeurs auxquelles nous voulons encore croire, comme la démocratie par exemple...
Digne réaction de l'union des juifs pour la paix après la réaction du bureau national de vigilance contre l'antisémitisme
Communiqués de l'UJFP | A propos de l’intervention de François Cluzet, sur Salah Hamouri, et des réactions du BNVCA
François Cluzet en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste étouffée politiquement et dans les media français, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom. Il a dénoncé à la télévision, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement d’un citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés.
Et surtout il a dénoncé le silence des media, et l’abandon des politiques français.
Salah Hamouri, citoyen français, de père palestinien et de mère française, a été lourdement condamné à 7 ans de prison pour un délit qu’il n’a pas commis.
Connu comme sympathisant du FPLP (organisation de gauche, progressiste et laïque) il a été arrêté pour être passé en voiture devant la maison du rabbin d’extrême-droite Ovadia Yossef. Jamais l’accusation n’a pu apporter d’autres preuves que celle là !
• Conformément à une loi israélienne, Salah Hamouri été obligé pour diminuer sa peine, de déclarer qu’il était coupable, alors qu’il est innocent.
• Le Président de la République a déclaré à plusieurs reprises qu’il irait chercher lui-même tout Français injustement détenu partout dans le monde. Informé de cette situation, il n’est pas allé chercher Salah Hamouri ! Il s’est contenté d’intervenir très mollement auprès du gouvernement israélien et a refusé de recevoir Denise Hamouri, la mère de Salah.
• La mairie de Paris qui affiche régulièrement les photos des Français pris en otages ou capturés à l’étranger, n’affiche pas le portrait de Salah Hamouri : citoyen français victime d’un simulacre de justice, dans un Etat qu’il n’est plus possible de qualifier « de droit » aujourd’hui.
• Suite à l’intervention télévisée de François Cluzet, un prétendu Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, http://www.sosantisemitisme.org/communique.asp?ID=302 , dirigé par Sammy Gozlan, et lié au CRIF, a saisi le CSA et la chaîne de télévision. Il a osé traiter Salah Hamouri de « terroriste », et, s’inspirant probablement du programme du F- Haine, qui prévoit ce genre de mesures, demande la dénaturalisation de Salah Hamouri !
* L’Union juive française pour la paix
Exige que le gouvernement français intervienne fortement et clairement pour la libération immédiate de Salah Hamouri, et cesse de pratiquer le « deux poids deux mesures » caractéristique de sa politique au moyen orient, jusque dans le choix des citoyens français qu’il soutient.
Rappelle que la parole de François Cluzet doit être respectée entendue et soutenue comme celle d’un juste, dans un contexte ou la calomnie et la diffamation tentent de dénigrer et de salir tous ceux qui, au nom du droit international, combattent la politique criminelle de l’Etat d’Israël à l’égard du peuple palestinien, en assimilant toute action toute question et toute parole de soutien à un prétendu « antisémitisme ».
Poursuivra quant à elle, avec toutes les organisations du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, son combat pour la justice et la paix, au Proche-Orient comme ici.
La Belgique est en train de donner des leçons à tout le monde, à commencer par nous qui en donnons tellement ! Comparez la flagornerie servile de la diplomatie française à l'égard de la Tunisie et le parler vrai de nos voisins...
Les Affaires étrangères belges bannissent la langue de bois
BAUDOUIN LOOS
Tout arrive. Voilà que, sous la nouvelle ère d’Yves Leterme, les Affaires étrangères belges se lancent dans une opération « sus à la langue de bois » dont le régime tunisien du président Ben Ali fait les frais ! Un étonnant modèle de parler vrai au bénéfice d’une cause, les droits de l’homme, qui honore notre diplomatie. Par Baudouin Loos
Les faits. Une sénatrice PS, Caroline Désir, avait adressé au ministre des Affaires étrangères une demande d’explications à propos des élections en Tunisie qui ont eu lieu le 25 octobre dernier. Le texte signé par l’élue était clair et sans ambages, qui évoquait les atteintes aux droits de l’homme (dont cette phrase : « La quasi absence de visibilité laissée à l’opposition lors de la période électorale, ni la manière dont l’opposition a été empêchée de faire son travail »).
La réponse du ministre Leterme, lue par son collègue Etienne Schouppe jeudi au Sénat, vaut son pesant d’or en matière de franchise bien peu diplomatique. Qu’on en juge…
Après avoir rappelé les points estimés positifs de la Tunisie (condition de la femme, lutte contre l’immigration clandestine et lutte contre le terrorisme, etc.), le texte souligne que « la Tunisie accuse un retard certain en matière de libertés politiques ». Jusque-là, tout va bien. Mais il continue : « Bien qu’elle se targue de placer les valeurs démocratiques au plus haut et d’avoir ratifié la grande majorité des conventions défendant les droits humains, force est de constater qu’il existe un fossé réel entre les pétitions de principe et la pratique ».
Mais le « pire » est à venir. « Le déroulement des élections a une nouvelle fois mis en lumière certains manquements démocratiques dans le système politique tunisien, comme me l’a rapporté notre ambassade à Tunis : omniprésence du Président Ben Ali et de son parti, le RCD, musellement de l’opposition, accentuation de la répression des voix indépendantes, allégeance des institutions supposées garantir le caractère neutre des élections. Notre ambassade ne s’est pas contentée uniquement d’un travail d’analyse : nos diplomates ont, entre autres, entretenu des contacts avec tous les acteurs de l’opposition, autant vassale que réelle ; ils ont soutenu par leur présence des actions de représentants de la société civile et de défenseurs des droits de l’homme. Après les élections, notre ambassade à Tunis a activement participé à une initiative européenne faisant état des différents manquements démocratiques constatés pendant la période. Nos diplomates ont également rendu visite à Radhia Nasraoui, avocate défendant les droits de l’homme, victime de la pression policière pendant ces élections, et ils suivent actuellement de près le cas des personnes malmenées par le pouvoir à cause de leurs prises de position pendant la même période. Notre souci du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dépasse le cadre des élections qui furent, il est
vrai, un condensé de mauvaises pratiques. »
Disons-le crûment : ce texte est un étonnant modèle de parler vrai, qui met au rancart la langue de bois et même la realpolitik au bénéfice d’une cause, les droits de l’homme, qui honore notre diplomatie.
En février dernier, dans le n° 7 du bimestriel Flash, j’évoquais la situation de la Turquie, qui se sentant repoussée par les Européens et traitée en subalterne par la puissance militaire américaine, retrouvait ses réflexes ottomans, s'autonomisait et lorgnait vers Moscou.
Il n’est pas inutile de relire ce que j’écrivais alors :
« L'aigreur, vis-à-vis de l'Union européenne, qui rechigne à l’adhésion d’Ankara, est perceptible dans toutes les couches de la société turque. De même les élites militaires d'Istanbul ne cachent pas leur mauvaise humeur, depuis que George Bush, pour les besoins de la guerre en Irak, a permis la création d’un quasi-État kurde dans le nord de ce pays. Ainsi se développe un courant d’idées qui, peu à peu, rassemble des cadres musulmans de l'AKP, des membres de l’appareil militaire, des représentants de l’élite laïque et tout un peuple travaillé par des pulsions nationalistes. A défaut d’entrer dans l’Europe, nombreux sont ceux qui pensent que la Turquie peut jouer un rôle important dans la politique internationale, en s’appuyant sur la Fédération de Russie : comme le relève Thierry Portes, envoyé spécial du Figaro à Istanbul « au sud, la Syrie et l'Irak justifient des missions de bons offices avec Israël, la paix au Proche-Orient et les tensions avec Washington obligent à entretenir le dialogue avec l'Iran ; plus loin, regardant vers des profondeurs stratégiques pendant des décennies oubliées, la Turquie tente de rapprocher Afghanistan et Pakistan. Avec l'Arménie et la Géorgie, c'est la paix dans le Caucase qui est en jeu, la sûreté en mer Noire, et le dialogue avec la Russie. Enfin à l'Ouest, vers l'Europe, voilà les Balkans où la diplomatie turque aime à rappeler que les Russes ont des devoirs pour mieux rappeler ses anciennes prérogatives ottomanes. »
Au ministère des Affaires étrangères turc, on parle maintenant de la Russie comme d’une alliée, on soutient nombre de ses positions comme celles sur l'indépendance du Kosovo ou sur le refus de l’intégration de l'Ukraine dans l'Otan, et on l’invite à participer au projet Nabucco, cette route énergétique partant d'Iran dont les Européens entendaient l’exclure… Dans le même temps, la Turquie a sérieusement ralenti le rythme des réformes qui étaient exigées d’elle comme préalable à son intégration dans l’Europe, montrant concrètement son moindre intérêt. »
Ces dernières semaines, cette évolution de la politique étrangère de la Turquie a été telle que le néo-con yankee, Daniel Pipes, a publié, dans le Jerusalem Post du 28 octobre 2009, un billet au titre sans ambiguïté : La Turquie, ce n'est plus un allié.
Et notre homme d’y mettre en avant quelques événements signifiants récents. Pour lui, trois événements survenus tout au long du mois d’octobre révèlent l'ampleur de ce changement.
Le premier s'est produit le 11 octobre avec la nouvelle que l'armée turque- bastion de longue date de la laïcité et défenseur de la coopération avec Israël- avait brusquement demandé aux forces israéliennes de ne pas participer à l'exercice annuel de la Force aérienne turque. Erdogan a mentionné des « sensibilités diplomatiques » pour justifier l'annulation et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a parlé de « sensibilité à propos de Gaza, Jérusalem-Est et la mosquée d'Al-Aqsa ».
Le deuxième événement a eu lieu deux jours plus tard, le 13 octobre, lorsque le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid al-Moallem, a annoncé que les Forces turques et syriennes venaient juste « d'effectuer des manœuvres près d'Ankara ».
Le troisième événement a été la rencontre de dix ministres turcs, dirigés par Davutoglu, de leurs homologues syriens , le même jour, pour des pourparlers sous l'égide du nouveau « Haut Conseil de Coopération stratégique Turquie-Syrie ». Les ministres ont annoncé qu'ils avaient signé près de quarante accords, à mettre en œuvre dans les dix jours ; que seraient réalisés des exercices militaires terrestres conjoints, plus complets et plus approfondis et que les dirigeants des deux pays allaient signer un accord stratégique en novembre. En conclusion le Conseil a publié une déclaration conjointe annonçant la formation d'un « partenariat stratégique durable »
« entre les deux parties ».
Mais, comme le remarque Daniel Pipes l'amélioration des relations avec Damas n’est qu'une partie d'un effort beaucoup plus important d'Ankara pour renforcer les relations avec les Etats régionaux et musulmans, une stratégie énoncée par Davutoglu dans son livre paru en 2000 « Profondeur stratégique : la position internationale de la Turquie ». L’actuel ministre des Affaires étrangères y prévoit de réduire les conflits avec les voisins , la Turquie émergeant alors comme une puissance régionale. Dans cette stratégie est implicite la distanciation de la Turquie, de l'Occident en général et d'Israël en particulier.
Daniel Pipes, n’est pas le seul à s’inquiéter. A Tel Aviv, l’analyste Barry Rubin a déjà tranché : « le gouvernement turc est plus proche politiquement de l'Iran et de la Syrie que des Etats-Unis et d'Israël » et Caroline Glick, éditorialiste du Jerusalem Post, le confirme : « Ankara a déjà quitté l'alliance occidentale et est devenue un membre à part entière de l'axe iranien. »
Or ce changement capital dans les choix géopolitiques de la Turquie est lourd d’implications dont la principale à nos yeux est sans doute la mise tacite sous le boisseau de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
L’avenir nous dira si les rapports de force à Ankara et les manœuvres des grandes puissances font que cette nouvelle orientation géostratégique de la Turquie est maintenue.
En attendant, il se pourrait bien qu’un autre pays frappe à la porte d’entrée de l’Europe : Israël, au sujet duquel, le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, a déclaré, le 21 octobre dernier « Israël est plus proche de l'Union européenne que ne l'est la Croatie (...) Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».
Si cette volonté d’intégration de l’entité sioniste dans l’Union européenne se concrétisait, gageons que les hommes politiques qui s’y opposeraient seraient bien moins nombreux que ceux qui ont lutté contre l’éventuelle adhésion de la Turquie.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé dimanche 8 novembre que l'armée devait se tenir prête "pour la guerre" et a invité ses concitoyens à "défendre la patrie" contre une éventuelle agression des Etats-Unis à partir de la Colombie. "Ne perdons pas un jour pour notre mission principale, nous préparer à la guerre et aider le peuple à se préparer à la guerre, car c'est la responsabilité de tous", a déclaré le président à l'occasion de son intervention radio-télévisée hebdomadaire "Alo presidente". Hugo Chavez a également invité le président américain Barack Obama à ne pas se tromper, "si vous donnez l'ordre de mener une agression ouverte contre le Venezuela, via la Colombie". Le président vénézuélien fait référence à un accord récent qui stipule que les Etats-Unis peuvent utiliser sept bases militaires en Colombie. Hugo Chavez considère que ce pacte est une menace pour toute la région.
"Le gouvernement colombien est transféré aux Etats-Unis"
"Le gouvernement colombien est transféré aux Etats-Unis, il n'est plus à Bogota", a-t-il lancé, ajoutant que "les militaires yankees pourraient être à leur aise en Colombie, comme s'il s'agissait d'un Etat de l'Union".
Vendredi, le dirigeant cubain Fidel Castro avait affirmé que cet accord équivalait à une "annexion", en préparation d'une attaque contre le Venezuela.
En vigueur pendant dix ans, cet accord, signé il y a une semaine à Bogota, doit permettre à l'armée américaine de faire usage - pour la lutte contre le narcotrafic et les guérillas - d'au moins sept bases en Colombie, pays comptant des frontières avec le Venezuela, l'Equateur, le Brésil, le Pérou et Panama.
Matthew Hoh est un ancien capitaine des Marines devenu fonctionnaire du Département d’Etat, qui avait la charge de représenter le gouvernement américain dans la région de Zabul, en Afghanistan. Après plusieurs mois passés sur le terrain, il est arrivé à la conclusion que les raisons avancées pour justifier cette guerre n’étaient pas crédibles.
Pour lui, le conflit afghan relève certes des innombrables conflits tribaux endémiques à ce pays, mais aussi d’une lutte déjà ancienne qui oppose les urbains éduqués et modernistes et les tribus pachtounes traditionnalistes, et la présence étrangère ne fait qu’aggraver cette fracture. De plus, le gouvernement de Kaboul, corrompu et comptant parmi ses affidés des criminels et des trafiquants de drogue, est non seulement indéfendable mais discrédité. Enfin, la stratégie de lutte contre Al-Qaïda qui a motivé cette expédition est tout aussi peu fondée, juge-t-il, dans la mesure où les restes de l’organisation sont aujourd’hui dispersés entre le Pakistan, le Yemen et la Somalie, qu’en toute logique il faudrait occuper aussi. Tirant les conséquences de ces constats, Matthew Hoh a choisi de démissionner, car écrit-il lorsque des vies humaines sont en jeu, il faut être convaincu que le sacrifice est justifié, ce qui n’est plus son cas.
Lettre ouverte à Mme l’Ambassadeur Nancy Powell
Département d’Etat
10 septembre 2009
Madame l’Ambassadeur,
C’est avec grand regret et déception que je vous soumets la démission de mes fonctions aux Affaires Etrangères ainsi que du poste de Représentant Civil du gouvernement américain dans la province de Zabul. J’ai passé six de ces dix dernières années au service de notre pays à l’étranger, y compris en tant qu’officier des Marines et comme fonctionnaire civil du ministère de la Défense en Irak dans les vallées de l’Euphrate et du Tigre, en 2004-2005 et 2006-2007. Je n’ai pas accepté cette mission à la légère ou en nourrissant des attentes excessives, ni n’ai cru que ma tâche serait exempte de sacrifice ou de difficultés.
Cependant, au cours de mes cinq mois de service en Afghanistan dans les deux commandements régionaux l’Est et du Sud, j’ai cessé de comprendre et d’avoir confiance dans les objectifs stratégiques de la présence des Etats-Unis en Afghanistan. J’ai des doutes et des réserves sur notre stratégie actuelle et sur la stratégie future planifiée, mais ma démission est fondée non pas sur la façon dont nous poursuivons cette guerre, mais sur son pourquoi et ses fins.
Pour l’exprimer simplement : je ne parviens pas à saisir quel est intérêt de devoir déplorer de nombreuses victimes américaines ou de consacrer des dépenses et des ressources pour soutenir le gouvernement afghan dans ce qui est, en vérité, une guerre civile vieille de 35 ans.
Cet automne marque la huitième année des combats et des opérations de gouvernance et de développement menées par les USA en Afghanistan. L’automne prochain, l’occupation américaine aura duré autant que la présence de l’Union soviétique sur le sol afghan. Comme les Soviétiques, nous continuons de sécuriser et de renforcer un Etat en faillite, tout en encourageant une idéologie et un système de gouvernement qui n’est ni compris ni voulu par ses habitants.
Si l’histoire ou l’Afghanistan sont une pièce de théâtre, les Etats-Unis n’y jouent qu’un second rôle, parmi d’autres qui les ont précédés, dans une tragédie qui jette non seulement les tribus, les vallées, les clans, les familles et les villages les uns contre les autres, mais également - et ce au moins depuis la fin du règne du roi Zahir Shah - oppose violemment et férocement les afghans laïques, urbains, éduqués et modernes, à des ruraux religieux, illettrés et traditionnalistes.
C’est ce dernier groupe qui garnit les rangs de l’insurrection pachtoune et la soutient. Cette insurrection pachtoune, qui rassemble une multitude apparemment infinie de groupes locaux, est alimentée par ce qui est perçu par le peuple pachtoune comme une agression continuelle, durant depuis plusieurs siècles, contre la culture, les traditions et la religion des régions pachtounes, menée par des ennemis venant de l’intérieur et de l’extérieur du pays. La présence des États-Unis et de l’OTAN et les opérations menées dans les vallées et les villages pachtounes, tout comme l’armée afghane et les unités de police qui sont dirigées et composées de soldats et de policiers non pachtounes, représentent une force d’occupation contre laquelle l’insurrection est justifiée.
Dans les deux régions de l’Est et du Sud, j’ai constaté que la majeure partie de l’insurrection ne combat pas pour le drapeau blanc des talibans, mais plutôt contre la présence de soldats étrangers et contre les impôts levés par le gouvernement non représentatif de Kaboul.
La présence militaire des États-Unis en Afghanistan contribue fortement à la légitimité de l’insurrection pachtoune et au message stratégique qu’elle délivre. De la même façon, notre soutien du gouvernement afghan dans sa forme actuelle continue à accroitre la distance entre le gouvernement et le peuple. Les échecs du gouvernement afghan, tout particulièrement lorsqu’on les évalue au prix du sacrifice des vies américaines et des fonds engagés, apparaissent comme autant de métastases :
- une corruption flagrante et un enrichissement sans scrupule ;
- un président auprès duquel, parmi ses confidents et principaux conseillers, on trouve des barons de la drogue et des criminels de guerre, qui se moquent de nos propres règles de droit et des efforts menés pour lutter contre la drogue ;
- un système de dirigeants de provinces et de districts formé d’hommes forts locaux, opportunistes et affairistes, dont l’alliance avec les Etats-Unis tient uniquement - et est limitée - au montant des contrats de l’USAID et du CERP, et dont les propres intérêts politiques et économiques n’auraient rien à gagner de toute tentative de réconciliation.
Le déroulement de l’élection récente, marquée par la fraude et discréditée par la faible participation électorale, qui a créé une énorme victoire pour nos ennemis. Ils revendiquent aujourd’hui le succès d’un boycott populaire et remettront demain en question face à l’opinion internationale notre soutien militaire, économique et diplomatique en faveur d’un gouvernement afghan invalidé et illégitime.
Notre soutien à ce type de gouvernement, qui s’accompagne d’une incompréhension de la véritable nature de l’insurrection, me rappelle terriblement notre implication au Sud-Vietnam : nous y avons soutenu un gouvernement impopulaire et corrompu au détriment de notre cohésion nationale, face à une insurrection dont nous avons mésinterprété le nationalisme à cause de notre arrogance et de notre ignorance, voyant en lui un rival dans le cadre de la guerre froide.
Je crois que nous demandons à nos jeunes hommes et femmes engagés en Afghanistan de donner leur sang et de se sacrifier pour des raisons spécieuses. Menée honnêtement à son terme, la stratégie que nous revendiquons, et qui consiste à sécuriser l’Afghanistan pour empêcher la résurgence ou le regroupement d’Al-Qaïda, devrait nous contraindre également à envahir et occuper l’ouest du Pakistan, la Somalie, le Soudan, le Yémen, etc... Notre présence en Afghanistan n’a fait qu’accroître la déstabilisation et renforcer l’insurrection au Pakistan, où nous craignons à juste titre qu’un gouvernement renversé ou affaibli puisse perdre le contrôle des armes nucléaires. Cependant, là encore, si l’on suit la logique de nos objectifs déclarés, nous devrions être présents au Pakistan et non pas en Afghanistan. Plus encore, les attentats du 11 Septembre, comme ceux de Madrid et Londres, ont été conçus et organisés principalement en Europe occidentale. Ce dernier point indique que la menace n’est pas liée à des frontières géographiques ou politiques traditionnelles. Enfin, si nous sommes préoccupés par les États en déliquescence, paralysés par la corruption et la pauvreté, et subissant l’assaut des activités criminelles et des barons de la drogue, alors au delà de notre assistance militaire et financière à l’Afghanistan, nous devrions également réexaminer notre engagement et notre implication au Mexique. (...)
Nous nous sacrifions pour rien, déclarait [en substance - ndt] un commandant fort talentueux et intelligent, l’un des meilleurs des USA, à tous ses visiteurs, civils ou officiers supérieurs. Nous hypothéquons l’économie de notre nation dans une guerre qui, même au prix d’un engagement accru, restera un match nul pour les années à venir. La réussite et la victoire, quelles qu’elles soient, seront obtenues non pas après des années et après avoir dépensé des milliards supplémentaires, mais après des décennies et des générations. Les États-Unis ne disposent pas d’un trésor national suffisant pour remporter une telle victoire.
Je perçois l’émotion qui transparaît dans le ton de cette lettre et vous prie d’excuser tout ce qui peut apparaitre comme de la mauvaise humeur. J’espère que vous comprenez la nature de cette guerre et les sacrifices consentis par tant de milliers de familles séparées de leurs proches qui sont déployés pour la défense de notre nation et dont les foyers endurent les fractures, les bouleversements et les cicatrices de déploiements multiples.
Des milliers d’hommes et de femmes sont rentrés chez eux avec des blessures physiques et mentales, dont certaines ne se refermeront jamais ou ne feront que s’aggraver avec le temps. Lorsque reviennent les corps des défunts, on doit pouvoir assurer aux familles que leurs morts se sont sacrifiés à une cause digne de leur vie perdue, de l’amour disparu, et des rêves non réalisés.
Je ne crois plus en confiance que de telles assurances peuvent être données. En conséquence, je présente ma démission.
Madame Ndiaye est écrivaine et de talent. Elle est prix Goncourt 2009, c’est une référence quand même. Elle vit à Berlin depuis 2007. Ce n’est pas une coïncidence.
Voilà ce qu’elle a déclaré au magazine « Les Inrockuptibles » au mois d’aôut dernier.
« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.
Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus. «
Eric Raoult est un député UMP. Avant il militait dans l’extrême droite nationaliste bête et méchante, mais a évolué ; il est toujours méchant, mais il est moins bête, il sait comment bien se servir quand on sert le pouvoir… Il fut dans le gouvernement Raffarin ministre de l’immigration. C’est une référence. Il n’est pas content que cette madame NDiaye, malgré son patronyme, se permette de dire des choses pareilles sur le grand homme, ses fidèles et la France dont, il le sait, et manifestement cela ne lui plaît pas, madame NDiaye est une ressortissante de naissance.
Elle devrait, pense-t-il, vouer une reconnaissance éternelle au pays des droits de l’homme, de la Révolution, du bal musette et de l’accordéon.
Elle devrait, en bonne logique aborder en permanence un sourire Banania et remercier avec grâce tout ce que la France lui a donné.
Et applaudir aux paillettes du pouvoir.
Et à la vulgarité comme mode de fontionnement présidentiel, au flicage sytématique de tous ceux qui ne pensent pas comme il faut (à preuve, ce M. Raoult !), à ce bling-bling exhibitioniste, au discours hagiogaphique d’un Frédéric Lefebvre, à la mauvaise foi de ministricules masochistes et flagorneurs. Et au culte de l’argent, l’amour des riches, le dédain pour les pauvres, l’injure pour les opposants, la mise au pas sytématisée dont la santé est un volet obligé…
A cette révérence obscène pour les puissant de la terre et aux dictateurs à fric. A l’injure et l’indifférence pour ceux qui souffrent de leurs turpitudes. Je m’arrête, la liste n’est pas limitative.
Madame NDiaye ne l’a pas fait. Il est de ces vertus bien française qui, petit à petit, deviennent l’apanage des fils et des filles adoptifs de la France. Parmi elles, l’honneur, la liberté de parole, la résistance. Elle est partie vivre à Berlin. Dans cette Allemagne qui, il y a plus de deux siècles, accueillit avec cœur, d’autres réfugiés.
Il m’arrive de rêver à une nouvelle armée, comme il y en eut une jadis sur la rive allemande du Rhin. Le destin ne lui fut pas profitable, mais il ne se répète pas toujours.
Et si on se retrouvait à Coblence, Madame, comme jadis Condé et les contre-révolutionnaires ?
... pour les attaques islamophobes et donc une cinglante défaite de la propagande sioniste "bourrine" tendance Bivouac-ID.
Burqa ou la révolte d'Aïcha : hier j'ai encore eu l'occasion de bien rigoler face au génie sioniste en tombant par hasard sur l'interview d'une femme (une marocaine qui se fait appeler Karima et qui vit en Belgique) qui a publié un livre bouleversifiant dont l'objet principal est, je vous le donne en mille... de dénoncer, en racontant son propre martyr, la généralisation bien connue du port (forcément contraint) de la "burqa" (cet Auschwitz portatif) chez les femmes islamofachistes vivant en ogzident et notamment en Europe de l'Ouest.
Karima ou la nouvelle Hirsi Ali version soft : vous me direz, ce n'est là qu'un livre insipide de plus de quelqu'un qui sali l'Islam et fait le jeu des sionards pour régler des comptes personnels dans le cadre d'une histoire de famille (l'auteure a quitté le Maroc et ses études de médecine pour se retrouver femme au foyer en Belgique et a le culot de jeter la faute sur ses parents qui lui avaient pourtant payé ses études). Certes, mais moi ce qui m'a immédiatement frappé c'est que, dans son interview, cette chère Karima a tenu à préciser à plusieurs reprises et avec beaucoup d'insistance qu'elle était musulmane pratiquante tout en reprenant, pour expliquer son combat, l'argument par ailleurs vrai que le port du voile n'est pas un des cinq piliers de l'Islam etc.
Défaite de l'islamophobie agressive ouvertement sioniste : ce que je me suis tout de suite dit en entendant ce discours c'est que cette nouvelle attaque islamophobe qui se veut "finaude" marque un tournant dans la stratégie sionarde puisqu'elle signe la défaite de la propagande islamophobe agressive ("bourrine") avec laquelle les psychopathes de Sion (projetant sur l'Islam toute leur hystérie) ont matraqué l'ogzident depuis 2001. Propagande façon Bivouac-ID, qui consiste soit dit en passant à recycler (et donc à valider ?) purement et simplement la rhétorique "antisémite" (antijuive) contre les sémites arabo-musulmans.
Repackaging : mais quand on y regarde d'un peu plus près ce discours "soft", on retrouve sans peine tous les éléments de la rhétorique sionarde agressive (le prénom Aïcha par exemple rappelle que la pratique généralisée de l'inceste dans la société islamofachiste, le thème du féminisme rappellant quant à lui que la femme afghane compte toujours sur nous etc) mais le tout dit différemment (plus jésuitiquement) c'est à dire repackagé. On ne trouve pas encore grand'chose en cherchant le titre du livre sur internet (bivoauc-ID n'en parle apparemment pas !) mais on tombe tout de même sur le blog de Nadia Geerts (Wilders ?), une féministe belge qui est sans doute liée au livre d'une façon ou d'une autre et dont le ton donne une bonne idée du nouveau discours islamophobe. Le livre est par ailleurs chapeauté par un député socialiste wallon (un certain Istasse) qui fait quand même plus présentable que le pédéraste ultra-sioniste Geert Wilders. Mais attention, je ne dis pas que ce courant pseudo-finaud n'a pas toujours existé (en France c'est Fourest, la charliehebdo gouino-féministe qui va apparemment l'incarner), je dis juste que, par la force des choses, ce courant va devoir prendre la main à cause de l'échec des bourrins (c'est sans doute çà l'effet yabon obama). Il semble en effet que la rhétorique islamophobe ne puisse plus venir que de la gôôôôôôche humaniste, laïque et démocratique sans doute pour ne pas être assimilée aux méchants racistes de droite.
Comme à la fin de la guerre d'Algérie, les gens (normaux) sont écoeuré par tout ce sang versé et en ont marre (contrairement aux psychopathes de Sion jamais rassasiés) : je pense qu'avec ces huit dernières années de propagande intense et de génocide commis par la horde américano-sioniste dans le monde arabe et musulman, la plupart des citoyens de pavlov de la métropole ogzidentale en sont réduits (à l'image des yankee qui auraient même élu Ben Laden si il s'était présenté contre Bush) au même point que les français de métropole à la fin de la guerre d'Algérie, c'est à dire qu'ils sont lassés et écoeurés de tout ce sang versé et de tout ce fric jeté par les fenêtres et en ont marre (réaction de rejet et de détachement) au point qu'ils pourraient même finir par se retourner contre les sionards. Bien sûr, les excités de colons sionistes squattant en Palestine (et qui, en désespoir de cause, ont mis au pouvoir un gouvernement OAS) sont eux insatiables de sang et de chaos et ne se rendent compte de rien mais certains de leurs relais en Métropole semblent tout de même avoir perçu le changement et avoir compris qu'il fallait savoir adapter son discours pour essayer (en vain) de sauver ce qui pouvait l'être.
Ceci dit la campagne pour l'interdiction de la "burqa" (devenu synonyme de voile islamique) dans la rue a d'ores et déjà été un échec cuisant pour les sionards et leurs boys ! : on peut toutefois noter que la campagne - visant, d'une part, à assimiler tout voile islamique à la "burqa" talibane (et donc à faire de tout musulman un taliban) et d'autre part à interdire le port de la "burqa" dans la rue au nom d'une conception très agressive de la laïcité - a été un cuisant échec pour la horde puisque même en France (et encore plus ailleurs en Europe) beaucoup de gens se sont indignés d'une telle initiative liberticide. Mais bon c'est déjà incroyable que la grosse machine américano-sioniste ait réussi à remettre un tant soit peu en cause sa stratégie, il paraît impossible qu'elle puisse interrompre la "campagne en cours". Les sink tanks ont décidé que çà serait la "burqa", çà sera donc la "burqa", point barre. Soit dit en passant ld'assimilation du voile islamique en général à la "burqa" est vraiment un délire typiquement sioniste puisqu'il rappelle énormément l'assimilation de l'antisioniste à l'antisémitiqme que font ces mêmes sionards.
11 novembre. Je m'étais dit, en cette fin de soirée, qu'un peu de musique militaire serait dans la note du jour. Mais, après tout, vous n'aimeriez sans doute pas. Moi non plus ! Alors c'et Rachid Taha que je vous propose, live avec Gaétan Roussel (du groupe Louise Attaque)... Avouez que c'est pas mal du tout ! Il y a de la fraîcheur de l'oued et du rythme de Bobo Dialousso là dedans. Et ne me sortez pas qu'il est vingt heures et que "Bonjour"... Tout est relatif...
Raoult (UMP) invente un «devoir de réserve» pour les Prix Goncourt
Le député de Seine-Saint-Denis reproche à Marie NDiaye ses propos sur la France de Nicolas Sarkozy et attend du ministre de la Culture qu'il la recadre. Mais à quel titre?
LAURE EQUIY
Marie NDiaye, prix Goncourt 2900
Un concept fabriqué de toutes pièces. Dans une question écrite adressée, la semaine dernière, au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, Eric Raoult, colère après avoir découvert les propos de Marie NDiaye dans un entretien aux Inrocks, en appelle au«devoir de réserve dû aux lauréats du Prix Goncourt».
Au nom de quoi? «Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions», invoque le député de Seine-Saint-Denis, dans sa question. Et donc, selon lui, de modérer ses critiques à l’égard du président de la République ou de ses ministres.
Dans cette interview, parue le 30 août, l’auteure de Trois femmes puissantes(Gallimard), pas encore primée, qualifie la France de Nicolas Sarkozy de«monstrueuse». Son choix, il y a deux ans et demi, de partir vivre à Berlin, avec son compagnon, Jean-Yves Cendrey, également écrivain, et leurs trois enfants, «est loin d’être étranger à ça»,. «Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob.» Dénonçant une «atmosphère de flicage, de vulgarité», elle juge«monstrueux», l’actuel ministre de l’Immigration, Eric Besson, et son prédécesseur, Brice Hortefeux. ajoute-t-elle
Des propos «d’une rare violence», «peu respectueux, voire insultants», s’indigne Raoult. Alors que vient d’être lancé le débat, voulu par Besson, sur l’identité nationale, voilà qui fait désordre? «Rien à voir», coupe le député. Pour lui, c’est son Goncourt,«le prix littéraire le plus prestigieux» et «regardé en France mais aussi dans le monde», qui devrait obliger Marie NDiaye à tenir sa langue: «le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays», invente Raoult. Une recommandation qui fleure la censure. Le député s’en défend: «Je suis pour la liberté d’expression la plus totale des écrivains, ce qui n’est pas la liberté de calomnier ou d’insulter.»
Il demande donc à Frédéric Mitterrand de rappeler aux primés un «nécessaire devoir de réserve qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité etresponsabilité
Voilà, cela n'a pas tardé. François Cluzet a osé plaider en faveur de Salah Hamouri et il est aussitôt accusé d'antisémitisme. Le Bureau de Vigilance contre l'antisémitisme cumule l'odieux avec le ridicule !
François Cluzet est dangereux, qu’on se le dise. C’est le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme qui le dit. Après Dieudonné et Jacques Attali, l’association communautaire juive fait du comédien sa nouvelle cible.
François Cluzet antisémite ! L’accusation paraît surréaliste, et pourtant... Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) accuse l’acteur, dans un communiqué paru le 8 novembre, de "désinformation caractérisée et d’incitation à la haine", suite à son apparition, dimanche, dans le 13h15 de France 2.
Profitant du débat sur l’identité nationale, l’acteur a dénoncé le mur de silence qui entoure l’histoire du Franco-Palestinien, Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 en Israël pour, d’après lui, un simple "délit d’opinion".
"Il est franco-palestinien et il est en prison depuis quatre ans en Israël pour délit d’opinion, simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation. Personne n’en parle !", a-t-il lancé, dans une colère à peine contenue, en direct dans le magazine de Laurent Delahousse.
Voir ma vidéo de ce matin, ci-dessous...
Deux versions des faits
Selon le BNVCA, qui a immédiatement réagi, François Cluzet désinforme le public. En effet, Salah Hamouri aurait "été arrêté le 13 mars 2005, jugé et condamné par la justice d’Israel pour avoir en sa qualité deleader d’une faction du FPLP, -organisation dont le but est la destruction d’Israel- préparé et planifiéavec 2 complices, un attentat terroriste, contre la personne du Grand Rabbin OVADIA YOSSEF, considéré comme le plus grand décisionnaire contemporain, en matière de règles concernant le judaïsme, d’envergure internationale, suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier." On est loin ici du simple délit d’opinion... et le BNVCA a justement saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour rétablir la vérité... ou plutôt sa vérité.
En effet, la version des faits est sensiblement différente si l’on se réfère au comité de soutien de Salah Hamouri, qui compte parmi ses membres des personnalités aussi diverses que Marie-George Buffet, Jean-Louis Bianco, Jack Lang, Christiane Taubira, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Albert Jacquard, Rony Brauman, Edgar Morin, Monseigneur Jacques Gaillot, Mouloud Aounit du Mrap, le journaliste Richard Labévière ou encore... François Cluzet. Selon ce comité de soutien, "le jeune franco palestinien de 23 ans (...) est parfaitement innocent. (...) Ce qu’on lui reproche ? Être passé 3 mois avant son arrestation devant le domicile de Yossef Ovadia, chef du parti Shas, rabbin connu pour ses positions extrêmes. Ce fait banal, joint à l’accusation – du reste non fondée – de son appartenance au FPLP, ont conduit le tribunal militaire israélien installé en territoire palestinien à considérer que Salah Hamouri avait « l’intention » d’attenter à la vie de cette personne. Alors qu’aucune preuve concrète n’a pu être présentée et que son habitation a été fouillée au peigne fin par les services spéciaux israéliens qui n’ont rien trouvé y compris dans le disque dur de son ordinateur, Salah Hamouri, bien qu’innocent, a été ainsi condamné à 7 ans de prison pour un “délit d’intention”. Notre jeune compatriote français est donc un otage."
Terroriste pour les uns, otage pour les autres. Leader d’une faction du FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), ou simple sympathisant... Compatriote français, ou futur ex-Français... Le BNVCA réclame en effet "aux Ministres de l’Intérieur et de la Justice d’engager une procédure de déchéance de la nationalité française de Salah HAMOURI pour les faits qui lui sont reprochés". Quant au rabbin visé, il est présenté tantôt comme une figure éminente et unanimement respectée, tantôt comme un dangereux extrémiste... qui a, il est vrai, tenu des propos assez radicaux lors de son prêche de Pessah (la Pâque juive) en 2001, lorsqu’il préconisa l’extermination pure et simple des Arabes afin d’en finir avec la question palestinienne et l’Intifada : "Il faut, a-t-il dit, depuis la chaire de sa synagogue de Jérusalem, anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits." On le voit, entre le BNVCA et le comité de soutien de Salah Hamouri, les appréciations divergent.
Cluzet coupable ?
Mais qu’en est-il alors des accusations lancées contre François Cluzet ? Peut-on dire qu’il nous a désinformé ? L’accusation paraît excessive. Disons plutôt qu’il n’a pas été très précis : en effet, Salah Hamouri n’a pas été condamné (comme il le prétend) pour délit d’opinion, mais pour délit d’intention. Non parce qu’il s’opposait aux colonisations israéliennes, mais parce qu’on a considéré qu’il avait l’intention de tuer un rabbin. On pardonnera à l’acteur, dans une séquence télévisée d’une minute à peine, et sous l’emprise peut-être de l’émotion, de s’être ainsi mépris, d’avoir manqué à la rigueur journalistique la plus irréprochable. D’autant que dans les deux cas, opinion ou intention, le motif de condamnation paraît pour le moins léger.
Quant à la deuxième partie de l’accusation - incitation à la haine -, elle ne serait recevable que si Cluzet avait pris la défense d’un homme clairement reconnu comme un dangereux terroriste, et dont l’objectif ultime serait la destruction d’Israël. Or nous avons vu que ces points sont fortement contestés : selon ses soutiens, Salah Hamouri n’appartient pas au groupe du FPLP et n’a jamais eu l’intention de tuer le grand rabbin Ovadia Yossef. François Cluzet, qui défend un homme qu’il estime innocent, n’incite donc nullement à la haine.
Odieuse insinuation
Le BNVCA, dans la suite de son communiqué, joue la concurrence victimaire : "Nous rappelons à Mr CLUZET qui parait si sensible aux droits de l’homme, qu’un jeune homme franco israelien Guilad SHALIT est lui innocent et l’otage depuis 3 ans des terroristes palestiniens du Hamas à GAZA. Contrairement à HAMOURI, il ne bénéficie d’aucun droit de visite ou autre droit, en infraction avec les conventions internationales. Cela ne semble en rien dérager la conscience de Mr CLUZET défenseur des droits de l’homme sauf peut-être de l’homme juif ou israélien." Cette insinuation finale est terrible. Parce qu’il n’a pas songé à défendre Guilad Shalit en même temps qu’il défendait Salah Hamouri, François Cluzet serait peut-être... antisémite. L’homme universel de la Déclaration qu’il défend exclurait peut-être... l’homme juif. Cette accusation à peine voilée fait froid dans le dos.
Mais, on va le voir, si Cluzet a négligé de parler de Guilad Shalit dimanche midi sur France 2, c’est peut-être tout simplement parce que le gouvernement français s’en est déjà préoccupé bien suffisamment lui-même, sans qu’on ait besoin d’en rajouter, alors qu’il paraît beaucoup moins concerné par le sort de Salah Hamouri.
Deux poids deux mesures
Sur Bakchich, Jacques-Marie Bourget a réagi à ce nouveau chantage à l’antisémitisme - pratique devenue courante -, et dénoncé le deux poids deux mesures : "Alors que le Franco-israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas, est l’objet de toutes les attentions à Paris, le cas de Salah Hammouri, Franco-palestinien emprisonné sans raison en Israël, ne semble pas passionner notre délicieuse secrétaire d’Etat."
Ainsi Bourget rappelle-t-il : "Le président de la République, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, tout ce qui compte dans la politique française demande la libération de Shalit. Mais mettre dans la balance Hamouri, ça casse l’ambiance. La preuve : à la question posée lors d’un point de presse, « la libération d’Hamouri est-elle aussi nécessaire que celle de Shalit », Kouchner a répondu « Nécessaire n’est pas le mot. »"
En mars dernier, sur Politis, c’est Denis Sieffert qui remarque qu’avec Shalit et Hamouri, la France invente les droits de l’homme asymétriques ! Il rappelle que Hamouri est emprisonné pour "des faits qu’il n’a pas commis, et qu’on ne lui reproche même pas, puisque c’est d’avoir eu l’intention de les commettre qu’il est accusé." Or, le délit d’intention n’existe dans aucune démocratie, et aucun élément ne corrobore la volonté prêtée au jeune homme. Il n’est donc "pas exagéré de parler de prise en otage pour Salah Hamouri". "Dans le traitement totalement inégal réservé par la France aux deux jeunes hommes – Shalit a 22 ans, Hamouri aura 24 ans au mois d’avril –, qui l’un et l’autre ont la double nationalité, il semble décidément que Paris ait inventé les droits de l’homme asymétriques", observe Denis Sieffert.
Même constat de Chouikha sur AgoraVox en août dernier, dans un article intitulé "La scandaleuse incarcération de Salah Hamouri" : "Le caporal Gilat Shalit est un soldat franco-israélien ; il a été arrêté les armes à la main et emprisonné à Gaza lors d’une "opération militaire de routine" contre des palestiniens. La diplomatie française s’est entièrement mobilisée (...). Désormais, son portrait flotte sur le fronton de plusieurs édifices publics français. La famille Shalit a bénéficié de tous les égards de la part des médias, de la mairie de Paris, et même de Nicolas Sarkozy qui les a reçu à plusieurs reprises en grandes pompes à l’Elysée. Le président de la République a même dépêché le conseiller diplomatique Jean-David Levitte auprès du président syrien Bachar Al Assad pour plaider la cause du caporal. (...) Rien de tel pour Salah Hamouri qui est aussi un français..."
Le 16 décembre 2008, le conseil de Paris décide de distinguer Gilad Shalit comme citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Les Verts avaient bien déposé un voeu demandant que la citoyenneté d’honneur de la Ville soit aussi accordée à Salah Hamouri, mais il a été repoussé par l’assemblée municipale. En réponse à ce geste à sens unique, le maire de Grigny René Balme fera de Salah Hamouri, le 16 mai 2009, le citoyen d’honneur de sa ville.
Naissance d’un buzz
De son côté, le Président de la République n’aurait pas été complètement inactif : selon lepoint.fr, "Nicolas Sarkozy a adressé un courrier à Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, afin de réclamer un "geste de clémence" envers le Franco-Palestinien. Mais manifestement ce geste ne suffisait pas à François Cluzet, qui a jugé utile de braquer un peu plus fort les projecteurs sur cette douloureuse affaire. Un coup de projecteurs sans doute pas inutile quand on voit que Jean-François Copé lui-même s’est dit ignorant du cas Hamouri...
Une prise de parole amplifiée, de manière inespérée, dimanche, par le communiqué outrancier du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, qui, par son horrible insinuation (qui va forcément créer un énorme buzz...), va définitivement porter l’affaire Hamouri dans la lumière. A partir d’aujourd’hui, l’affaire Hamouri, qui n’intéressait personne, devient l’affaire Cluzet, et nul doute que de celle-ci, tout le monde va parler !
Le BNVCA s’était déjà fait remarquer, en juin dernier, en appelant à l’interdiction du parti de Dieudonnéet de sa liste pour les Européennes ; il avait aussi condamné, plus récemment, "les récidives négationnistes du président iranien", qualifié de "clone oriental d’Hitler de ce 21e siècle", et "ses provocations injurieuses envers le Présdent Sarkozy". Jusque là, rien que de très attendu... Plus surprenant, le 19 octobre, il a condamné "les propos délirants de Jacques Attali qui fait preuve d’ignorance, de négationnisme en assurant que les juifs mentent sur l’antisémitisme qu’ils subissent, laissant croire qu’il s’agit d’une propagande d’Israël". Accuser Jacques Attali de pratiquer un "négationnisme caractérisé" a au moins le mérite de l’originalité... Il fallait oser !
Il est clair qu’une telle outrance dans les jugements ne peut avoir qu’un effet hautement improductif - voire contre-productif. C’est sans doute tout bénef pour la cause que défend François Cluzet.
Il fallait une nouvelle tête qui serve de repoussoir aux "vilains" qui défendent la Palestine en France.
Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a peut-être son nouveau hochet: François Cluzet.
Pas facile en ce moment de se farcir un type connu pour des raisons politiques encore moins si cela concerne l'opposition au sionisme.
Il est vrai qu’à la télé, les occasions sont rares avec toute la chape de « plomb durci » qui pèse sur les chaînes de télé. Sur le net, c’est trop difficile pour l’instant.
Alors, l’interview de François Cluzet face à J-F Copé sur France 2 dimanche a eu de quoi réjouir les cow-boys sionistes.
Celui-ci a affirmé avec courage que Salah Hamouri, étudiant français d’origine palestinienne, était détenu depuis 4 ans pour délit d’opinion. Ce que conteste aujourd’hui le BNCVA qui, chose étonnante, parle de terroriste et préfère, donc, se référer à l’avis d’un tribunal étranger illégal qu’aux faits avérés.
En effet, Salah Hamouri a été arrêté deux fois à Jerusalem pour délit d’opinion (collage d'affiche) envers l’occupation israélienne. Ce qui lui a déjà coûté neuf mois de détention.
Une troisème arrestation a eu lieu dans le cadre d’une enquête sur des sympathisants du FPLP (parti palestinien laïc). Salah Hamouri, est simplement passé en voiture devant le domicile d’un rabbin d’extrême droite... L’accusation, cette fois, est : préparation d’un attentat terroriste contre le rabbin. En fait, un délit d'intention! Cela a suffi à ce que vingt audiences aient eu lieu sans qu’aucune preuve ni témoignage ne soit fourni. A la 21ème audience, et après trois ans de détention provisoire, l’avocate de Salah Hamouri l’a convaincu de plaider coupable pour avoir une peine de 7 ans de prison, au lieu des quinze que prévoit la loi. Une condamnation prononcée par un tribunal militaire illégal au yeux du droit international qui ne reconnaît pas les tribunaux militaires en territoire occupé.
François Cluzet a dénoncé la passivité des autorités françaises envers un français sympathisant actif de la cause palestinienne à l’heure où l'on nous fait le cinéma de l’identité nationale. Sûrement moins vendeur que le soldat Shalit...
Jean-François Copé a affirmé ne pas connaître cette affaire !
Comme je l’ai déjà écrit, c’est sans moi aujourd’hui. Je me passerai donc de radio (Radio France a mobilisé toutes ses chaînes, même FIP !). Et la radio suisse romande ne fait pas mieux !
C’est la journée de la « grosse propaganda », du genre Goebells en pleine inspiration. Nous bourrer le mou avec des affirmations plus fausses les unes que les autres, des satisfecit bien gras sur l’air du : qu’il fait bon vivre chez nous, terre de liberté, d’hospitalité, d’abondance et patati et patata… Et qu’ils ont donc de la chance ces Allemands de l’Est d’avoir rejoint la belle et harmonieuse société capitaliste libérale et généreuse.
Toutes ces excellences vont parader, réjouir le bon peuple qui s’en fout ; le peuple n’a pas de conscience de classe bien affinée, Marx s’est trompté là dessus ; donnez-lui à boire, à manger, un spectacle à l’œil et il est content. C’est come ça. Après tout, nul n’est obligé de réfléchir, ni de croire, encore que croire soit plus facile..
Toute cette agitation a un but : faire diversion. Alors on y va d’une « kollosale » fête pour la chute du mur qui leur permet de raconter tout et n’importe quoi sur la République Démocratique Allemande, d’en remettre une louche sur les « atrocités » des régimes communistes, d’encenser le hâvre de paix et de liberté qu’est le régime capitaliste et de montrer du doigt les déviationistes dans mon genre.
Pourtant je ne suis pas naïf. La R.D.A n’était pas un paradis…mais, dites-moi, il est où le paradis ? Certainement pas ici en occident où, je ne dois pas vous le rappeler quand même ? la pauvreté augmente chaque année, où les riches le deviennent de plus en plus, où gagner gros se fait non pas en travaillant mais en spéculant (voyez nos stressés traders…).
Cet occident qui vient de prendre conscience que des gens se suicident parce qu’un management agressif et inhumain les met à bout. Cela se passe en France, mais aussi au Japon, en Allemagene, en Italie…
Un occident qui joue avec le feu, ne respecte pas la planète, oppresse les peuples qui ne pensent pas comme lui et s’en défient. Cette Amérique du Sud que les Etats-Unis traitent en colonie, la Palestine qu’Israël, cette verrue du Proche-Orient, génocide sans vergogne. Les contre-vérités sur l’Iran, les guerres d’Irak, d’Afghanistan, les coups d’Etat par ci et les autres par là.
Un occident qui dénonce les murs…les murs des autres…
Et, ne l’oubions quand même pas, l’Europe de l’Est, ces pays qui ont rêvé de l’Union Européenne et que cette dernière traite en main d’œuvre de substitution et en terre de délocalisatons. Ils en reviennent, paraît-il, de ce mercantilisme vicieux et compulsif…on verra…
Et puis ici, en France, les libertés fondamentales, garanties noir sur blanc, qu’ils rognent petit à petit, sur la pointes des pieds, l’air de ne pas y toucher et avec pour excuses la sécurité, l’ordre public, le secret défense et puis quoi encore…
Cet internet qu’ils veulent juguler, contrôler, pour préserver nos enfants des pédophiles comme ils disent. Il n’y a que des pédophiles en puissance sur Internet… je savais pas…
Et la presse ? Parlons-en. Elle est entre les mains du grand capital, mais cela ne suffit pas pour ce sinistre rigolo de Lefebvre. Il veut que les journalistes adoptent un code de bonne conduite. Critiquer le gouvernement, oui mais comme ce dernier l’entend.
Et puis, cerise sur le gâteau, cette propagande infecte sur une grippe mexicaine ou porcine qui, à ce jour, fait moins de malades que la grippe toute classique.
Moins de malades et quatre-vingt-dix millions de vaccins à écouler… problème…
Vous n’en avez pas fini avec le lavage de cerveaux, mes amis.
Qu’elle est désirable, cette société !
Bon, je ne vais pas passer ma journée comme le font les autres dans la froidure berlinoise car je vous respecte, amis lecteurs. Si vous n’avez rien d’autre à faire, profitez-en pour mettre de la bonne musique, de lire un livre qui vous plaît, de vous coucher tôt seul ou en compagnie.
Il y a une vie sans la radio, la télé et même l’internet.
Sans doute la plus belle chanson révolutionnaire ...
Una mattina mi son alzato O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao Una mattina mi son alzato E ho trovato l'invasor O partigiano portami via O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao O partigiano portami via Che mi sento di morir E se io muoio da partigiano O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao E se io muoio da partigiano Tu mi devi seppellir E me seppellirai lassù in montagna O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao E me seppellirai lassù in montagna Sotto l'ombra d'un bel fior E le genti che passeranno O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao E le genti che passeranno Mi diranno « che bel fior » E quest'è'l fiore del partigiano O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao E quest'è'l fiore del partigiano Morto per la libertà.
Faut-il encore lutter ? Ne vaut-il pas mieux se résigner une fois pour toute, déposer les armes et rentrer dans le système ? Après tout, ce dernier vous fiche la paix du moment que vous lui rendez la pareille. Ainsi, il vous sera loisible d’essayer de faire du fric, de supporter (avec une violence raisonnable et sobre de préférence) les équipes de foot, de regarder un « bon porno » à la télévision ou d’organiser une « bonne partouze » chez vous, entre adultes (plutôt) consentants. Ou tout simplement de mener une vie calme, auprès de madame, des gosses et des petits-enfants, en attendant la grande faucheuse pour les frais de laquelle vous êtes dûment assurés.
Pourquoi pas ?
Le problème, c’est que mener une vie « calme et paisible », devient de plus en plus difficile. Votre emploi est toujours plus ou moins menacé et, s’il ne l’est pas c’est votre salaire qui s’en ressent. Les tentations sont illimitées, mais les satisfaire, ne fut-ce qu’un peu, de plus en plus onéreux. Bref, même avec une « vie tranquille », vous ressentez comme un manque, la sensation d’être mené par le bout du nez, de devoir dire merci à l’un ou à l’autre, de vous défier du lendemain et de n’être intéressant aux yeux des élites qu’une fois tous les cinq ans.
Et tout cela est anxyogène et, avouez-le ! ne rend pas heureux. Alors, y-a-t-il moyen de changer le système, de le rendre meilleur et comment ?
Faisons un constat, voulez-vous ?
La société dans laquelle nous vivons a encore quelques points positifs. La liberté d’expression, d’association, de pensée, la liberté syndicale sont garanties par la Constitution. C’est toujours ça. Il reste une sécurité sociale. La justice est toujours indépendante du pouvoir exécutif et législatif. C’est inscrit dans la Consitution. Il y a un Parlement, ne pas l’oublier !
Alors, la première chose à faire est de résister au « détricotage » de ces avancées. Dénoncer les atteintes portées aux acquis sociaux, aux libertés fondamentales garanties, militer pour une justice vraiment indépendante, exiger de son député qu’il agisse en représentant de la nation et non pas en représentant de son parti.
Il y a les syndicats. Trop de travailleurs en France ne sont pas syndiqués et c’est tout profit pour le patronnat qui l’est, lui. Les partis politique, me direz-vous, se ressemblent tous, c’est la même chanson sur des rythmes différents. Eh bien, infiltrez-les ! Devenez membre de l’un ou de l’autre et faites entendre votre différence. Prenez une carte à droite ou à gauche, eu importe et, dans ce cadre bien précis, défendez, illustrez vos positions. Ne jouez pas au militant figurant comme il y a des députés godillots.
Lisez, renseignez-vous, ne prenez pas toutes les infos pour de l’argent comptant, ayez l’esprit critique et pratiquez le devoir d’impertinence. Vous étonnerez les « veaux » qui vous entourent, peut-être même que vous en réveillerez l’un ou l’autre. C’en fera un de plus tiré de sa torpeur.
Exprimez-vous, sur l’internet, sur une gazette syndicale, sur n’importe quel média. Internet, c’est le grain de sable qui grippe parfois la machine à propager ce « qu’ils » veulent que nous entendions, lisions et ingurgitions. Grippez le système et regrippez-le sans cesse ! Vous me dites que vous ne savez pas rédiger ? Eh bien, relayez des articles, des vidéos, des caricatures… Provoquez, provoquez sans cesse !
C’est pas grand-chose me rétorquerez-vous. Attendez… vous ne voulez tout de même pas que je vous conseille d’apprendre l’utilisation d’une Kalachnikov ? Ou de poser des bombes ? Tout ça c’est du nihilisme, c’est marquer contre son propre camp. Oubliez !
Mais il faut pas grand chose pour paralyser un secteur d’activité. Quelques grèvistes inattendus par ci, par là… et les transports publics, par exemple, morflent. La télé, la radio, le téléphone peuvent être perturbés par une douzaine de types bien décidés. Des journalistes courageux, on en trouve encore, peuvent en profiter pour reprendre ce qui leur reste d’une indépendance aux ailes rognées.
Les patrons voyous qui ferment, délocalisent, déménagenet la nuit les machines… séquestrez-les quelques heures et flanquez-leur une fessée. Cul nu ! Ca sert pas à grand chose, mais ça fait du bien de se défouler et de rire un bon coup. Et puis on parlera de vous…
Réveillez un peuple n’est pas évident, mais quand il ouvre l’oeil, le processus est lancé et l’arrêter prend du temps et pas mal de sang.
Et puis et surout : ne pas la fermer. L’ouvrir bien grande et gueuler son indignation, sa colère. Taper du poing sur la table, asséner la vérité même au risque de faire mal. De toutes façons la vérité fait toujours mal à celui qui vit dans l’erreur et le mensonge. Et, pour conclure, ne pas rentrer dans la dialectique de l’autre. « Viens, on va discuter un peu », n’est pas digne d’un révolutionnaire.
Tous ces individus qui se permettent de parler en notre nom et de décréter ce qui est bon ou mauvais, qui disposent de nos vies et de l’avenir de ceux qui nous sont chers, ce sont nos obligés, ils sont à notre service. Ils l’ont oublié ? Eh bien, un jour ou l’autre, ils s’en souviendront. Pendus à un réverbère. L’insurrection qui vient.
Thabet El Masri, Directeur de l’Unité de soins intensifs de l’Hôpital Shifa, un hôpital public de la bande de Gaza, répond ici aux questions de Silvia Cattori concernant la récente augmentation du nombre de bébés, nés avec des malformations.
Silvia Cattori : En juin, vous avez commencé à être préoccupé par une augmentation du nombre de bébés nés avec des malformations. Nous serions très intéressés d’avoir votre évaluation médicale et de connaître le résultat de l’étude que vous avez menée au sujet de ce phénomène inquiétant. Pouvez-vous nous dire quel est le rapport des anomalies congénitales prénatales et postnatales constatées dix mois après les attaques sur Gaza, par comparaison avec la même période en 2008, en termes de nombre de cas concernés ?
Thabet El Masri : Oui, j’ai suivi le phénomène continu de bébés nés avec une malformation congénitale. J’ai calculé le nombre de bébés nés avec des malformations congénitales en juillet, août et septembre 2009. J’ai comparé ces trois mois avec les mêmes mois en 2008. Voici les chiffres : En juillet 2009, il y a eu à l’Hôpital Shifa 15 cas de ce genre, contre 10 en 2008 ; en août 2009, il y a eu 20 cas, contre 10 en 2008 ; et en septembre 2009, 15 bébés sont nés malformés, contre 11 en 2008. Le nombre moyen de naissances à l’Hôpital Shifa est d’environ 1’100 par mois.
Silvia Cattori : Lorsque ce rapport est sorti, il a causé beaucoup d’émotion et d’inquiétude. Beaucoup de gens ont immédiatement attribué l’augmentation des malformations congénitales chez les fœtus avortés et nouveau-nés, à l’utilisation par l’armée israélienne d’obus au phosphore blanc. Est-ce justifié ?
Thabet El Masri : Nous pouvons soupçonner, mais nous ne pouvons pas confirmer, que c’est l’utilisation d’armes chimiques par Israël qui a causé cette augmentation des malformations congénitales.
Silvia Cattori : Les bébés atteints de malformations congénitales viennent-ils tous des populations habitants dans les camps de réfugiés particulièrement soumises aux bombardements israéliens ? De quelles zones viennent les mères ?
Thabet El Masri : Les bébés souffrant de malformations congénitales viennent de partout dans la bande de Gaza. Mais la moitié des femmes qui ont donné naissance à des bébés frappés de malformations proviennent du camp de réfugiés de Jabaliya.
Silvia Cattori : Que pouvez-vous faire dans la présente situation à Gaza pour rassurer les femmes enceintes qui sont maintenant très inquiètes ?
Thabet El Masri : En fait, rien. Il n’y a rien que nous puissions faire pour garantir que leurs bébés seront normaux. Comment pourrions-nous empêcher la présence de produits chimiques qui peuvent causer des défauts de naissance ?
Silvia Cattori : Y a-t-il des embryologistes à Gaza qui sont capables de faire des tests génétiques ?
Thabet El Masri : Nous ne sommes malheureusement pas équipés pour effectuer des tests génétiques pour voir si les anomalies congénitales sont dues seulement à des facteurs génétiques et non pas aux produits chimiques. Au bout du compte, c’est un problème de génétique, mais les produits chimiques pourraient bien être responsables de ces mutations.
Silvia Cattori : Qu’en est-il des chercheurs internationaux qui ont pris des échantillons en 2006 pour être testés dans des laboratoires européens ? Y a-t-il déjà eu des résultats ?
Thabet El Masri : Comment pouvons-nous résoudre ce problème ? Si les facteurs chimiques sont responsables, cela est très difficile à prouver. Comment pouvez-vous prouver que les produits chimiques sont à l’origine de ces mutations ? Comment pouvons-nous être sûrs que les Israéliens ont utilisé des substances interdites ?
Silvia Cattori : Nous comprenons que, en tant que médecin, vous êtes profondément inquiet et que, dans la situation désespérée actuelle, vous avez besoin d’urgence d’une aide internationale ?
Thabet El Masri : Oui. Je voudrais suggérer quelque chose qui pourrait nous aider, sans épuiser nos ressources financières limitées dans le domaine de la recherche génétique, laquelle nécessite une énorme quantité d’argent. Pour le dire simplement : il serait extrêmement utile de convaincre les Israéliens de ne pas répéter à nouveau la guerre chimique de l’hiver dernier.
Silvia Cattori : Quels types de pathologies observez-vous chez les nouveau-nés de cet été ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples des défauts de naissance constatés ?
Thabet El Masri : Vous trouvez des problèmes du système nerveux central, hydrocéphalie, anencéphalie et d’autres malformations comme les cardiopathies congénitales et les obstructions du tube digestif. Les problèmes rénaux sont très fréquents. Les malformations visibles sont rares : les problèmes sont généralement internes. Maintenant, vous voyez quels sont les problèmes auxquels nous devons faire face. Les mères sont sans défense, nous n’avons pas de réponses pour elles. Elles savent que nous sommes tous seuls dans cette situation. Elles ne peuvent que prier. C’est la seule chose qu’il leur reste.
Silvia Cattori : Vous n’avez pas de contacts à l’extérieur ?
Thabet El Masri : Nous n’avons absolument aucun contact à l’extérieur. Je vous ai donné un aperçu du problème principal. Comme je l’ai dit, il y a une probabilité que les produits chimiques pourraient être une des causes de la tendance à la hausse des défauts de naissance, parce que ceux-ci ont augmenté depuis l’assaut de décembre et janvier. Toutefois, cette conclusion est impossible à prouver.
L’humour comme arme de destruction massive. Destruction du politiquement correct et de la fadeur des débats d’aujourd’hui. La chanson de Dieudonné « Shoah-ananas » fait déjà parler d’elle.
Des paroles de dérision qui rompent avec l’attitude convenue et faussement compatissante qui se veut être la règle dans notre société du sanitairement correct dont le slogan pourrait être : Mots propres, tête haute !
Moi, j’aime bien quand on se moque d’un totem qu’il faut vénérer, d’une religion pour endormir les consciences à la façon d’un opium soporifique comme le disait Karl Marx. Je ne peux m’empêcher de penser au philosophe Denis Diderot quand il brocardait les jésuites et les jansénistes à travers la religion et se faisait embastiller pour cela.
Ainsi, quand Diderot disait : « Dieu fait beaucoup de cas de ses pommes et bien peu de ses enfants », il n’attaquait pas Dieu et la Génèse mais ceux qui se servaient des textes sacrés pour asseoir leur pouvoir sur le peuple lui promettant les flammes de l’enfer s’il ne se montrait pas un bon chrétien soumis et docile. Et, à cause de ses mots d'esprit, Diderot avait une réputation à chier dans la bonne société et partait régulièrement pour quelques semaines en prison!
Coluche, Desproges y allaient franchement eux aussi en des temps où la société était plus libre qu'aujourd'hui. Sur les juifs, les nègres, les arabes, la shoah, le christianisme, l’islam, le communisme, le nazisme et l’identité nationale. Pas évident de prime abord de savoir s’ils pensaient ou non les "horreurs" qu’ils disaient.
Par un drôle de procès d’intention, sans doute prête-t-on à Dieudonné de penser vraiment les « bouffeconneries » qu’il hurle. C’était donc ça le but de la campagne qu’il a eu à subir. Il fallait l’attaquer sur sa sincérité d’être humain en introduisant le doute sur le côté joueur et faux inhérent à tout artiste de scène. Ainsi quand certains lui contestent le titre d'humoriste, c'est une manière de dire : "Il rigole pas, il est sérieux quand il dit ce qu'il dit! "
Eh bien, Dieudonné, pour moi, est dans cette démarche. Une démarche sans doute plus vulgaire, plus populaire mais dans le même esprit du scepticisme défendu par Diderot. Celle de montrer son scepticisme par rapport à ce qu’on nous fait gober pour justifier la passivité des occidentaux face à l’injustice envers le peuple palestinien et plus généralement, face aux injustices que nous subissons en gobant les mensonges savamment mis au point par des consultants en marketing politique payés à prix d’or.
Et c’est la même chose avec les attentats du 11 septembre. A gober comme une vérité intangible, (sinon on passe pour des négationnistes) pour justifier la guerre contre le terrorisme.
SHO-AH-nanas,
SHO, SHO, SHO-AHnanas,
non - il ne faut pas - l’ou-blier,
moyennant un - pe-tit billet.
SHOAH-nanas,
SHO, SHO, SHO-AHnanas,
Si - tu me touches - avec la - SHO-AH,
moi - je te touche - tes a-nanas
SHOAH-nanas,
SHO, SHO, SHO-AHnanas,
Si - tu me prends - par la shoah
moi - je te prends - par l’ananas
Il y a deux clips sur cette chanson bouffonne aux enzymes gloutons de la provocation.
L’un met en scène Dieudonné et son assistant Jacky. Celui-ci porte une étoile jaune.
Je n’aime pas trop, c’est vrai. Ne serait-ce que pour les personnes qui ont le souvenir de ces moments abominables, qui les ont vécus à travers leurs proches. J’ai donc choisi de ne pas le mettre sur cette page et de mettre l’autre.
Je pense d’ailleurs que les mots, plus que les images, permettent la distance nécessaire à la prise de conscience authentique.
Le traité de Lisbonne adopté par les derniers réticents tchèques met de l’huile dans les rouages de l’Union Européenne à 27. Souffle démocratique ? Triste illusion.
L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre, deux ans après sa première signature par l’Etat portugais, constitue-il un bol d’air démocratique pour le fonctionnement de l’Union Européenne ?
Si les craintes d’un avenir communautaire avec moins d’Etat-Nation et plus d’Europe ont été en partie dissipées- la crise aidant - il est bien difficile de pouvoir parler d’une nouvelle ère politique pour l’UE à 27.
L’EXÉCUTIF EUROPÉEN DEVRA S’EXÉCUTER
Il y a des signes qui ne trompent pas. Le traité de Lisbonne avait fait de l’instauration d’un Président européen (mandat de 2 ans et demi) et d’un ministre européen des Affaires étrangères le symbole d’un exécutif visible à l’image des démocraties occidentales qu’il incarne. La nomination probable du premier ministre belge Von Rompuy à la tête de l’hydre européen prouve que les Etats membres veulent davantage un modérateur qu’un leader qui ne fasse pas trop d’ombre aux Sarkozy, Merkel, Brown et Berlusconi. Tout comme l’abandon du terme de Ministre des Affaires étrangères pour celui de « haut représentant » bien plus consensuel et révélateur du choix de laisser aux Etats membres la souveraineté de leurs décisions.
C’est dire si la logique des Nations, des gouvernements, continuent de s’imposer comme la norme d’une Europe politique en construction.
DÉMOCRATES SANS DÉMOCRATIE A cela s’ajoute le second volet dit « contrôle démocratique » qui établit que« le traité de Lisbonne placerait le Parlement européen à égalité avec le Conseil des ministres -qui représente les Etats membres- dans des domaines tels que l’adoption du budget de l’UE, la politique agricole, la justice et les affaires intérieures. »
Traduction : dorénavant, le Parlement n’est plus rélégué à un rôle de faire-valoir démocratique mais détient, cartes en mains, les leviers pour peser sur ses concurrents européens : la Commission et le Conseil. Or, détail oublié mais qui à son importance, le remplacement des termes "directive" et "règlement" par "loi" et "loi cadre" n’a pas été retenue dans le nouveau traité. Pourquoi ? En réalité, le Parlement n’est ni à l’origine ni à l’arrivée du véhicule législatif dont les fameuses « lois cadres » sont inscrites dans les grands traités négociés aux conférences inter-gouvernementales (CIG) par…les chefs d’Etats.
Des trois institutions, le Parlement européen reste et restera le parent pauvre de l’Union. Comme le remarque M. Sacriste professeur spécialiste des questions européennes à Paris I, « l’acte de base européen c’est le règlement. Pourquoi n’est il pas appelé Loi ? Car ce n’est que l’adaptation administrative des traités communautaires qui lui est la loi européenne. Le Parlement n’est en réalité qu’un organe consultatif. » Avant d’ajouter : « Plus de la moitié des actes à portée générale pris par le système politique européen est adoptée après avis consultatif du Parlement. Autrement dit, que cet avis soit négatif, critique ou enthousiaste n’a aucun impact sur la législation ! »
Si bien qu’au final, nos chers députés ne s’engagent à discuter des règlements et directives qu’aux travers d’amendements, mais sans jamais pouvoir imposer ses choix. Il revient toujours au Conseil des Ministres des 27 d’avoir, en ultime négociation, le dernier mot.
EUROPE, FOUTEZ LUI LA PAIX
C’est donc peu dire que la démocratie européenne est condamnée, comme le prouve à nouveau le traité de Lisbonne, à ne se faire que par le haut. Si des efforts ont été consentis depuis 50 ans pour élargir les domaines de compétences du Parlement, reste aujourd’hui que chaque parlementaire européen représente sa nation d’origine et non le peuple européen encore inexistant. Le rêve communautaire est manifestement encore pensé autours de cet abandon.
La démocratie européenne, elle, à l’image de la faible participation aux élections de juin dernier, reste une coquille vide, un étendard brandi qu’on agite pour huiler quelques rouages de l’Union. La paix des braves, voilà l’idéal des pionniers de l’Europe que les Etats tentent de préserver avec raison. Sur le reste, c’est l’hymne à l’absence et donc… à l’abstention.
…Introduction« Ce qui est important, déclare Frédéric Mitterrand sur TF1, c’est la manière dont on surmonte ce genre de situation et dont on en sort. » Si l’auteur de la Mauvaise Vie songe à son passé, cette rhétorique toute sarkozyenne n’en parle pas moins du présent. Il compte bien s’en sortir, sinon avec les honneurs, du moins en rejetant le déshonneur sur ses détracteurs : « Si le Front national me traîne dans la boue, c’est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c’est une honte pour lui. » La mauvaise conscience littéraire s’est muée en bonne conscience politique. Le ministre de la Culture réclame l’indulgence : « Que vienne me jeter la première pierre celui qui n’a pas commis ce genre d’erreurs ! » Mais c’est qu’il la mérite : « Je n’ai jamais fait de mal à personne dans ma vie. » Bref, finalement, c’est plutôt « la belle vie »
Article
Si la culpabilité d’hier cède aujourd’hui la place à la victimisation, on le doit sans doute à Benoît Hamon. En faisant écho à Marine Le Pen, le porte-parole du Parti socialiste néglige de tenir un discours proprement politique. Il aurait pu s’étonner d’entendre le ministre plaider pour une inquiétante « exception culturelle » en matière judiciaire :
« Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. » Il aurait pu reprocher à Frédéric Mitterrand de parler au nom de la France, quand il ajoutait :
« Je pense que tous les Français doivent être avec Polanski dans cette épreuve. »
Enfin, il aurait pu s’indigner que le viol d’une adolescente de 13 ans, reconnu par celui qui lui avait fait ingérer alcool et drogue avant de la sodomiser, fût considéré comme
« une histoire qui n’a pas vraiment de sens ».
Au lieu de contester l’intervention du ministre, Benoît Hamon fait la morale à l’écrivain :
« Je trouve choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel. »
Frédéric Mitterrand a beau jeu de répondre : l’ouvrage n’est pas un « roman d’inspiration autobiographique » (comme le dit pourtant la page de garde). Surtout, il répète sur France 2 son cliché de la veille sur TF1 :
« On ne fait pas de la bonne littérature avec des bons sentiments. »
Gide, qui n’était pas étranger au tourisme sexuel, précisait dans son Journal :
« J’ai écrit [cette] évidente vérité : "C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature." Je n’ai jamais dit, ni pensé, qu’on ne faisait de la bonne littérature qu’avec les mauvais sentiments. »
Ajoutons aujourd’hui que les mauvais sentiments ne suffisent pas à faire de la bonne littérature.
Le ministre invoquait déjà la liberté de l’artiste pour défendre le rappeur Orelsan, banni des Francofolies en juillet. Alors que des féministes protestaient contre sa violence verbale (dans une chanson, l’auteur de Sale pute parle de « marie-trintigner » une femme), lui n’y trouvait
« rien de choquant ni de répréhensible ».
Comparant Orelsan à Rimbaud, il jugeait cette polémique
« tout à fait ridicule ».
Mais à l’inverse, quand un autre rappeur, Morsay, parle de « niquer la police » (municipale, il est vrai !), le même ministre déclare maintenant :
« La liberté d’expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence. »
Y aurait-il une exception sexuelle – ou policière ?
Certes, l’interprétation d’un texte n’est jamais simple, sauf à identifier mécaniquement l’auteur au narrateur. Pour autant, faut-il admettre que l’art ne dit rien ? Un tel refus de la signification ne le condamne-t-il pas en retour à l’insignifiance ? La question est d’autant plus légitime qu’il s’agit du ministre de la Culture. De fait, l’œuvre propose une représentation du monde : elle est politique. Sans l’interdire, on peut donc la contester : c’est la prendre au sérieux. C’est parce que l’écriture prétend rendre compte du monde qu’elle s’expose, sauf à plaider l’irresponsabilité, à lui rendre des comptes. C’est donc au nom de la politique qu’on peut refuser l’alternative qu’incarnent Benoît Hamon et Bernard-Henri Lévy. En effet, si le moralisme soustrait la morale à la politique, en miroir, le discours libertaire occulte la nature politique de l’esthétique. Il faut renoncer à la censure, mais c’est pour mieux revendiquer une posture critique.
Loin de toute approche policière, Frédéric Mitterrand lui-même nous invite à une lecture politique :
« Il ne faudrait pas confondre, ou alors on serait revenu véritablement à l’âge de pierre, l’homosexualité et la pédophilie, et si vous lisez le livre, je pense que c’est tout à fait évident. »
Or, s’il ne s’agit que d’homosexualité, et non de pédérastie, pourquoi tant de honte ? Des actes, nous ne savons rien, que ce qu’en dit le livre. En revanche, des fantasmes, nous savons tout ce qu’il met en scène. Dans le chapitre partout cité, sur la « séduction juvénile » dans les bordels de Thaïlande, Bird, le jeune prostitué, ne fait guère songer à un « boxeur de 40 ans », comme le prétend maintenant sans rire le ministre ; dans le livre, il évoque plutôt l’acteur « Tony Leung à 20 ans ». Mais ce « garçon » n’est pas un enfant.
En revanche, le récit s’ouvre sur un chapitre troublant, précisément intitulé « Enfance » – non pas celle du narrateur, adulte, mais du garçon de 9 ans qu’il ramène de Tunisie en l’arrachant à la pauvreté. Le soupçon de « la combine louche » est omniprésent, chez les voisins, avec le consul, dans la famille et pour l’enfant lui-même – d’autant que le riche Français l’a préféré à son aîné. Ne serait-il pas en train d’« acheter » ce « petit garçon aventureux et séducteur » :
« Sa défiance me plaisait tout comme l’éclair d’étonnement et d’avidité qui était passé sur son visage lorsque j’avais ouvert le réfrigérateur bien garni. Si l’on peut dire d’un tout petit garçon qu’il avait du charme, alors celui-là en avait énormément ».
Le narrateur lui-même s’interroge :
« Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et plus ambigu – quoique… »
La domination ne passe pas seulement par l’argent et l’âge – mais aussi par le rapport colonial, comme en Thaïlande. Dans le chapitre suivant, à 12 ans, le narrateur rencontre « un jeune Tahitien », « amené en France [par] un grand et bel homme qui ressemble à Jean Marais ». Celui qu’il nomme (en hommage au Kipling de l’Empire britannique ?) « mon Mowgli » lui explique
« qu’il ne faut pas se fier aux filles, elles sont toutes comme sa mère, elles abandonnent leurs enfants à des étrangers qui les emmènent loin de chez eux ».
Lorsqu’il tente de s’enfuir,
« Jean Marais surgit, l’air furieux, et l’emporte avec lui ».
Puis
« il repart un peu plus tard dans sa vraie famille à Tahiti sans avoir eu le temps de devenir méchant comme le nègre Zamor ».
Il s’agit du « nègre de cour » de la Du Barry (dont Eve Ruggieri venait de publier l’histoire romancée) : pendant la Révolution, ce « jouet » devait se retourner contre sa maîtresse et la mener à l’échafaud. Bref, La Mauvaise Vie, peuplée de bons nègres qu’il faut sauver, non sans craindre leur révolte, c’est un peu Tintin au Congo.
Faut-il, avec certains députés de droite, voir dans l’indulgence dont bénéficie le neveu de l’ancien président auprès du nouveau une « dérive soixante-huitarde » ? Rien n’est moins sûr. Les attouchements d’enfants que Daniel Cohn-Bendit a évoqués dans les années 70 ne se réduisent pas à un fantasme pédophile. L’esprit de 68, nourri d’un freudisme révisé par Reich, faisait l’hypothèse d’un désir sexuel général, y compris chez les enfants. Oublier leur dépendance, c’était sans doute les exposer aux abus sexuels – l’élu vert en conviendra plus tard. Mais, à défaut de les reconnaître aussi comme des sujets politiques dominés, c’était au moins considérer les enfants comme des sujets érotiques libérés.
Au contraire, dans La Mauvaise Vie, le désir colonial ne suppose pas que l’autre devienne pleinement sujet, mais au contraire qu’il reste en sujétion - soit l’assujettissement sans la subjectivation. La liberté du choix est le privilège du client : « Je peux enfin choisir », jubile le narrateur. Mais le désir est d’autant plus grand que cette « foire aux éphèbes » est un « marché aux esclaves » : même s’il joue à se mentir (« Je me fais des romans, je mets du sentiment partout »), c’est précisément le fait d’avoir en face de lui des sujets sexuels qu’il peut refuser de reconnaître comme tels qui provoque son excitation.
Les fantasmes sont libres ; mais on est libre aussi de ne pas les trouver politiquement désirables. On peut donc critiquer une vision du monde sans verser dans le moralisme. Certes, la sexualité n’est jamais « pure », affranchie des rapports de pouvoir, et d’abord entre les sexes : le désir est toujours politique. Mais la politique ne se réduit pas à la domination. Il est un autre désir, qui reconnaît l’autre, non seulement comme objet mais aussi comme sujet, inséparablement sexuel et politique – ni plus ni moins que soi.
C’est vrai, Frédéric Mitterrand ne fait pas l’apologie du tourisme sexuel : il en a honte. Encore faut-il noter le mépris du narrateur mal dans sa peau, mais « vieille France », pour les gays modernes et égalitaires du coming out : il ironise sur la « lune de miel » des « heureux pacsés », « bien dans la norme des critères popotes actuels ». Pour sa part, ne trouve-t-il pas sa jouissance dans la honte de la domination ? C’est pourquoi on hésite à réclamer la démission du ministre. À jouir d’une abjection fièrement renversée pour mieux trouver « honteux » ses adversaires, il doit en effet se sentir moins seul au gouvernement ; finalement, il y est bien à sa place.
TEXTES DE ERIC FASSIN
La Mauvaise Vie, ou les infortunes du désir colonial , 5 novembre
Houellebecq "sociologue", Août 2005
Dictionnaire des idées reçues sur le mariage gai, Février 2005
Plus de 60 années après avoir été fondé en lieu et place d’une nation existante, Israël fait face à d’inhabituelles circonstances.
Cet Etat a amassé un énorme arsenal d’armes de destruction massive et a construit un appareil militaire impressionnant (en grande partie grâce à des soutiens extérieurs venus d’abord de France puis des États-Unis). Il a aussi remporté des guerres successives contre les régimes arabes.
Pourtant, Israël fait face à de nombreux défis politiques et même existentiels. Un Etat qui a déclaré avec arrogance être une « lumière pour les nations » est devenu un symbole d’agression, de crimes de guerre, et de discrimination ethnique et religieuse.
Un Etat qui a toujours bénéficié du soutien américain pour maintenir sa supériorité militaire sur les régimes arabes a été humilié par quelques centaines de jeunes combattants sur le champ de bataille du sud-Liban en 2006.
Un Etat qui se vante depuis des décennies des compétences et de la supériorité de son appareil de renseignement, a loupé une tentative d’assassinat contre Khaled Mishaal, le dirigeant du Hamas, et ont enlevé un agriculteur libanais en 2006 parce que son nom était Hasan Nasrallah (et il a fallu des « experts » israéliens et plusieurs jours pour réaliser que ce n’était « pas le bon » Hasan Nasrallah).
Un Etat qui a signé des traités de paix avec plusieurs régimes arabes et qui entretient des relations secrètes avec beaucoup d’autres, reste haï par le public arabe et musulman.
Il semble que plus Israël devient fort, plus il devient impuissant à faire changer son statut dans la région.
L’opinion dans le monde a changé
Le rapport Goldstone n’a fait qu’ajouter aux problèmes d’Israël.
Israël a d’abord compté sur les États-Unis pour couvrir ses crimes de guerre et les Etats-Unis se sont toujours précipités, que ce soit au Nations Unies ou au Congrès, pour sauver Israël de la condamnation et la honte.
Les États-Unis ont le plus souvent utilisé leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies au bénéfice d’Israël.
Israël a compris, en particulier depuis la Guerre froide, qu’il pouvait toujours compter sur son allié américain pour le sauver de poursuites internationales pour crimes de guerre, pouvant en particulier venir de la Cour pénale internationale (CPI).
Mais Israël est également conscient que l’opinion publique à l’égard d’Israël a changé partout dans le monde. Même le gouvernement turc (un allié stratégique clé depuis des décennies) a été obligé de prendre ses distances, en grande partie pour répondre aux pressions de son opinion publique.
L’opinion publique dans les pays européens a changé en faveur des Palestiniens, même dans les pays - comme l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark - où le soutien fanatique à Israël a été une constante politique de la part des gouvernements depuis des dizaines d’années.
Les votes concernant Israël à l’Assemblée générale des Nations Unies sont tout à fait indicatif. Année après année, Israël se retrouve dans un petit groupe qui comprend les États-Unis, les Îles Marshall et la Micronésie. Le reste du monde est de l’autre côté, bien que certains alliés européens des Etats-Unis s’abstiennent souvent de voter par peur de mesures de rétorsion.
Erreur de calcul
Quand Israël a demandé l’aide des États-Unis, l’administration de Barack Obama, le président américain, a cru que la question serait simple.
Mahmoud Abbas, le président palestinien, ne peut refuser aucune demande venue des États-Unis, peu importe l’humiliation imposée. Ainsi, M. Abbas a succombé aux pressions américaines et a demandé à son ambassadeur à Genève d’écarter tout débat sur le rapport Goldstone au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Les Etats-Unis (et le régime d’Abbas, ironie du sort) ont fait un mauvais calcul. Ils ne se rendaient pas compte qu’il y avait des limites que même la direction du Fatah ne pouvait franchir. Mais, il était trop tard pour inverser la tendance : Le gouvernement israélien a dû choisir entre permettre à la discussion d’aller de l’avant ou saper la crédibilité - ou le peu qu’il en reste - du régime d’Oslo de Ramallah.
Et Israël est confronté à d’autres dilemmes sur cette question. Il peut insister en disant que le rapport est partial, mais cette fois il ne peut pas accuser son auteur d’antisémitisme. On ne peut pas accuser Goldstone de sympathiser avec l’islam ou l’intégrisme islamique. Le juge, comme sa fille en a informé les médias israéliens, est un sioniste qui se soucie Israël, mais les preuves de crimes de guerre ont été écrasantes.
Le gouvernement israélien ne peut pas recourir à la propagande avec les clichés utilisés pendant des décennies au complet mépris des lois et du droit au niveau international.
Les États-Unis ne devrait pas pouvoir tirer Israël d’affaire cette fois-ci, car de nombreux pays ont vu de leurs yeux les scènes de l’agression brutale contre Gaza et sa population civile.
Un nouveau cadre moral
Israël sait aussi qu’il y a un nouveau cadre moral qui émerge au niveau international : un cadre qui a produit la CPI, aussi faible qu’elle puisse encore être.
La capacité d’Israël à lancer des guerres et des invasions, sans aucun égard pour le droit international ou la moindre morale de base sera plus limitée dans le temps, même si le soutien américain à Israël reste constant.
L’Union Européenne a fait avancer l’idée d’une intervention internationale au nom d’une morale internationale dans les cas où des crimes de guerre se produisent, surtout s’ils se répètent sur une même modèle sur toute une période.
Il est possible que la sauvagerie des attaques israéliennes sur le Liban en 2006 et sur Gaza en 2008, puissent être plus difficile à renouveler dans l’avenir, ce qui ne fera qu’aggraver la situation problématique d’Israël, un État qui a toujours considéré que seule la force brute peut résoudre ses problèmes.
Israël prétend (comme les États-Unis) qu’aucun organisme international n’a le droit d’enquêter, de lancer des poursuites ou de juger sa conduite de la guerre parce qu’elle est une « démocratie ».
Cette ligne de défense a une faible résonance aujourd’hui, et pas seulement parce que le racisme de l’Etat d’Israël (qui se manifeste à plusieurs niveaux : au gouvernement et dans le discours officiel) est plus visible, mais aussi parce que la conduite de la guerre israélienne ne se distingue pas de celle des régimes les plus brutaux. Israël ne peut pas non plus faire valoir d’enquêtes internes crédibles sur le comportement de ses forces armées.
Des champs de bataille aux tribunaux
Il est peu probable que la défaite du projet sioniste qui se passera dans la façon dont les Arabes ont espéré depuis des décennies. Toutefois, il est possible - surtout si les États-Unis perdent leur suprématie internationale - qu’Israël puisse être forcé de reconnaître les aspirations politiques fondamentales des Palestiniens, et même leur droit au retour, sur injonction de la communauté internationale.
Les options israélienne options, excepté les invasions et les bombardements brutaux, sont en nombre plutôt limité.
L’ironie de la situation est que l’influence d’Israël n’a pas grandi en même temps que sa puissance militaire, et sa puissance militaire n’a pas réussi à faire une brèche dans le rejet populaire d’Israël dans la région.
De toute évidence, les Arabes - du moins la populaire à défaut des régimes - ne sont toujours pas prêts à accepter les diktats israéliens et les « faits accomplis sur le terrain ».
Il est possible que la prochaine phase du conflit israélo-arabe puisse se déplacer du champ de bataille vers les organisations internationales et les tribunaux. Dans un tel cadre, la supériorité militaire israélienne est plutôt obsolète.
As’ad AbuKhalil
* As’ad AbuKhalil est professeur en sciences politiques à la « California State University, Stanislas », et auteur du blog Angry Arab
Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
Il y a vingt ans, le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’ouvrait. En deux ans, l’événement allait changer la face du monde : unification de l’Allemagne, fin du régime de l’Union soviétique et de ses alliés d’Europe centrale, sortie de quarante années de « guerre froide ».
A l’époque, l’Occident fêtait la victoire de son système et annonçait l’avènement d’un nouvel ordre international, avec l’extinction des conflits qui ravageaient alors la planète. Force est de constater que, deux décennies plus tard, il n’en est rien : l’ordre mondial plus juste reste à trouver et de nouvelles guerres se sont ajoutées à celles qui ont continué.
Le conflit israélo-palestinien en fournit, hélas, la meilleure preuve : entre-temps, malgré les accords d’Oslo et deux Intifadas, la colonisation a quadruplé et l’Etat d’Israël s’oppose plus que jamais ouvertement à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant.
Paradoxalement, la plupart des hommes politiques qui saluaient la chute du mur de Berlin se sont tus devant la construction de celui qu’Israël érige dans le territoire palestinien occupé, pourtant condamné le 9 juillet 2004 comme illégal par la Cour internationale de justice de La Haye, dont l’Assemblée générale de l’ONU a fait sien le jugement onze jours plus tard.
A l’occasion du XXe anniversaire de la fin du mur de Berlin, il est une exigence à faire valoir et grandir jusqu’à entraîner les peuples dans l’action : n’acceptons plus le « deux poids deux mesures ».
La crapule Olmert chahuté et traité de criminel de guerre à San Francisco... il est temps que les sionistes se rendent compte que leurs crimes ne resteront pas impunis.
Trois jours après s'être retiré du second tour de la présidentielle, Abdullah Abdullah a jugé mercredi illégitime et illégale la réélection de Hamid Karzaï à la tête de l'Afghanistan, au risque de prolonger la crise politique qui paralyse le pays depuis plus de deux mois.
L'ancien ministre afghan des Affaires étrangères avait justifié son retrait par la crainte de voir se répéter les fraudes massives qui avaient entaché le premier tour.
Mercredi, il a fustigé la réélection de M. Karzaï, décidée par la Commission indépendante électorale (IEC).
"Cette décision n'a pas de base légale et un gouvernement qui prend le pouvoir sur la base d'une décision d'une telle commission ne peut pas avoir de légitimité", a-t-il déclaré lors de sa première allocution publique depuis l'annonce du résultat.
L'IEC, chargée d'organiser le scrutin et proclamer les résultats, est au coeur du scandale qui a provoqué l'annulation pour fraude d'un quart des bulletins de vote du premier tour, très majoritairement favorables à M. Karzaï.
M. Abdullah a réitéré ses accusations contre l'IEC, l'accusant d'"incompétence" et de "parti pris" en faveur de M. Karzaï, qui en a nommé le chef, Azizullah Ludin, un de ses anciens conseillers.
La semaine dernière, M. Abdullah avait demandé le renvoi de M. Ludin, la suspension de trois ministres ayant fait campagne pour son adversaire et la fermeture des bureaux de vote "fantômes", qui n'avaient pas ouvert le 20 août mais avaient rendu des urnes pleines de bulletins.
L'IEC comme M. Karzaï avaient rejeté ces demandes.
"C'est exactement la même commission qui a annoncé la nomination du président", a souligné M. Abdullah. "Un gouvernement qui arrive au pouvoir sans le soutien de la population ne peut pas combattre des phénomènes comme les menaces terroristes, le chômage, la pauvreté et des centaines d'autres problèmes".
En dénonçant l'illégitimité de M. Karzaï, il tourne le dos à l'appel lancé par la communauté internationale à un gouvernement d'union nationale.
Mardi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon avait demandé au président Karzaï de travailler avec tous les candidats à la présidentielle.
Mais M. Abdullah, dont la campagne dynamique avait conforté le statut d'opposant numéro un, ne voit aucun intérêt à participer à une coalition avec son adversaire. "Un tel gouvernement, qui manque de légitimité, ne peut pas combattre la corruption", a-t-il dit, alors qu'Hamid Karzaï avait promis mardi de s'attaquer à ce fléau, qui irrite de plus en plus les Occidentaux.
L'administration américaine discute avec l'équipe Karzaï un pacte censé garantir qu'elle s'attaquera de front à la corruption, a dit la Maison Blanche mardi.
En dépit des conditions déplorables de sa réélection, le président, installé à la tête du pays fin 2001 par les puissances occidentales dont les troupes venaient de chasser les talibans du pouvoir, a reçu les félicitations de la communauté internationale, la Maison Blanche le considérant comme "le dirigeant légitime" du pays.
L'imbroglio électoral afghan place toutefois Barack Obama devant un redoutable dilemme alors qu'il achève le réexamen de la stratégie afghane, avant de décider s'il accède à la demande du chef des forces internationales sur le terrain, le général Stanley McChrystal. Celui-ci réclamerait plus de 40.000 hommes supplémentaires, en plus des 100.000 soldats étrangers déjà sur place.
Célébration à Paris du centième anniveraire de la ville de Tel-Aviv et qui engendre une protestations contre une mascarade en préparation pour le 6 décembre prochain au Forum des images. Neuf cinéastes se dont retirés du programme pour dénoncer l'Etat raciste et criminel dont se revendique l'entité sioniste ! Félicitations !
Le 20 août dernier se tenait le premier tour des élections présidentielles afghanes. Quelques semaines plus tard, on connaissait les résultats du scrutin. Dans un cafouillage digne de la présidentielle américaine de 2000, le président sortant, Hamid Karzaï, avait d’abord été annoncé avec plus de 50% des suffrages. Des chiffres contestés par les opposants, convaincus que de nombreuses fraudes avaient eu lieu.
Après “enquête”, l’ONU devaient déterminer l’étendue des irrégularités. “Il est vrai que dans un certain nombre de bureaux de votes dans le sud et le sud-est, il y a eu des fraudes considérables, mais pas que là”, avait déclaré, Kai Eide, le représentant spécial des Nations Unies en Afghanistan. Impossible de noyer le poisson pour les pays occidentaux restées très discrètes jusque là.
Mais voilà, plutôt que d’invalider les élections (ce qui aurait été légitime vu l’ampleur de la mascarade), et probablement sous la pression des pays de l’OTAN -qui jouent leur crédibilité dans l’établissement de la démocratie en Afghanistan-, la Commission électorale a préféré proposer l’organisation d’un second tour entre les deux premiers candidats, Karzai, à qui l’essentiel des fraudes aurait profité, et Abdullah Abdullah. Elle avait alors établi qu’ils avaient en réalité obtenu respectivement 49,7% et 35,6% des voix. Des chiffres, au passage, probablement tout aussi imaginaires que les précédents.
Finalement, coup de théâtre -ou presque-, Abdullah Abdullah annonçait dimanche qu’il se retirait de la course, officiellement, devant l’impossibilité que les élections ne se tiennent de manière régulière. Mais étonnement, il ne donnait aucune consigne particulière à ses électeurs lors de sa conférence de presse et de façon beaucoup moins surprenante cette fois-ci, la Commission annonçait plus tard qu’en définitif qu’il n’y aurait pas de second tour. Qu’a donc reçu Abdullah pour qu’il se rétracte aussi docilement?
Karzaï a donc été désigné vainqueur d’une farce qui aura duré 3 mois et qui se termine par un fameux désaveu pour les forces occidentales venues rétablir la démocratie et la liberté parmi les barbares.
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Selon le quotidien américain, le Washington Post près de la moitié des membres du comité chargé de surveiller les dépenses du Pentagone à la Chambre des Représentants américaine fait l'objet d'une enquête par le Congrès sur le plan éthique.
Ainsi selon un rapport de 22 pages du bureau d'éthique du Congrès américain, censé être confidentiel, mais que le Washington a réussi à se procurer une copie, le voile est levé sur certaines des sulfureuses connexions qui lient souvent en Amérique le puissant pouvoir législatif aux intérêts privés et leurs non moins puissants lobbies.
Ainsi prés de 30 législateurs et membres de leurs équipes sont actuellement scrutés avec attention par le bureau d'éthique du Congrès pour mille et une raisons : préférence donnée par certains parlementaires à des compagnies dont leurs parents sont actionnaires ; participation à des séminaires de trois jours aux frais de compagnies privées cherchant à promouvoir leurs intérêts…
La révélation la plus intéressante concerne le très puissant sous-comité d'affectation des fonds de la défense de la Chambre des représentants, qui contrôle les dépenses du Pentagone. Sept de ses membres sont dans le collimateur des enquêteurs. Ceux-ci tentent de déterminer quelle a été la nature de leurs relations avec l'influente firme de lobbying PMA, active dans le secteur des industries d'armement.
Le président du sous-comité, John Murtha, représentant démocrate de Pennsylvanie, est sur la sellette, de même que quatre autres membres de son parti et deux députés républicains. Il y a un an, un raid du FBI dans les locaux de PMA avait permis la saisie de nombreux documents sur les contributions financières de cette compagnie aux campagnes électorales de plusieurs législateurs, déclenchant une enquête judiciaire.
Le bureau d'éthique s'efforce de déterminer si les élus, dont les photos étaient publiées hier par le Washington Post, ont «récompensé» leur généreux donateur en «monnaie législative» ou en affectation de fonds. Selon le quotidien américain, près de 200 millions de dollars auraient été affectés par les sept parlementaires en cause pour des commandes passées à des constructeurs d'armement liés à PMA. Les représentants du peuple auraient touché en retour près de 6,2 millions de dollars de fonds de campagne au cours de la dernière décennie…
Dans le même rapport, on apprend que le représentant républicain David Nunes, a été menacé en 2007 par PMA pour avoir refusé d'accéder à ses requêtes. De quoi alimenter les critiques visant l'étendue de la corruption à Washington. Toute la subtilité de l'enquête consistera à prouver les faits reprochés sachant que les lobbyistes veillent à ne pas dépasser la ligne ténue qui sépare la défense légitime des intérêts privés d'une tentative de corruption, explique un ex-professionnel de l'industrie de l'armement qui a travaillé aux États-Unis.
Le rapport sorti jeudi montre que, malgré ses efforts, l'Administration Obama n'a pas réussi à «nettoyer» le système. Ainsi, selon le Washington Post, le patron de PMA, Paul Magliochetti n'a-t-il cessé, depuis dix ans d'alimenter les caisses électorales démocrates. Il y a un an, il avait hébergé dans sa belle maison d'Alexandria, en Virginie, une très chic soirée de levée de fonds pour le comité de campagne démocrate du Congrès, dont l'hôte d'honneur avait été Nancy Pelosi, futur speaker de la Chambre. Chaque firme invitée avait payé 28 500 dollars pour y participer.
Conflit israélo-palestinien: volte-face américaine sous forme de désaveu complet pour Obama
Le 4 juin 2009, Barack Obama prononçait, au Caire, un discours supposé renouer les liens avec le monde islamique. Au cours de son élocution, le président américain a abordé les sujets d’actualité qui affectent le plus les relations qu’entretiennent les États-Unis avec les pays musulmans dont le dossier israélo-palestinien. Il assurait alors devant un public conquis que la paix entre Palestiniens et Israéliens serait conditionnée par la fin de la colonisation en Cisjordanie.
(..) Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l’existence d’Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société.(…)
Depuis, la situation a évolué et les négociations, menées par l’émissaire américain dans la région, George Mitchell, n’ont abouti à rien, principalement devant le refus d’Israël de se soumettre aux exigences américaines. Les États-Unis avaient même menacé de sanctionner Israël économiquement. On espérait alors -naïvement- qu’il en était fini du soutien inconditionnel des USA à l’Etat Hébreu.
Devant la persistance des Israéliens à défendre leur droit à coloniser -c’est-à-dire voler- la terre des Palestiniens pour répondre à “la croissance naturelle de sa population“, l’Administration américaine avait répondu fermement et de nouveau souhaité le gel de la spoliation israélienne. Mais rien n’y a fait et plutôt que de mettre en exécution leurs menaces, les États-Unis ont préféré faire marche arrière en demandant à Mahmoud Abbas, le président illégitime de l’Autorité Palestinienne, de ne plus faire de la fin de la colonisation un obstacle à la relance du processus de paix.
Hillary Clinton, la cheffe de la diplomatie américaine, remet, en réalité, en question tout ce sur quoi reposait la stratégie américaine depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir. Elle force même le grotesque en déclarant lors d’une conférence de presse, tenue conjointement avec Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, que le gel des constructions dans les colonies n’a“historiquement jamais été une pré-condition mais une question au sein des négociations“. De quoi les négociateurs pourraient-ils bien discuter si les Israéliens continuent de menacer l’intégrité d’un territoire qui devrait, à terme, accueillir le nouvel État Palestinien?
Comme les précédents présidents qui se sont brisés les dents au Moyen-Orient, Barack Obama devrait très probablement essuyer un échec dans ses tentatives de résolution du conflit parce qu’il n’existe pas encore au sein des élites politiques américaines de mouvement capable de dire “non” à Israël. Sans cela, l’approche américaine sera toujours considérée comme partiale par les Arabes. Les États-Unis devront aussi apprendre à parler avec les vrais représentants du peuple palestinien -ceux qui ont acquis une légitimité dans les urnes et par les armes- le Hamas.
Mercredi, le New York Times a rapporté que Ahmed Wali Karzaï, le frère du président afghan Hamid Karzaï, est employé par la CIA. Tandis que les explications ne sont pas formellement condamnables (la CIA et les Forces d’Opérations Spéciales US lui louent une enceinte et l’utilisent souvent comme intermédiaire pour communiquer avec les Taliban), on sait très bien comment cette information sera perçue dans la région. Les théories selon lesquelles l’Afghanistan est un Etat fantoche de l’Occident sont confirmées. Cela appuie les rumeurs disant que les intérêts d’Hamid Karzaï sont entre les mains de l’hégémonie américaine. Et, cela aggrave la « crise de confiance » que connaît le peuple afghan envers son gouvernement, comme le décrit le Général Stanley McChrystal dans son Appréciation Initiale de Commandement. Selon toutes les indications, c’est une catastrophe pour l’administration Karzaï. Et cela a été dévoilé une semaine avant le deuxième tour forcé (par les Etats-Unis) de l’élection présidentielle.
Ahmed Karzaï n’est pas un simple gouverneur-copain d’un Etat qui s’enfonce dans une guerre de plus en plus terrible. Il est la cheville ouvrière de l’opium en Afghanistan, le Pablo Escobar de l’Hindu Kuch. Selon le Général McChrystal, cette guerre ne peut pas être gagnée tant que le commerce illicite de l’opium reste sans entraves. L’ISAF [la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité en Afghanistan] a passé huit années à incendier les champs de pavot de tout un chacun et, pourtant, il semble que Ahmed Karzaï touche des subsides de la CIA et bénéficie » d’un laissez-passer. Un fonctionnaire américain a raconté au New York Times : « Il n’y a aucune preuve de l’implication de Wali Karzaï dans le trafic de drogue, certainement rien qui puisse tenir devant un tribunal ». Ne manquait qu’un clin d’œil et un sourire complice.
Lorsque le Sénateur John Kerry a annoncé un deuxième tour inattendu entre Hamid Karzaï et Abdullah Abdullah, on a parfaitement compris que Karzaï était sur la sellette. Il est exact que les élections d’août dernier ont été entachées de violence, de corruption et d’irrégularités électorales, mais tous ceux qui peuvent localiser l’Afghanistan sur une carte s’y attendaient. Vu la récente montée en flèche de la violence, vu les pertes étasuniennes croissantes et les forces talibanes qui s’enhardissent, y a-t-il la moindre raison de croire que les choses iront mieux en novembre ?
Avant que ne soient révélés les liens entre Ahmed Karzaï et la CIA, cette élection semblait être un risque inutile pour les soldats américains chargés d’apporter la sécurité et la couverture politique à un président vacillant. Il apparaît à présent que c’est une méthode calculée pour entreprendre un coup d’Etat sans verser de sang.
En 1963, Ngo Dinh Diem était au pouvoir depuis neuf ans au Sud Vietnam. L’administration Kennedy en avait hérité d’Eisenhower. L’ancien Secrétaire d’Etat John Dulles disait que Diem était « le meilleur à leur disposition ». Le leadership de Diem était ténu, ses réussites étaient encensées au-delà de leurs mérites, et ses échecs étaient de dimension épique. Cependant, au final, c’est son frère qui causa sa perte. L’administration Kennedy autorisera la CIA a monter un coup qui trouvera Diem et son frère à l’arrière d’un véhicule blindé de transport de troupes et du côté opérant de fusils semi-automatiques.
Comme l’Agence a évolué ! Ces derniers temps, ils révèlent le nom de certains alliés soigneusement entretenus pour être des larbins des Etats-Unis et truquer les élections, mais qui sont devenus indésirables.
En dévoilant ce lien entre la CIA et la famille Karzaï, les Etats-Unis ont tacitement donné le feu vert à un changement de régime en Afghanistan. Si Karzaï est chassé du pouvoir par Abdullah Abdullah, l’administration Obama pourrait revendiquer avoir fait table rase – un nouveau général, un nouveau plan et une nouvelle diplomatie avec un nouveau gouvernement. Dans un sens, c’est une bonne nouvelle pour ceux qui soutiennent le plan de McChrystal. Mais si Karzaï survit à ce deuxième tour, celui-ci serait bien avisé d’éloigner son bureau des fenêtres et de ne pas s’attendre à beaucoup de latitude de la part des Etats-Unis.
Il est difficile d’affirmer que les négociations de Kerry ont été entreprises de mauvaise foi.
S’il est réélu, Hamid Karzaï devra agir là où Diem ne l’a pas fait : en se distançant rapidement de son frère – en commençant, au minimum, par l’écarter du pouvoir. Et les Etats-Unis devront expliquer au monde en quoi exposer sans vergogne des renseignements classés secrets, en vue de manipuler une élection libre, est bénéfique à une démocratie naissante ou à la guerre contre la terreur.
L’effondrement de l’Union Soviétique, l’incursion de Saddam Hussein au Koweït, le 11 septembre et l’absence des armes de destruction massive en l’Irak manquaient à la C.I.A., mais ils sont de retour à ce qu’ils font le mieux : poignarder un allié tout en lui passant de la pommade dans le dos.
S’il est réélu, il se pourrait que Hamid Karzaï veuille éviter les véhicules blindés de transport de troupes.
Femme du monde ou bien putain Qui bien souvent êtes les mêmes Femme normale, star ou boudin, Femelles en tout genre je vous aime Même à la dernière des connes, Je veux dédier ces quelques vers Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière Car aucune femme sur la planète N' s'ra jamais plus con que son frère Ni plus fière, ni plus malhonnête A part peut-être Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que Lorsque le sport devient la guerre Y a pas de gonzesse ou si peu Dans les hordes de supporters Ces fanatiques, fous-furieux Abreuvés de haines et de bières Déifiant les crétins en bleu, Insultant les salauds en vert Y a pas de gonzesse hooligan, Imbécile et meurtrière Y'en a pas même en grande Bretagne A part bien sûr Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que Une bagnole entre les pognes Tu n' deviens pas aussi con que Ces pauvres tarés qui se cognent Pour un phare un peu amoché Ou pour un doigt tendu bien haut Y'en a qui vont jusqu'à flinguer Pour sauver leur autoradio Le bras d'honneur de ces cons-là Aucune femme n'est assez vulgaire Pour l'employer à tour de bras A part peut être Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que Tu vas pas mourir à la guerre Parc' que la vue d'une arme à feu Fait pas frissonner tes ovaires Parc' que dans les rangs des chasseurs Qui dégomment la tourterelle Et occasionnellement les Beurs, J'ai jamais vu une femelle Pas une femme n'est assez minable Pour astiquer un revolver Et se sentir invulnérable A part bien sûr Madame Thatcher
C'est pas d'un cerveau féminin Qu'est sortie la bombe atomique Et pas une femme n'a sur les mains Le sang des indiens d'Amérique Palestiniens et arméniens Témoignent du fond de leurs tombeaux Qu'un génocide c'est masculin Comme un SS, un torero Dans cette putain d'humanité Les assassins sont tous des frères Pas une femme pour rivaliser A part peut être Madame Thatcher
Femme je t'aime surtout enfin Pour ta faiblesse et pour tes yeux Quand la force de l'homme ne tient Que dans son flingue ou dans sa queue Et quand viendra l'heure dernière, L'enfer s'ra peuplé de crétins Jouant au foot ou à la guerre, A celui qui pisse le plus loin Moi je me changerai en chien si je peux rester sur la Terre Et comme réverbère quotidien Je m'offrirai Madame Thatcher
Ainsi l'Académie de Médecine a reçu il y a quelques semaines une communication du très célèbre virologue Mazeltov DIAFOIRUS, professeur émérite (sans compter le mérite qu'il a !) sur les rapports du tabac et du Virus A H1N1 dit de la grippe mexicaine ou porcine (ils sont contents les mexicains... cochon qui s'en dédie !).
Il a effectué une étude sur l'entourage de 1003 grippés ayant accepté de ne pas être soignés selon le protocole expérimental qu'ils avaient signé. Les 5295 personnes de l'entourage des malades, qui elles ne portaient pas de masques et n'avaient pas été vaccinées, participaient aussi à cette expérimentation et ont été mises en observation jusqu'à la fin des délais d'incubation d'une éventuelle contagion.
A l'issue de l'expérience on obtenait les résultats suivants :
3483 individus n'étaient pas des fumeurs et 3197 d'entre eux ont contracté la grippe ;
1812 étaient des fumeurs et 3 seulement ont contracté la grippe.
NB : On a déploré quelques morts... chez les grippés d'origine et parmi leur entourage (mais en pourcentage raisonnable).
Dans sa communication le célèbre virologue estime que « tout se passe comme si le virus A H1N1, que l'on sait très doué pour se multiplier mais très fragile à toute réaction agressive à son endroit (comme à son envers) était tué ou gravement handicapé par la fumée du tabac ! »
Le savant préconisait donc dans ses conclusions d'autoriser à nouveau les fumeurs à fumer dans les lieux publics, cafés, restaurants, entreprises, bureaux, gares, trains, avions etc.... voire même de les encourager à enfumer les bébés et les femmes enceintes... il proposait de baisser à nouveau et de manière importante le prix du tabac, de distribuer gratuitement des cartouches de cigarettes aux militaires et aux vieux des hospices !
Par contre funérailles et lamentations pour les industriels du médicament et du matériel paramédical, pour les pharmaciens : plus de Tamiflu, plus de vaccins, plus de masques alors qu'ils en avaient préparé des millions pour assurer notre sécurité et leur chiffre d'affaire !
Le président de l'Académie de Médecine, après une injonction de la Commission de Veille Sanitaire (composée majoritairement, nous le savons, de Dames-Pipi nyctalopes),elle-même actionnée par les plus hautes autorités de l'état dont le Ministre de l'Economie, du Budget et du Port de la Ceinture, a décidé de ne pas rendre publique cette information que nous vous avons révélée en scoop et qui est désormais classée secret défense.
Mazeltov DIAFOIRUS en ayant choisi un mauvais sujet de recherches s'est privé du Nobel de Médecine... il fulmine dans un coin !
Comme quoi l'Amérique latine est toujours la chasse gardée des Etats-Unis !
Washington obtient un accord de sortie de crise
par RFI
Le président déchu Manuel Zelaya va se retrouver à la tête d'un gouvernement d'union nationale. Il dirigera ce petit pays d'Amérique centrale jusqu'à la fin de son mandat. Ce sont les Etats-Unis qui ont joué un rôle déterminant.
Le président déchu Manuel Zelaya va se retrouver à la tête d'un gouvernement d'union nationale. (Photo : Edgard Garrido/Reuters)
Il aura donc fallu que Washington s'en mêle pour que les choses commencent à bouger au Honduras. Depuis son installation précipitée au palais présidentiel, dans la foulée du coup d'Etat, Roberto Micheletti était resté sourd à toutes les pressions : ni la médiation du Costaricien Oscar Arias, ni les injonctions du Brésilien Lula, qui a tenté une brève incursion en terre centraméricaine, ni les navettes incessantes des diplomates de l'Organisation des Etats américains, n'avaient réussi à faire plier l'inflexible Micheletti.
Les Etats-Unis ont longtemps fait la pluie et le beau temps au Honduras. C'est d'ailleurs pour échapper aux soupçons d'interventionnisme qu'ils ont pris soin de rester en retrait depuis le début de la crise. Ce qui ne les a pas empêchés de s'activer en coulisse.
Les Etats-Unis ont suspendu leur aide. Ils ont fait jouer leurs liens étroits avec l'armée hondurienne, avec laquelle ils partagent une base militaire à Palmerola, au nord de Tegucigalpa. Ils sont même allés jusqu'à retirer leurs visas aux principaux acteurs du putsch, dont Roberto Micheletti, qui avaient l'habitude de voyager fréquemment chez le grand voisin du nord.
Mais c'est l'intervention directe de Thomas Shannon, l'adjoint de Hillary Clinton pour l'Amérique latine, qui a été décisive. Si l'accord qu'il a négocié est effectivement mis en œuvre, ce sera une victoire diplomatique bienvenue pour Barack Obama, qui est à la peine sur d'autres fronts à l'étranger.
c’est la question n° 1 que les gens me posent sans cesse une fois qu’ils ont vu mon film : « OK ! Et maintenant, qu’est-ce que je peux faire ? »
Vous voulez faire quelque chose ? Eh bien, vous êtes tombés pile au bon endroit ! Parce que j’ai quinze choses que vous et moi pouvons faire là, tout de suite, pour riposter et tenter de retaper ce système, qui est complètement foutu.
Cinq choses que nous voulons que le président et le Congrès fassent immédiatement :
1. Fixer un moratoire sur toutes les expulsions domiciliaires. Plus une seule famille ne devrait être chassée de sa maison. Les banques doivent ajuster leurs paiements d’hypothèques mensuels à la valeur réelle actuelle des maisons des gens et à ce que ces personnes peuvent payer. Et ceci, aussi, doit être fixé légalement : Si vous perdez votre boulot, on ne peut vous expulser de chez vous.
2. Le Congrès doit réintégrer le monde civilisé et étendre Medicare à tous les Américains sans exception. Une seule source non marchande doit gérer un système de soins de santé universel couvrant tout le monde. Les factures médicales sont aujourd’hui la cause n° 1 des faillites et des expulsions, dans ce pays. Medicare pour tous mettrait un terme à cette misère. La loi qui peut réaliser cela s’appelle H.R. 3200. Vous devez interpeller ET écrire à vos membres du Congrès et exiger qu’ils l’adoptent, et sans le moindre compromis.
3. Réclamer des élections financées publiquement et l’interdiction aux responsables élus de quitter leur fonction pour devenir lobbyistes. Oui, ces mêmes membres du Congrès qui sollicitent et reçoivent des millions de dollars de la part d’intérêts bien nantis doivent voter pour qu’on écarte TOUT argent de notre processus électoral et législatif. Dites à vos membres du Congrès qu’ils doivent soutenir le projet de financement de campagne H.R. 1826.
4. Chacun des 50 États doit créer une banque publique, propriété de l’État, comme ils en ont une dans le Dakota du Nord. Dans ce cas, le Congrès DOIT restaurer toutes les régulations strictes d’avant Reagan sur toutes les banques commerciales, les sociétés d’investissement, les compagnies d’assurances, et toutes les industries qui ont tiré un profit énorme de la dérégulation : les compagnies aériennes, l’industrie alimentaire, l’industrie pharmaceutique, et la liste n’est pas terminée. Si le première motivation d’existence d’une société est le profit, dans ce cas, il est nécessaire qu’elle vive en fonction d’un certain nombre de règles strictes et la première de ces règles est celle-ci : « Ne faites de mal à personne ». La seconde est : « Il faut toujours se poser la question : est-ce pour le bien de tous ? » (Cliquez ici pour avoir plus d’info sur cette banque publique du Dakota du Nord.)
5. Sauvez cette planète fragile et déclarez que toutes les ressources énergétiques sur terre et en dessous sont notre propriété collective, à nous tous. Exactement comme ils le font dans l’Alaska socialiste de Sarah Palin… Il ne nous reste du pétrole que pour quelques décennies. Les citoyens doivent être les détenteurs et les propriétaires des ressources naturelles et de l’énergie qui existent à l’intérieur de nos frontières ou nous allons continuer à nous enliser plus bas encore dans l’anarchie des sociétés. Et quand il s’agit de brûler des carburants fossiles pour nous transporter, nous devons cesser d’utiliser le moteur à combustion interne et faire savoir à nos constructeurs automobiles et à nos compagnies de transport qu’ils doivent réembaucher notre main-d’œuvre qualifiée et construire des transports en commun (bus non polluants, chemins de fer légers, routes secondaires, trains à grande vitesse, etc.) et des nouvelles voitures qui ne poussent pas à la charrette du changement climatique. (Pour en savoir plus sur la question, voici une proposition que j’ai rédigée en décembre.) Demandez au patron de fait de la General Motors, Barack Obama lui-même, de lancer un défi du style homme-sur-la-lune pour transformer notre pays en nation de trains, d’autocars et de routes secondaires. Pour l’amour du ciel, mes bonnes gens, c’est nous qui avons inventé (ou perfectionné) en tout premier lieu toutes ces choses-là !
Cinq choses que nous pouvons faire pour forcer le Congrès et le président à nous écouter
1. Chacun d’entre nous doit acquérir l’habitude quotidienne de prendre 5 minutes de son temps pour lancer quatre brefs appels téléphoniques : Un au président, un à votre représentant au Congrès et un à chacun de vos deux sénateurs. Pour savoir qui vous représente, cliquez ici. Prenez juste une minute pour chacun de ces appels dans lequel vous leur dites comment vous espérez qu’ils vont voter à propos d’une question particulière. Faites-leur savoir que vous n’hésiterez pas à voter pour un opposant primaire ou même pour un candidat d’un autre parti, s’ils ne répondent pas à votre demande. Si vous avez cinq autres minutes, cliquez ici pour leur adresser un mail à chacun. Et si vous désirez vraiment leur balancer une enclume sur le portrait, adressez-leur une lettre par les bons vieux services postaux !
2. Envahissez votre siège local du Parti démocratique. Vous vous rappelez tout ce plaisir que vous avez eu avec tous ces amis et voisins qui travaillaient ensemble pour faire élire Barack Obama ? VOUS AVEZ FAIT L’IMPOSSIBLE. Eh bien, il est temps de remettre ça ! Rassemblez à nouveau tout le monde et rendez-vous au meeting mensuel du Parti démocratique de votre ville ou de votre comté et devenez la majorité qui va le diriger ! Ils ne seront pas nombreux à être présents et ils seront soit heureux soit traumatisés de voir que vous et la révolution d’Obama êtes entrés dans le local avec l’air de vouloir discuter affaires. L’agenda du président Obama ne se réalisera jamais sans l’action de sa large base populaire et il ne se sentira pas encouragé à faire les choses nécessaires sans personne derrière lui, que ce soit en étant à ses côtés ou en le poussant dans la bonne direction. Quand vous tous serez devenu le Parti démocratique local, envoyez-moi une photo du groupe et je la publierai sur mon site Internet.
3. Recrutez quelqu’un qui fera la campagne et qui pourra remporter vos élections locales l’an prochain ou, mieux encore, envisagez vous-même d’être ce candidat aux élections ! Vous ne devez pas nécessairement accepter le candidat incontournable qui s’attend toujours à remporter la victoire. Vous pouvez être notre prochain représentant ! Vous ne croyez pas la chose possible ? Regardez ces exemples de citoyens ordinaires qui ont été élus : Le sénateur d’État Deb Simpson, le membre de l’Assemblée de l’État de Californie, Isadore Hall, le conseiller de la ville de Tempe, Arizona, Corey Woods, le membre de l’Assemblée de l’État du Wisconsin, Chris Danou et le représentant de l’État de Washington, Larry Seaquist. Et la liste est loin d’être épuisée – et vous devriez y figurer vous aussi !
4. Profilez-vous. Organisez des piquets devant la succursale locale d’une grosse banque qui a raflé l’argent du renflouage. Assurez des gardes et organisez des marches. Envisagez la désobéissance civile. Ces meetings à l’Hôtel de Ville vous sont ouverts, à vous aussi (et ceux de notre bord y sont plus nombreux qu’eux !). Faites du bruit, amusez-vous un peu, apparaissez dans les nouvelles locales. Placez des affichettes « Voici le travail du capitalisme ! » sur des maisons vides après saisie et expulsion, sur des écoles et des infrastructures en ruine. (Vous pouvez les décharger à partir de mon propre site Internet.)
5. Lancez votre propre média. Vous. Oui, vous-même (ou en compagnie de quelques amis). Les médias traditionnels sont aux mains de l’Amérique des sociétés et, à de rares exceptions près, ils ne diront jamais toute la vérité et c’est donc à vous de le faire ! Lancez un blog ! Lancez un site Internet de vraies nouvelles locales (en voici un exemple : The Michigan Messenger). Rameutez vos amis et utilisez Facebook pour leur faire savoir ce qu’il faut qu’ils fassent sur le plan politique. Les journaux quotidiens ordinaires meurent progressivement. Si vous ne comblez pas ce vide, qui le fera ?
Cinq choses que nous devrions faire pour nous protéger nous-mêmes ainsi que nos êtres chers tant que nous ne serons pas sortis de ce foutoir :
1. Retirez votre argent de votre banque, si celle-ci a pris l’argent du renflouage et placez-le dans une banque locale ou, mieux encore, dans une coopérative de crédit.
2. Débarrassez-vous de toutes vos cartes de crédit (sauf une) – du genre à devoir renflouer votre compte à la fin du mois ou on vous les reprend.
3. N’investissez pas en Bourse. Si vous avez des liquidités de reste, placez-les sur un compte épargne ou, si vous le pouvez, remboursez une partie de votre prêt hypothécaire de façon à pouvoir être le propriétaire de votre maison le plus vite possible. Vous pouvez également acheter de très sûres obligations du gouvernement ou T-bills. Ou alors, offrez tout simplement des fleurs à votre maman.
4. Syndicalisez votre lieu de travail de façon à ce que vos collègues et vous-mêmes ayez votre mot à dire dans la façon dont votre boîte est gérée. Voici comment faire (+ d’infos ici). Rien n’est plus américain que la démocratie et la démocratie ne devrait pas s’arrêter à la porte de votre lieu de travail quand vous y entrez. Une autre façon d’américaniser votre lieu de travail est de transformer votre affaire en une coopérative entièrement aux mains des travailleurs. Vous n’êtes pas des esclaves salariés. Vous êtes des êtres libres et le fait que vous donnez huit heures de votre vie chaque jour à quelqu’un d’autre doit être décemment compensé et respecté. 5. Prenez bien soin de vous-même et de votre famille. Navré de vous parler comme si j’étais Oprah [Winfrey], mais c’est elle qui a raison. Trouvez un endroit de paix dans votre vie et choisissez de vivre parmi des gens qui ne sont pas bourrés de négativisme ou de cynisme. Cherchez la compagnie de ceux qui construisent, éduquent et aiment. Éteignez votre TV et votre GSM et faites une balade à pied d’une demi-heure chaque jour. Mangez des fruits et des légumes et rompez avec tout ce qui contient du sucre, du sirop de maïs à taux élevé de fructose, de la farine blanche et trop de sodium (sel). Et, comme le dit Michael Pollan : « Mangez des (vrais) aliments, pas trop, et surtout des végétaux. » Dormez sept heures chaque nuit et prenez le temps de lire un bouquin par mosi. Je sais qu’on dirait que je suis devenu comme votre grand-mère mais, bon sang, regardez-la bien, votre mamy, elle est en forme, elle est reposée et elle connaît le nom de ses deux sénateurs américains sans avoir à les chercher sur Google. Nous ferions bien de l’écouter. Si nous n’enfilons pas notre « masque à oxygène » d’abord (comme ils disent à bord des avions), nous ne serons plus d’aucune utilité pour le reste de la nation en appliquant le moindre des points de ce plan d’action !
Je suis sûr que vous allez pouvoir vous amener avec des tas d’autres idées encore sur la façon de construire ce mouvement. Soyez créatifs. Pensez en dehors du moule politique habituel. SOYEZ SUBVERSIFS ! Pensez à cette action locale que personne n’a jamais tentée. Conduisez-vous comme si votre vie en dépendait. Soyez téméraires ! Essayez de faire quelque chose en vous y abandonnant corps et âme. Cela ne pourra que vous libérer, vous et votre communauté et votre nation.
Et quand vous agissez, envoyez-moi vos histoires, vos photos et votre vidéo – et n’oubliez pas de poster vos idées dans les commentaires au bas de cette lettre sur mon site, de sorte que des millions de gens pourront les partager.
Remuons-nous ! – Nous pouvons le faire ! Je n’attends rien de moins de vous, mes véritables et fidèles compagnons de voyage !
À vous.
MMFlint@aol.com
Source: MichaelMoore
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action.
Affaire du Zénith : La LICRA déboutée face à Robert Faurisson
Le 22 septembre dernier, la LICRA (réprésentée par Me Christian Charrière-Bournazel, Bâtonnier de Paris, et Me Alain Jakubowicz) réclamait 15.000 € et la condamnation de Robert FAURISSON pour contestation de crimes contre l’humanité.Le 27 octobre, la XVIIe chambre correctionnelle de Paris a décidé que cette association n’aura rien.
Le Professeur Robert Faurisson a été relaxé, la LICRA déboutée de toutes ses demandes.
La LICRA demandait sa condamnation et celle de Dieudonné pour “contestation de crimes contre l’humanité” (c’est-à-dire, selon une loi du 13 juillet 1990, pour révisionnisme) parce que, le 26 décembre 2008, au Zénith, Dieudonné avait donné la parole à Robert Faurisson, qui en avait profité pour dire au public que, malgré ses condamnations répétées, il ne changerait pas d’opinion.
Trés précisément, les propos tenus par Robert Faurisson sur la scène du Zénith, et poursuivis par la LICRA par voie de citation directe, étaient les suivants :
« Vous ne savez pas ce que je dis, ce que je maintiens. Certains d’entre vous, la plupart d’entre vous, ne savent pas, ou savent ce que les médias osent dire à mon propos : toutes les sottises qu’ils peuvent prêter aux révisionnistes. Vous savez qu’il existe en France une loi spéciale qui va permettre à notre ami de se retrouver à la 17e chambre, d’ici peu de temps, comme moi j’y ai été un nombre de fois que je ne peux pas vous dire. Je peux simplement vous dire ceci, c’est que je n’ai pas le droit, c’est la loi, – ce que tu disais si bien, – je n’ai pas le droit de vous dire ce qu’est en réalité le révisionnisme, ce que ces gens-là appellent le négationnisme. Si tels aiment à m’appeler négationniste, je les appelle affirmationistes, et vous écrirez le mot comme vous voudrez (..)
Cela fait 34 ans que je suis traité dans mon pays en palestinien et je ne peux m’empêcher de faire cause commune avec eux"
Dans un premier temps, la LICRA, "choquée" par cette déclaration tenue par ce révisionniste mondialement célèbre devant 5.000 personnes l’applaudissant, avait diffusé le communiqué suivant :
« Après consultation de sa commission juridique, le Président de la LICRA, Patrick GAUBERT, estime que le délit d’apologie du négationnisme est constitué par le lamentable spectacle offert par Dieudonné et Faurisson au Zénith de Paris. (…) et (…) demande donc officiellement au Parquet d’engager les poursuites qui s’imposent »
La défense rappela au tribunal et à cette "commission juridique" que le délit d’apologie de négationnisme n’existe nulle part dans le code pénal, et qu’il convient en l’espèce d’avoir une analyse stricte du droit = violation ou non de la loi Gayssot.
Elle s’attacha également à expliquer qu’en France, la LICRA n’a pas - encore - le droit d’ordonner au Parquet d’engager des poursuites, mais doit, comme tout justiciable, porter plainte.
Elle démontra que lorsque Robert Faurisson dit qu’il est “révisionniste”, il résume avec franchise et en toute clarté ce qu’il est ; il ne « sous-entend » rien.
Or, le droit pénal est d’interprétation stricte.
Ce fut un honneur de défenseur que d’avoir à représenter celui qui se surnomme souvent lui même, "le condamné d’avance".
En ce 27 octobre 2009, c’est un contentement de le voir innocenté par la XVIIe chambre correctionnelle des poursuites engagées injustement par la LICRA.
Mine de rien, sans bruit médiatique, un événement majeur en matière de géopolitique, lourd de conséquences pour l'équilibre du monde, vient de se produire. La Turquie décroche...
Depuis longtemps, on parle de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Mais certains Etats sont particulièrement réticents, surtout la France et l'Allemagne, qui, pourtant, compte en son sein une importante communauté turque (1). Et les choses traînent, les années passent, la Turquie se lasse. Pourtant, M. Erdogan ne cesse de rappeler que l'intérêt de l'UE est d'intégrer la Turquie en son sein, afin que des ponts se tissent entre le Monde musulman fort de 1,5 milliard d'individus, et, à travers l'Europe, le reste du monde (2). Rien n'y fait.
L'Europe est l'artisan des revirements de la Turquie.
Le 29 janvier dernier, lors du Forum économique mondial de Davos, M. Erdogan claque la porte en reprochant aux organisateurs de ne pas avoir pu répondre à Shimon Peres pendant le débat sur le Moyen-Orient. Pour le Premier Ministre Turc, la dernière opération militaire israélienne à Gaza, Plomb Durci, particulièrement meurtrière, était indéfendable (3).
Suivent une série de décisions ou de déclarations: "Erdogan vient de monter encore d’un cran dans ses accusations envers Israël. Lors d’un Congrès à Istanbul, il a exigé d’Israël « de mettre fin immédiatement au blocus imposé à la Bande de Gaza, car ce qui se passe là-bas est quelque chose de terrible que l’on ne peut pas laisser passer sous silence ». Le Premier ministre turc a voulu préciser « que ce n’était pas parce qu’il est Musulman qu’il réagissait ainsi, mais tout simplement en tant qu’être humain ». Puis il a lancé l’accusation la plus grave : « D’un point de vue juridique, le blocus sur Gaza est un crime contre l’Humanité, et la Communauté internationale se doit d’intervenir pour y mettre fin, car c’est une véritable tragédie humaine ». Il a également accusé Israël « d’empêcher la reconstruction des zones détruites durant l’Opération ‘Plomb Durci’, en interdisant le passage de matériel vers la Bande de Gaza".(4)
La Turquie marque de plus en plus son indépendance
Par ailleurs, la Turquie a récemment suspendu la participation de son armée de l'air aux manoeuvres militaires conjointes avec l'OTAN en Anatolie (5). Manifestement, le pays n'a digéré ni l'opération d'Israël contre Gaza, ni les atermoiements de l'Europe à son égard. Il ne ménage plus ses critiques envers l'Etat d'Israël, et il se rapproche de l'Iran et de la Syrie, renouant ainsi avec ses racines orientales, notamment en concluant plusieurs accords de partenariat aussi bien avec Bagdad qu'avec Damas (6). Erdogan fut d'ailleurs l'un des premiers à féliciter Ahmadinejad après sa réélection de juin dernier (7)
Après avoir durci ses positions envers Israël (8), notamment à l'occasion du Rapport Goldstone qu'elle a soutenu, voici une nouvelle étape, la Turquie se rapproche aujourd'hui de l'Iran. Sur l'arsenal nucléaire du régime israélien, le Premier Ministre turc réclame un débat international (9). Il ne supporte plus le régime de faveur accordé à l'Etat hébreu, il dénonce la partialité de l'Occident envers l'Iran et son programme nucléaire: "Dans un entretien accordé au journal britannique "The Gardian", Erdogan a estimé que les accusations occidentales proférées contre Téhéran le soupçonnant de vouloir se doter de la bombe nucléaire, sont fondées sur de "la calomnie". Selon lui, "toute frappe militaire contre les installations nucléaires iraniennes serait une folie (..) D'un côté, on dit que l'on veut une paix mondiale, mais de l'autre on mène une approche destructrice contre un Etat qui a 10.000 ans d'histoire", a-t-il poursuivi.. (10).
Rapprochement avec l'Iran
La crise couve entre Israël et la Turquie, crise sourde pour le moment, mais qui risque, à terme, de devenir aïgue, alors que se dessine une intervention d'Israël contre l'Iran, et que l'Etat hébreu, justement, aurait d'autant plus besoin de la neutralité bienveillante de la Turquie pour mener ses opérations militaires, qu'il se trouve de plus en plus isolé dans la région et en butte à la désapprobation de l'opinion internantionale (11).
Nouvelle épreuve pour Israël, M. Erdogan vient de se rendre à Téhéran "en compagnie de 200 personnalités politiques et économiques turques, y compris les ministres du commerce, des affaires étrangères et de l'énergie, sans compter 18 députés" (12), et le Premier ministre turc a qualifié le président iranien Mahmoud Ahmadinejad d’ami, en escomptant bien sceller des accords commerciaux avec celui que l'Occident diabolise.
Le Président Ahmadinejad a chaudement félicité son nouvel ami pour ses prises de position, "estimant que ses déclarations avaient eu des retombées bénéfiques dans le monde entier. Il a précisé: Le régime sioniste menace toutes les nations et fait tout pour qu’il n’y ait aucun pays puissant dans la région. Nous constatons que l’usage de la force à Gaza ne lui suffit pas et il attaque aussi Jérusalem la Sainte ». Les deux chefs d’Etat ont parlé de resserrer les relations entre leurs pays et ont débattu du nucléaire iranien. Ahmadinejad a déclaré: « L’Iran et la Turquie ont des intérêts communs et sont soumis aux mêmes menaces. Si nous coopérons, nous pourrons surmonter toutes nos difficultés pour le bien de nos deux peuples ». Quant au ministre israélien Lieberman, Erdogan l’a accusé notamment d’avoir menacé d’utiliser l’arme nucléaire contre Gaza (13)
Un tournant décisif à long terme
Ce changement d'orientation dans la politique turque induira, à long terme, de profonds changements pour le couple americano-israélien, et pour la communauté en général. En effet, la Turquie occupe une position stratégique sur l'échiquier international, au carrefour de deux mondes, occidental et oriental, chrétien et musulman. Las des tergiversations de l'UE, M. Erdogan, manifestement, joue désormais la carte de l'Orient, il renoue avec l'Islam et le passé ottoman. Il sera en messure de faire monter les enchères et de peser sur les décisions internationales, au point de nuire aux intérêts atlantiques dans la région. Comment ? Par exemple en interdisant le survol de sa région en temps de conflit, de guerre. Ou en refusant d'aider l'OTAN à réaliser ses projets au Moyen Orient. Autant dire que l'Occident est sans doute en train de perdre une carte maîtresse dans cette partie du monde. Et cet avatar de la politique impériale risque d'avoir de très lourdes conséquences, surtout si Ankara resserre les liens avec l'Iran, décrété ennemi par la coalition occidentale.
Pas de rupture brutale, certes, mais des petits pas inquiétants, dans une direction qui a tout pour préoccuper l'OTAN au moment où, sans doute, elle prépare une offensive contre l'Iran. Le camp non aligné vient de se renforcer, et nous n'avons pas fini d'en voir les conséquences, sinon à court terme, du moins à plus long terme.
Eva R-sistons
Notes et références :
(1)
Parmi les dirigeants européens, certains comme en France ou en Allemagne, ont des préjugés sur la Turquie. Sous Chirac, nous avions de très bonnes relations [avec la France] et il était très positif envers la Turquie. Mais sous Sarkozy, ce n'est pas la même chose.http://www.actu.co.il/2009/10/erdogan-accuse-israel-de-%C2%AB-crimes-contre-l%E2%80%99humanite-%C2%BB
(2)
C'est une attitude injuste. L'Union Européenne viole ses propres règles. Etre dans l'Union européenne nous permettrait de construire des ponts entre le monde musulman, qui compte 1,5 milliard d'individus, et le reste du monde. Il faut qu'ils s'en rendent compte. S'ils l'ignorent, cela affaiblira l'UE. http://www.actu.co.il/2009/10/erdogan-accuse-israel-de-%C2%AB-crimes-contre-l%E2%80%99humanite-%C2%BB
Israël vient d'encaisser un très sérieux coup dur diplomatique. La Turquie, seul pays musulman lié par un accord de coopération militaire à l'État hébreu, a mis son veto à la participation de l'aviation israélienne à des manœuvres qui devaient avoir lieu cette semaine dans son espace aérien (..) Pour les responsables israéliens, cette initiative a tout d'une sonnette d'alarme. Jusqu'à présent, la Turquie était en effet considérée comme un allié stratégique de toute première importance (..) À ce tableau, il faut ajouter des échanges entre services de renseignements et d'importantes ventes d'armes israéliennes à la Turquie(..) Mais ces relations privilégiées se sont toutefois «lézardées». Ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre et chef d'un parti islamiste, a durci le ton. Mais tant que la coopération militaire n'était pas touchée, les Israéliens n'en prenaient pas ombrage. L'annulation de la participation d'Israël à des manœuvres semble en revanche marquer un changement des règles du jeu.
Il y a eu successivement la campagne contre l’ambassadeur Edelman, digne du Stürmer et de la Pravda. Puis des rééditions massives deKavgam, la traduction turque de Mein Kampf, suivies de Hitler’in Liderlik Sirlari (Les qualités de leadership de Hitler), et de Metal Firtina (Tempête métallique), un roman de politique-fiction décrivant une agression militaire américaine contre la Turquie (450 000 exemplaires vendus en moins d’un an). Puis Kurtlar Vadisi (La Vallée des Loups), une série télévisée où l’opération américaine en Irak est présentée comme une opération génocidaire antiturque, et où des Juifs américains sont déjà impliqués dans des trafics d’organe, thème qu’allait reprendre en 2009 un journal suédois à grand tirage. Et enfin le récent film de la première chaîne publique de la télévision turque, sur les soi disant atrocités israéliennes à Gaza
Le premier ministre turc prône un débat international sur l'arsenal nucléaire du régime israélien. Recep Tayyip Erdogan, a déclaré, samedi, lors du IIème Congrès de son Parti, "Justice et Développement", que si la question nucléaire iranienne faisait l'objet d'un débat, sur la scène internationale, il faudrait en faire autant sur les armes nucléaires du régime israélien. "La Turquie réclame une politique basée sur davantage de justice dans le monde, et si l'on évoque les armes à destruction massive, on devrait, aussi, parler des bombes à phosphore utilisées, par le régime israélien à Gaza", a-t-il dit. Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a affirmé l’opposition de son pays à la prolifération des armes nucléaire dans la région du Moyen-Orient, précisant que le régime israélien est le seul pays dans la région qui possède l’arme nucléaire. M. Erdogan a indiqué que le monde doit être juste s’il désir que la paix règne, soulignant que l’Iran n’a rien fait tandis que le régime israélien a perpétré des crimes à Gaza. Il a qualifié de folie tout acte militaire contre l’Iran, soulignant qu’on doit tirer une leçon de l’invasion américaine contre l’Irak où une civilisation entière a été anéantie et plus d’un million d’Irakien ont été tués. Source :Irna http://www.soueich.info/article-37020166.html
La menace d'une crise aiguë avec la Turquie inquiète au plus haut point les responsables israéliens au moment où une neutralité «bienveillante» d'Ankara serait la bienvenue dans l'épreuve de force engagée avec l'Iran. Israël se retrouve de plus en plus isolé dans la région. Les relations avec l'Égypte et la Jordanie, les deux seuls pays arabes entretenant des relations diplomatiques avec l'État hébreu, se sont très nettement refroidies. Barack Obama, malgré tous ses efforts, n'est pas parvenu à convaincre des pays du Golfe d'accepter de faire le moindre geste envers Israël. Sur le front palestinien, George Mitchell, l'émissaire spécial américain, est reparti au début de la semaine les mains vides. Bref, pour le moment aucune embellie n'est en vue…
Le second rapport du Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH) depuis le début du coup d’état est affligeant. Enorméments de violations des libertés fondamentales, beaucoup de cas de torture, des menaces de mort, des arrestations arbitraires, beaucoup d’atteinte aux femmes et aux jeunes. Ainsi les membres de l’organisation Jeunesse Populaire Morazaniste font l’objet de constantes menaces par SMS. D’un autre côté le Honduras est le pays où les oligarques ne sont pas des plus tendres, un peu comme partout en Amérique Latine d’ailleurs. Comme l’est Tuky Bendaña de San Pedro Sula, qui paie des policiers pour agresser les personnes qui lui font ombrage. Bref, même si le Honduras est un pays excessivement violent 50/1000 homicides par an la violence globale est tout de même toujours du même coté : les oligarques, les latifundistes, et depuis le 28 juin les putschistes.
Le visage et les chiffres de la répression !
21 assassinats officiellement recensés, parmi ceux-ci 4 professeurs ; plus de 4 000 plaintes de violation de la liberté fondamentale et de 114 citoyens et citoyennes accusées de sédition sont rapportés dans le second rapport sur les violations des droits de l’homme après le coup d’État, dénommé “le visage et les chiffres de la répression”.
Dans la présentation du deuxième rapport sur les violations des droits de l’homme le Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH), révèle l’augmentation des violations des droits de l’homme pendant 115 jours de résistance contre le coup d’état perpétré le 28 juin dernier.
Jusqu’à présent il y a 5 détenus politiques, 4 cas catalogués comme persécution directe de la jeunesse. Plusieurs d’entre eux ont eu à sortir du pays. De la même manière il y a 500 procédures de plaintes déposées par la population à l’Antenne d’Accès à la Justice du COFADEH.
De plus sont inscrits 3 attentats contre des personnes et 95 menaces de mort. En ce qui concerne les atteintes à l’intégrité de la personne on enregistre 133 cas de traitements cruels qui ne sont rien d’autres que des tortures, parmi ceux-ci on trouve 15 cas de liaisons graves, 394 personnes présentent des lésions et des coups, et plus de 211 personnes sont affectées par des armes non conventionnelles. Violation de la liberté de circulation En ce qui concerne les droits à la liberté de circulation se sont produites 1 987 détentions illégales, 2 tentatives de séquestration et il y a eu 114 détenus politiques accusés de sédition, qui passent en jugement, mais maintenant en liberté conditionnel.
10 allanamientos, 13 plaintes pour persécution envers des responsables sociaux et des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que 4 attentats contre des organisations, parmi celles-ci le Syndicat de Travailleurs des Boissons et Similaires (STIBYS), le Syndicat de Travailleurs du Patronage National de l’Enfance (SITRAPANI) et le COFADEH.
Le premier rapport dénonçait les violations des droits de l’homme enregistrées dans une période allant du 28 juin au 17 juillet. Et ce second rapport lui va du 16 juillet au 15 octobre 2009.
Au sujet de la liberté d’expression, 14 violations ont été enregistrées contre des médias et 12 agressions contre des journalistes. En ce qui concerne la liberté de circulation, il y a eu 52 retenues militaires et policières durant les couvre-feux ordonnés du régime de facto.
“Connaissant les effets de la dictature militaire nous pouvons dire que ce n’était pas un fait isolé mais nous étions en face de toute une stratégie non pour prendre et contrôler le pouvoir durant deux mois, mais pour prendre ce pouvoir a long terme, ou bien que la dictature est arrivée pour rester dans la région”, a déclaré Bertha Oliva, coordinatrice du COFADEH. Bien que la dictature militaire que nous vivons aujourd’hui a des traits similaires à celle que nous avons subit pendant les années quatre-vingts, une différence importante est qu’à cette époque les tortionnaires du peuple cachaient leurs visages, ils cachaient aussi leurs noms.
“Aujourd’hui, au contraire, les tort ont un visage, ils ont un nom et nous sommes devant des gens avec un uniforme bleu, vert olive et blanc. L’autre de nos grands soucis est la stratégie de la dictature militaire contre le secteur de l’éducation qui se matérialisent depuis les détentions illégales et arbitraires à la rétention d’universitaires, en passant par l’enregistrement des profils, de requêtes de procureurs pour les poursuivre et lancer un procès, jusqu’à arriver à l’assassinat.
Conformément aux registres de cet organisme, les morts des maîtres Roger Abraham Vallejo, Mario Contreras, Félix Murillo et Eliseo Hernández, sont en relation avec le contexte du coup d’état.
Carlos H. Reyes, le candidat présidentiel indépendant et le membre du Front National de Résistance Contre le Coup d’État, a déclaré que le COFADEH a gagné le poste qui lui correspond bien au dessus de ceux qui se disent, au sein de l’état, défendre les droits de l’homme.
De la même manière, Anarely Vélez, représentant le Comité pour l’Expression Libre (C-Libre), a soutenu que depuis que s’est produit le coup d’État ils ont lancé au monde une série d’alertes qui dénonçaient les attaques contre les médias comme Radio Globo, Canal 36, Radio Progrès, Canal 11, Diario Tiempo et la persécution de différents journalistes dans l’exercice de leur profession.
Finalement le directeur Exécutif d’ACI-PARTICIPA et d’ex-Commissaire National des Droits de l’Homme, Leo Valladares Lanza, a dit que toutes les actions du gouvernement de facto, n’ont été rien de plus qu’une autre stratégie pour étouffer les voix qui dénoncent les droits de l’homme.
Valladares Lanza condamne le coup d’État et mis en avant le fait qu’un mandataire des droits de l’homme doit être la voix de ceux qu’ils n’ont pas, ou encore de ceux qui l’ont mais qu’on écoute pas.
Tegucigalpa, le 23 octobre (PL) Un communiqué récent de l’ONU décrit l’engagement de paramilitaires colombiens part des propriétaires latifundistes honduriens.
Cette annonce a alerté les organisations des droits de l’homme du Honduras, qui ont constaté des activités liées au paramilitarisme dans le pays.
Selon le Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH) les organisations de jeunesse sont les plus vulnérables devant ces faits.
Le dernier rapport que le COFADEH a publié décrit que la Jeunesse Populaire Morazaniste reçoit constamment des menaces de mort envoyées par SMS.
Le cinq octobre ils ont reçu un message quand ils se trouvaient réunis chez la Secrétaire de Sécurité en compagnie d’une représentante du COFADEH, entrain de voter l’application de mesures de précaution.
“Billy, Billy, aujourd’hui ils vont mourir comme Pedro Magdiel, en commençant par Sandra et Ricardo et après l’un après l’autre.” Etait le contenu du texto.
Dans d’autres messages ils les menaçaient de les asperger de chaux dans les ensillas. Les menaces et les attaques physiques contre les membres de cette organisation ont commencé depuis le 20 juillet , leur fréquence et leur intensité sont en constante augmentation.
L’une des menaces vers les jeunes hommes de cette organisation s’est réalisée le neuf octobre, quand ils ont essayé de séquestrer l’un de ses membres qui, pour des raisons de sécurité, ne révèle pas son nom.
Selon le témoignage de la victime il allait faire quelques courses dans un supermarché proche de son centre d’études, quant il a été arrêté par un véhicule de tourisme noir dont le conducteur avait le visage couvert d’un passe-montagne.
La victime a remarqué que l’agresseur portait une arme et il l’a menacé de le séquestrer, cependant l’agressé était accompagné par un groupe de collègues de l’université, qui l’ont défendu. Cette initiative a fait monter la colère du sicaire qui a saisi la victime par le bras occasionnant plusieurs fractures.
Le dernier attentat vers cette organisation politique a été recensé ce matin quand l’un de ses militants, Cristino Salgado a reçu une menace de mort sur son téléphone portable.
Tout de suite après Salgado a reçu un autre texte qui le prévenait de l’assassinat du journaliste indépendant Ronnie Huete, qui est aussi membre de la JPM.
Devant l’augmentation des menaces, le COFADEH fait appel à la communauté internationale pour renforcer le respect des droits de l’homme au Honduras.
Amnesty International annonce que le manque d’eau en Cisjordanie et à Gaza vient d’atteindre un point critique.
Dans un rapport qui vient d’être publié, Amnesty International déclare que l’Etat d’Israël empêche les Palestiniens d’avoir un accès normal à l’eau potable tout en permettant aux colons israéliens de consommer de l’eau de façon presque illimitée.
Dans les colonies, on voit des piscines, des pelouses arrosées généreusement autour des maisons et des systèmes d’irrigation des exploitations agricoles qui fonctionnent 24 heures sur 24. Cette situation contraste violemment avec celle des villages palestiniens voisins dont les habitants luttent pour aller chercher le peu d’eau dont ils ont besoin, même pour un usage domestique. 80 pour cent des villes et des villages palestiniens ne reçoivent que quelques heures d’eau par semaine, obligeant la population à faire des réserves dans des bidons et dans des conditions d’hygiène hasardeuses. Les Palestiniens n’ont pas le doit de forer des puits.
Amnesty International indique que 180.000 à 200.000 Palestiniens n’ont aucun accès à l’eau courante dans les communautés rurales de Cisjordanie, tandis qu’en d’autres endroits plus favorisés les robinets sont souvent secs.
« Israël ne permet pas aux Palestiniens d’avoir accès à l’eau en quantité suffisante, alors que les ressources en eau se trouvent la plupart du temps en Cisjordanie occupée » a déclaré Donatella Rovera, qui fait des enquêtes pour Amnesty International. Et selon le rapport d’Amnesty, intitulé Troubled waters - Palestinians denied fair access to water, la consommation d’eau des Israéliens est en moyenne quatre fois plus grande que les 70 litres consommés chaque jour par un Palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Mais Israël doit faire face à une pénurie d’eau sans précédent. C’est pourquoi les Israéliens contrôlent une grande partie des ressources en eau de la Cisjordanie, en pompant dans ce qu’ils appellent « la couche aquifère montagneuse » à la frontière d’Israël.
Le rapport d’Amnesty International dit aussi qu’Israël utilise plus de 80 pour cent de l’eau tirée de la couche aquifère montagneuse, bien que ce pays dispose d’autres sources. En revanche, la couche aquifère montagneuse est la seule source d’approvisionnement en eau de la Cisjordanie.
Dans la bande de Gaza, plusieurs travaux de réparation du réseau de distribution d’eau et de la voirie étaient en cours pour améliorer la situation sanitaire avant que le blocus israélien soit imposé en 2007. Mais les projets ont été suspendus, car Israël empêche totalement l’entrée des matériaux de construction.
S’ajoutant à une situation déjà catastrophique, la guerre de Gaza a laissé des réservoirs d’eau, des puits, des réseaux d’égouts et des stations de pompage sévèrement endommagés. Le rapport d’Amnesty International indique que la nappe phréatique côtière, seule ressource en eau douce, a été polluée par des infiltrations d’eau de mer, des infiltrations d’eaux usées non traitées, et par la surexploitation. « La situation de l’eau à Gaza vient d’atteindre un point critique avec 90 à 95 pour cent de l’approvisionnement en eau qui est polluée et non consommable » a déclaré Donatella Rovera. De ce fait, beaucoup de Palestiniens tombent malades. L’organisme israélien d’administration des eaux a protesté en disant que le rapport était « pour le moins biaisé et incorrect » et que, bien qu’il y ait pénurie d’eau, celle-ci n’est pas aussi grande que ce que prétend Amnesty International. Il dit qu’Israël a tenu ses engagements aux termes de l’accord de paix d’Oslo, mais que les autorités palestiniennes n’arrivent pas à atteindre leurs propres objectifs de recycler l’eau, et qu’elles ne la distribuent pas efficacement.
La France épinglée pour sa coûteuse présidence de l'UE
Nicolas Sarkozy, alors président de l'Union européenne, joue avec un drapeau français lors d'une conférence de presse au Conseil européen de Strasbourg, le 16 décembre 2008. /P. HERTZOG / AFP
BUDGET - Elle a dépensé 171 millions d'euros, selon la Cour des comptes, notamment pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée...
Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire .
Dans ce rapport publié ce dimanche par Mediapart, la Cour s'interroge particulièrement sur le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour 16,6 millions d'euros.
91.500 euros de moquette éphémère
Selon la Cour des comptes, ils ont servi notamment à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.
Dans une lettre envoyée le 9 octobre au Sénat, le président Philippe Séguin remarque ainsi que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros, souligne la Cour.
Le président de la Cour remarque également que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions, 76 millions d'euros. La programmation et les procédures d'engagement des dépenses sont fortement critiquées.
Logo designé par Philippe Starck
Le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Starck, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour.
En général, n'y a pas eu d'évaluation de l'intérêt des dépenses et de leur impact, déplore aussi Philippe Séguin, qui estime que l'Union devrait à l'avenir mieux encadrer et organiser ces dépenses.
Certains européens s'obstinent à ne pas vouloir de Turquie dans l'Union Européenne. C'est la cas de Sarkozy, qui rompt avec la position de son prédécesseur. Ils prétextent que la Turquie n'est pas en Europe et qu'elle est un Etat musulman. Ce faisant, ils oublient que l'islam est la deuxième religion en Europe et que toute l'histoire de la Turquie est une marche vers l'occident. Elle constitue ainsi un pont précieux en occident et orient.
Dans une longue interview au quotidien britannique The Guardian, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan explique les positions de son pays sur les relations internationales, de son soutien à l'Iran, pays «ami», à la perception de plus en plus critique envers les pays européens et le dédain qu'ils ont parfois envers la Turquie.
«Il ne fait aucun doute que l'Iran est un ami, affirme Erdogan. En tant qu'ami, nous avons eu de très bonnes relations jusqu'ici et n'avons rencontré aucune difficulté.» Cette bienveillance envers l'Iran a de quoi surprendre certains occidentaux qui voient en la Turquie une démocratie tournée vers l'ouest, membre de l'Otan depuis 1952.
Mais c'est oublier qu'Erdogan fut l'un des premiers à féliciter Ahmadinejad après sa réélection de juin dernier, ignorant les manifestations de masse et les inquiétudes de la communauté internationale sur la légitimité du vote. Le premier ministre turc se délace cette semaine à Téhéran pour y rencontrer Ahmadinejad et l'Ayatollah Khamenei et discuter des liens commerciaux entre les deux pays. Mais a dores et déjà prévenu qu'il n'y abordera pas les problèmes internes iraniens, et notamment la forte répression de l'opposition depuis les élections, car cela représenterait une «interférence» avec les affaires intérieures iraniennes.
Sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, Erdogan se montre moins clément:
Parmi les dirigeants européens, certains comme en France ou en Allemagne ont des préjugés sur la Turquie. Sous Chirac, nous avions de très bonnes relations [avec la France] et il était très positif envers la Turquie. Mais sous Sarkozy, ce n'est pas la même chose. C'est une attitude injuste. L'Union Européenne viole ses propres règles. Etre dans l'Union européenne nous permettrait de construire des ponts entre le monde musulman, qui compte 1,5 milliard d'individus, et le reste du monde. Il faut qu'ils s'en rendent compte. S'ils l'ignorent, cela affaiblira l'UE.
«Amical envers la théocratie religieuse qu'est l'Iran, cupide et de plus en plus pleine de ressentiment envers une Europe séculaire mais dédaigneuse: cela résume parfaitement la dichotomie est-ouest de la Turquie» écrit le quotidien britannique.
Alors que notre gouvernement soutient bec et ongle les banquiers en désavouant le Parlement, d'autres pays leur font payer une crise qu'ils ont provoquée, c'est le cas de la Belgique comme ce sera celui du très libéral Royaume-Uni. Le Belge Jean-Luc Dehaene pour sa part a le cynisme réaliste: in fine, ce sera le consommateur qui paiera la notre finale.
Pas de taxe sur les banques : la France à contrecourant
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 26/10/2009 | 12H22
La mesure étant passée vendredi « par erreur », elle sera retirée ce lundi : la France ne taxera pas les bénéfices des banques officiant sur son territoire. A l'étranger, l'idée de faire supporter par le secteur bancaire les risques qu'il fait courir à l'économie séduit pourtant un nombre croissant d'Etats et d'institutions. Même parmi les plus libéraux.
Proposée par le président de la commission des finances de l'Assemblée, Didier Migaud (PS), la taxe supplémentaire de 10% sur l'impôt sur les sociétés acquitté par les banques aurait rapporté 2 milliards d'euros au budget de l'Etat. Au moins en 2010.
Le gouvernement se contentera d'une petite contribution comprise « entre 0,4 et 0,8 pour mille » de leurs fonds propres pour financer les frais de contrôle des banques, aujourd'hui supportés par la banque de France. La mesure, pérenne, rapportera 100 millions d'euros par an.
En Belgique, « il faut que maintenant, les banques paient pour la crise »
Cette taxe vise à réduire le déficit public belge. Résumons :
en Belgique, 540 millions d'euros annuels pour un PIB de 329 milliards d'euros en 2008,
en France, 100 millions d'euros pour un PIB de 1 899 milliards d'euros
Et deux discours bien différents. La vice-Premier ministre socialiste belge, Laurette Onkelinx :
« Il faut que maintenant, les banques paient pour la crise qu'elles ont provoquée. »
Rappelons que la Belgique a été traumatisée par la retentissante déconfiture de Fortis(rachetée par BNP-Paribas). En France, la ministre de l'Economie Christine Lagarde :
« Ajouter dix points de plus à l'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2010 pour le résultat 2009, c'est faire payer les banques pour le passé, c'est faire payer les banques en imaginant que les banques françaises ont commis des fautes. Or, elles n'ont pas commis de faute. »
Les Etats-Unis ou la Commission européenne pour une taxation accrue
Ailleurs, l'initiative belge semble faire des émules. Vendredi, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a déclaré que « tout coût de sauvetage subi par le gouvernement devrait être couvert par un prélèvement effectué sur l'industrie financière, et non par le contribuable ».
Même la Commission européenne a indiqué sa préférence pour le financement des crises bancaires par le secteur privé, selon Le Figaro. Le journal rapporte aussi que le Royaume-Uni envisage une mesure similaire pour une banque, la Lloyds.
L'exemple belge est donc plus ou moins suivi dans de nombreux pays occidentaux, mais pas en France.
Méfiance, cependant, de mesures qui peuvent revenir à ponctionner le client plutôt que le contribuable. En Belgique, les établissement financiers (souvent français) se sont évidemment opposés à la mesure. Le patron de Dexia, Jean-Luc Dehaene, le déclarait très clairement :
« Croire qu'en faisant cela, [ça] ne va pas se retrouver dans les coûts, c'est une illusion. Il faut être clair : c'est le client qui paiera au bout du compte. »
Alors que la campagne de vaccination vient de commencer, un nouveau sondage révèle que le niveau d'inquiétude des Français face à la grippe H1N1 a chuté de moitié en un mois.
Les Français sont peu enclins à se faire vacciner selon un nouveau sondage Ifop. (Reuteurs)
L'inquiétude desFrançais face à la grippe H1N1 a très fortement diminué ces dernières semaines et ils ne sont plus que 17% à envisager de se fairevacciner contre ce virus, selon un sondage réalisé par l'Ifop pour Dimanche Ouest France paru dimanche 25 octobre. Selon cette étude, seuls 7% des personnes interrogées disent avoir "certainement" l'intention de se faire vacciner, 10% déclarant qu'ils le feront "probablement", alors que la campagne de vaccination vient de commencer.
1% déjà vacciné
82% des Français ne veulent pas se faire vacciner (49% "certainement pas", 33% "probablement pas"), indique le sondage mené les 22 et 23 octobre auprès d'un échantillon de 965 personnes interrogées par téléphone et sélectionnées selon la méthode des quotas. Seulement 1% de l'échantillon s'est déjà fait vacciner. Il y a un mois, 55% des Français avaient l'intention de se faire vacciner (29% "certainement" et 26% "probablement"), selon un précédent sondage réalisé par l'Ifop pour Sud Ouest Dimanche, les 3 et 4 septembre, auprès d'un échantillon de 1007 personnes.
Des Français moins inquiets
Mais ce nouveau sondage révèle aussi que les hommes (20%) sont plus enclins que les femmes (14%) à vouloir se faire vacciner. Les candidats à la vaccination sont aussi plus nombreux en agglomération parisienne (23%) que dans les communes rurales (12%). Le niveau d'inquiétude des Français face à la grippe H1N1 a chuté de moitié par rapport à un précédent sondage de l'Ifop réalisé les 17 et 18 septembre pour Dimanche Ouest France. Selon ce nouveau sondage, 16% des Français se disent inquiets contre 32% un mois plus tôt. 84% ne sont pas inquiets contre 68% à la mi-septembre. Les femmes sont un peu plus inquiètes (18%) que les hommes (13%). Sondage mené par l'Ifop les 22 et 23 octobre auprès d'un échantillon de 965 personnes interrogées par téléphone et sélectionnées selon la méthode des quotas.
Il n'a rien inventé de vraiment nouveau, mais sa spontanéité naturelle lui a valu le succès initié sur le net. Voici Monsieur Charlie Winston, l'Anglais de France au festival des vieilles charrues...
Selon nos informations, on ne verra pas, dimanche dans Zone interdite sur M6, l’enquête de 40 minutes menée par Tony Comiti Productions sur les failles de la restauration rapide. « Censure », disent les journalistes de la chaîne qui protestent dans une pétition adressée à leur direction.« Juridiquement, le sujet n’était pas valide », avance une porte-parole de la chaîne.
Ce numéro de Zone interdite, intitulé « Nouveaux produits, nouvelles habitudes, révélations sur nos assiettes », comportait en effet son petit lot de scoops sur la restauration rapide. Une enquête menée en caméra cachée montre d’abord que, dans un restaurant McDonald’s, les précautions d’hygiène ne sont pas respectées : hamburgers laissés en vente pendant des heures, étiquettes mentionnant la date de péremption des produits remplacées par d’autres sitôt la durée de vie du produit dépassée... L’équipe de journalistes de Tony Comiti Productions, qui réalise le reportage pour le compte de M6, prend le soin de montrer les images à la direction française de McDo afin d’obtenir une réaction. Finalement, McDo délègue un autre franchisé de sa chaîne, lequel plaide que l’hygiène est mieux respectée dans le millier d’autres McDo français. Ca n’a pas suffi à la direction de M6 : à la trappe, les révélations sur l’hygiène douteuse de McDo.
Mais ce n’est pas tout. Le sujet démontrait également que les poulets censés être Halal vendus chez KFC ne sont pas abattus selon le rite musulman tel que l’établissent les mosquées françaises. Là encore, les journalistes prennent le soin de contacter KFC pour obtenir une réaction. Là encore, la direction de M6 refuse toute mention de KFC.
Tony Comiti, qui n’a pas souhaité commenter les informations de Libération, a livré le sujet tel quel à M6, sans y couper quoi que ce soit. La direction de M6 a tout bonnement écarté le reportage pour le remplacer par une rediffusion. « Le sujet était béton et journalistiquement et juridiquement, proteste un journaliste de la Six, il y avait la réponse de McDo et la réponse de KFC, cette censure fait froid dans le dos. » Aucune explication n’a été fournie à la rédaction de M6 ni à celle des magazines qui, vendredi, a lancé une pétition de protestation.
Un lecteur m’envoie un message dans lequel il se réjouit (du moins je le pense) qu’il y ait, sur le drame de la Palestine, des juifs pour s’opposer aux juifs, et il se demande ensuite ce que font les non-juifs pour s’opposer aux juifs. Les non-juifs n’étant pour lui que du « bétail stupide ». Ce message m’interpelle, car il part du postulat, faux, que le monde se divise entre juifs et non-juifs.
Et d’un autre qui estime, à tort, que les juifs forment un bloc monolithique où tout se tient. Revenons aux réalités, voulez-vous ? Il n’existe pas de « peuple juif ». Cette notion est puremetn religieuse, autant que celle de « peuple chrétien », de « cité de Dieu » ou de la « Ouma » islamique. Ce qui existe, ce sont des fidèles de la religion mosaïque qui habitent en Europe, en Amérique, au Moyen-Orient ou ailleurs. Tout comme les chrétiens que l’on retrouve partout dans le monde. Les juifs, aujourd’hui, ne sont pas les descendants des Judéens de la Bible. Pas plus que les Grecs ne descendent de l’Athènes classique ou de Byzance.
Il y a des juifs askhenazes qui ont pour origine le royaume Khazar au Caucase et qui, après la destruction de ce royaume, ont émigré vers l’Europe où ils se sont mélangés à des slaves. De même pour les sépharades qui de, Berbères convertis aux judaïsme, ont suivi les musulmans en Espagne, pour regagner, après la « reconquista », le Maghreb. Eux aussi se sont mâtinés avec des Espagnols de souche.
D’autre juifs sont sémites comme les Arabes ou les Yéménites. Et ainsi de suite. Il y a une loi biologique inscrite dans les gênes de tous les peuples, celle de l’hexogamie qui les conduit à ne pas se reproduire exclusivement entre eux.. C’est vrai pour les tribus dites « primitives », comme pour les « civilisés ».
Ainsi, en France, si j’en crois le magazine « l’Arche », quarante pour cent des mariages « juifs » sont mixtes. Ce n’est pas rien.
Durant des siècles on a cru que les juifs répondaient tous à des critères communs ; ils se « tiennent entre eux », il sont solidaires les uns des autres, ils sont tous très intelligents. Ce sont des fables, colportées par les anti-judaïques et encouragées par le christianisme qui ne les voyait que comme déïcides. Les persécutions qu’ils ont subies les ont soudés, certes, mais il ne faut pas en faire un dogme.
Comme tous les hommes, les juifs s’opposent entre eux. Il y a une opposition larvée entre ashkenazes et sépharades, et les juifs « marginaux » comme les falachas ethiopiens sont sujets à des rejets racistes.
Tous les juifs ne sont pas des sionistes. En France, six (6) pour cent des juifs seulement sont membres d’associations plus ou moins sionistes. Aux Etats-Unis, la majorité des juifs américains est indifférente au sort d’Israël. Ce sont des minorités qui donnent le ton. Ce n’est pas exceptionnel, cela s’est toujours vu dans l’Histoire des hommes.
Dès lors, je me réjouis que des juifs se démarquent sur cette question bien précise du sionisme, comme je me réjouis que beaucoup de juifs militent pour la vérité et la justice dans le monde.
Mais pour moi, comme pour mes amis, il n’y a pas de juifs ou de non-juifs, il n’y a que des hommes qui sont ce qu’ils sont, bons, mauvais, tièdes, égoïstes, exceptionnels ou nuls…
Ensuite, faut-il s’opposer aux juifs ? Bien sûr que non ! Et cela n’a même pas de sens. Ce serait reconnaître que le juifs du point de vue ethnique existent alors que je viens de réfuter cette affirmation.
Il faut s’opposer à tous ceux qui, pour toutes sortes de raisons mais qui toutes procèdent d’une volonté dominatrice, veulent imposer leur point de vue au détriment de celui de la justice et de la raison. Et que ces derniers soient juifs, chrétiens, musulmans ou moldo-slovaques n’est pour moi qu’un détail insignifiant.
« Le fils prend ses cliques et le père prend une claque ». Très bonne formule à la une de « Libération », car c’est bien de ça qu’il s’agit ; de la première claque prise en pleine figure par le Prince. La presse continue sur le même ton quasi liturgique sur l’air du : « le Fils se sacrifie pour le Père » et les organes de se disputer le lieu, le jour, voire l’heure de ce douloureux calvaire. C’était mercredi soir dit « Le Figaro », non ! jeudi matin rétorque l’autre, un troisième mettra peut-être tout le monde d’accord : cela s’’est passé entre mercredi soir et jeudi matin. Nous ne savons pas s’il y eut une dernière Cène, le mythe comblera, j’en suis sûr, ce vide insupportable.
Nous pourrions continuer sur ce mode badin, mais restons sérieux et concluons que, pour la première fois, le Prince a compris que trop c’était trop et qu’il fallait rétrograder fissa pour éviter non pas une Bérézina (qui viendra en son heure) mais une bombe à retardement qui pourrait exploser en 2012, date clé s’il y en a bien une… Et le gamin dans tout ça ? Il parle bien… très bonne diction, copie conforme de celle de son père. Il pourrait se recycler dans l’imitation… fermez les yeux, vous croyez entendre l’Autre. Il a une porte de sortie toute trouvée, le petit, les cabarets lui sont grands ouverts. Avec son nom il fera salle comble.
Et puis, chapeau ! aux services de communicaton du palais de l’Elysée. Ils s’y sont tous mis sur le mode confesseur du : j’ai pris la mesure de…j’assume mes repsonsabilité…j’en ai parlé non pas au Président mais à mon Père, je reste au service des…. C’était beau comme une anthologie de Kleenex.
Quand même, je ne sais pas vous, mais moi je n’en reviens pas de l’arrogance du Père et de la servilité des courtisans en place, à commencer par ce Frédéric Lefebvre, psalmiste patenté des litanies sarkozystes et imprécateur féroce de tout ce qui touche à la Sainte Famille.
Qu’un homme porté à la tête de l’Etat ait un tel mépris pour ce dernier et tout ce qu’il représente ; électeurs, élus, Constitution, lois, règlements, coutumes, est proprement ahurissant et prouve, une fois de plus, que ce que je me suis évertué à écrire depuis quelques mois ne s’avère pas tout-à-fait faux : Sarkozy n’est pas Français, c’est une élément rapporté d’une satrapie lointaine, étrangère à nos valeurs. Il y a en lui du Chef clanique qui veut qu’on lui baise la main et encense son Nom, celui des Siens et le fric qui va avec.
Ses manières brutales, ses parti-pris cassants et sans appel, son abyssale inculture interpellent le brave citoyen qui fut, jadis, habitué à autre chose, sinon dans le fond, du moins dans la forme.
Le 22em jour du dixième mois de l’an 3 de l’ère sarkozyenne, le Fils s’immola en direct et devant quelques millions de téléspectateurs. Première reculade, premier revers. Il faut un commencement à tout, même à une fin !
Selon The Jerusalem Post le Congrès juif européen a ouvert un nouveau bureau à Bruxelles la semaine dernière. Pour son président Moshé Kantor, "cela correspond à un progrès spectaculaire de l'activisme politique juif européen".
"En Europe, nous sommes témoins de trop de tolérance", notamment sur les ambitions génocidaires du régime iranien, "et de trop peu" quand il s'agit des minorités religieuses et ethniques européennes, explique-t-il.
Le bureau de Bruxelles sera chargé "d'enclencher des processus importants sur les questions juridiques et de faire progresser la tolérance. L'objectif n'est pas de parler de tolérance mais de [s'engager] dans une large gamme d'actions réelles", poursuit-il.
Ce nouveau bureau œuvrera également à "éduquer contre l'antisémitisme et à la réconciliation entre les trois grandes religions monothéistes", d'après Raya Kalenova, directrice du bureau de Bruxelles.
Le message d'une nouvelle présence juive au cœur du gouvernement européen est que "les Juifs d'Europe sont des citoyens européens avec des valeurs européennes", ajoute-t-elle.
L'ouverture du bureau suggère également que l'organisation est déjà en mesure d'atteindre les plus hauts échelons politiques. Parmi les invités au dîner d'inauguration se trouvaient notamment le président du Parlement européen Jerzy Buzek, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le vice-président de la Commission pour la justice, la liberté et la sécurité, Jacques Barrot, ainsi qu'une cinquantaine de députés européens.
Côté israélien, le ministre des Infrastructures nationales Ouzi Landau avait fait le voyage.
A en croire certains analystes, il est encore trop tôt pour dire si ce nouveau bureau aura vraiment de l'influence, à l'instar de certains lobbies américains. Quoi qu'il en soit, la simple existence d'un nouveau bureau traduit le symbole d'une conscience juive européenne naissante, émergeant au côté d'une identité européenne plus vaste.
Je voudrais remercier tous ceux et toutes celles qui, depuis plusieurs mois, visitent mon blog. Le visite de la cent millième visiteuse (pourquoi serait-ce toujours un visiteur ?) m’en donne l’occasion. Tous ne me lisent pas avec plaisir, beaucoup m’insultent, d’autres me félicitent, la plupart doivent être, du moins je le pense, d’une indifférence graduée.
Mais l’important, c’est de pouvoir s’exprimer, c’est encore possible grâce à l’internet et grâce à des hébergeurs qui le permettent. Je tiens à dire à skynetblog.be combien je lui suis reconnaissant. La Belgique est un petit pays qui donne aujourd’hui des leçons aux plus grands. Des leçons de démocratie entre autres. Notre sarkozye arrogante ferait bien d’en prendre de la graine.
Je continuerai sur ce chemin avec la même détermination et le même enthousiasme qu’au début. Inch’Allah !
Je préfèrerai pourtant me consacrer entièrement à la littérature et à la poésie, ce serait signe que les grandes injustices et les distorsions de la vérité qui agitent notre monde, se sont apaisées, ce n’est pas le cas.
Voici, chers amis, quelques, considérations sur notre monde, je les livre bien humblement à votre sagacité.
Nous vivons une période étrange qui voit un monde disparaître et un autre émerger au bout d’un horizon dont nous ne reconnaissons pas les contours.
Le pays de notre enfance – du moins pour les hommes de ma génération – n’est plus. Les nations se délitent dans un espace européen dont l’identité reste imprécise et les aspirations floues. Cet espace est, à son tour, englobé dans une une mondialisation non pas sauvage, comme on le croit à tort, mais voulue telle quelle par les tenants d’un libéralisme économique dont le credo naïf semble résister à tout même aux pires crises financières.
La France d’aujourd’hui, l’Europe de demain se cherchent dit-on. Rien n’est moins sûr. Chercher est une démarche intellectuelle qui présuppose au départ la reconnnaissance du problème à résoudre ou du manque à combler, or rien ne prouve que cette reconnaissance soit la précoccupation des hommes et des femmes qui nous entourent. Le quotidien est à ce point préoccupant que la tentation est forte de le laisser à la gérance des « autres » , ceux qu’ils élisent une fois tous les quatre ou cinq ans ; ce qu’ils font de guerre lasse, par indifférence ou totale ignorance.
Et pourtant, l’espace de discussion, de confrontation, d’échanges, de joutes diverses n’a jamais été aussi abondant. Télévision, journaux, internet, forums…
Mais est-il varié ?
Je crois que non !
Les pouvoirs en place, sciemment ou non, participent à cette mise en règle de l’expression politique et sociale. La contestation, l’opposition sont non seulement permises mais bienvenues dès lors qu’elles s’inscrivent dans un cadre admis une fois pour toute par les pouvoir qui se succèdent. Dans ces conditions seulement la parole circule dans nos républiques où la démocratie, la liberté et la tolérance sont des appelations toujours revendiquées mais rarement contrôlées.
Pourtant, dans l’ombre, des bouleversements nous attendent qui verront le paysage ethno-social de nos pays changer du tout au tout. Aujourd’hui, en Europe, l’islam est la deuxièmle religion installée sur notre continent et, la démographie de ses fidèles étant ce qu’elle est, la première place peut être sienne d’ici un siècle. Les immigrations successives et discontinues modèlent un tout autre visage à notre Marianne qui prend l’accent des banlieues et portera peut-être le hidjab à la place du bonnet phrygien.
Le siècle des Lumières a placé l’homme au centre de sa réflexion, ce faisant il honorait l’individu et non le composant social agrée en tant que tel. C’était une démarche audacieuse, téméraire, même pour les pouvoirs en place car elle faisait abstraction de toute étiquette, c’est-à-dire de rang social, de religion ou de pouvoirs pour ne retenir que la qualité d’homme libre.
Cette mise en exergue de l’individu a permis l’essor d’une société plus égalitaire, plus libre, moins soumise aux dogmes des uns et des autres, elle ne s’est pas faite sans mal ni sans violence, toute révolution – à l’instar de l’accouchement - est aussi vecteur de souffrance libératoire.
Mais l’émergence d’un individu qui « répond », qui est donc responsable et exige en retour la même responsabilité de ceux à qui il délègue temporairement la tâche de l’administrer, entrave le jeu de ces forces qui tout au long de l’Histoire ont toujours œuvré pour la prééminence de groupes anonymes et irresponsables qui – sous divers prétexte, dont ceux de l’efficacité et de la paix civile – préfèrent le pouvoir feutré dans l’ombre à la discussion ouverte et libre de l’agora.
C’est ce qui insidieusement se passe de nos jours un peu partout dans notre monde.
En occident, au contraire de la forme brutale adoptée ailleurs, c’est sous une forme que je qualifierai de violence ouatée que s’opère, sans que nous nous en rendions compte le procesus de fragmentation de l’individu. Fragmentation qui nous conduit de l’individu au dividu. *
Le passage de l’individu au dividu consiste à extraire à partir de l’individu un double corrigé de lui-même. Ce processus s’opère à la manière d’un miroir correcteur qui gomme , retouche, efface ce qui pour les pouvoirs, ou les idéologies, en place s’apparente plus ou moins à des imperfections ou des défauts redhibitoires. L’individu confronté à ce type de miroir – en l’occurrence la pression sociale, politique, policière, juridique, familiale, amicale, associative etc – ne se voit plus tel qu’il est, mais tel que les pouvoirs voudraient qu’il soit.
Quelques exemples :
L’individu est un travailleur, le dividu un travailleur performant.
L’individu est un citoyen, le dividu un citoyen responsable
L’individu est un opposant, le dividu un opposant constructif
L’individu est catholique, le dividu un catholique pratiquant
L’individu est musulman, le dividu musulman modéré
Et ainsi de suite…
A contrario, le travailleur qui s’estime exploité et casse, en représailles, sa performance n’est plus un travailleur.
Le citoyen qui ne croit plus aux valeurs politiques telles que les expriment les pouvoirs en place et n’y répond plus, n’est plus un citoyen. L’opposant revenu de tout et qui préfère résister, n’est plus un opposant, ni un résistant, mais un terroriste, un anarchiste, un islamo-gauchiste.
Et ainsi de suite…
Vous l’aurez compris, cette fragmentation permet aux pouvoirs non pas de gérer, ce qui est leur fonction naturelle, mais de formater le corps social. Ce procédé a des limites, on ne peut fragmeter à l’infini, car trop de fragmentation tue la fragmentation.
Ainsi, nous aurions pu, il y a quelques dizaines d’année, imaginer
L’individu est allemand, le dividu nazi
L’individu est nazi, le dividu SS
Autant s’arrêter en chemin, car l’étape suivante pourrait nous conduire à :
L’individu est SS, le dividu opposant…
Ce qui n’est pas admissible.
C’est contre cette insidieuse fragmentation que je vous invite toutes et tous à combattre. Ce n’est pas facile, des médias aux ordres nous inondent de mots d’ordres feutrés, une consommation débridée corrompt notre esprit critique et des manœuvres en tous genres, comme le crédit facile, l’hypothèque lourde et l’endettement programmé, entravent notre liberté de faire et d’agir. Quand il faut honorer une traite, on hésite à faire grève…
Mes amis, résistez à la fragmentation, soyez vous-mêmes, avec votre esprit critique et ce devoir d’impertinence qui est la marque des hommes libres et fiers. Ne devenez brebis d’aucun troupeau, soyez plutôt des aigles qui jeûnent que des poules qui picorent.
* Le roman d’Alain Damasio « La zone de l’ombre » (Folio SF) nous présente une application romancée de ce processus de fragmentation. Lire aussi les œuvres, toujours actuelles, d’Antonio Gramsci.